Hola ! Tout d'abord, je vous présente mes excuses mais ce mois de Février est réellement... infernal ! Bac Blanc, DS, TPE... T_T
Je crois que je n'ai jamais autant rêvé d'être en vacances ;P
J'ai été longue à publier mais bon... Faut savoir que c'est le chapitre 13, ça porte la poisse :)
Je ne m'attarde pas... On se retrouve en bas (si Dieu le veut ;B)
Chapitre 13 :
Sa main rugueuse mais douce s'éleva jusqu'à ma joue et la caressa. Et dans un souffle, il me murmura :
« Ma Bella. J'ai reçu le message. Nous allons partir. Maintenant. Et c'est là que tout commence… »
Puis ce fut le trou noir.
POV Bella
« Tiens, regarde chérie ! Un petit oiseau ! Tu sais comment il s'appelle ?
- Non Grand-mère, dis-moi ! S'il te plait !
- Il s'appelle Patience.
- Mais ! Ce n'est pas un prénom ça Grand-Ma !
- Non tu as raison chérie. Mais en le regardant faire son nid tu comprendras ce que le mot patience veut dire ! Maintenant tu vas me faire le plaisir d'attendre que le gâteau au chocolat finisse de cuire tout en arrêtant de me demander quand est-ce qu'il est prêt !
- Mais Grand-Ma ! C'est que j'ai faim moi.
- Pas de mais ! Maintenant regarde ! Patience a pris une brindille dans son bec ! »
Patience. C'est ainsi que j'avais appris la signification de ce mot. Et, en ce moment, je me devais d'être patiente car, sans le calme et la réflexion, j'allais tourner à la folie. Edward, à côté de moi, ne cessait de passer sa main dans ses cheveux, signe qu'il était anxieux. Mais on l'était tous, je jaugeais du coin de l'œil Rosalie et Emmett toujours en tenue d'Adam se cachant avec ce que l'on leur avait prêté. Nous attendions toujours Jasper et Alice pour pouvoir nous mettre en route.
Flash Back
Je flottais. Cette sensation d'être sous l'emprise d'une drogue quelconque, complètement stone. Je pense que c'est le mot. Les images défilaient devant mes yeux. Des multiples souvenirs, récents ou non, m'assaillaient. J'avais l'impression de revoir ma vie au ralenti.
Suis-je morte ?
Mais non Banane ! Si tu étais morte tu n'aurais pas Edward à tes côtés…
Et si c'était une hallucination ? Après tout, tout ce qu'il y a ici est factice, comme une autre dimension. Je ne devrais pas voir ce que je vois. C'est le royaume des morts. C'est l'Inframonde (c0rnii : Dans la religion Maya, l'inframonde désigne le monde entre celui des vivants et celui des morts et seuls les prêtres en « transe » peuvent y accéder lors des cérémonies sacrificielles.)
Une main posée sur ma taille me surprit. Toujours dans mes réflexions, je n'avais pas senti Edward se rapprocher. Il me faisait un merveilleux sourire. Mais quelque chose clochait. Ses yeux étaient noirs, comme animés d'une lueur animale. En ce moment même il paraissait être un animal. Un prédateur. Il tendit le bras et toucha une image du doigt. Le cercle défilant s'arrêta. Il avait choisi une image de nous deux. Celle de moi, lui passant de la crème dans le dos après qu'il ait été brulé par K'iin. Le jour où nous étions sortis ensemble. Le commencement de nous.
Je lui souris, touchée. D'un mouvement de poignet, je refis défiler le cercle. Une image attira mon attention. Celle de lui me relevant après que j'ai lamentablement chuté à la rentrée. Notre première rencontre. Nos regards étaient soudés. On pouvait quasiment voir l'électricité émanant de nos mains soudées. Il était parfait. Il était à moi.
Sa prise sur ma taille se resserra. Sa voix calme et sensuelle brisa le silence.
« Sais-tu pourquoi nous sommes ici Bella ?
- Je ne sais pas. C'est bien l'Inframonde non ? Le monde que personne ne connaît. Seules les âmes mortes peuvent y pénétrer.
- Tu te trompes. Les prêtres y arrivent aussi.
- Alors sommes nous des prêtres ?
Il rigola.
- Non pas vraiment chérie. Mais nous sommes les élus. La transition se fait ainsi. Les dieux ont décidé que c'était le moment. Nous commençons notre mission.
- Pourquoi ces images qui défilent Edward ?
- Attends encore un peu et tu sauras. Je ne te promets pas que ce sera agréable car, dans cette dimension, le rêve et la réalité se côtoient, s'unissent pour ne faire plus qu'un. Tant et si bien que tu n'arriveras plus à dissocier l'un de l'autre. Seulement garde en mémoire qui tu es. Ne perds jamais ce repère. C'est ainsi que tu pourras sortir, avoir la force de briser ce qui va maintenant se passer.
- Quoi ? Edward explique-moi ! Parle-moi dis-moi ! »
Il s'effaçait au fur et à mesure. Je ressentais un froid glacial le long de ma colonne.
« Edward ! Où vas-tu ?
- J'ai moi aussi à vivre ce que tu vas vivre. N'oublie jamais que je t'aime. Tu es ma vie à présent. »
Puis il disparût tout à fait. Et, sans sa présence, je me sentis basculer. Les images de nous deux se succédaient, les unes après les autres. Puis il y eut des souvenirs de ma mère et enfin de ma grand-mère.
Pourquoi n'est-elle pas là ? J'ai besoin d'elle !
Bella c'est impossible ! Nous sommes dans l'Inframonde !
Mais elle est morte ! Elle peut me parler dans cette dimension !
Prise d'un regain soudain d'énergie et de courage, je me redressais et touchais furtivement mon collier.
Zut comment fait-on déjà ?
Euh… Tu me poses une colle ! Je pensais qu'il suffisait juste de penser à elle pour qu'elle apparaisse…
Non. Je crois qu'il y a une incantation. Laisse-moi réfléchir.
Mais je n'y arrivais pas. J'avais l'impression que ma tête était vide. Sans souvenir, sans rien. Je paniquais. Les souvenirs c'était tout ce qu'il me restait de Grand-mère. Si je les perdais je perdais tout. Puis, prise d'une frénésie, je me mis à marcher, tout en titubant, cherchant la sortie. J'étais prise de spasmes à cause de ma peur.
Il faut que je trouve Grand-mère. Elle a les réponses que je cherche. Il faut que je la trouve. Il le faut.
Bella ! Bella calme-toi, je t'en supplie. Tu me fais mal au crâne. Trouvons une solution calmement.
Comme quoi ? Se poser et réfléchir ? Non, je suis désolée, ça c'est toi c'est pas moi. Toi la cérébrale, pendant que j'agis, t'as qu'à trouver une putain de solution, moi je me casse !
En arriver à se disputer avec sa conscience était déjà le signe que tout allait mal et, pour en rajouter une couche, les images qui défilaient autrefois avaient arrêté de bouger. Bizarre. J'en touchais une, ne me rappelant pas de ce souvenir. C'était une photo de ma « mère » en train de se disputer avec ma Grand-mère. Je fronçais les sourcils. Je devais être trop jeune pour me rappeler…
Une autre attira mon attention. Une d'Edward et moi. J'avais les yeux baignés de larmes alors que lui avait le regard dur. Il était toujours aussi beau.
Pourquoi pleurais-je ?
Soudain, le visage d'Edward s'anima, le mien aussi. J'étais à l'intérieur du souvenir et celui-ci prenait vie…
« Bella tu n'es pas celle qu'il me faut. Trop banale, commune. Regarde-toi un peu. Un homme comme moi ne peut décemment pas être avec une fille comme toi. Non, vois-tu, je préfère les blondes. Comme Jessica par exemple.
- Non ! Je ne te crois pas. Tu n'es pas toi. Tu n'es qu'un rêve.
- Si je ne suis qu'un rêve alors tu peux essayer de te réveiller. Mais ne te voile pas la face, ça te rends encore plus pathétique. Si je ne suis pas réel alors toi non plus. Regarde Bella ! Regarde, j'ai fait ma vie avec Jessica, je l'aime. Nous allons nous marier, avoir des enfants. Regarde-les. Ils sont beaux tu ne trouves pas ? »
Il s'est accroupi et a attrapé le bambin qui courait vers son père tout en rigolant. Edward le posa sur sa hanche et s'avança vers moi.
« Regarde Bella ! Tout est réel. Touche-le Bella. Touche-le et vois que ce n'est pas un rêve. Pince-toi s'il le faut mais tout est réalité. A la vérité, tu n'es pas pour moi. Je suis désolé d'avoir fait durer cette comédie trop longtemps mais j'avais besoin de toi. Tu m'étais utile, toi et tes « capacités surnaturelles » depuis que l'Humanité est sauvée, tu es redevenue une petite Humaine tout comme moi. Et tu as perdu tout l'intêret que je te portais. C'est au moins la cinquième fois que tu reviens me voir et je t'ai déjà dit que toi et moi c'est terminé.
- Mais… Mais tu m'as dit que j'étais ta vie à présent. Edward…
- C'était il y a cinq ans Bella.
- Non non ! C'était il y a moins d'une heure !
- Tu devrais continuer à prendre tes médicaments Bella. Veux tu que j'appelle Carlisle pour qu'il t'examine ? Tu dois faire une rechute…
- Carlisle ? Il est vivant ? Grand-mère ?
- Pourquoi serait-il mort Bella ? Regarde ! »
En effet, Carlisle, toujours aussi jeune et beau, était dos à moi, tandis que je voyais Grand-mère qui bavardait avec Jessica. Elle avait le sourire jusqu'aux oreilles. Elle qui l'avait toujours détéstée. Rien ne tournait rond.
- GRAND-MÈRE. Ne pus-je m'empêcher de crier.
- Chut ! Bella ! Tu es malade ou quoi ? Si elle te voit elle va te tuer ?
- Moi ? Mais pourquoi donc ? Jamais Grand-mère ne voudrait ma mort…
- Je pense que tu fais une grave rechute Bella. Tu devrais rentrer chez toi…
- Mais où est mon chez moi ? Je pensais que tu étais mon chez moi…
- Non Bella. Je ne vais pas le répéter ! Toi et ta grand-mère ne vous parlez plus depuis que tu as tenté de tuer le bébé de Jessica. Suite à ça, tu es rentrée dans un hôpital psychiatrique pour personnes délirantes et dangereuses. Tu parlais de pouvoirs spéciaux. Il fallait que personne ne sache, tu comprends. Alors nous t'avons placé là et tu as tourné mal. Mais tes résultats semblaient bons alors nous avons été obligés de te faire sortir sous condition que tu ne reviennes plus jamais vers nous. Mais voilà que cinq fois déjà tu toques à ma porte. Si Esmée l'apprend, je ne me porte garant de rien. Maintenant pitié, sors d'ici et ne reviens jamais… »
Et il claqua la porte. Claquement sourd, dur, qui déclencha mes larmes.
Ce n'est pas possible, c'est un cauchemar ! Je rêve.
Bella, si tu rêvais tu n'aurais pas pu toucher le gamin. Tu ne peux que te rendre compte que tout est réel. Tu n'es plus rien. Allez viens, on rentre, faut prendre notre traitement.
Non. Non ! Même ma conscience était corrompue. Impossible. Comment lutter ?
Je tombais à genoux, les mains devant mon visage.
Edward ne voulait plus de moi, Grand-mère me détestait, Jessica avait pris ma place… Et moi ? Moi j'étais folle à lier, désespérée dans ce monde de merde où ne régnait qu'injustice et souffrance. Je devais trouver un moyen de partir. M'enfuir. Ne serait-ce que pour trente secondes.
Ma place n'était plus ici. Je n'avais plus rien à y faire, à y vivre. Je devais… Oui, je devais mourir.
Et, comme par magie, comme si dès que j'y avais pensé, ça c'était matérialisé, un poignard prit place dans mes mains. Il était apparemment très ancien.
Un poignard sacrificiel…
Je fis tourner l'objet dans mes mains, lentement. Il était gravé avec de jolies arabesques et au centre de ces volutes une phrase simple :
« La vie ou la mort, il faut choisir. Ecoute ton cœur, il te dictera tes actes. »
Mes phalanges blanchirent tant je serrais fort l'arme blanche. Je fermais mes yeux, soufflant un grand coup. Je retournais mon poignet, de façon à exposer ma paume. Et, d'un coup net, je me tranchais les veines. De douleur, j'en lâchais le poignard qui tomba au sol dans un bruit sourd métallique. Je vis une ligne rouge fendre mon poignet et bientôt des gouttes éclabousser le sol blanc immaculé. Je me sentis très faible tout à coup, comme si ma vie me quittait. Je décidais de me reposer en fermant les yeux, baignant dans mon propre sang. Ce n'est qu'à ce moment-là que des images affluèrent.
Un rire cristallin, une toute petite fille qui sautille. Les cheveux en pics qui partent dans tous les sens…
Alice ! Mon Alice. Elle m'avait tellement manqué ! Je la regardais sauter un peu de partout et rire. Puis elle sauta dans les bras d'un jeune homme. Blond, le visage fin, heureux... Jasper ! Il la prit dans ses bras et la fit tournoyer un instant. Puis leurs rires s'arrêtèrent et ils s'embrassèrent avec passion. Lily prit la parole entre deux larmes :
« Oh Jazz ! Je suis si heureuse ! Oui, OUIII bien sûr que oui que j'accepte ! Depuis le temps où je voulais devenir ta femme ! Tu as failli me faire attendre ! »
Oh mon Dieu ! Alice allait épouser Jasper ? J'étais tellement heureuse ! Mais un sentiment de tristesse m'envahit. Je ne serais pas là pour leur union. On en avait parlé tellement de fois quand on était petites ! Elle voulait que je sois sa demoiselle d'honneur et j'étais en train de me vider de mon sang. Mais qu'est-ce que je faisais ?
Puis la vision changea. Je me trouvais dans un hôpital à première vue. Ca sentait l'éther et l'hémoglobine. Puis des cris, à vous fendre le cœur. Des cris de douleurs. Aussitôt je me précipitais bien que, comme dans les dernières images avec Alice, j'assistais à tout, impuissante. Je traversais la porte et me figeais. Rose, les mains sur son ventre, en sueur et les pieds relevés, était rouge. J'entendis un « POUSSER ! » et un autre abominable cri s'ensuivit. Je tournais un peu la tête, et trouvais Emmett, tenant la main (enfin il se faisait broyer la main pour être exact) de la future maman. Il lui murmurait des mots doux tout en lui caressant le front. Et, le plus beau son au monde parvint à mes oreilles. Un autre cri, un premier souffle, le début d'une vie : un bébé.
« Toutes mes félicitations Madame McCarthy ! C'est une fille ! Elle est magnifique ! Une idée d'un prénom ? »
Les amoureux se regardèrent dans le blanc des yeux, le visage rayonnant. Emmett hocha la tête comme pour donner son accord et la voix claire de Rosalie résonna dans la chambre d'hôpital.
« Oui, nous avons longuement réfléchi mais… Nous voudrions l'appeler Bella. En souvenir d'une amie très chère. »
La surprise me fit l'effet d'un électrochoc. Mon Dieu, mais qu'est-ce que j'étais en train de faire ? Mes amis avaient besoin de moi, je ne pouvais pas disparaître ! Qu'importe qu'Edward n'ait pas tenu sa promesse de m'aimer pour l'éternité. J'avais toujours mes amis ! Je n'avais pas le droit d'abandonner ! J'ouvris un œil. Et j'eus le droit à une nouvelle surprise. Deux hommes, seulement vêtus d'un tissu qui leur couvraient les parties stratégiques d'une anatomie masculine, me faisaient face. L'un d'eux prit la parole plein de rage :
« Tu avais promis K'iin ! Forcément, comme ce n'est pas ton protégé, tu te dois de lui pourrir la vie mais ce n'est pas une raison ! Est-ce que j'ai fait ça à ton cher petit Edward ? Non ! J'avais promis et tu ne fais que trahir. Pas étonnant que Gaïa (c0rnii : c'est la Terre dont il parle) ne t'ait pas choisi. Tu es si violent… si impulsif. Tout ce que je veux c'est la sortir de ce pétrin et toi tu compliques toujours tout ! Regarde-la en train de crever sur le pavé. Mais tu n'as aucune idée de son utilité ou t'es vraiment con ? Putain je vais devoir utiliser une incantation alors qu'elle ne devrait jamais nous avoir vu ! T'es vraiment chiant des fois !
- Oh non mais ça va, M. Uj fait sa crise de nerfs ! C'était juste une petite blague pour voir si elle avait l'esprit solide ! Mais tu vois bien elle n'est pas assez forte pour assumer son rôle ! Que veux-tu qu'on fasse avec une fille qui ne sait même pas où est le rêve de la réalité ?
- Je t'y verrais bien moi ! Perdue au milieu de nulle part où rien n'est pareil que dans le monde réel. Elle a déjà compris qu'elle était dans l'Inframonde c'est pas mal ! Et toi tu as triché ! Tu as prévenu Edward de ce qui allait suivre. Mais bien sûr, égoïste comme tu es, tu lui as interdit d'en parler à Bella. Ce que tu peux être dégueulasse ! Bon je vais m'occuper d'elle. Prépare les échecs en attendant. Il ne faudrait pas que nos chevaux et tours nous filent entre les doigts. C'est tellement délicat le passage de l'Inframonde au monde réel. On aurait très bien pu leur acheter des billets d'avion !
- Mais il le fallait Uj ! Comment veux-tu qu'ils prennent la Mission au sérieux si on ne leur met pas un peu la pression ?
- Pff ! T'as toujours été comme ça de toute façon. Toujours faire une « entrée remarquée », se pâmer comme le font les paons.
Il me regarda dans les yeux et poussa un soupir.
- Tu es vraiment pâle, Jeune Élue. Je me demande bien ce que je vais pouvoir te concocter pour que tu puisses te rétablir le plus vite possible. Ce n'est pas un endroit pour toi ici.
Il me prit dans ses bras. C'était bizarre. Sa peau brillait d'un éclat argenté tout comme celle de l'autre homme brillait d'un doré. Magnifique pensais-je. Il matérialisa je ne sais comment un lit plus confortable que des plumes et je m'y affalais. Directement après, un bol dans sa main apparut et il appliqua ce qu'il y avait à l'intérieur sur ma blessure. Elle arrêta de saigner en très peu de temps et la cicatrisation commença. J'étais ahurie. Comment arrivait-il à faire ça ? Qui était-il ? Étais-je toujours dans l'Inframonde ? Mon cerveau roulait au ralenti mais fourmillait de questions. Un nouveau soupir de sa part. Je levais les yeux vers lui et vis du bonheur, presque de l'adoration.
« Je suppose que les questions se pressent dans ta boite à réflexion. Il est vrai que je t'ai créée avec un certain degré de curiosité. Mais tu as bien évolué depuis 1500. Tu es resplendissante. Enfin si bien sûr on enlève ta pâleur due à ton… accident. »
Je souris, il avait l'air tellement gentil. Il se stoppa et je bondis sur l'occasion pour avoir des réponses à mes questions. Ma voix était rocailleuse de ne pas avoir parlé depuis longtemps.
« Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Comment avez-vous réussi à me guérir si vite ? Vous êtes quoi, un gourou ou un truc comme ça ? Non parce que vous voyez, j'allais mourir en ne voyant pas le bébé de Rose ni pouvoir participer au mariage à Lily et ça me tuait littéralement, alors franchement merci pour tout et je…
- Je ne me rappelais pas t'avoir faite aussi bavarde par contre. »
Il rigola et je le regardais furieuse.
« Oui, ça va ! Ne me fais pas le petit Chaton Enragé ! Je vais répondre à tes questions mais, déjà, bois ça !
- C'est quoi ? Ça sent pas bon en tout cas !
- Râleuse… Non tout ça, ça doit être au fil du temps, je t'avais créée pour être parfaite et voilà que je te retrouve avec pleins de défauts… Attention, attachants les défauts mais… Enfin, là n'est pas la question ! C'est une boisson récupératrice et anti M. K'iin.
- Anti M. K'iin ? Le Dieu du soleil ?
- Oula comment tu y vas ! »
Il s'éclaffa comme si c'était la meilleure blague du siècle.
« Hé K'iin ! Viens voir !
- Humm.. Quoi encore ? T'arrives pas à gérer la Mini Puce ou quoi ?
- Grr… La ferme ! Elle t'a appelé Le Dieu Du Soleil ! Elle est bonne non ? Toi un Dieu ?
- Bah quoi ? C'est ce que je suis ! »
Ce dernier passa la main dans ses magnifiques cheveux or ce qui fit rire son voisin.
Putain ! Dîtes-moi que je rêve ! Ca ne peux pas être les Créateurs en personne ! Je suis en train de rêver !
« Et non Lilliputienne ! Tu ne rêves pas ! Voici Uj ton Créateur, et le sublime homme juste à côté, à savoir moi, c'est K'iin, le Créateur de la Lignée d'Edward. Au fait, je suis désolé pour ce que je t'ai fait subir, je voulais juste… m'amuser.
- Vous amuser ? Mais j'ai failli mourir ! J'étais perdue, sans repère, croyant que la plus grande partie de ce que j'aime ne m'aimait plus et vous vouliez vous amuser ? Mais à quoi vous pensiez ? C'est vous qui n'avez aucun sens des Responsabilités !»
Je savais que je n'avais pas le droit de faire des remontrances à un des Créateurs mais c'était plus fort que moi. J'étais passée à deux doigts de la mort ! Putain ! Mais, contre toute attente, K'iin jeta sa tête en arrière et un rire tonitruant sortit de sa bouche. A ce moment précis, on aurait dit Emmett ! D'ailleurs si je regardais de plus près, mes amis avaient tous des mimiques ou des traits physiques de nos Créateurs.
« C'est normal Bella. Nous leur avons insufflé la vie pour vous aider dans votre Mission. Alors quoi de mieux que des êtres parfaits comme nous ? »
Je fis mine de m'étouffer en entendant la remarque de K'iin.
« Vous, parfaits ? » Marmonnai-je.
Il me fit un grand sourire appréciateur, et nous quitta. Uj posa la main sur mon épaule.
« Excuse-le, il est parfois très… pré-pubaire ! Un vrai gamin ! Dans l'Inframonde, personne n'a de secret pour personne. Nous pouvons lire dans les pensées et créer des choses de toute pièce. Bien sûr, il est interdit pour les Représentants de s'immiscer dans l'esprit des Créateurs, ce serait lourdement puni. Mais tu peux t'amuser à faire apparaître un objet.
- Est-ce que je peux faire apparaître une personne ?
- Seulement si elle erre dans l'Inframonde. Tu peux donc appeler les Damnés, les Bannis, mais aussi les gens en transfert. En ce moment il n'y a que Jasper, Alice, Rosalie et Emmett. Tu ne peux choisir d'appeler qu'un couple. Mais, avant, je te propose de répondre à tes questions. »
J'hochais la tête, désireuse d'en savoir plus.
« Très bien. Alors comme tu l'as compris, je suis Uj, ton Créateur. Tu es dans l'Inframonde car tu es en « transfert », quand tu choisiras d'appeler le couple que tu as choisi, votre voyage sera terminé. Je suis désolé pour tous ces mauvais moments. J'avais promis de ne rien faire de méchant pour le premier transfert d'Edward mais K'iin a voulu s'amuser en te piégeant pensant que tu te rendrais compte que ce n'est pas la réalité. Il a paniqué quand il a vu que tu avais su faire apparaître un poignard. Je te jure, il peut être très con par moment ! Enfin bref ! Si tu veux que j'efface cette partie de ta mémoire je peux. Seulement la rencontre qui a lieu aussi s'effacera vu que c'est à cause de ta tentative de suicide que tu es ici, sinon comprends-moi bien tu ne nous aurait jamais vu ! Ça brise le mythe d'un coup ! Mais bon, je compte sur toi pour ne rien dire. Nous enfreignions les règles en te parlant sous notre forme humaine mais c'est… disons plus facile au niveau de la compréhension. Je vais être obligé de te laisser une marque dans le creux de tes reins pour que tu te souviennes de ne pas parler. Si jamais il t'arrivait de lâcher des informations concernant cet échange, le tatouage te procurera une telle douleur que tu t'arrêteras direct !
- Comme celui d'Edward ? D'ailleurs pourquoi l'a t-il, il n'avait rien fait de mal !
- Ha. C'est K'iin encore ! Il est d'une… jalousie maladive. Disons, qu'entre nous deux, ça a toujours été la compétition pour gagner l'amour de Gaïa et le fait qu'aujourd'hui elle étouffe et meurt à petit feu sans avoir pu nous dire qui elle préférait entre nous deux, ça l'énerve. Alors tu comprends, nous avions établi une règle très stricte qui disait qu'aucun Représentant n'avait le droit de se lier à un autre. C'est cruel, c'est vrai, en plus vous êtes faits pour être ensemble… Un peu comme des briques qui peuvent s'emboiter. Mais ça… On avait bien vu que vous saviez très bien le faire ! »
Il rigola fort et j'entendis un gloussement venant de K'iin. Je rougis jusqu'à la racine des cheveux ! OH. MON. DIEU ! Ils nous avaient entendu ?
« Hum.. Disons que les cris dans l'Inframonde c'est difficilement manquable… Enfin bref ! Et donc, cruels que nous sommes, dès que nous avons vu que vous vous rapprochiez, nous avons voulu vous éloigner l'un de l'autre. Nous ne pouvions pas profiter de notre chère Gaïa alors pourquoi, vous, vous ne seriez pas à la diète ? Seulement vous êtes tous les deux les derniers de votre lignée et nous ne pouvions faire dévier vos deux chemins. Nous avions besoin de vous. Tu vois, les Représentants ont, depuis tout temps, eu une mission de Respect. Respect pour la Terre mais aussi pour la Nature, pour les Animaux, etc.… Ils étaient des sortes de sages. Des gens qu'on venait voir quand un membre de la famille était gravement malade. Une mission caritative si tu veux. Sauver des vies tout en respectant le sol qu'ils foulaient. Mais, aujourd'hui, c'est différent. Les temps ont changé, l'Humanité met la vie de Gaïa en danger. Avant, il nous arrivait de nous voir à la tombée de la nuit, elle et moi, sous forme humaine. Nous faisions l'amour encore et encore pour créer des choses telles que de nouvelles espèces. Je suis sûr qu'elle le faisait aussi avec K'iin et je ne lui en veux pas. Elle ne pourra jamais choisir entre nous deux car K'iin et moi ne sommes qu'un. Une sorte d'entité à part entière. Mais ça allait très bien comme ça ! Et puis, au fil des jours, nous l'avons vu dépérir. Nos coquetions ne marchaient pas sur elle. Elle s'affaiblissait de jour en jour et, un soir, elle n'est tout simplement pas venue. Je suis allé la voir, avec K'iin au milieu de la forêt où elle vit. Elle dormait. Quand elle dort, elle est reliée à la nature. Par les cheveux. Les arbres se servent de leurs branches. Tu vois ? Enfin ! Elle s'était murée dans un silence religieux. Elle écoutait la Nature, et cette dernière allait mal. Il lui fallait de l'aide. Alors elle donna une grande partie de son énergie. L'énergie c'est celle que tu vois graviter autour de nous, à savoir mon éclat argenté et l'éclat doré de K'iin. Sauf que Gaïa ne brillait plus. Et, juste avant de fusionner avec la Nature, elle nous a prié de déclencher une dernière fois le gène des Représentants dans la lignée. Ce que nous avons fait. Voilà pourquoi vous partez en mission. Maintenant comment aider Gaïa ? Avec les treize crânes. Ils sont une légende maya. Selon cette dernière, ils renfermeraient le savoir et l'énergie suffisante pour que la Terre retrouve un équilibre. Nous espérons ainsi avec K'iin pouvoir faire sortir Gaïa de son mutisme. Je sais que votre tâche va être ardue, vous n'avez plus qu'un an. Mais nous vous aiderons comme nous le pourrons. Nous ne pouvons pas beaucoup agir hors de l'Inframonde mais il suffit à l'un de vous de rentrer en transe pour rejoindre notre dimension. N'abusez pas de cette option, elle est à prendre en dernier recours, car elle pompe votre énergie comme la notre. Je compte sur vous pour faire preuve d'ingéniosité pour récupérer les treize crânes car il va en falloir. Vous avez toutes les cartes en mains et tu as le collier d'Esmée. Si tu la vois d'ailleurs à l'occasion, dis-lui que le Créateur ne la remerciera jamais assez pour le sacrifice qu'elle a fait.
- Mais elle n'est pas passée par là ? Je veux dire, quand on meurt, on passe par l'Inframonde, non ?
- Oui et non. Elle est morte par sacrifice. Ce dernier est un rituel religieux tellement pur qu'il lave de tous les péchés commis et permet directement de passer vers la Lumière. Ainsi, ta grand-mère est une âme noble. Je ne sais pas trop comment marche votre connexion mais je trouve que c'est une superbe idée d'avoir un objet vous reliant vous deux, ainsi que Carlisle et Edward. Carlisle, le pauvre, ainsi qu'Esmée ont tant souffert de la Règle de l'Interdit ! Pitié, dès que tu contactes ta grand-mère, veille bien à lui demander de m'accorder son pardon.
- Je le ferais. Je vous le promets !
- Bien ! Il est temps pour toi de partir. Veux-tu avant que j'efface ta mémoire ? Tu n'auras ainsi pas à avoir la marque que je vais te faire… Mais tu n'auras plus les réponses à tes questions…
- Je… Je pense que je veux me souvenir de mes Créateurs. Je vous respecte et je suis prête à mourir pour sauver Gaïa, notre Mère à tous. Alors, non, je veux que ma, que notre Quête ait un sens. Faites-moi une marque, mais n'effacez pas ma mémoire, s'il vous plait.
- Très bien, comme tu voudras Petite Étoile. »
Sur ce, il posa sa main froide sur le creux de mes reins. Je frissonnais. Quand il la retira, sans douleur, je pensais à un miroir et celui-ci apparut. Je me retournais pour voir le tatouage. Il était magnifique, tout en volutes et en courbes. Et au centre, un croissant de Lune, plein, signe de mon camp et de mon appartenance. Et bizarrement, j'en étais fière !
Uj me sourit et fit un bref signe de tête quand je lui dis qu'il était magnifique et que c'était un honneur pour moi que d'avoir cette encre divine dans mon corps. Je me concentrais ensuite sur le couple que je voulais appeler. Je choisis Emmett et Rosalie par instinct. Uj me souffla un :
« Bon voyage Petite Chose, je serais toujours derrière chacun de tes pas et veillerais sur ta bonne étoile. Tu es ma fierté, ma Création, rends-moi digne. »
Sur ce, je sentis des lèvres sur les miennes et quand je les rouvris, j'étais perdue dans des dunes. Perdue, peut-être, mais dans la réalité, c'est déjà ça. A ma gauche, j'entendis mon nom crié :
« BEEEEELLLLAAAAAA ? ROOOSEE ? ALLIIIICE ? JAZZZ ? EMM PARDON DIDY ? »
Je pouffais ! Ca ne pouvait qu'être Edward !
Je courus, me croutant plusieurs fois dans les dunes et bouffant du sable (pas très bon d'ailleurs !)
« OUAIIS ! EDWAAAARD ! C'EST BEELLLAAAA ! À GAUUUUCHE ! »
J'entendis des pas saccadés, un souffle, puis des bras forts m'encerclèrent et je me collais contre son corps. J'aurais voulu m'y fondre. Il se détacha et me regarda dans les yeux. Je me perdis dans ses prunelles. Puis, il fronça les sourcils.
« Quoi ? Je pue ? Pourquoi tu me renifles ?
- Tu… tu sens le sang.
- Le sang n'a pas d'odeur Edward. »
Je riais jaune. Si jamais il apprenait ce qu'il s'était passé, de un mon Pacte avec nos Créateurs serait (déjà) bafoué, de deux cela prouvait que je n'avais pas confiance en un Nous. Et j'avais honte de ça. Alors je préférais éviter toute dispute en déviant le sujet.
« C'est ta faute, quand tu préparais le dîner juste avant que l'on… parte, tu t'es coupé au doigt. Mais je peux voir que ça a déjà cicatrisé ! Magnifique ! Alors où sont Rose et Emmett ? Je les ai app… »
La douleur dans ma chute de reins me rappela à l'ordre.
Et oui, ma Belle, pas le droit aux indices non plus. Edward ne doit rien savoir. Pour le bien de tous…
Je me repris.
« Bon alors qu'est-ce qu'ils foutent ? Et Alice ? Et Jazz ? J'ai pas envie de rester ne serait-ce qu'une minute de plus dans ce putain de désert ! D'ailleurs on est où tiens ? Pourquoi il fait si chaud ? Merde on aurait pas pu tomber en pleine ville ou quoi ? Non, bien sûr faut nous foutre dans un coin paumé ! Rah putain ! »
Je shootais dans du sable ce qui eut pour effet de… ne rien faire justement. Oui, j'étais irritée. Je n'avais pas le droit de parler d'un évènement plus que troublant à Edward alors que je détestais lorsqu'on se cachait des choses et j'avais réellement chaud, et soif.
Il me regarda étrangement puis lâcha d'une voix contrariée :
« OK, je sais pas ce que tu me caches, mais tu vas cracher le morceau de suite Bella ! Et puis, d'abord, pourquoi t'es énervée, tu m'expliques ? Parce que j'en ai sérieusement marre de tes putains de sautes d'humeurs ! Alors quoi ? T'as tes règles ou quoi ? Merde ! »
Ok, il fulminait maintenant.
Bien joué Bella vraiment ! Il se doute de quelque chose ! Et tu vas galérer pour trouver une excuse potable surtout qu'il a genre un détecteur de mensonges à l'intérieur de sa tête.
Il peut pas lire mes pensées couillonne ! Arrête de me prendre la touffe avec tes histoires ! Et puis, d'abord, tu ferais mieux de la mettre en veilleuse si tu veux tout savoir parce que c'est quand même toi qui m'as foutu le coup de grâce tout à l'heure ! Tu as appuyé là où ça faisait mal ! Tu m'as clairement dit que j'étais malade et que je devais prendre mes médicaments putain ! Alors s'il te plait, la ferme. Je veux pas de tes conseils à la con. Maintenant dégage.
D'accord, niveau critique de la folie avancée ? Atteint ! Bravo !
Mais Edward me regardait toujours avec ses yeux furieux qui pourraient, j'en suis sure, me tuer si réellement l'envie lui prenait. Il attendait une réponse. Et merde… Rien ne me venait alors je jouais la carte de la fausse fureur pour éviter le sujet épineux :
« Mais Merde putain ! Tu vas passer ta vie à me fliquer ? Alors quoi tu penses que je te cache quelque chose alors que je suis sure que je ne connais que la partie visible de ton putain d'iceberg caractériel. Qu'est-ce que tu as foutu quand tu étais en France ? J'en sais rien. Il y a même pas 24H j'ai appris que tu t'étais déjà drogué, mais alors tu arrives à me reprocher mes mensonges alors que tu es pire que moi ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Mais le pire dans tout ça ? C'est que je ne te cache rien. Strictement rien. Et tu as toujours le don pour m'énerver et me faire sentir coupable alors que je n'ai strictement rien fait. C'est dans ces moments là ou je rêverais de te… AAAAAAAAAAHHHHHHHH
- Hein quoi ? AAAAAAHH
- Euh… MOUHHAHAHAHAHA ! »
Ok. On remballe tout et on recommence. Mais putain qu'est-ce que foutaient Rose et Didy dans une… position compromettante et… nu ?
Je me rappelle que j'étais en train de me « pseudo » disputer avec Edward quand… Bam ! Deux… animaux en rut (je ne peux décemment pas les considérer comme des êtres humains alors qu'ils… copulent ?) se sont… matérialisés ? La tension entre Ed et moi est redescendue d'un seul coup, pour laisser place à l'hilarité. Putain, je me tenais les côtes. C'était encore meilleur que l'histoire d'Emmett et de Diderot ! Je vis Edward esquisser un sourire, puis rigoler franchement. Ouf, sauvée. Je levais les yeux vers le ciel et soufflais un « merci » qui, je suis sure, me ferait marquer des points au niveau de l'affection de K'iin. Et toc !
Les deux pauvres tourtereaux regardaient partout ne sachant pas bien où ils étaient puis Em (pardon Didy) nous fixa avec son regard noir synonyme de sa profonde colère. A pisser de rire. Il serra les dents qui grincèrent et nous souffla :
« Vous permettez, j'aimerais finir. Parce que honnêtement, c'est pas dans mon caractère de laisser quelque chose inachevé. »
Nous ne bougions toujours pas, pliés de rire.
« MAIS DÉGAGEZ PUTAIN ! C'EST SI DUR À COMPRENDRE ? »
Nous pouffions toujours mais nous mîmes quelques dunes d'écart entre le couple et nous. Seulement, même de là, nous les entendions. Beurk ! Mon meilleur pote avec la fille qui m'a foutu du chewing-gum dans les cheveux quant nous étions au Primaire. Répugnant !
C'est en fixant un point que je vis quelque chose bouger. Enfin non, deux choses. Une petite brune et un beaucoup plus grand et carré, blond. Je m'élançais. C'étaient Alice et Jasper ! Je courus comme une dératée. Jazz me regarda choqué de ma soudaine apparition tandis qu'Alice criait :
« Je te l'avais bien dit Chéri ! J'avais vu que Bella serait attirée par nos mouvements de la danse de la Pluie ! Bon, et Rose et Emmett vous les avez vu ou je dévoile pas encore ma blague ?
- Non, Alice c'est bon, on les a… bien vu.
- Ahh ! Rose a toujours su faire des entrées fracassantes !
- C'est le moins qu'on puisse dire ! »
Après quelques câlins, nous retournâmes à la Dune où les… amoureux ? étaient apparus. Emmett tenait sa femme dans ses bras tandis que Rose se tenait les seins tout en étant repliée sur elle-même, rouge de visage. Aussitôt, j'enlevais mon pull qui ne m'était d'aucune utilité tellement il faisait chaud et le lui lançais. Je vis du coin de l'œil Edward enlever son pantalon et le lancer à Emmett tandis que Jazz faisait pareil pour Rose.
Résultat ? Les mecs se retrouvaient en larges caleçons qui pouvaient décemment passer pour des maillots de bain, Emmett était torse nu avec un jean très très moulant et Rose avait mon pull sur le dos, portait le pantalon de Jasper ce qui lui donnait un air de Junkie avec ses cheveux ébouriffés. Une équipe de choc prête à sauver le monde quoi !
Nous nous mîmes en marche, faisant confiance à Alice pour notre « retour à la société ». Nous avions appris que nous étions donc en Egypte, proches du Caire. Durant le trajet, Edward se rapprocha pour me pendre la main :
« Je n'ai rien oublié, mais je fais une croix dessus pour le moment.
- Pour le moment… »
Il passa sa main dans mon dos, à l'endroit exact où était mon tatouage et je le soupçonnais de se douter de quelque chose. Je ne voulais pas qu'il soit sur la bonne voie. Car qui disait bonne voie, disait aveux, et c'était clairement impossible, le message était passé. Je ne devais pas trahir nos Maîtres et je leur serais fidèle, à la vie à la mort.
C'est Alice et son cri qui me sortirent de ma rêverie :
« Le Caire nous voilà LALALALALA ! Bon allez les enfants, trouvons des vêtements ! Et de la bouffe, et de l'eau, je meurs de soif moi !
- Mais Lily ! On n'a pas d'argent !
- Oh ! Ce n'est pas un problème, Rose va nous faire le plaisir de mendier ! Avec sa « capacité » de persuasion, elle va vraiment récolter un max ! Suffit juste d'attendre un petit peu et voilà, le tour est joué !
- QUOI ? MOI ? MENDIER ? NON MAIS CA VA PAS LA TÊTE ? TU M'AS BIEN VU ? JAMAIS JE FERAIS CA OK ? JE SUIS PAS UNE PUTAIN DE SANS ABRI !
- Oh allez, arrête ton cinéma Rose ! Je l'ai vu alors tu t'assoies, tu nous fais le regard du chat Potté et hop c'est dans la poche ! Et puis tu devrais t'écraser un peu parce que c'est à cause toi que mon homme se retrouve en calcif alors grouille ! »
Sur ce, elle fit asseoir Rosalie de force et lui déchira le devant du pull.
« Hé » m'écriai-je ! Merde mon pull quoi ! J'y tenais pas particulièrement mais bon ! Et puis ça m'étonnait venant d'Alice qu'elle déchire un vêtement. Tout le monde la regarda avec des yeux ronds.
« Oui oui, je sais, moi aussi ça me déchire le cœur d'abimer un vêtement mais bon… on peut voir la naissance de ses seins comme ça !
- Non mais ça va pas ? T'es complètement jetée ma parole ! Hors de question que ma femme fasse le trottoir pour de l'argent !
- Didy ! Elle fait pas le trottoir elle mendie juste ! Regarde-la ! En moins de deux heures c'est plié ! Alors arrête de ronchonner ! Et de toute façon c'est de ta faute, fallait pas baiser juste au moment de partir !
- Mais on en savait rien nous ! On voit pas dans l'avenir nous ! Et on s'excuse mais merde ! Ca sent le plan foireux !
- Emmett, ne cherche pas à éviter l'inévitable, il nous faut du fric ! A moins que tu aies une autre solution ?
- Euh… »
Je le vis scruter les environs et son regard se posa sur un bar. Un fight-club bar. Tout content de lui il nous le montra du doigt.
« V'la la solution ! Je remporte quelques combats et c'est bon ! Pas la peine que ma Rosie se rabaisse à faire quelque chose d'humiliant ! C'est ma faute, je suis… l'instiguateur de tout ça donc je dois nous trouver un moyen de gagner de l'oseille ! Bon j'y vais. On se retrouve devant le bar dans trois heures. C'est à dire… euh. Comment on fait on a pas de montre ! »
Je pouffais. Emmett n'avait réellement pas le sens du pratique ! Mais, pendant qu'il parlait, j'échaffaudais un plan dans ma tête. Infaillible le plan attention !
« Bon. On arrête de se disperser. Voilà comment nous allons marcher. Jasper, tu vas avec Emmett et tu joues des émotions du type en face pour pas trop amocher Didy bien que sa force soit… surdéveloppée. Ensuite, Alice, tu restes avec moi pour m'aider dans mes choix. Je vais faire du… pick Pocket magnétique ! Je vais me concentrer sur les proies faciles que tu me dicteras. Je capterais le champ de force de l'objet en question et le ferais venir jusqu'à nous. Edward, tu restes avec Rosalie pour t'assurer qu'aucune personne mal intentionnée ne s'approche d'elle, au pire, tu réagis avant. Je souhaite donc à tous bon courage, c'est votre premier entrainement. Pour ce qui est de l'heure, chacun rejoint l'autre quand il est arrivé au minimum à 50€ pour l'équipe de Rosalie, 150€ pour la Team Didy et au moins 5 montres et autres babioles pour Alice et moi. Nous avons intérêt à gérer. Si vous dépassez ces montants tant mieux, au coucher du soleil, sur cette même place, on fera les comptes. Alors à ce soir ! Et encore bon courage ! »
Sur cette note d'espoir nous nous séparâmes après un câlin collectif. Mission Pick Pocket ? C'est parti !
Alors ? :S
Là, réellement ils y sont ! C'est le commencement des emmerdes :p
Je ne sais pas encore quand je publierais le chapitre 14 car Février et son lot d'emmerdes n'est pas encore fini è_é MAIS !
J'ai fini mon chapitre 4 sur "T'aurais Dû Planter ta tente ailleurs Pouffiasse !" Alors si vous voulez être de la partie, il devrait être en ligne d'ici très peu de temps.
Pleins de bisous, (surtout à mes correctrices de rêve j'ai nommé Phika17 et LadyL) et passez une bonne nouvelle semaine (je devrais dire profiter du Week End mais bon...)
c0rnii :D
