Chapitre 14

Ça faisait longtemps que je n'étais pas monté dans la chambre de mes parents, très longtemps. Tout était impeccablement bien rangé et propre comme si mon père et ma mère n'étaient jamais partis. Mon elfe prenait plus soin de cet endroit que du reste de la maison, et je l'en remerciais pour ça.
Ma mère avait toujours eu, près de son miroir, une sorte de mannequin, sans bras ni jambe pour y déposer les robes qu'elles retouchaient de temps à autre, j'y installais alors la robe bleu. Elle était vraiment magnifique et ma mère aurait été divine dedans.
J'entendis mon elfe m'appeler mais je ne pris pas la peine de répondre, si ça avait été une urgence il aurait transplané jusqu'ici.
J'ouvris alors la boite à bijoux de ma mère pour en sortir un fabuleux collier de diamant que j'accrochais au cou sans tête du mannequin. Je me reculais pour mieux voir. C'était parfait.
- Drago ... Qu'est ce que tu fais ... Murmura soudain une voix.
Je me retournais interdit vers Blaise qui avait osé me déranger et mettre un pied dans cette chambre sacrée.
- Qu'est ce que tu fais dans la chambre de mes parents ? Sifflais-je entre mes dents.
- Tu n'as pas répondu et ton elfe m'a dit de monter.
- Il t'a dit d'entrer dans cette chambre ?
Je vis que Blaise fit d'énormes efforts pour reculer jusqu'au couloir sans rien répondre, cependant il fixait le mannequin que je venais d'habiller.
- Tu te fais du mal Drago. Déclara-t-il. Descend donc boire un verre.
- Voilà qu'on m'invite à boire un verre chez moi. Quelle drôle ça ! M'exclamais-je.
Je vis mon meilleur ami lever les yeux au ciel.
- Je vais aller me coucher Blaise, je travaille tôt demain, et je suis fatigué.
- Je repasse demain alors.
- Si je suis toujours vivant. Dis-je en soupirant.
- Comment ça ?
- C'est une plaisanterie, MacNair rend ma vie impossible au ministère. Mentis-je. Mais va pour demain ! Attend ! M'exclamais-je alors que Blaise disparaissait dans le couloir.
Il se retourna pour me faire face.
- Comment as-tu su pour Hormac ? Demandais-je.
- Une fille avec qui je suis sortie hier soir ... Elle est langue de plond, c'est elle qui me l'a dit.
- Elle ne peut pas te le dire, tu connais leurs lois ! Insistais-je.
- Elle n'a pas eu à ouvrir la bouche, le lendemain je l'ai accompagné au ministère, elle m'a dit qu'elle avait quelque chose à me montrer, elle est entrée dans son service et est revenu me voir dans le couloir près de l'assenceur avec un parchemin à la main. Tout était écrit noir sur blanc. Après me l'avoir fait lire elle est tout de suite allée le remettre en place, avant qu'une alarme se déclenche. Normalement les éléments de leur service n'ont pas le droit de franchir la fameuse porte derrière la quelle nous n'avons pas le droit d'aller.

J'acquiesçais et laisse Blaise partir. Mais je n'avais pas prévu de dormir comme je lui avais dis, j'avais d'autres projets pour ce soir : Hormac. Je réfléchissais à mon plan qui se devait infaillible. Il ne serait pas aisé, voir impossible de rentrer chez cet homme, sa maison devait être rudement bien protégé, mais j'avais mon elfe de maison. Et ce dernier m'y emmènerait. Personne ne prenait au sérieux leur pouvoir, ainsi aucune barrière de sécurité n'étaient dirigé à leur encontre, il me serait donc d'une facilité enfantine de rentrer chez lui. Et il me serait encore plus facile de la tuer d'après ce que m'avait dit Hermione. Un homme souffrant est moins vif, bien moins vif. Il n'aurait pas le temps de riposter, j'étais bien trop motivé à le voir mourir.

- J'ai besoin de toi. Annonçais-je à mon elfe qui était occupé à nettoyer le four de la cuisine.
- Tout ce que vous voulez maître. Répondit-il en s'arrêter pour rester debout face à moi.
- Tu vas transplaner avec moi jusqu'à un endroit bien précis. Chez Henry Hormac.
L'elfe grimaça au nom du sorcier, Hormac était connu même chez les autres créatures magiques.
- Et qui va me donner des ordres si jamais vous ne revenez pas ? Me dit-il sur un ton de reproche. Que vais-je faire tout seul ?
- Je reviendrais ne t'en fais pas. C'est lui qui a tué ma mère. Ajoutais-je.
- Mme Malefoy ! S'exclama-t-il.
Je sentis son regard changer, il avait été très attaché à ma mère, et sa disparition l'avait beaucoup affecté.
- Que devons-nous partir ? Demanda-t-il alors.
- Maintenant.
- Vous avez un plan ?
- Je suis le maître, tu es l'elfe de maison, arrête maintenant ! Sifflais-je.
J'attrapais la main que me tendit mon elfe et nous transplanâmes juste derrière le portail.
- Si jamais le maître à un problème, qu'il m'appelle, je viendrais tout de suite.

***

Hermione venait d'arriver chez John et espérait de tout coeur que Drago n'y soit pas. Après tout elle ne l'avait vu qu'une fois chez lui, elle avait donc bon espoir. Son regard balaya le grand salon, Blaise était là entrain de jouer aux cartes avec trois autres personnes, mais aucune tête blonde à l'horizon. Elle aperçu Ginny non loin de là, sur un canapé juste à côté en fait, elle discutait avec Harry. Elle s'empressa de les rejoindre ravie de les voir.

- Blaise c'est à toi ! Lança un des joueurs de la table.
Ce dernier balança une carte au centre et attendit que son voisin joue à son tour.
- Qu'est ce qui se passe ? Demanda son voisin de droite. Tu as l'air tendu...
- C'est Drago ... Il ... J'ai peur qu'il fasse un bêtise, du genre se faire tuer. Avoua Blaise.
Ces trois amis arrêtèrent aussitôt de jouer et s'approchèrent de leur coéquipier de quidditch.
- Qu'est ce que tu entends par là Blaise ? Si Drago a des problèmes il faut qu'on intervienne. Drago est en danger ?
- Il sait qui a tué sa mère et il entend bien se venger.
- Qui est-ce ? Insista l'un des trois joueurs.
- Je ne sais pas, il n'a rien voulu me dire évidemment. Mentit Blaise.
- C'est pour ce soir ? Insistèrent les autres.
- Je ne sais pas. Non, je ne pense pas, c'est trop tôt, il n'a apprit la nouvelle que ce matin, et il m'a dit qu'il était fatigué quand je suis passé chez lui en début de soirée.

- Hermione ? Mais qu'est ce qu'il se passe ?! S'exclama Ginny dont l'amie venait de subitement se lever.
Harry et cette dernière regardèrent leur amie courir en direction de la porte d'entrée. Ginny se leva à son tour pour rejoindre sa meilleure amie, mais quand elle atteignit le couloir, Hermione n'était plus là, elle avait transplané.

***

La grande maison, n'avait pas été aussi protégé que je me l'étais imaginé, bien sûr j'avais dû vaincre de nombreux enchantement, mais rien de bien sérieux. En même temps, quelle personne saine d'esprit oserait s'aventurer chez Henry Hormac ? Personne et le maître des lieux devait parfaitement le savoir.
J'arrivais enfin devant un grand escalier que j'empruntais en marchant le plus silencieusement possible, mais quand j'arrivais dans le couloir toutes les portes étaient fermés. Comment savoir dans laquelle de ces pièces Homarc était-il enfermé ? Si je les ouvrais une par une j'annonçais aussitôt ma présence. Il fallait que je transplane directement à l'intérieur, me mettant dos à la fenêtre de la pièce et que je sois prêt à lancer un sort d'immobilisation. C'était un plan un peu bancale, mais je n'avais que ça. Mon elfe avait raison, j'aurais eu besoin de plus de préparation, mais je ne reculerais pas si proche du but.
Alors que je fixais la première porte derrière laquelle je devais arriver, j'entendis un bruit. Presque inaudible, mais je l'entendis tout de même. Ça venait d'en bas. Peut-être était-ce son elfe de maison, que je n'avais pas encore eu l'occasion de rencontrer, mais il fallait que j'en ais le coeur nette. Je fis alors marche arrière, et levais ma baguette pour être prêt à m'en servir. Je fis le tour du rez-de-chaussez comme je l'avais fait en arrivant, mais rien. Il n'y avait rien, ce qui commença à m'inquiéter. J'étais persuadé d'avoir entendu du bruit.
Soudain, on se jeta sur moi, ce qui me fit tomber à terre. Une baguette était pointé sur moi, mais j'eu dû mal à réaliser qui se tenait face à moi. Hermione Granger. Elle ne semblait cependant prête à me tuer, je récupérais alors ma baguette qui avait glissé à quelques centimètres de moi et me relevais pour lui faire face.
- Qu'est ce que tu fais ici ? Cracha-t-elle à voix basse. Dégage !
- Et toi ? Demandais-je à mon tour.
- Moi je sors avec Henry, je te ferais remarquer ! J'ai tout les droits d'être ici !
Ça ne collait pas.
- Pourquoi tu chuchotes dans ce cas là ? Demandais-je aussi étonné que content de l'avoir coincé.
- Je ne veux pas le réveiller. S'empressa-t-elle de répondre.
- Tu mens. Lâchais-je en transplanant jusqu'au premier étage.
J'étais à peine arrivé, qu'Hermione m'avait déjà rejoint pour me pousser contre le mur le plus proche.
- Sors d'ici ! Cracha-t-elle cette fois-ci à voix haute. Je n'hésiterais pas à te tuer !
Cependant je ne l'écoutais plus, je venais de transplaner dans la première pièce, suivit évidemment aussitôt d'Hermione. J'avais été prêt à tuer toute personne vivant dans la pièce mais Hormac n'y était pas.
- Arrête ! Se mit à crier Hermione. Ce n'est pas à toi de le tuer ! Ça fait deux ans que j'y travaille ! Sort d'ici tu vas juste réussir à te faire tuer !
Je l'a regardais complètement abasourdit. Tout ce qu'elle m'avait dit la fois où je l'avais ramené chez moi prenait un sens.

JE TE DÉTESTE MALEFOY! JE TE HAIS ! TU VIENS DE FAIRE DU RESTE DE MA VIE UN ENFER ! MA VIE N'EST PLUS RIEN MAINTENANT ! TU AS TOUT GÂCHÉ !

MAIS BIEN SUR QUE SI ! JE SAIS QUI IL EST !

TU VIENS DE RÉDUIRE A NÉANT DEUX ANS DE MA VIE !

Tout ce qu'elle m'avait dit ce soir là résonnait comme un écho dans ma tête. J'étais incapable de prononcer le moindre mot. Même les bruits dans le reste de la maison ne me firent pas bouger, je me contentais de fixer Hermione. Les bruits se rapprochaient de plus en plus, c'est là qu'Hermione m'attrapa le bras pour transplaner.