On m'a souvent posé la question sur PM, mais quand Shizuru va devenir une bombe ? ( et je reprends le terme exacte) alors il faudra attendre, ce n'est pas pour tout de suite. Merci pour ceux qui suivent encore cette histoire, mettent en favori et commentent.
Chapitre 14 Cernée
Le lendemain, la rumeur s'était propagée que j'avais malencontreusement blessée Natsuki en cours, et je fus traitée comme une paria voir une moins que rien, cela ne changeait pas de d'habitude, mais cela avait pris une tournure plus agressive, plus personnelle à m'en encontre. On m'insultait de tous les noms…enfin encore un peu plus qu'auparavant et c'était dégradant, et mon casier en faisait aussi les frais de cet acharnement. Il y avait écrit dessus des insultes, comme salope, pute et d'autres du même calibre. J'allais aux toilettes pour chercher de l'eau afin d'effacer la peinture, je ne pouvais garder au visible ces traces, et je sentais que des personnes m'avaient rejoint. Je me retournais surprise et je vis les fans de Natsuki. Je n'ai eu le temps de réagir, que soudainement je fus violemment poussée à l'intérieur des toilettes. Terrorisée, j'essayais de m'échapper de cet espace clos qui semblait se rapprocher inexorablement de moi, car une partie de mes bourreaux avaient aussi franchi le seuil de ma prison, et m'empêchèrent à une quelconque accès à la sortie. J'allais presque chuter sur la lunette, mais je me retiens comme je le pouvais contre le mur crasseux de graffiti et message d'amoureux.
« Tiens mais que je vois là, le laideron à lunette. Toujours une horreur pour la vue. Ça ne s'arrange pas avec le temps on dirait. » Gronda une voix qui était juste au dessus de moi. J'avais l'impression d'étouffer...je me sentais suffoquer par tant d'animosité de toute part.
« Tu sais pourquoi on est là ? » Commenta l'une des filles qui se présenta en face de moi, certainement la chef, alors que le reste du groupe par manque d'espace, encerclèrent la porte pour m'empêcher de fuir.
« … » Oui. Ma cession quotidienne de violence verbale et physique. C'était impossible que je puisse l'oublier un jour. Qui le pourrait ?
« Tu vas parler oui ! » Hurla cette fan qui me donna un coup de poing au visage, je fus sonnée par la brutalité, j'avais même percuté le sol. Et je regardais celui-ci, les larmes aux yeux.
« … » Que voulaient-elles que je leur dise ? Que je me sentais terriblement coupable d'avoir blessé leur star ? Et en quoi cela changerait la donne ? Je savais que ça ne ferait rien à la situation actuelle, à part l'envenimer encore plus. Quoi qu'il arrive, elles allaient s'en prendre à moi, comme elles le faisaient depuis le début de l'année. Qu'importe ce que je disais, ou faisais pour m'excuser ou faire amande honorable. J'étais toujours la coupable, et eux mes impitoyables juges et bourreaux.
« Les filles, j'ai une idée. Et si on s'amusait un peu avec elle, pour lui apprendre à ne pas jouer avec le feu. » Je fermais les yeux en retenant un cri douloureux, quand se jeta sur moi une grande quantité d'eau glaciale, j'attendais la suite de ma punition qui allait être encore plus pénible et douloureuse, mais ça m'importait peu, je leur laissais mon sort entre leurs mains, attendant qu'elles aient finies avec moi.
Je sortais des toilettes en boitillant quelques minutes plus tard, je me tenais le ventre qui me faisait atrocement souffrir, à cause des coups de pied et coup de poing que j'avais reçu. Je mettais mes mains sur mon corps, qui n'arrêtait pas de convulsionner, probablement à cause de l'eau glacial qui dégoulinait de moi : et que j'avais essayé d'essuyer avec du papier toilette. Je me dirigeais vers la salle de classe, et quand j'entrais dans la classe tout le monde se tût et m'examinaient avec dégoût non dissimulé. Ces regards d'une grande hostilité m'effraya, j'avais peur de ce qui pourrait m'arriver…
« Non mais regardez moi cette mocheté, on dirait qu'elle a encore grossi en plus à vue d'œil, et en plus elle a encore plus de bouton sur son visage si on peut l'appeler ainsi. Je me demande ce que mange une fille pareille pour être aussi difforme. »
« C'est une honte qu'une horreur pareille porte notre uniforme. » Claqua une autre voix alors que j'osais pas faire face à mes détracteurs, ce serait mon arrêt de mort si je me montrais rebelle.
« Si les élèves des autres écoles la voit, que va devenir la réputation de notre école ? »
J'allais à ma place, et je vis des insultes gribouillées sur ma table, et je m'asseyais sur ma chaise et je remarquais qu'il y avait de la colle. Les élèves se mirent à rire diaboliquement. Et ils se turent immédiatement, je me demandais qu'elle en fût la raison, et je vis ma voisine de table. Je sursautais de sa soudaine présence. Mon cœur me faisait mal à cet instant, je me relevais avec difficulté de ma chaise dont j'étais collée, les rictus que j'entendis me firent faiblir mes larmes. Et j'allais partir de la salle en courant, mais on m'arrêta avec que je ne le puisse le faire, en m'agrippant délicatement par le bras. Paniquée, je me retournais et j'ai vu la personne que je ne voulais pas voir en ce moment.
« Princesse ? Qui est-ce qui t'as fait ça ? »
« Personne ! » Pourquoi avais-je cette impression que j'étais toujours en train de revivre toujours les mêmes événements, les mêmes calvaires ? Chaque école, chaque jour, chaque année, c'était toujours le même schéma. On torturait la mocheté de service qui n'avait fait aucun mal, à part ne pas être à la convenance des autres.
« Arrête de toujours mentir ! Je sais que ce sont mes soi-disant fans qui t'ont fait ça ! Et elles vont me le payer cher, soi en sûre. Je vais leur dire deux mots ! Elles regretteront d'être en vie. Tout comme vous tous pour la martyriser sans cesse ! Je vous avais déjà prévenue auparavant, c'est de votre faute si je dois utiliser des mesures radicales ! Je vais commencer par ces filles et après vous ! » Hurla folle furieuse la princesse de glace à ses camarades, qui se mirent à pâlir et à frissonner d'angoisse. Je la vis sortir et ouvrant brutalement la porte avec son pied; et je fus paniquée par son comportement, je lui courrais après sans que je m'en rende compte.
« Natsuki ! » Mais elle continua d'avancer sans démordre à sa destination, et je me mis à la serrer dans mes bras pour qu'elle arrête sa marche. Et ça avait l'air de fonctionner car elle ne bougeait plus, elle était raide comme un piquet, j'avais même l'impression qu'elle ne respirait plus, je sentais tout de même son cœur battre furieusement au rythme du mien. J'avais probablement outrepassé mes gestes, j'allais la lâcher. Soudainement, elle attrapa ma main et se retourna vers moi en me poussant contre le mur ; et je me cognais contre celui-ci tandis que mes iris examinaient tout, sauf la personne qui se trouvait en face de moi.
« Pourquoi me retiens-tu ainsi Shizuru ? J'ai cru que tu me détestais ? Tu me l'as bien fait comprendre hier ! Alors laisse-moi partir et m'occuper de ses filles qui t'ont blessé. Et fais comme si rien ne se passait… »
« Non. Je ne peux pas te laisser faire ça. » Répondis-je toujours le regard baissé, mais surtout peiné. Car je réalisais qu'elle s'inquiétait sincèrement pour moi, et ce n'était pas une façade comme je me forçais à le croire. C'était plus facile pour moi d'imaginer qu'elle était comme tout les autres, la haïr ne serait pas aussi insoutenable qu'en cet instant.
« Quelle en est la raison ? Car je ne pourrais pas me retenir si tu te comportes ainsi. » Me répondit la bluette.
« Je ne le sais pas moi-même. Je sais seulement…que je ne veux pas que tu aies des ennuis à cause de moi. Je ne le mérite pas…Que veux-tu dire par retenir ? » Questionnais-je en levant mes cramoisis baignant vers cet immense et scintillant fleuve émeraude. Elle m'observa un court instant, mettant sa main derrière ma nuque et m'attrapa par ma taille pour me ramener vers elle, alors que j'essayais de partir mais sans une grande volonté. Je n'en avais plus depuis bien longtemps. J'avais les bras ballant sur le côté, et j'étais désespérée de vivre ce calvaire d'être brutalisé chaque instant. Mais cette peine s'évapora lorsqu'elle me serra tendrement dans ses bras, cette chaleur qui m'entourait m'apaisée. Je ne savais que faire, la repousser ? Rester de marbre ? Ou lui rendre ce geste tendre qui me conforta délicieusement et qui ne le devais malheureusement pas ?
« Il ne vaudrait mieux pas que tu le saches ce que j'ai à l'esprit ou tu pourrais me détester...enfin plus que maintenant. Même si ça ne doit pas être difficile pour toi. J'ai maintenant conscience pourquoi tu as cette haine envers moi, je la mérite parfaitement. » Souffla abattu la louve, alors que je sus que répliquer.
« Je ne te déteste pas…je…c'est juste que… » Répondis-je timidement en rougissant, j'ai cru exploser quand je sentis sa divine odeur au niveau de sa clavicule. Et le pire, c'était qu'elle n'avait pas l'intention de me libérer de sa douce présence.
« Juste que quoi ? » Murmura t-elle alors qu'elle passa délicatement sa main dans ma chevelure, tandis que je baissais la tête vers le bas qui toucha son épaule. Et à cet instant, mes pommettes avaient la même couleur que mes iris. J'en pouvais sentir la chaleur suffocante.
« Je…je…arg… » Je me mis à grimacer à cause des coups et à raidir que j'avais reçus à mon abdomen, ce que remarqua ma camarde qui se retira malheureusement de notre étreinte, et s'accroupit vers le sol. Puis elle se mit à déboutonner le bas de ma chemise et à relever doucement mon t-shirt vers le haut, exposant mon ventre ainsi que mon vieux soutif tout détendu. Embarrassée d'être ainsi exposée, j'essayais de me couvrir avec mes bras ma poitrine, mais ils furent retenus par de puissantes mains. Et je baissais mon regard, terrorisée.
« Na-Natsuki ? » La dite ne me semblait pas vouloir prononcer le moindre mot, elle releva seulement mon menton vers elle, puis elle s'approcha de mon visage, alors que j'avais la respiration coupée.
Omake :
Natsuki : Auteur de m**** pourquoi tu as arrêté là !
Les milles et une nuit : pour le suspense ? Et je ne veux pas d'insulte ici.
Natsuki : m'en fous, je veux mon baiser et donner un orgasme de fou à Shizuru contre ce mur.
Shizuru choquée utilisa par autodéfense (mais surtout par peur) sa bombe lacrymogène dans les yeux de Natsuki qui hurla et tomba sur ses genoux en pleurant.
