Prompt : 340. ma parole / Me croire / Me croire sur parole


Altercation.

Gon trouvait toujours le moyen de quitter la salle commune des Gryffondors pour rejoindre Kirua. Des fois c'était plus compliqué que d'autres. Quand il y avait encore beaucoup de monde, il comptait sur l'aide de Léolio qui était très fort pour faire diversion. Retsu était au courant aussi de ses sorties, mais elle n'était pas ravie. Elle le réprimandait souvent.

– Si tu te fais attraper, tu vas avoir des problèmes.

– Je fais attention, jura Gon.

– Et vous faites quoi ? Demandait-elle.

– On discute, il m'aide avec la magie, ce genre de trucs.

– Si tu as besoin d'aide, tu peux me demander à moi ou à Léolio.

– Bien sûr, fit Gon.

Mais il voulait voir Kirua. C'était comme ça. Il adorait Léolio, il adorait Retsu, il s'était attaché à tous les Gryffondors, mais Kirua c'était différent. C'était son meilleur ami. Et si ça l'agaçait de devoir cacher leur relation – pour l'instant – il n'avait pas du tout envie de la sacrifier. Donc il sourit à Retsu et finit par lui dire :

– Je continuerai d'y aller, peu importe ce que tu me diras.

Elle soupira mais ne chercha plus à le convaincre. Gon était du genre têtu, c'était difficile de le faire changer d'avis.

xxx

Kirua travaillait dans la salle commune des Poufsouffles. Il ne manquait pas de devoir et ne risquait pas de s'ennuyer pour le moment. Il était en train d'écrire un devoir pour Rogue quand quelqu'un s'assit à côté de lui. Il n'y fit pas attention sur le coup, parce que ce n'était pas rare qu'un Poufsouffle s'asseoit à la table de la salle commune pour travailler. Mais au bout de quelques instants, il commença à sentir le regard de l'autre sur lui, Kirua soupira et se tourna vers l'importun :

– Quoi ?

L'autre était un Poufsouffle de première année, il était si petit que Kirua avait l'impression d'être immense à côté de lui. Il avait des cheveux rouge vif, et son visage était recouvert de tâches de rousseur. Des gros sourcils noirs encadraient ses yeux marrons. Kirua l'avait déjà remarqué, ce petit Poufsouffle était du genre hyperactif, il bougeait tellement que c'était comme s'il avait huit bras.

– Je suis Ikarugo, se présenta le garçon. J'ai un service à te demander.

– C'est non, lâcha Kirua en retournant à son devoir.

Ikarugo se pencha alors vers lui et murmura :

– Je voudrais que tu m'aides pour mes devoirs.

– J'ai dit non, souffla Kirua.

– Je sais que tu quittes la salle commune des Poufsouffles tous les soirs, je pourrais te dénoncer.

Kirua réagit immédiatement et sa main se referma sur le cou d'Ikarugo, si vite que l'autre ne l'avait pas vu venir. Le petit Poufsouffle tenta de se dégager en vain, la poigne de Kirua était trop forte.

– Lâche-moi ! Paniqua Ikarugo.

Le regard de Kirua était de glace, des yeux effrayants, menaçants et dangereux.

– Ecoute-moi bien Ikarugo, menace-moi encore une fois, et tu regretteras d'être né. Tu peux me croire sur parole.

– Tu vas me tuer ?

– Il y a bien pire que la mort, dans ce monde.

Et vu comment Kirua le regardait, Ikarugo voulait bien le croire.

– D'accord, promis, je ne dirai rien, je suis désolé !

Kirua le relâcha et le petit Poufsouffle prit la poudre d'escampette.

– Par Merlin, jura Kirua à voix haute en tapant du poing sur la table.

Il était furieux, parce que si Ikarugo parlait, il ne pourrait sans doute plus voir Gon le soir comme il le voulait.

À suivre.

L'autatrice : apparition d'un personnage que j'adore dans le manga. Je trouve Ikarugo tellement adorable à sa façon, et j'ai eu très envie de l'intégrer au récit.