Tout d'abord, un coup de gueule contre ma prof de philo de l'an dernier, je suis allée au bahut récupérer mon dossier des TPE hier (le 06/09), elle m'a vue et elle a détournée la tête cette…. ! Perso, je me demande si c'est pas plus mal comme ça, j'aurais pas aimé qu'elle me demande ma note du bac, mdr ! HAHA, tous mes potes de première de l'an dernier l'ont cette année, ils se moquaient de moi, mais ils vont savoir ce que ça fait de souffrir et de se sentir con huit heures par semaine, enfin non, 3 pour les scientifiques !--' Oui, je sas tout le monde s'en fout, mais j'avais envie de m'exprimer un peu que diable ! Je tiens à préciser que je n'oublie aucune question, celles auxquelles je ne fais aucune allusion c'est délibéré ! Je ne peux pas vous en dire davantage pour l'instant ni appuyer sur ces sujets-là ! Bisous à Jwulee et à Nighttime is my time que j'aime beaucoup beaucoup aussi, mais que je ne ois plus ! T.T

RAR :

Winter Moon Light : Eh bien, la plupart de tes questions connaîtront des réponses satisfaisantes dans ce chapitre-ci ! L'empathie : le retour, et ouais, il était temps, mais bon au final… enfin tu verras par toi-même, que ça ne joue pas un rôle si crucial que ça ! C'était juste pour connaître un peu les sentiments de Rogue sans avoir à le faire intervenir de manière parlante, ce que de toute façon il finira bien par faire un jour. Et pour ce qui est de Saizo, je ne peux répondre à aucune de vos questions ! Je suis contente que mon chapitre t'aie plu : merci pour ton soutien et tes encouragements !

Ombrage : T'es vraiment une chic fille et toutes tes gentilles paroles me font vraiment très plaisir ! Pour moi aussi c'était un moment de pure joie quand j'ai écrit la scène du dialogue entre Sulimann et Elodie ; je me sentais plus pisser comme dirait l'autre ! Tes idées sur Sulimann vont être détrompées tu verras, par contre, je viens d'effacer un paragraphe que je venais de t'écrire, vous me posez des questions embarrassantes qui indirectement peuvent dévoiler le dénouement, alors je me tairais bien que je crève d'envie d'écrire un truc, que je n'écrirais pas ! Na ! Enfin, surprise dans le futur ! Et si pour une fois, Elodie n'était secourue ? Non, je blague allez, bonne lecture à toi ma chérie ! Saizo : prix Nobel du concours de sale gueule de l'été 2005, lauréate numéro un mondial toutes catégories de la fille la plus folle de l'univers !

Mandragora : Tu as une imagination sans borne, toutefois je ne pourrais jamais mettre Lupin et Elodie ensemble pour une raison que vous comprendrez plus tard, et puis aussi parce qu'il faut que l'histoire reste quelque peu crédible. Oui, un jour Rogue et Elodie auront une conversation longue et sérieuse, conversation sur oreiller pour l'une d'entre elle qui dure à peu près sept pages je crois mdr ! (alternation sport de chambre et foutage de gueule de la part d'Elodie que le monsieur prendra particulièrement mal !) Quoi qu'il en soit, vous verrez que…. Rah, ça m'énerve, j'aimerais pouvoir dire des trucs mais je peux pas, mais alors vraiment rien de rien sans vous donner d'indices sur la suite, donc voilà, je te laisse, et gros bisous !

Malicia-moony : C'est vrai que notre cher professeur de potions est réputé pour son inexpressivité hors norme, mais peut-être trouvera-t-il un moyen d'exprimer la colère qu'il a envers elle un jour.

Pour ce qui est du droit, je rentre en première année, je flippe à mort, quand on sait que même pas 20 passent en deuxième année, pour faire avocate c'est sept ans minimum mais il faut sérieusement envisager le redoublement qui est une option qui… ben qui arrive souvent faut le dire. Je pense que pour notaire c'est kif kif ! Alors bon courage à toi, si faut, je serais toujours en première année quand tu rentreras à la fac : mortel C'est sur qu'après si tu n'aimes pas l'école…. Enfin, je te dirais au fur et à mesure que j'avancerais dans mon cursus (ou que je régresserai !) En plus je vais me retrouver toute seule, bouh, suis la seule tarée qui part en droit aussi faut dire !

Keana : Hais Rogue, ressens l'émotion, vis-le comme si tu y étais ! J'arrête avec mon délire psycho ! Je suis contente que tu sois toujours présente auprès de moi et que tu suives ma fic avec autant d'entrain ! Je t'adore, gros bisous !

DarkSev' : Merci pour tous ces gentils compliments, t'es trop chou ! Et ouais le vilain Voldemort va lui en faire baver à la petite chérie ! Héhé

Queudver : Non, c'est pas dégelasse ! mdr, moi je le trouve à tomber celui qui interprète Tom Jedusor, et je ne suis pas la seule en plus ! Parc contre, tonton Marvolo, c'est autre chose,mdr ! Et puis, le rouge autant sur les drapés c'est très érotiques, autant sur les yeux c'est pas ce qu'il y a de plus excitant ! Allez, gros kissous ma chérie, moi aussi je t'adore beaucoup beaucoup !

MariaJuana : On a une conception du comique toute relative ! mdr. Si tu voyais l'état de la pauvre Lolo dans le chapitre 15( que je n'ai pas encore tapé, bon sang), tu dirais pas ça ! A moins que tu ne sois un gros sadique comme moi et que tu aimes ce genre de scènes où le héros est torturé tant cérébralement que psychologiquement. Allez, merci pour ta review et gros bisous !

Malicia-Sirkis : Et tu sais quoi ? En retournant sur TWWO, je me suis rendue compte que tu m'avais déjà reviewée il y a longtemps de cela, ce qui parait logique lorsque on sait que c'est de là que je te connais, bon ma gueule ! Tu m'as beaucoup manquée aussi, heureusement les bras de Jersey sont encore jeunes et vigoureux… bon ma gueule again ! Moi aussi quand le boulot va me tomber sur le coin de la gueule ça va tout déchirer. Je flippe rien que d'y penser ! C'est vrai que maintenant que tu es en première L, ça le fait pas de parler comme les jeunes de la banlieue… mdr ! En même temps je peux parler moi aussi je sors d'un bac L ! Je sais que tu ne m'as pas trompée va ! Rassure-toi ! Je t'aime beaucoup, t'es la plus belle et personne ne prendra jamais ta place dans mon cœur ! Allez gros bisous ma chérie !

Etincelle de vie : Ouin, j'aimerais retourner en seconde moi aussi, ça me manque le lycée, les délires pendant les cours, on ne se rend compte de ce qu'on a qu'une fois qu'on l'a perdu ! Ca me rend vraiment triste ! Adieu mes chères amies ! Néanmoins, je suis contente que tu trouves le temps de me lire le week-end ! Moi, j'adore le numéro 13 : Ahhhhhh, Treize Khushrénada…. Et bien, tu vois, tu peux te fier à ton intuition, tu avais raison ma chérie ! A tout hasard, tu es en internat dans quelle ville ?

The slayer : T'es trop mignone ! Haha, mystère pour Saizo, hou méchante moi! Elan de sadisme habituel, c'est rien ! C'est chiant les ordis qui merdent, moi le mien c'est trop flippant quand il bug, il se met à parler en anglais et tout, flippant le truc ! En même temps, on ne lui en voudras pas trop, il a 9 ans bientôt ! --'

Jersey : Et voilà Pincess Bride ! NON VRAIMENT, MA GUEULE CE SOIR ! Non mais, quelle jeunesse alors ! Moi aussi je t'aime et je sais que tu ne m'oublies pas, je te taquinais c'est tout, j'aime bien culpabiliser les gens ( eh ouais le marquis de Sade est un de mes plus fervents condisciples) Alors, toi qui a lu le chapitre suivant, quels sont tes pronostiques pour la suite ? Je t'embrasse fort ma chérie d'amour !

- Je ne ferai pas la même erreur qu'il y a dix huit ans, reprit-il, si je viens à disparaître encore une fois, quelqu'un devra reprendre mon œuvre. Je suis suffisamment puissant pour inscrire dans son sang sa fidélité envers son père…. Tu vas m'y aider !

Son regard figé de terreur, fixant toujours le mur de pierre, elle demanda d'une voix presque inaudible :

- Comment ?

- L'empathie est un don rare et héréditaire dans la plupart des cas, ton pouvoir me sera utile. Il me faut cet héritier… de mon sang, et du es la seule qui convienne parfaitement de par tes pouvoirs. J'ai besoin de ton aide, et tu vas me l'accorder !

Pendant quelques secondes, elle resta immobile, ses pupilles agrandies par l'horreur de ce qu'elle venait de comprendre. Elle n'avait qu'une envie : disparaître vingt mètres sous terre, le temps d'encéphaliser ce que son maître venait de lui annoncer.

- Oui, mon seigneur, qu'y a-t-il pour vous plaire ?

Elle fut sortie de ses lugubres pensées par cette voix,… et lorsqu'elle la reconnut, les larmes lui montèrent aux yeux. Elle voulait lui crier au secours mais ne pouvait le faire : les conséquences seraient funestes et tout serait découvert. Rogue venait de rentrer dans la pièce sans qu'elle s'en aperçoive et la toisait de toute sa hauteur, drapé dans sa cape.

- D'après ce que j'ai cru comprendre, elle aurait besoin de ton aide ! siffla la voix du Lord.

Oh oui, elle avait besoin de son aide ! Réellement, plus qu'il ne pouvait l'imaginer, mais le lui avouer était hors de propos.

- Que se passe-t-il encore Merson ? maugréa-t-il âcre en lui lançant un regard d'une froide indifférence.

Elle ne put se contrôler ; elle fondit en larmes et se redressant promptement, se précipita hors de la pièce, la tête baissée. Elle courut au travers des couloirs, n'arrêtant sa course qu'une fois arrivée au plus profond des geôles, et s'effondra : adossée contre un mur. Le revoir après que Voldemort lui ait confié ses projets pour elle, avait réveillé les sentiments qu'elle nourrissait envers le sombre mangemort. Elle avait peur, elle avait si peur. Elle se revoyait passer la nuit dans ses bras, et ne voulait même pas imaginer ce que cela serait si elle devait faire la même chose avec ce monstre. Quitte à devoir refouler ses sentiments, elle voulait qu'il soit le premier et le dernier à apposer sa marque en elle… ce ne serait plus le cas. Elle n'aurait pas le choix.

- Que me vouliez-vous ? retentit la rude voix du maître des potions.

Elle releva son visage et se heurta au regard sévère du professeur. Elle tenta se recentrer sur le sujet qu'il l'avait fait déplacer. Mais la fureur qu'elle exprimait à présent, n'était plus inspirée par la blessure infligée à Saizo, sinon à son futur « entretien » avec le Lord.

- Qu'avez-vous fait à mon hibou ? cria-t-elle avec rage.

- … J'ai du mal à croire que vous soyez partie en pleurant pour cela, susurra-t-il en haussant un sourcil.

- Vous avez ouvert et lu ma lettre, vous avez blessé Saizo ! s'écria-t-elle avec colère. Vous n'aviez pas le droit !

- … J'ai certes lu le message, mais ce n'est pas moi qui l'ai intercepté, répondit-il calmement, comme étonné de l'état dans lequel la jeune femme se mettait pour si peu de choses.

- QUI ALORS ? hurla-t-elle.

- … Malefoy ! se contenta-t-il de répondre calmement d'un ton presque amusé.

- C'est lui ? …. C'EST CE MINABLE QUIA BLESSE MON AMI ? (et Cindy qui en fait tout un éloge !)

- Votre ami ? cingla-t-il. Vous vous fichez de moi ?

- Contrairement à vous, je ne sors que rarement de cet endroit, et depuis ma… »mésaventure » avec vous, je me suis rendue compte que Saizo est le seul sur qui je puisse réellement compter quelles que soient les circonstances !

- Hmmm………….. Toujours est-il, vous vous trompez de cible ! Voulez-vous que je jette un œil à votre animal ? proposa-t-il en tendant le bras vers lui.

Elle écarquilla un instant ses prunelles, puis lui tendit la cape dans laquelle reposait le volatile, inconscient.

- Pourquoi avoir lu ma missive ? reprit-elle.

- Parce qu'il me l'a apportée, répondit-il simplement. Il faut croire qu'il craint pour la vie de sa… petite amie ! fit-il en esquissant une grimace de dégoût. Il est persuadé que vous préparez un mauvais coup… et, je le crois aussi.

Disant ces mots, il pointa sa baguette sur l'aile brisée de l'animal et récita une incantation :

- C'est terminé, dit-il en lui rendant sa cape. Il ne sera pas en mesure de voler avant quelques jours…….. ;

Il la jaugea un instant comme s'il venait de la voir pour la première fois :

- Vous auriez pu prendre la peine de vous vêtir correctement !

Elle ne l'écoutait plus. Elle le regardait avec intensité, elle aurait tellement voulu savoir en cet instant qui de Dumbledore ou de Rogue disait la vérité à propos de ce qu'il ressentait. Il le fallait… avant que Voldemort n'accomplisse son odieux projet. Elle se concentrait tellement qu'elle en avait mal à la tête, mais elle n'arrivait à rien. Pourquoi ? Pourquoi diable ne parvenait-elle plus à user de son pouvoir pour ce qu'elle souhaitait ?

- Je dois… commença-t-elle, une douleur lancinant dans sa tête et dans sa poitrine, je dois savoir….. ce que vous…. aie….. ce que vous….. ce que….

Elle s'écroula au sol, la douleur dans sa poitrine lui faisant perdre la raison.

Sa tête la faisait atrocement souffrir et son cœur battait si fort qu'elle le sentait cogner violemment contre sa poitrine. Elle se releva doucement, ses paupières papillonnant encore. Ses tempes semblaient avoir été prises dans un étau. Elle mit quelques minutes à réaliser qu'elle se trouvait dans son lit. Son cœur se serra : elle n'avait pas pu lui poser la question qu'elle voulait. Pourquoi avait-il fallu qu'elle perde connaissance juste à ce moment-là ? Qu'était-ce cette douleur ? … Elle ne lui était pas étrangère, elle n'émanait pas d'elle, mais de lui. Elle en était persuadée. Mais pourquoi avoir ressenti cela à cet instant bien précis, pourquoi encore et toujours cette même douleur ? Elle la connaissait., elle voulait tellement savoir ce qu'il ressentait réellement que son empathie qui ne s'était pas déclarée durant deux ans, avait refait apparition, il n'y avait pas d'autres explications plausibles. Elle aperçut son hibou, posé sur un table à côté de sa couche : il hululait faiblement. Une vague de soulagement l'envahit. Il avait l'air de s'être rétabli. En s'approchant de lui pour lui caresser la tête, une douleur fulgurante lui tout le bras gauche. Elle s'en éloigna brusquement. Visiblement, même si son don s'était à nouveau déclaré, il lui était toujours impossible de le maîtriser.

Elle sortit de la chambre, elle devait prendre l'air. Tout lui tombait dessus d'un seul coup, il lui fallait vraiment de l'air. Elle devait refouler se terreur et essayer de réfléchir de manière cohérente à tout ce qui venait de se passer. Au dehors, elle s'assit sur un rocher, et passant se mains dans ses cheveux poussa un long soupir. Elle se coucha finalement dans l'herbe humide, pour mieux admirer les étoiles, ça l'avait toujours détendue, elle se sentait ainsi loin de tout. Les étoiles, plus brillantes que des diamants semblaient narguer les habitants de la Terre. Tiens… une étoile filante ! … et quelle drôle de couleur pour une étoile filante : rouge ! Soudain, une douce mélodie se fit entendre, elle vit un oiseau aux ailes pourpres voler dans le ciel de velours noir. Il laissait derrière lui, comme une traînée de rubis dorés. Elle se redressa pour mieux l'observer. Avec surprise, elle le vit alors fondre en piqué vers elle. Il lâcha un rouleau de parchemin qu'elle rattrapa au vol et le phénix remonta comme une flèche avant de disparaître dans ce ciel si sombre. Elle resta interdite un moment, puis reporta son attention sur le rouleau cacheté du sceau de Poudlard. Le phénix devait être Fumseck…. Ce qui signifiait que l'expéditeur ne devait être autre que Dumbledore. Elle décacheta rapidement la lettre et déroula lentement le parchemin. Elle commença à lire… C'était bien le directeur de Poudlard. Il avait, appris elle ne savait comment, que son pouvoir s'était réveillé, il lui demandait de venir la rejoindre le soir-même à Pré au Lard…. Pré au Lard, hein ? C'était certain, il avait eu vent de la mission de la jeune femme qui consistait à éliminer leur nouvel allié, sinon, il n'aurait pas vu d'inconvénient à ce qu'elle se présente à Poudlard comme les fois précédentes. Tss… Et après il lui reprochait son manque de confiance… Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être, mais décida tout de même de se rendre au lieu dit : « la tête de sanglier ».

Elle transplanna jusqu'au village et retrouva bien vite le chemin du bar dans lequel le vieux sorcier lui avait donné rendez-vous. En jetant un œil aux alentours, elle put se rendre compte que seules les lumières des tavernes étaient encore allumées, la conclusion se fit d'elle-même ; il était très tard. Elle poussa la porte de l'établissement, aussitôt, une vague de sensations indéfinies au cumul désagréable la frappa de plein fouet. Elle eut tout juste le temps d'entrevoir le vieux mage attablé au fond de la salle à côté d'un mur et referma brutalement la porte de l'établissement. Elle avait la désagréable impression que sa tête allait exploser sous la pression. Mais, elle ne pouvait rester ainsi, et décida de retenter une entrée. Elle prit sa respiration et la bloqua comme si elle s'apprêtait à faire un concours d'apnée, elle ouvrit à nouveau brusquement la porte, et se précipita entre les tables, bousculant quelques clients au passage, et ne s'arrêta de courir qu'une fois arrivée à la table de Dumbledore, où elle s'appuya essoufflée, sa tête lui envoyant d'atroces lancées.

- Il faut… que je sorte d'ici ! bredouilla-t-elle.

Le vieil homme ne dit pas un mot, et se levant, aida Elodie à se redresser en la prenant par les épaules, et la guida en silence vers l sortie. Arrivés dehors, il lâcha la jeune femme qui se remettait avec peine de ce flot d'émotions désagréables.

- Ca va mieux ? demanda-t-il d'un ton paternel.

- Vous auriez pu choisir un autre lieu ! reprocha-t-elle.

- Il fallait que je vérifie mon intuition, répondit-il calmement avec un sourire.

- Que me vouliez-vous ?

- Te proposer mon aide !dit-il calmement.

- Je n'ai aucunement besoin de vous ! répondit-elle froidement.

Il n'avait pas su être là lorsque les siens s'étaient fait massacrer, il avait le culot de lui proposer son aide ce soir !

- En es-tu sûre ? Je sais que ton… don s'est de nouveau manifesté. J'ai vu ta réaction lorsque tu es rentrée dans la brasserie.

- Qu'est-ce que cela peut vous faire ? s'écria-t-elle, sur la défensive.

- Tu n'as pas tenu compte de notre dernier entretien Elodie…… Tu voulais tellement connaître les sentiments du professeur Rogue que tu as brisé le scellé !

Elle rougit fortement, comment pouvait-il savoir une telle chose ? ….Mais…. Qu'est-ce que c'était cette histoire de scellé ?

- Comment ça ? demanda-t-elle d'une voix rauque. De quel sceau parlez-vous ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

- Tu te souviens certainement de cette période où tu ressentais à tout moment ce que le professeur Rogue avait en lui, que ce soit physique ou moral…

Comment aurait-elle pu oublier une telle agonie ?

- Eh bien, ce que tu percevais était tellement fort que je n'ai eu d'autre choix que de brider tes pouvoirs. Ne t'es-tu jamais demandée pourquoi du jour au lendemain tu avais perdu tes facultés ?

Merlin ! Mais quelle crétine ! Comment avait-elle pu ne pas remarquer une telle chose ?

- Non ! se défendit-elle acerbe. Car j'étais loin de m'imaginer que vous pouviez me priver de mes pouvoirs ainsi ! Savez-vous combien de gens ont péri à cause de ce hn…« don » ? s'écria-t-elle la voix tremblante de colère.

- Je te propose… commença-t-il, d'apprendre à le maîtriser, tu es devenue assez mûre à présent pour comprendre ce que cela implique, et l'utiliser à bon escient.

- VOUS N'AVEZ PAS ECOUTE CE QUE JE VOUS AI DIT ! s'emporta-t-elle. JE N'AI PAS L'INTENTION DE FAIRE QUOI QUE CE SOIT DE CE POUVOIR !

- Si tu n'apprends pas à le maîtriser, Voldemort pourra se rendre compte que tu as recouvré tes facultés, et cela représenterait un réel danger pour tout le monde, y compris pour ton frère !

Elle fronça les sourcils, à la mention de son frère. Et… frissonna à celle de Voldemort, lui, elle ne pouvait pas le laisser faire.

- Même si je le voulais, je ne le pourrais pas ! Vous oubliez que je vis constamment dans le repaire des mangemorts. Je ne pourrais pas vous voir quand je le voudrais.

- Rien ne te servirait que je sois ton professeur ; rien n'émane de moi. Je pensais plutôt à quelqu'un qui pourrait sans problème te dispenser ces leçons même là-bas.

- Ha, non, non, non, non ! Je vois parfaitement où vous voulez en venir ! J'ai suivi ses cours pendant toute une année durant laquelle il n'a eu de cesse de me faire subir toutes sortes d'humiliations, ainsi que ses petites humeurs ! Il n'est pas question que je subisse cela à nouveau. De plus, vous semblez négliger un détail qui a tout de même son importance : lui, ne voudra certainement pas assumer une telle charge.

- Il n'aura pas son mot à dire !

- Je ne veux pas de ça !

- C'est trop tard, je l'ai déjà mis au courant de ses nouvelles fonctions.

- Mais moi, je suis libre de m'y soustraire.

- Je n'ai pas souvenir de m'être déjà énervé après toi Elodie, s'il te plait fais en sorte que je n'ai pas à le faire. Ecoute ce qui est bon pour toi. Je ne te demande pas ton avis !

- Je pourrais vous dénoncer tous deux à Voldemort !

- Si c'était dans tes intentions, tu l'aurais déjà fait depuis bien longtemps. Ce ne sont pas les occasions qui t'ont manquées ; en particulier ces temps derniers. Je sais que tu te livreras à cet apprentissage, parce que tu es quelqu'un de raisonnable.

- Je n'en suis pas si sûre, répondit-elle sincèrement en fronçant ses sourcils.

- Debout ! criait la voix sombre du professeur de potions ! On se relève Merson ! Retirez ces mains de vos tempes, vous faîtes barrage !

Elle se tenait effondrée dans un coin de ses propres appartements, les genoux relevés contre sa poitrine, les mains plaquées contre les tempes, peinant pour retenir ses sanglots. Jamais elle n'aurait cru avoir à revivre ça une nouvelle fois.

- Je n'ai pas de temps à perdre avec une personne non désireuse d'apprendre ! retentit à nouveau la voix.

- … A…ttendez ! … J'ai mal !... STOP !

- Dissimulus ! (punaise, je sais pas quel pivert m'est passé par la tête le jour où j'ai écrit cette formule, mais mon dieu qu'est-ce qu'elle est pourrie, j'en reviens pas moi-même !) dit-il, et les sensations douloureuses cessèrent. Vous n'y parviendrez jamais sans effort !

- Mais j'essaye ! s'indigna-t-elle. Ce n'est pas ma faute si vous conservez des choses aussi horribles en vous !

- … Et que pouvez-vous bien savoir de leurs origines ? Qu'est-ce qui vous permet de dénigrer toute responsabilité ? Vous comptez restée cloîtrée ici encore combien de temps ? Parce que c'est ce qui vous pend au nez si vous refusez de mener à bien cet apprentissage, vous ne pourrez plus sortir d'ici !

Elle essaya de ne pas s'énerver, et ne releva pas les réflexions acerbes… ce n'était pas le moment, elle avait quelque chose à lui demander.

- Vous… il faut que vous m'enseigniez l'Occlumancie ! parvint-elle à formuler sans lever les yeux vers lui.

- Pardon ? siffla-t-il au bout de quelques secondes.

- Vous m'avez parfaitement comprise ! Je vous demande de m'enseigner l'Occlumancie.

- Et en quel honneur devrais-je vous accorder cela ?

- Parce que je risque ma peau chaque fois que Voldemort pénètre mon esprit ! s'écria-t-elle impatiemment.

- Parce que vous croyez peut-être que ça m'occupe ? renifla-t-il d'un air dédaigneux.

- Si vous êtes en quête d'un argument plus persuasif, sachez pour votre gouverne, que je n'ai pas spécialement envie que l'on puisse apprendre que j'ai fait l'amour avec vous ! s'exclama-t-elle haut et fort.

En fait, dans l'état actuel des choses, c'étaient les agissements de Voldemort vis-à-vis d'elle qui l'inquiétaient. Il ne fallait surtout pas qu'il découvre une telle chose avec ce qu'il s'apprêtait à faire. Il la fixa un instant avec un rictus de profond dégoût.

- Vous n'étiez pas obligée de mentionner cette… « chose », fit-il d'un air écoeuré qui révolta profondément la jeune femme. Je vais le faire… je vais vous accorder ce que vous me demandez !

- Merci ! répondit-elle avec un petit sourire sournois empreint d'une note de victoire, qui ne passa pas inaperçue aux yeux du sombre professeur.

- Hm… nous allons commencer dès maintenant ! déclara-t-il d'un ton détaché sur un air de vengeance.

- Quoi… mais, non ! s'écria-t-elle prise de cours.

- A trois Merson….

- Mais… non ! Attendez !

- Un, deux…

- Attendez !

- Trois…

- ATTENDEZ !

- Legilimens !

Le noir complet se fit devant ses yeux, elle sentait qu'on forçait l'entrée de son esprit. Elle tentait de tenir bon, mais la frêle barrière qu'elle était parvenue à ériger s'effondra bientôt.

Elle était attachée dans les geôles du repaire et se convulsait sous l'effet du doloris. Elle s'avançait dans les sombres couloirs, les mains tremblantes, tâchées de sang ; elle venait de trucider sa première victime et son cœur débordait d'un sentiment atroce qu'elle éprouvait pour la première fois. Sulimann était couché sur elle, essayant de se débattre pour se défaire de son emprise. Elle se sentait si bien ; son ancien professeur avait sa tête enfouie dans son cou, il était en train d'apposer sa marque sur sa peau… elle frissonnait. Elle se tenait à genoux devant Voldemort, il lui faisait part de ses projets, son estomac terriblement noué, il lui annonçait qu'il voulait qu'elle lui donne un…

- NON ! s'écria-t-elle ses paupières se rouvrant de nouveau.

Elle haletait comme si elle venait de courir un marathon, une douleur fulgurante lui traversait la tête. Elle était tombée à la renverse sans s'en être rendue compte. Malgré tout, elle était parvenue à l'expulser de son esprit juste avant qu'il ne découvre la confidence du Lord.

- Vous m'avez laissé entrer trop loin !

- Sans blague ! maugréa-t-elle…. Je n'étais pas préparée !

- Qu'était-ce ce dernier souvenir ? demanda-t-il froidement les yeux plissés.

- Un entretien avec le maître ! Vous l'avez bien vu non ?

- Sur un autre ton ! siffla-t-il d'une voix glaciale. Je sais très bien ce que j'ai vu. Ce n'est pas cela que je vous demandais, et vous l'avez parfaitement compris !

- Vous pensez peut-être que je vais vous étaler le programme des missions qui me sont confiées ! ironisa-t-elle.

- … Il serait temps de prendre parti ! coupa-t-il.

Elle resta silencieuse un instant, étonnée de la brutalité avec laquelle le sujet avait été mis sur le tapis, elle ne l'avait pas vu venir.

- Je servirai celui qui pourra assurer la sécurité de mon frère !répondit-elle finalement.

- J'ai senti de la peur en vous en vous remémorant ces images, il ne s'agissait pas d'une mission, n'est-ce pas ? Vous aviez ce stupide oiseau dans les bras, il s'agit de ce fameux soir où vous m'avez fait rappeler de Poudlard. J'avais déjà remarqué l'étrangeté de votre comportement à ce moment-là ! Je mettrai ma main à couper que ce que j'ai entrevu, n'était autre que la raison qui vous a fait fuir en pleurant….. Alors miss Merson, continua-t-il en avançant de quelques pas vers elle, suis-je dans l'erreur ?

Elle ne répondit d'abord pas, puis :

- Qu'est-ce que ça peut vous faire ? cracha-t-elle.

- Si vous manigancez quoi que ce soit….

- Ne racontez pas n'importe quoi, le coupa-t-elle. Vous savez parfaitement que, que ce soit par vous ou par Voldemort, je suis sans cesse surveillée. Vous êtes toujours au courant de mes agissements…

- Taisez-vous ! l'interrompit-il à son tour, la fusillant du regard. On reprend… à trois. Un, deux, trois…. Legilimens !

La séance assez éprouvante dura deux heures durant lesquelles elle luttait comme elle le pouvait pour ne pas le laisser voir ce qu'il s'était passé avec le Lord. Son dos, ses genoux, sa tête et ses bras étaient remplis de bleus dus aux chutes à répétition. Cet abandon de toute vie privée au profit de son apprentissage lui coûtait bien plus qu'il ne semblait le croire, mais ce sacrifice bien que déplaisant, lui était indispensable. De plus, avec les évènements à venir, elle devait être capable de limiter au maximum les intrusions dans son esprit. Et puis, elle s'était étonnée que Rogue n'ait pas fait montre de davantage de suspicion quant à sa requête. Elle avait divinement su tirer parti de son échec sentimental. Visiblement, c'était un sujet qu'il mettait tellement un point d'honneur à éviter, qu'il s'était laissé berner…. Enfin, c'était du moins ce qu'elle espérait, car elle savait que Rogue n'était pas personne à se laisser duper facilement. Peut-être avait-il accepté sa demande sans plus de cérémonie, afin de profiter de cette occasion pour récolter des informations… après tout, c'était comme si elle lui donnait l'autorisation de venir se servir directement dans sa tête….Tout se compliquait tellement dans sa tête, que dans la mesure où de toute façon elle n'avait pas le choix, elle préférait ne pas trop se poser de questions.

Elle tournait en rond dans ses appartements depuis le départ de Rogue, retournant toutes ces idées dans sa tête. Soudain, elle s'arrêta, portant une main à son bras gauche, sa marque la brûlait horriblement. Se rappelant sa dernière visite à Tom Jedusor, elle tenta d'ignorer la douleur lancinante dont l'intensité augmentait à mesure qu'elle tardait. Sa colère semblait prendre davantage d'ampleur du fait de son attente. Elle commençait à réaliser que vu son impatience, si elle ne venait pas à lui, il serait bien capable de venir la chercher lui-même. Et il n'était ni très intelligent ni très conseillé de faire se déplacer Lord Voldemort. Depuis le soir où son pouvoir avait refait surface, elle avait vécu en huis clos, coupée des autres mangemorts, et de la surface. Elle se contentait uniquement de partager la douleur de Saizo qui semblait avoir du mal à se remettre de sa blessure. Durant des jours, elle n'avait cessé d'entendre des voix étranges dans sa tête, mais après tout, Rogue avait semé un tel désordre là-dedans qu'il valait peut-être mieux ne pas essayer de trop réfléchir à l'origine de ces voix. (perso, j'ai entendu des voix un jour aussi, flippant le truc, et puis je me suis rendue compte que je m'étais endormie et que c'était ma mère qui hurlait avec douceur pour me réveiller, soit dit en passant ils me font trop marrer avec leur pub soupline sur la douceur des mamans ! Quand j'y pense, je crois que ma prof de philo entendait aussi des voix : « Socrate, aide-moi quoi hein ! Ne m'abandonne pas quoi ! Laissez-moi vivre, hein ! » Ca c'était le délire de l'époque, on l'imaginait se débattant dans une camisole de force !) Bien qu'elle soit toujours intimement convaincue que ces murmures inaudibles provenaient de son hibou. Elle se décida finalement à aller à la rencontre de Voldemort afin de savoir ce qu'il lui voulait. Elle transplanna devant la porte de ses quartiers privés, amoindrissant ainsi la distance qui la séparait de son maître, la douleur étant devenue insoutenable.

- Entre ! Dépêche-toi ! entendit-elle derrière la porte avant même d'avoir frappé pour annoncer sa présence.

Un long frisson parcourut son échine lorsqu'elle poussa la lourde porte de ses appartements.

- Tu m'as fait attendre, je ne suis pas content du tout ! retentit la voix glaciale de Tom Jedusor. As-tu révélé à quelqu'un la nature de notre dernier entretien ? demanda-t-il froidement.

Elle hocha la tête la tête en signe d'abnégation, ce qui provoqua sur le visage d'une pâleur de mort un sourire démoniaque.

- Très bien ! Personne n'a besoin de le savoir. Il n'y a que toi et moi qui savons… ce que nous savons. Ce qui signifie que si quelqu'un d'autre venait à être au courant, tu en subirais les conséquences, car tu comprendras bien que moins de gens sauront, plus mon entreprise aura une chance, je dirais même maintenant que tu es là, une forte chance d'aboutir, continua-t-il avec un air sournois.

Il s'approcha lentement de la jeune femme et comme quelques jours auparavant, tira violemment sa tête en arrière pour venir coller ses lèvres aux siennes. Elle tressaillit de dégoût.

- Tu ne verras pas d'inconvénients à prouver une fois de plus ta loyauté envers ton Seigneur !

Jamais encore auparavant, quelque chose ne l'avait autant répugnée que cette langue glacée dans sa bouche. Il se fit rapidement plus entreprenant et déchira brusquement sa robe de sorcier dénudant ainsi épaules. Une larme roula sur sa joue malgré son visage impassible. Elle revoyait le visage de l'homme qu'elle aimait penché au-dessus du sien, et ferma les yeux dans un ultime geste de résignation.

Review?