Avant dernier chap... oui, il y a une coupure, ça s'appelle ellipse narrative et c'est parce que je préférai terminer cette fic avant de perdre les idées que je me faisais des persos. Certains écrivains confirmeront peut-être, mais personnellement je trouve cela très difficile d'arrêter au bout d'un moment l'évolution du perso, faute de quoi il n'est plus du tout cohérent. Donc oui, c'est la (presque) fin. Bonne lecture !

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Le duel

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Remus était nerveux. Plus nerveux qu'il ne l'avait jamais été. Face à lui, Malefoy était royalement calme, et le fils semblait rassuré par la simple présence de son paternel. James posa une main rassurante sur son épaule, tout en observant autour de lui avec inquiétude. Harry n'était nul part en vue, et sa femme non plus.

Par contre, et sa simple présence effrayait tout le monde, Voldemort était là, entouré d'une immense troupe de Mangemorts. Dumbledore était de l'autre côté, et l'intégralité des Aurors étaient également présents. La plate-forme de duel flottait dans les airs, délimitant la présence des deux camps. Aucun ne débordait, ou plutôt aucun n'osait attaquer l'autre camp sans l'ordre direct de leurs chefs respectifs. L'heure du duel approchait et Malefoy lui envoyait des regards narquois, sûr de sa victoire. Narcissa était aux côtés de Remus et le rassurait tant bien que mal, se sentant visiblement encore coupable d'avoir provoqué un tel duel.

L'heure du duel, au crépuscule comme l'avait voulu Malefoy, sonna. Remus monta courageusement sur la plate-forme. Normalement, les duels n'étaient pas autorisés, et encore moins des duels à mort comme le serait certainement celui-ci, mais la présence de Voldemort avait dissuadé le Ministère de protester, surtout lorsqu'il devint clair qu'un refus aboutirait à un massacre en règle.

Il était toujours seul, mais soudain une silhouette bondit souplement à ses côtés et il vit Narcissa. Tous crurent qu'elle allait demander l'annulation du duel et se rendre à Malefoy, mais à la place elle s'approcha de Remus et l'embrassa devant tout le monde. Encore une fois, Lucius pâlit de colère. Qu'il gagne ce duel ou non, tous sauraient maintenant la vérité à propos de sa femme. Il serait humilié pour le reste de sa vie.

- Tu n'as pas de second, le loup-garou.

- Si, répondit tranquillement une voix féminine.

Alawë monta le plus tranquillement du monde sur la plate-forme. Tous purent alors voir que le professeur Indris avait rejoint les Chimères et observait l'armée de Voldemort le plus tranquillement du monde, bras croisés. Lily se jeta presque à son cou et il sourit.

- Du calme, Lily, fit-il en riant néanmoins doucement.

Il se tourna vers les Chimères et parla d'une telle voix que personne n'entendit rien à part Alawë, Remus et Narcissa.

- Voldemort veut me tuer aujourd'hui. Malheureusement, il n'est plus immortel. Le mieux serait que j'arrive à le provoquer en duel, cela évitera un conflit ouvert. Vous avez beaucoup progressé, mais faites attention, d'accord ?

Des sourires emplis d'espoirs lui répondirent et il reprit sa place le plus tranquillement du monde, observant Alawë qui était maintenant debout derrière Remus, indiquant clairement qu'elle serait son second. Malefoy père prit la même position et les deux jeunes gens se lancèrent des regards pleins de hargne.

- Remus, tu ne l'as jamais su, mais le loup maîtrisé permet d'annuler les effets d'énormément de sorts, fit Alawë tout doucement. Profite de ton effet de surprise.

Remus hocha la tête. Alawë et Malefoy père se mirent en retrait alors que Remus et Lucius se saluaient, puis se tournaient le dos pour faire les dix pas traditionnels. Un simple murmure de la foule alors qu'il marchait apprit à Remus ce qu'il voulait savoir et le sort de Malefoy s'écrasa sur son bouclier.

- Jusque dans un duel que tu as toi-même demandé, tu ne sais pas respecter les règles, lança-t-il en se retournant, observant Malefoy qui n'avait même pas fait cinq pas avant de se retourner.

Il esquiva souplement le sort suivant avant de répliquer. Si leurs sorts étaient au début basiques, le niveau changea vite et il y eut quelques exclamations dans le public à la vue de ce que deux sorciers de seize ans pouvaient faire. Certes, ils avaient tous deux étaient sérieusement entraînés et avaient de grandes dispositions à la magie, mais ils faisaient preuve d'un niveau que nombre de sorciers adultes n'atteignaient jamais, alors même qu'ils n'avaient pas encore atteint leur maturité.

Un sort frappa soudain Remus en pleine poitrine et Lucius fit un sourire triomphant en le voyant tomber en arrière. Une seconde après, il se prenait un sort que Remus avait lancé avec toute sa puissance. Lui fut projeté violemment en arrière et s'écrasa dans un bruit sourd contre la barrière invisible qui entourait la plate-forme de duel. Remus se redressa, essoufflé, avant d'attirer d'un sort la baguette de Malefoy, puis de l'immobiliser solidement.

Il y eut des murmures persistants dans la foule. La chemise de Remus avait été déchirée par le sort de magie noire de Malefoy, mais sa peau ne montrait aucune marque de traumatisme, contrairement à ce qu'il aurait normalement dû y avoir.

- Il me semble que Mr Lupin ait gagné ce duel, fit Dumbledore d'une voix calme.

A contrecœur, tous durent acquiescer. Remus était debout, avait la baguette de Lucius et son adversaire était complètement immobilisé et dans l'impossibilité de se libérer.

- Non, il n'a pas vaincu son second, rétorqua la voix sifflante de Voldemort.

Il y eut un moment de flottement. Faire se battre un jeune garçon, même doué, contre un maître en magie noire revenait à le condamner à mort. Surtout dans l'état d'épuisement où était Remus. Celui-ci se redressa pourtant courageusement, s'essuyant le front pour dégager sa vue. Il avait été blessé par endroits, mais très peu. Alawë mit une main sur son épaule.

- Si je te le dis, Remus, laisse le sort qui fonce vers toi te frapper, fit-elle. Ce sera un sort peu dangereux, mais qui me fera combattre à ta place.

Reconnaissant, Remus hocha la tête, puis se mit en position d'un air décidé. Malefoy père ne fit même pas semblant de respecter les règles et lui envoya un sort directement, que Remus esquiva à grand-peine. les rayons de lumière allaient infiniment plus vite qu'avec Lucius, il peinait même à les voir. Il n'avait pour l'instant pas le temps de répliquer. A la première ouverture qu'il vit, il lança le premier sort qui lui passait par la tête, mais lui-même était trop lent. Il commençait à réaliser ce que voulait dire être surentraîné. Le combat avait commencé depuis à peine cinq minutes et il était déjà épuisé. Même son loup intérieur fatiguait, ne pouvant plus lui fournir l'énergie qui lui était nécessaire.

- Le noir, Remus ! cria soudain la voix d'Alawë.

Il vit deux rayons noirs foncer sur lui. instinctivement, il sut qu'Alawë pensait à celui de gauche. Il était acculé et se serait prit un des nombreux rayons qui volaient vers lui. Dès qu'il le put, il pivota et le sort noir percuta son épaule. La douleur irradia et il se sentit sombrer dans les ténèbres.

- Les Malefoy ont gagné, fit tranquillement Voldemort.

- Je suis encore là, rétorqua Alawë d'une voix forte.

Elle se pencha sur Remus et le souleva, avant de l'envoyer vers Dumbledore qui se pencha aussitôt sur lui. En attendant, elle s'était redressée et faisait face à Malefoy qui arborait un sourire victorieux.

- Fier d'avoir vaincu un gosse de quinze ans ? fit-elle sur un ton méprisant.

Le sourire de Malefoy s'effaça aussitôt.

- C'est de la pure lâcheté, fit Alawë d'une voix vibrante de colère.

Ils étaient face à face et la tension montait à toute vitesse. Malefoy était à nouveau calme et concentré. Il n'avait même pas dépensé beaucoup de puissance contre Remus, amusé par la faiblesse de son adversaire. Alawë plissa légèrement des yeux et attaqua soudain à une vitesse extraordinaire, le rayon quittant sa main. Le bouclier absorba le choc, mais vola aussitôt en éclats. Malefoy releva sa baguette.

- Tu n'es pas n'importe qui, fit-il d'une voix calme.

- Sans blague, rétorqua Alawë. Tu connais le principal pouvoir du Phénix ?

- La guérison, rétorqua aussitôt Malefoy. C'est donc toi, l'Animagus Phénix.

Le sourire d'Alawë se fit encore plus méprisant.

- C'est bien ce que je pensais. J'ai déjà gagné.

Furieux, Malefoy lui envoya un sort mais il la frôla sans la toucher. Les yeux argentés d'Alawë semblaient s'être illuminés d'une lueur intérieur, presque surnaturelle. Leur duel reprit, mais Alawë semblait plus s'amuser qu'autre chose, évitant ses sorts en riant sans en lancer un seul. Subitement, elle disparut, puis réapparut auprès de Malefoy père. Son genou percuta violemment la mâchoire du sorcier, qui vola en arrière. Il se releva, la mâchoire bleuissant alors qu'il recrachait quelques gouttes de sang.

- Je vois, fit-il sur un ton froid. Une combattante...

Sa baguette se changea en une longue épée médiévale. Alawë leva un sourcil, mais ne pâlit pas, contrairement à ce que toute personne aurait fait. Elle se tourna vers Harry avec un petit air suppliant et il matérialisa un katana légèrement plus petit que le sien, avant de le lui envoyer. Elle l'attrapa et pivota, dégainant à une vitesse foudroyante. Les deux lames se heurtèrent, mais la vitesse d'Alawë lui avait conféré une force bien supérieure. A nouveau, Malefoy vola en arrière, roulant aussitôt sur le sol pour se relever. Ils restèrent un instant à se jauger, le sorcier suivant le fil de la lame de l'elfe. Il n'avait jamais vu d'arme aussi bien exécutée, aussi belle. Elle avait certes la forme d'une arme japonaise, mais paraissait encore plus belle et mortelle.

Ils recommencèrent rapidement à se battre. Alawë paraissait disparaître tellement ses mouvements étaient rapides et gracieux, semblant frapper de tous les côtés. Il y eut soudain un sifflement de Malefoy et sa réaction fut immédiate. D'un gigantesque bond, elle avait reculé, maintenant sa lame à l'horizontale alors qu'une douzaine de serpents apparaissaient sur l'aire de duel. Ce n'étaient pas des petits serpents, et ils étaient mortels. Un moyen sûr et lâche de s'assurer la victoire. Sauf face à un Maître d'Armes elfe.

- Je vois que tu n'entends rien à l'honneur, fit Alawë d'une voix polaire, résonnant étrangement. Alors ce combat se terminera ici...

Elle lâcha soudain la poignée de son katana, pour rattraper la lame sur ses deux poings serrés dans une étrange position, commençant à incanter. Cinq secondes plus tard, elle criait des mots incompréhensibles et une vive lumière emplit l'aire de combat, faisant exploser les serpents en des dizaines de particules noirs. Elle rouvrit ensuite des yeux faits entièrement d'argent, fixant Malefoy.

- Les illusions du Phénix, murmura-t-elle en croisant son regard.

Le hurlement inhumain de Malefoy dut être entendu à des kilomètres à la ronde. Semblant fou de douleur, il s'avança en titubant vers son maître, implorant sa pitié, mais Alawë apparut devant lui.

- C'était pour tous ceux que tu avais torturé et tué, lança-t-elle froidement.

L'arc d'argent fut propre, et le katana ressortit taché de sang. Malefoy s'effondra à terre, privé de sa tête. Le plus tranquillement du monde, Alawë nettoya son sabre et le rengaina.

- Je crois que Mr Lupin a gagné son duel, fit Dumbledore en aidant le jeune loup-garou à se relever.

Celui-ci envoya un regard reconnaissant à Alawë qui était toujours debout sur la plate-forme de duel, son sabre dans une main. Narcissa paraissait plus heureuse que jamais et peu choquée quand au fait que l'elfe ait décapité Malefoy sans plus de concession. Voldemort s'était soudain redressé et commença à siffler en Fourchelangue, visiblement furieux. Aussitôt, Harry ouvrit la bouche et le coupa d'un grondement ressemblant étrangement à celui d'un fauve qui s'énervait doucement mais sûrement. leurs regards se croisèrent et Voldemort sourit.

- Puisque nous sommes tous réunis, je serai ravi de faire quelques duels, lança-t-il en fixant Harry.

Celui-ci leva un sourcil.

- Tu n'as toujours pas digéré tes innombrables défaites ? lança-t-il sarcastiquement. Ce n'est pas de ma faute si tu es trop nul...

- Oh, je préfère être "nul" et puissant, rétorqua Voldemort sur un ton froid. Je suppose que ces messieurs ne diront rien si nous empruntons leur plate-forme...

- Quel second ? demanda Harry calmement.

- Hm, je pourrais demander à cette jolie demoiselle, mais je suppose qu'elle refuserait...

En toute réponse, Alawë cracha à sa figure. Elle n'était définitivement pas une elfe typique et se fichait éperdument de leur légendaire politesse.

- Yaxley, aboya Voldemort. Même si tu ne serviras à rien.

Le Mangemort paraissait très fier que son maître l'ait choisi.

- Maître d'Armes Alawë Indris, héritière de Lanelor, demanda Harry à voix haute, grimpant sur la plate-forme.

Alawë acquiesça d'un signe de tête. Lentement, Voldemort et Harry se placèrent face à face. le soleil était de plus en plus bas sur l'horizon et ne tarderait pas à disparaître. Le silence était absolu alors que tous les regards étaient fixés sur eux.

- Cet espace est trop petit, fit Voldemort en reniflant dédaigneusement.

Harry acquiesça et le public fut soudain repoussé alors que la plate-forme s'agrandissait toujours plus. A la fin, ils étaient au centre d'un cercle de plus de cinquante mètres de diamètre. La plupart des spectateurs eurent la présence d'esprit de conjurer des tribunes et tous se bousculèrent dedans, pensant que le combat faisait déjà rage entre ceux que beaucoup considéraient comme les meilleurs mages de ce temps.

Ils furent amèrement déçus. Les baguettes n'étaient même pas sorties et les deux mages se faisaient face, s'observant attentivement. Pour Harry, c'était comme parvenir enfin à son but. Toute sa vie avait été ruinée à cause de cet homme, mais maintenant ils se faisaient face, à armes égales. Aucun d'eux n'était plus immortel. Voldemort l'avait sans doute senti, même s'il n'avait pas fait de commentaire.

La terre se mit soudain à trembler alors que leurs auras se manifestaient en même tout, toujours plus violentes. Tous surent instantanément que ce serait un combat à mort. Aucun ne laisserait survivre son ennemi. Négligeant les jouets de sorciers qu'étaient les baguettes, ils se foncèrent dessus en même temps, se percutant dans une grande gerbe de magie pure. L'explosion retentit violemment, mais tous deux se tirèrent intacts de ce premier assaut, avant de se relancer immédiatement à l'attaque. Seule importait dorénavant la mort de l'autre.

- Ce sont des monstres, souffla William Potter, le chef des Aurors.

Personne n'osa le contredire, même si tous n'étaient pas d'accord. James foudroya allègrement son père du regard, avant de reporter son attention sur le combat. Harry esquivait habilement tous les coups, semblant disparaître chaque fois qu'un sort allait le frapper. Voldemort n'avait pas cette chance. Le combat faisait rage depuis plus d'une heure dans une dépense infernale de magie, puis soudain Voldemort sembla grandir et se déformer. A la fin, un gigantesque serpent, bien plus grand qu'un Basilic, se dressait de toute sa hauteur sur la plate-forme qui semblait peiner à supporter son poids. Elle se fendit en deux au moment où Harry se métamorphosa, bondissant en l'air pour saisir le serpent à la gorge dans ses crocs plus aiguisés que les lames les plus mortelles.

Le serpent et le Nundu roulèrent sur le sol, ignorant les impacts qui apparaissaient sur le sol là où ils frappaient trop fort. La plate-forme rendait l'âme et des éclats de roche blanche volaient dans tous les sens sans qu'ils n'y prêtent attention. Voldemort commença soudain à battre violemment de la queue, cherchant à enserrer dans ses anneaux Harry qui l'avait mordu à la gorge. Il reprit soudain forme humaine et s'échappa des grandes mâchoires.

- A l'attaque ! hurla-t-il.

Juste après, indifférent aux Mangemorts qui se lançaient à l'assaut, il commença à crier en Fourchelangue. Des dizaines de serpents commencèrent à se manifester. Harry se redressa de toute sa taille et poussa un immense rugissement vers le ciel noir, comme un loup aurait appelé sa meute. la terre se mit à trembler violemment alors que son rugissement se muait en hurlement. Quelques formes sombres apparurent dans l'obscurité, puis de plus en plus. Des centaines de fauves de toutes tailles et de toutes espèces, ainsi que des meutes entières de loups, apparaissaient, se jetant sur les serpents et les Mangemorts indifféremment. Enfin Harry cessa de hurler et reprit forme humaine, refaisant face à Voldemort avec des yeux froids. Les sorts fusaient maintenant en tous sens autour d'eux, mais peu leur importait.

- Il est temps d'en finir, Tom.

- Certainement, Potter. même si tu n'en finiras jamais.

- La Nature et la Magie n'aiment guère qu'on se moque d'elle, poursuivit Harry. Par ta faute, j'ai dû acquérir un pouvoir qui n'aurait jamais dû être conféré à un mortel...

- Il aurait dû m'appartenir, alors, lança Voldemort avec un sourire sur sa face de serpent.

En toute réponse, Harry leva lentement ses deux mains vers le ciel. Elles commencèrent à briller d'une douce lumière. Les étoiles s'illuminèrent soudain plus que jamais dans le ciel et il commença à parler doucement, presque tristement, dans une langue aux sonorités étranges.

- De l'égyptien, souffla Remus, fasciné, détournant son attention du combat.

Tous faisaient peu à peu de même, Mangemorts comme Aurors et même fauves et serpents, fixant le jeune homme aux longs cheveux volant dans le vent qui continuait de parler sur ce ton solennel, lancinant. La lumière augmentait peu à peu, puis un doux vent se leva. La sonorité de la langue se changea imperceptiblement, se faisant plus étrange, aux sonorités de plus en plus chantantes, et Alawë ferma les yeux en souriant doucement, avant de joindre sa voix à celle de son mari, prononçant les mêmes paroles au même moment. Harry ne parut qu'en rayonner plus.

Lentement, dans la lumière, une créature étrange mais magnifiquement belle se dessina. Harry rouvrit doucement les yeux, fixant le regard de la créature étrange sans ressentir la moindre peur malgré son pouvoir irradiant. Il n'avait nul besoin de parler pour que la Magie ne comprenne sa requête, juste continuer son incantation, sa prière plutôt. Il remettait son avenir entre les mains de la Magie. La lumière irradiait de plus en plus et soudain Voldemort commença à hurler de douleur alors que la lumière l'entourait lui aussi.

Puis la voix d'Harry diminua jusqu'à disparaître. La créature le regarda une dernière fois, puis la lumière se mit à baisser, jusqu'à disparaître. Pourtant, même après que l'obscurité de la nuit ne soit retombée, il ne put bouger tout de suite, sous le choc de la merveille qu'il venait de voir. La Magie elle-même... Elle l'avait observée, elle l'avait jugée, avant de l'accepter comme digne de se servir de son pouvoir. Alawë le rejoignit d'un pas lent, s'étant tue elle aussi, et lui sourit doucement.

- Tu es libre, maintenant, meleth, dit-elle doucement.

Elle écarta délicatement les mèches de cheveux devant son front. La cicatrice en forme d'éclair s'effaçait peu à peu, pour laisser une peau lisse. Il se pencha doucement en avant et captura ses lèvres. Elle se laissa faire sans protester, se blottissant avec joie dans son étreinte. Lorsqu'ils se séparèrent, ils s'aperçurent que les chimères étaient également autour d'eux, leur souriant avec joie et espoir pour l'avenir.

- Il est vivant, cracha une voix d'Auror hargneuse, sa baguette pointée sur un Voldemort inconscient.

- Il est inutile de le tuer, fit doucement Alawë.

Des regards choqués lui répondirent. Harry secoua la tête.

- Ne le tuez pas. La Magie lui a retiré le don qu'Elle lui avait fait. Il fait partie de ceux qu'il méprisait et n'a plus aucun pouvoir maintenant.

- Aucun ? demanda l'Auror, méfiant.

- Aucun, confirmèrent-ils en chœur.

- Les morts peuvent reposer en paix, fit calmement Harry.

Ils commencèrent à s'éloigner doucement.

- Hé ! Vous allez où ? demanda Sirius, peu enclin à les voir partir.

- Nous rentrons chez nous, fit calmement Harry.

Il leur sourit.

- Vous pourrez nous retrouver si vous voulez. Je vais vous donner notre adresse, mais évitez les indésirables, s'il vous plaît.

Un parchemin apparut dans l'air et quelques mots s'y inscrivirent. Il se dupliqua rapidement et huit exemlpaires volèrent vers chacune des Chimères, plus une vers Dumbledore. Avant que quiconque n'ait pu leur poser la moindre question, ils avaient disparus.

Harry cligna des yeux, surpris du passage à l'horizontale. Alawë se pencha sur lui avec un sourire qu'il comprit très bien. Sa main se faufila dans sa nuque et il l'embrassa passionnément. Le poids sur ses épaules avait enfin disparu. il allait pouvoir vivre libre, avec la femme qu'il aimait de tout son cœur.

Les mains d'Alawë qui lui retiraient ses robes de bataille lui firent oublier tout le reste et il l'embrassa avec toujours plus de passion.