Grosse dédicace à Lia9749 qui ne pouvait pas attendre de lire la suite et comme tu m'envoies toujours des commentaires absolument adorables et drôles je ne pouvais décidément pas te faire attendre encore deux jours… J'espère que ça te plaira x

~*~ PARTIE 14 ~*~

« Ma maison est isolée. »

~ The Lion's Mane by Arthur Conan Doyle

« Nous pourrons en discuter chez nous beaucoup plus confortablement, dit-il. Je ne suis pas un homme parfait, Effie, mais je crois que je suis meilleur que tu ne l'avais cru. »

~ The Yellow Face by Arthur Conan Doyle

~*~SHERLOCK~*~

Molly émergea lentement de la lourde obscurité…

Bien qu'elle ait gardé les yeux fermés pendant un certain temps, pas encore prête à voir, elle sentait une lumière chaude et aveuglante. Quelque chose lui dit instantanément qu'elle aurait dû souffrir beaucoup plus si elle n'était pas, à ce moment-là, bourrée aux analgésiques. Elle était toujours là, tapie, comme si la douleur savait qu'il suffisait d'attendre… Et ensuite… Oh, alors la délicieuse médecine s'estomperait et Molly savait qu'elle allait plonger dans un monde d'atroce souffrance…

Elle était en vie, Molly se sentit reconnaissante, prit une profonde inspiration et la relâcha lentement comme si elle s'en assurait.

Bizarrement, elle ne sentit pas l'odeur normale de l'hôpital à laquelle elle était très habituée…

- Molly…

Une paume apaisante et familière, sa propre paume apaisante, lui parla et toucha profondément son cœur et son âme.

- Tu es en sécurité maintenant… Ouvre les yeux pour moi.

Elle gémit doucement puis prudemment, très lentement, elle ouvrit les yeux comme ordonné ou du moins essaya, elle ne pouvait pas voir très bien avec l'un d'eux. Parce qu'un de ses yeux semblait enflé et fermé à cause du coup de poing brutal sur son visage.

- Mycroft…

Elle respira et de son œil valide, le vit lui offrir un léger sourire en coin. Ses yeux semblaient… Presque doux et remplis… D'une douce chaleur qui toucha son âme… et… et… Était-ce une préoccupation dans ces intensités ? De l'inquiétude pour elle ?

- Tu ne croiras jamais la nuit que j'ai eue… L'informa Molly, sa voix était rauque et elle se sentait encore à vif à cause de son quasi-étranglement.

En plus, sa gorge était incroyablement sèche et douloureuse comme si elle avait des ecchymoses…

- Oh crois moi, je vais y croire, lui dit-il, avec quelque chose de rauque dans son ton avant qu'elle ne s'éclaircisse la gorge.

Il se pencha vers la table de nuit et versa de l'eau froide du pichet dans un petit verre. Il jeta une paille brillante et colorée dedans et la poussa vers son visage.

Molly prit rapidement la paille entre ses lèvres et avala de l'eau rafraichissante, agréable et si nécessaire.

De son œil valide, elle observa autour d'elle avant d'arrêter de siroter et de se pencher depuis son lit d'hôpital et des oreillers tout doux. Elle regarda Mycroft mettre le verre sur le côté. Ce faisant, elle se concentra à faire le long inventaire de son corps bandé, meurtri et couverts d'hématomes…

Il se pouvait qu'elle soit dans un lit d'hôpital, couverte d'ecchymoses douloureuses et sa main ainsi que ses côtes avaient un bandage épais, qu'elle soupçonnait couvrir quelques points de sutures. Molly avait même une intraveineuse et si elle ne faisait pas d'erreur il y avait son dossier médical au pied de son lit. Ce qui était étrange, c'était que ce n'était en aucun cas une chambre d'hôpital. Son environnement était beaucoup trop élégant et luxueux pour que ce soit dans un hôpital…

Si elle avait raison, le fait que dans un coin se tenait un chevalier flippant en armure qui la regardait silencieusement… C'était un indice assez gros pour indiquer qu'elle était chez Mycroft.

C'était l'une des chambre de la demeure de Mycroft. Bien sûr, la chambre était si belle dans ces beaux tons crème et son bordeaux riche et profond. Le mobilier s'accordait avec le bois teinté d'un brun foncé… C'était une chambre vraiment merveilleuse, une chambre qu'elle s'attendait à voir dans un magazine 'well to do'… La seule chose qui n'allait pas du tout c'était le lit d'hôpital et pour être totalement honnête elle n'était aussi pas à sa place.

Bien que personnellement, la chambre aurait été beaucoup plus belle et mignonne s'il n'y avait pas ce satané chevalier dans le coin… Sérieusement, parfois elle se posait des questions sur Mycroft Holmes. Pourquoi aimait-il tant les chevaliers en armure ? Était une étrange obsession ou quelque chose dans son subconscient qui essayait de trouver un moyen de surcompenser quelque chose qui lui manquait à l'intérieur…

- Même si je travaille dans un hôpital, je les déteste vraiment… L'informa Molly avec précaution, avant de l'interroger. Mais ne devrais-je pas y être ?

Mycroft l'étudia et plaça le bout de ses doigts presque sous son menton, comme s'il était soudain en pleine réflexion. Molly avait vu Sherlock faire ça lui aussi une fois ou deux. C'était intéressant à quel point, quand elle étudiait Mycroft, elle semblait toujours trouver des rappels instantanés que Sherlock et lui étaient définitivement frères.

Il éloigna lentement les doigts de son menton et c'est alors qu'elle remarqua à quel point il avait l'air fatigué. Elle pouvait voir aussi qu'il n'avait pas l'air calme, concentré et avec autant d'élégance que d'habitude. Il y avait des cernes sombres sous ses yeux comme s'il n'avait pas dormi et ses vêtements ne semblaient pas repassés et propres. En fait, Molly ne l'avait jamais vu vêtu avec des vêtements froissés avant. Ses manches étaient même retroussées, ce qu'elle avait déjà vu auparavant… En outre, l'une de ses nombres et innombrables cravates couteuses et variées n'était nulle part en vue.

- Moi aussi je déteste les hôpitaux. Tous ces malades et tout ce bruit et encore plus de gens qui se ridiculisent… Et puis il y a tous ces germes et ces médecins qui croient qu'ils savent tout ! Lui dit Mycroft avec un grand mépris.

Son dédain la fit sourire même si elle souffrait. Molly avait encore des questions… Ok, beaucoup de questions…

- Donc, se retrouva à demander faiblement Molly. Parce que tu détestes les hôpitaux et au lieu de venir me voir, tu as décidé de m'emmener ici… Intéressant, sinon un peu bizarre mais quand même intéressant…

Un petit sourire éclaira rapidement son visage.

- Eh bien comme tu le sais je suis un homme très occupé… Alors pourquoi ne pas apporter ma bestie ici pour me voir, ainsi que la meilleure équipe de médecins et d'infirmières qu'un homme dans ma position puisse recevoir ?

Molly aurait levé les yeux au ciel si elle n'avait pas peur que l'énergie pour le faire ne la fasse se sentir pire et beaucoup plus faible qu'elle ne se sentait déjà.

- En fait…

Mycroft sembla devenir soudainement sérieux.

- Je pensais que ce serait plus sûr de transformer une de mes chambres en une chambre d'hôpital et après nous rapporterons le lit d'origine et d'autres choses…

- ATTEND !

La peur submergea Molly.

- Plus sûr ? Est- Est-ce que le tueur en série s'est échappé ?

Des images du monstre qui s'en était pris à elle et l'idée que Molly ait à se battre pour sa vie une fois de plus… Et bien sûr, Molly se battrait, elle ne voulait juste pas passer toute sa vie à sursauter au moindre bruit et à trembler dans l'ombre, se demandant quand la prochaine attaque arriverait.

- Non, il ne s'est pas échappé. Mes employés l'ont bien enfermé. Tu as fait un sacré boulot en te battant avec lui, l'informa rapidement Mycroft comme s'il n'avait pas eu l'intention de lui faire horriblement peur… Molly je t'ai dit que tu es totalement en sécurité maintenant et je le pense. Je ne t'ai pas menti, jamais à propos de ta sécurité.

- Alors pourquoi… Demanda Molly en se sentant confuse, si elle était vraiment en sécurité pourquoi se sentait-il le besoin de la garder en sécurité ?

Mycroft détourna le regard et curieusement il y eut une longue pause gênante pendant laquelle il eut l'air mal à l'aise… Mycroft Holmes ne réussissait pas du tout à être « mal à l'aise », du moins elle ne l'avait jamais vu comme ça… Il était toujours en contrôle, oui, mal à l'aise, non.

Il se leva soudain de sa chaise pour faire les cent pas dans la pièce. Tout ce que Molly put faire c'est le regarder et se demander quelle folle bataille mental le puissant Mycroft 'Homme de glace' Holmes normalement calme dans la tempête, menait contre lui-même.

Mycroft s'arrêta rapidement au pied de son lit et glissa ses mains dans les poches de son pantalon.

- Ton appel m'a beaucoup inquiété… Sembla-t-il enfin admettre doucement. Je… Je n'ai pas aimé ça du tout. Je veux juste être sûr que tu es protégée et que tu restes en sécurité. Molly, il y a une raison pour laquelle je n'aime pas m'impliquer dans la vie des gens. Il y a une raison pour laquelle je n'ai pas d'amis…

- Mais, me voici, Mycroft ta seule et unique bestie… Lui rappela Molly avec soin.

Mycroft hocha lentement la tête et pendant un moment il sembla perdu dans ses pensées.

- Il se trouve que je suis toujours préoccupé par Sherlock. Est-ce que l'empressement de résoudre une affaire quel qu'en soit le prix à coûter la fin de mon cher frère ou est- ce que ce sera l'aiguille dans son bras quand il s'installe dans un repaire de drogués ? Maintenant je m'inquiète pour quelqu'un d'autre. Cette personne ne prend pas de drogues et ne cherche pas de combat mortel pour se battre dans l'espoir de se défoncer encore plus… Ou même un dragon à tuer ou à résoudre… Pourtant, Molly, les ennuis semblent te trouer, n'est-ce pas ? Mon frère, j'ai appris depuis longtemps qu'il ne voulait pas mon type de protection… Mais heureusement toi…

Mycroft arrêta ses paroles pendant une seconde, vraiment concentré sur elle avant de continuer beaucoup plus fermement.

- Je ne te garde pas en sécurité pour toi mais pour moi.

- Oh… Répondit Molly en chuchotant.

- J'ai peut-être un peu exagéré, je l'admets, mais tu vois je peux être un homme égoïste et… Et c'est le genre d'homme que je suis quand je reçois un appel… Qui me fait… Sentir des choses que je ne ressens pas normalement et je n'aime pas ça du tout. Rien de tout ça… et maintenant j'ai besoin d'essayer de te garder en sécurité pendant que je… Comprends certaines choses sous un jour plus clair.

- Je suis désolée, Mycroft vraiment je… Molly parlait toujours doucement. Je n'étais même pas sûre de qui j'avais appelé tu vois… et… Je n'étais pas sûr que ce soit toi que j'avais appelé. Parce que si c'était le cas je n'étais pas sûr de comment tu aurais pu m'aider. Je ne sais toujours pas comment tu m'as aidé à la fin, je sais juste que tu l'as fait… Aidé d'une façon ou d'une autre… Je suis en vie et je suis en sécurité parce que tu m'as aidé quand c'était le plus important. Je ne sais pas comment mais je sais que tu l'as fait et je t'en suis reconnaissante.

La voix de Molly s'effaça devant l'étonnante vulnérabilité dans les yeux de Mycroft qui semblait serrer son cœur. Molly compris tout de suite, Mycroft ignorait et détestait les 'émotions' autant que les 'sentiments'…

Il avait toujours l'air de se battre froidement contre les émotions, déterminé à gagner une sorte de guerre contre eux, alors qu'elle les accueillait toujours à cœur ouvert, bon ou mauvais. Les émotions et sentiments étaient ce qui rendait complètement humain… Et il était complètement, à 100% humain… Un homme avec un cœur, un qui fait tout son possible pour le cacher comme si c'était un secret honteux, mais il en avait un.

Mycroft Holmes ne l'aimera peut-être jamais mais il tenait à elle et tenait à elle de tout son cœur. Sûrement que ça veut dire quelque chose !

Mycroft n'avait peut-être jamais eu l'intention de s'occuper d'elle mais il avait fini par le faire…

Pour une raison quelconque, ce qui lui était arrivé, l'expérience de mort imminente l'avait, lui, beaucoup effrayé. Effrayé le soi-disant 'homme de glace' sans émotions…

A tel point qu'en ce moment il ressentait le besoin impérieux de « la garder en sécurité » pour ainsi dire… Parce que pour l'instant, elle était importante et pour sa propre tranquillité d'esprit, sa propre santé mentale, il la croyait plus en sécurité dans son propre domaine, qui avait peut-être le meilleur système de sécurité du monde. Car cet endroit était sa maison, là où il vivait et travaillait à chaque fois quand il n'était pas au Diogenes Club… De plus, elle soupçonnait fortement que presque tout son personnel était d'anciens agents à la retraite ou semi-retraités bien formés ou autre chose qui était dangereux. Même sa gentille et adorable gouvernante à qui Molly avait parlé plus d'une fois, donnait l'impression d'être la femme qu'on ne veut pas croiser quelque part dans une ruelle sombre…Et Molly suspectait que la gentille femme aux cheveux gris avait plus d'une arme cachée sur son gros corps d'ours en peluche.

Donc, il semblait que Mycroft la voulait là où il pouvait s'assurer qu'elle était en sécurité et pour une raison quel qu'on que il ne trouvait pas l'hôpital très sûr.

Quelque chose lui disait qu'il y avait une histoire derrière, quelque chose qu'elle savait au fond d'elle-même que Mycroft ne partagerait jamais avec elle peu importe à quel point il lui faisait confiance. Peut-être était- ce un de ses nombreux secrets classifiés qu'il détenait ou c'était même parce que c'était trop émotionnel pour lui…

Molly pouvait et respectait même l'une et l'autre de ces raisons. Elle n'avait vraiment pas besoin de comprend l'homme pour l'aimer…

Mycroft s'éclaircit la gorge.

- Molly, tu sembles toujours faire exprès d'oublier que je suis le Gouvernement Britannique.

- Doit-on avoir cette conversation à nouveau ? Vraiment ? Tu sais je trouve que ce que tu fais est incroyablement ennuyeux ! Vraiment ennuyeux comme l'enfer… Attends je retire, l'enfer serait mille fois plus intéressant que ce que tu fais dans la vie…

- Molly –

- Au moins, je ne te trouve pas ennuyeux, l'informa Molly rapidement, car Dieu l'en préserve si elle avait blessé les sentiments d'un homme aussi fragile et sensible…

Mycroft soupira et retourna lentement à la chaise qu'il occupait plutôt.

- Je suis désolée… Se retrouva à lui dire Molly, baissant le regard vers sa main bandée.

Soudain, des flash de pourquoi sa main était blessée et de pourquoi elle avait besoin d'un bandage aussi épais inondèrent son esprit.

Les terribles souvenirs s'arrêtèrent soudain lorsque la voix de Mycroft interrompit l'horrible flot comme un baume calme, apaisant comme fait pour ça.

- S'il te plait ne sois pas désolée, je suis absolument ravi que tu ne me trouves pas ennuyeux. Bien qu'il y ait des gens qui ont envie de faire ce que je fais.

- Oh oui, bien sûr s'ils sont tous de vieux schnoques ennuyeux qui aiment faire semblant d'être des ânes pompeux et importants et qui ont aussi un très fort complexe de malade du contrôle…

Molly songea soudain à ce qu'elle était exactement en train de dire pour lui dire rapidement :

- Non pas que tu sois l'une de ces choses, cela dit, sauf pour la partie sur le malade du contrôle.

Mycroft la fixa avant de cligner des yeux pendant quelques instants comme si elle avait finalement réussi à secouer son cher et précieux cerveau ou peut-être qu'il s'estimait si chanceux d'avoir trouvé une amie aussi merveilleuse et charmante qu'elle… Ouai c'était probablement ça !

- A cette pensée, Molly faillit sourire…

- Bien sûr, je n'ai jamais nié être un « malade du contrôle », répondit Mycroft promptement une fois que son cerveau revint à un fonctionnement normal, ou du moins ce qui était normal pour lui.

Cette fois il n'y avait pas « presque » dans son sourire et quelque chose brilla dans les yeux de Mycroft… C'était une chaleur spéciale et pour être honnête, c'était vraiment magnifique… Molly n'était pas sûr de ce qu'était ce que « quelque chose », mais elle découvrit qu'elle l'aimait vraiment.

En fait Molly aimait beaucoup ce regard dans ses yeux. Ça faisait battre son cœur et, pour autant qu'elle sache, ce n'était pas à cause d'un problème de santé qu'elle avait.

- Alors… Qu'est-ce qui est exactement arrivé ? Ne put -elle s'empêcher de demander jusqu'à ce qu'une soudaine pensée inquiétante la frappe. Oh Seigneur, Toby ! Il va bien ? Il y avait tellement de choses cassées et mon dieu s'il s'était blessé les pattes ?

- Toby va bien Molly, la rassura rapidement Mycroft. Il est sain et sauf. L'agent du MI6 qui a essayé de le mettre dans son panier l'a amené ici… et ce n'est pas pour n'importe quelle raison.

- Toby est là ? Questionna Molly.

- Bien sûr.

Mycroft parlait comme si c'était tout à fait apparent et très évident.

- Il est ici dans la propriété… Quelque part. Toby a été bien nourri et on s'occupe de tous ses besoins.

- Il est quelque part ? Où ça ? Demanda Molly vivement pour savoir.

Mycroft soupira.

- La dernière fois que j'ai vérifié avec le personnel, il se reposait joyeusement dans ma chambre… Sur mon lit, rien de moins, juste ce dont j'avais besoin, hmm, des poils de chat partout.

Molly lui offrit un autre sourire sincère.

- Toby t'aime

Mycroft détourna le regard en se décalant sur sa chaise.

- Bien sûr il agit déjà comme le Seigneur du manoir.

- Eh bien, oui, c'est un chat Mycroft… C'est très gentil à toi de veiller sur Toby pendant que je suis ici, dit Molly avec beaucoup de gratitude.

Mycroft lui jeta un regard en arrière avant de lui dire prudemment.

- Il n'y a pas que Toby qui est là…

Molly lui lança un regard douteux jusqu'à ce qu'il continue avec prudence :

- Tout ce que tu possèdes est maintenant aussi ici.

Sa mâchoire lâcha instantanément, avant de cligner des yeux, vraiment stupéfaite.

- Quoi ?

Elle inspira.

- Tout ce que tu possèdes est maintenant ici… Répéta Mycroft, la fixant désormais ouvertement.

Son visage était maintenant sans expression.

- Mon appartement ? Demanda Molly.

- N'est plus à toi, l'informa-t-il avec un haussement d'épaule. C'était à l'évidence un quartier très douteux, un quartier dans lequel tu n'as plus à vivre. Donc maintenant j'ai fait en sorte que tu ne vives plus là-bas.

Molly prit de grandes inspirations. Elle pouvait comprendre son inquiétude, bien sûr, et peut-être même son besoin de contrôler et de protéger ceux à qui il tenait fortement mais ceci… Comment osait-il –

- Tu peux toujours essayer de trouver plus tard un nouvel endroit, répondit rapidement Mycroft. D'ici là, j'ai une propriété très grande avec de nombreuses chambres. Je te donnerai un ensemble de pièces pour faire ce que tu veux. Merde, prends toutes les pièces. Tu peux abattre les murs et décorer comme bon te semble… Fais ce que tu veux de la propriété. Je m'en fou tant que tu vis ici avec moi. Pense à ça comme si tu avais un colocataire, au lieu de ça c'est un colocataire dans un domaine.

- Mycroft… Je ne peux pas… Tenta de protester Molly.

- C'est ce que les amis font, non ? Tu as maintenant besoin d'un endroit où rester, un où un tueur en série n'essayera pas de passer un horrible et méchant moment avec toi. Le seul et unique ami de Sherlock était son colocataire et ils vivaient heureux ensemble pendant très longtemps… Et vu que nous sommes besties maintenant… Où est le mal ?

Molly n'était pas sûr de comment répondre… mais… eh bien… Oh mon Dieu… Pourquoi l'homme qu'elle aimait et était son meilleur ami avait à être un tel malade du contrôle ? Sérieusement, pourquoi ? Surtout un qui était riche et supposé être un homme très puissant ?

- Non, sérieusement pourquoi ? Elle voulait vraiment savoir…

C'est déjà assez grave qu'elle ait le béguin pour des sociopathes de hauts-niveaux… Elle avait eu des rendez-vous avec mecs qui l'utilisaient, des manipulateurs, et une fois elle avait même eu un rendez-vous avec un cerveau criminel consultant… Et elle tombait follement amoureuse de Mycroft Holmes, un maitre malade du contrôle et un homme qui détestait les sentiments, qui ne faisait pas confiance aux gens ou même les aimaient et il était même le Gouvernement Britannique qui lui disait qu'il faisait des choses extrêmement ennuyantes pour vivre… Peut-être y avait-il sérieusement un problème avec elle. Elle avait vraiment besoin d'avoir l'aide d'un professionnel ou mieux encore, que Sherlock revienne et lui crie toutes sortes de choses vulgaires…

- Le mal ? Tu demandes sérieusement ? Sérieusement Mycroft ? Lui demanda Molly avec consternation ce qu'il avait fait et ce qu'il lui disait.

Mycroft eut leur momentanément confus alors qu'il continuait à la fixer en silence.

- Je ne peux pas vivre ici avec toi ! L'informa Molly chaudement.

- Pourquoi pas ?

Sa confusion était évidente dans son ton.

- Sérieusement, pour un homme qui clamait être 'le plus intelligent', il pouvait être tellement stupide parfois !

- Parce que ! Lui hurla Molly, comme si ce seul mot pouvait tout expliquer.

Ce n'est en aucun cas une bonne réponse. Tu vas évidement rester ici, alors ne te bats pas, répondit-il en croisant les bras, et son ton indiquait clairement : 'je-sais-ce-qui-est-le-mieux-pour-toi-espèce-de-folle-alors-écoute-moi-l'homme-stupide.

Molly fit de son mieux pour lui jeter un regard noir, même si cela n'eut pas d'effet sur lui, car il savait très bien qu'elle ne pouvait même pas se battre contre un sac en papier alors encore moins contre lui pour le moment…

Molly se demanda si elle avait assez de force pour le gifler, ce serait une gifle assez faible mais quand même…

- Parce que… Espèce de stupide imbécile, à un moment je vais en avoir marre qu'on s'embrasse tout le temps, et j'aime bien t'embrasser sans aucun doute, et laisse-moi te dire que je ne suis pas une salope mais ma main va ouvrir ta braguette de majordome et je vais faire des choses folles avec toi ! Mais, si je vis ici avec toi… Eh bien, il n'y a aucune chance que je sois une femme retenue ! Mycroft Holmes, en aucune façon, tu me comprends ? Mes amis et les autres me verront comme une pute gardée et ça n'arrivera pas ! JAMAIS !

Mycroft décroisa lentement les bras et cligna des yeux rapidement pendant quelques instants comme s'il était complètement sous le choc. Au bout d'un moment, il s'éclaircit la gorge pour dire avec certitude.

- Eh bien, bien sûr, tu n'es pas une femme retenue ou une pute… Tu ne seras jamais l'une ou l'autre de ces choses !... Um… Tu veux vraiment ouvrir mon pantalon ?

Mycroft Holmes pouvait être le Gouvernement Britannique mais il semblait qu'il était toujours un homme.

- Bien sûr ! Juste pas maintenant, j'ai plus qu'un mal de tête, Mycroft !

- Je- Je sais et ce n'est pas ce que je voulais dire ! L'informa rapidement Mycroft.

- C'est juste… Je prends mon temps avec toi… Tu es tellement Victorien à bien des égards ! Et je suis une femme avec des besoin, Mycroft et parfois je suis une agressive quand… Quand ces besoins sont en moi… Donc Dieu me pardonne avec ma chance et avec toi qui est parfois si fragile, tu finiras probablement dans un coin à crier au viol !

- Je ne le ferais pas ! Nia Mycroft avec ferveur.

Molly dû admettre qu'elle le dévisageait avec beaucoup de doute et de méfiance car il y avait une chance qu'il lui mente.

- Je ne crierai pas au viol, répéta Mycroft fermement.

- Bien… Dit Molly avec précaution et très lentement, se sentant toujours méfiance sur toute la chose…

- Je ne crierai pas au viol. Honnêtement, répondit Mycroft avec plus qu'une once d'une grande certitude. Tu peux être aussi agressive que tu veux. J'attendais d'être certain que tu sois vraiment prête à avoir… une telle relation avec moi.

Un petit sourire trembla sur le visage de Molly avant de se moquer :

- Tu es sûre que ce n'est pas parce que tu attends de voir si une certaine petite pilule va marcher ?

Mycroft une fois encore fit ce truc si mignon, en clignant des yeux, qu'elle aimait tant avant qu'il ne lui crache avec véhémence :

- Je n'ai pas besoin de médicament pour avoir une – une… Je t'ai déjà dit avant qu'il n'y a aucun problème avec mon équipement… Elle marche très bien !

Molly ne put s'empêcher de rire avant de dire avec des yeux très amusés :

- Tout ce que je dis c'est que je comprends parfaitement qu'un homme de ton âge pourrait facilement avoir… Tu sais…

Molly chuchota soudain:

- Des problèmes pour faire chanter ton coq…

- Mon coq chante très bien, merci beaucoup ! Maintenant revenons au sujet qui nous occupe, d'accord ? Tu resteras ici dans ma demeure.

- La réponse est non, maintenant, comment peux-tu savoir si ton coq chante ? Tu l'as testé récemment ? Ne put s'empêcher de demander Molly.

Mycroft la regarda comme s'il avait déjà le monde entier sur ses épaules et qu'elle lui demandait de faire un tour au magasin qui se trouve dans la ville voisine…

Il soupira fortement.

- Bien, il y a des moments quand je prends ma douches les matins… je… je… um…

Mycroft s'arrêta pour détourner ses yeux des siens et Molly mordit sa lèvre inférieure avec un grand plaisir face au rougissement qui se formait sur les jours de l'homme. Elle, Molly Hooper, venait de faire rougir le Gouvernement Britannique !

Elle vit Mycroft déglutir fortement avant de continuer, tout en faisant comme si son rougissement n'était pas arrivé… Oh, c'est vrai que le fameux 'Homme de glace' ne rougissait jamais

- Donc tu vois, je sais que mon coq est heureux, en bonne santé et travaille magnifiquement…

- Je suis contente, l'informa Molly avec honnêteté.

Pour quand elle se sentirait mieux… Elle allait utiliser ces préservatifs aux couleurs vives de l'arc-en-ciel… Alors elle était très heureuse…

Mycroft s'éclaircit la gorge.

- Molly tu n'as plus d'appartement donc s'il te plait reste ici avec moi. Comme je l'ai dit, j'ai pleins de chambres. Peut-être plus qu'un homme en a besoin et tu peux faire de cet endroit ta maison.

- Mycroft –

- Ecoute, tu n'as pas à vivre ici gratuitement, si ça compte vraiment pour toi. J'ouvrirai un compte sur lequel tu pourras payer…

- Mycroft je ne peux pas me permettre un loyer sur la moitié de la demeure ! Lui dit Molly, un peu horrifié à l'idée d'un tel coût. Car son domaine n'était pas du tout petit.

- Et je n'ai pas besoin de ton argent, lui dit Mycroft. Tu peux continuer à payer le montant exact que tu payais pour cet horrible endroit dans cet affreux quartier. Tu seras en sécurité ici et… Et je découvre que j'aimerais vraiment t'avoir ici avec moi. Peut-être… Juste peut-être on se sent un peu seul dans cette maison parfois… Vu que je n'ai pas besoin d'accepter ton argent... Pourquoi ne pas… ou nous… le donnerons régulièrement… Je vais faire un don aussi. Une sorte de payement quel que soit le loyer que tu payes. Il sera envoyé anonymement, bien sûr, à n'importe quel refuge ou n'importe quel autre cause qui ne te dérangerait pas de recevoir ce que je suis sûr serait considéré comme des fonds dont ils ont grand besoin.

- Comme le refuge d'une femme du coin, peut-être… Demanda Molly doucement, son corps tout à fait immobile.

Véritablement étonnée de ce qu'il lui disait. Il ferait volontiers un don et appellerait cela un « loyer ». Cela devrait être insultant pourtant son idée à bien des égards la fit l'aimer encore plus.

- Bien sûr, confirma Mycroft sans même cligner des yeux, comme si c'était l'une des choses les plus simples.

- Ecoute, nous serons simplement deux amis partageant et « louant » un espace de vie comme le faisaient Sherlock et John, ou comme ils le font de toute façon.

- Je… J'aimerais beaucoup ça Mycroft, vraiment. Merci, lui dit Molly, sans se rendre compte que ce qu'elle avait sur le cœur s'étalait sur son visage.

- De rien, répondit Mycroft tout doucement.

L'étudiant comme si elle était une peinture créée par une célèbre maitre peintre, très réfléchi, il semblait même aimer ce qu'il voyait.

Il y eut un moment de silence très confortable entre eux.

- Alors… Greg doit être heureux que ce trou du c** se soit fait attraper.

- Qui ?

Soudain, la mémoire éclaircit les yeux de Mycroft.

- Oh oui, Lestrade. Il ne se rendra même pas compte que le gouvernement a, comme tu l'appelles affectueusement, le « trou du c**», qui se trouve justement sous ma garde pour le moment…

Molly sentit son œil valide se plisser vers lui, pour dire fermement :

- Mycroft. La police a besoin de lui sous leur garde, pas la tienne. Il y a les familles de ces femmes qu'il a sauvagement assassinées qui ont besoin de savoir qu'il a été attrapé et qu'il ne s'en tirera pas avec tant de méchanceté. Elles ont besoin de savoir que ce monstre sera jugé pour ce qu'il a fait et qu'il paiera très cher pour ce qu'il leur a si négligemment enlevé. J'ai travaillé sur beaucoup de ces corps Mycroft, et ça aurait pu être facilement moi sur ma propre table d'autopsie. Tu le livreras à Greg avec un sourire, même si c'en est un faux !

- Je vais personnellement faire payer ce salopard Molly ! L'informa Mycroft avec un ton glacé. Son visage incroyablement dur. Il n'a pas besoin d'un procès, je l'ai déjà jugé et il vivra pour le regretter-

- NON ! Mycroft, non ! Remets- le à Greg et faites savoir à lui et aux familles de ses victimes qu'elles peuvent au moins essayer de dormir un peu la nuit ! Tu sais que j'ai raison ! Oui, tu peux l'emprisonner, le torturer dans n'importe quel donjon que tu peux concevoir… Nous savons tous les deux que tu es un homme puissant, qui peut faire disparaitre un horrible monstre de la surface de la terre, je n'en ai aucun doute. Tu peux facilement lui faire payer chaque seconde qu'il passe à vivre mais ces familles dehors seront toujours hantées, elles se demanderont toujours pourquoi la police ne travaille pas assez dur pour trouver l'assassin de l'être cher. Celles qu'ils ont perdues leur manqueront toujours mais ils ont besoin que le monstre soit attrapé ! En plus, tu sais très bien que Greg ne cessera jamais de le chercher ! Il continuera de travailler sur les affaires même si elles sont très froides, jusqu'à ce qu'il tombe raide mort. C'est mal de ne pas faire savoir aux autres que ce salopard n'est plus dans la rue en train de tuer !

- Bien. Je le lui remettrai, pour toi, Molly. Je le lui remettrai.

- Merci, déclara gentiment Molly, heureuse qu'il fasse ce qu'elle pensait être juste. Tu es vraiment un homme bon, au fond de toi Mycroft Holmes et parfois je ne pense pas que tu t'attribues assez de mérite pour être un tel homme…

Mycroft agita dédaigneusement la main comme si rien n'avait d'importance.

- Tout ce qui compte maintenant est que tu sois complètement saine et sauve.

Une autre pensée la frappa par hasard alors qu'elle demanda :

- Tu as manqué un important meeting n'est-ce pas ? Seigneur, Mycroft, je suis désolée…

- Ne le sois pas. Ce n'était pas aussi important que je le croyais pour… Mycroft s'arrêta et sa prise sur son sommier se resserra légèrement avant de continuer doucement. Quelque chose de plus important pour moi s'est présenté.

Molly déglutit durement, si profondément touchée par ses paroles qu'elle tendit la main et attrapa celle de Mycroft. Il lâcha rapidement le rail métallique froid et captura sa main chaude en retour. Ses doigts se lièrent aux siens, serrant légèrement. C'était un magnifique réconfort…

- J'étais dans mon jet privé avec Anthea et quelques autres membres de mon personnel quand j'ai reçu ton appel. J'ai fait faire demi-tour au jet immédiatement… Comme tu le sais, tu es dans mon dossier 'spécial'. Les agents doivent te surveiller à distance, ne jamais être remarqués et ni interférer dans ta vie à moins que tu ne sois en danger extrême. Ils n'avaient pas réalisé qu'il y avait un tueur en série dans ton appartement… Pendant que je t'avais au téléphone, Anthea et les autres ont communiqué avec tous les agents travaillant dans un rayon d'une dizaine de miles et ont même fait appeler une équipe spéciale du gouvernement qui… fait… certaines choses classifiées pour ce pays et la seule chose que semble craindre cette équipe spéciale est, pour une étrange raison, ma colère. Il s'est passé beaucoup de chose pendant que j'étais dans les airs… J'étais constamment tenu au courant de ce qui se passait pendant que je t'écoutais te battre pour ta vie… Je suis heureux que… Tu sois bien en vie. Pendant une seconde… Lui raconta Mycroft tranquillement, pourtant la dernière phrase fut dite plus doucement c'était presque difficile à entendre. Il agit aussi comme s'il partageait un grave secret avec elle… Un secret qu'il ne partagerait qu'avec elle.

- Je suis contente d'être en vie aussi, Mycroft, très contente, partagea Molly tout de suite, son ton plein d'émotion.

Pour une raison quelconque, Mycroft lui offrit un petit signe de la tête, avant tendre sa main libre et de caresser tendrement sa joue. Elle le regarda s'abaisser vers elle et ses lèvres trouvèrent les siennes très facilement. C'était un baiser lent, profond et délicieux.

Le magnifique baiser et tendre de Mycroft était exactement ce dont elle avait si désespérément besoin. Ce dont ils avaient tous les deux besoin, en fait.

Quand ses lèvres quittèrent les siennes, Molly vit que dans les yeux de Mycroft il y avait ce regard spécial à nouveau. Elle fut tenté de lui en parler quand il l'informa soudain :

- Pour l'instant si tu as besoin de quoique ce soit de tes propres affaires ou quoi que ce soit d'autre, s'il te plait fais le moi savoir, ou à Anthea ou à mes- nos domestiques et tout ce que tu veux te sera apporté immédiatement… Aussi puisque tu n'as pas de poche pour l'instant…

Sa main tapota légèrement la petite poche de sa veste.

- Si tu me permets de veiller sur le bouton de ton frère je le garderai en sécurité jusqu'à ce que tu sois debout et que tu puisses à nouveau avoir des poches.

- Ce serait gentil, merci, murmura Molly.

Il ouvrit la bouche comme pour dire quelque d'autres mais quoi que ça aurait été elle ne le sera jamais car à ce moment- là le bruit d'un coup sec rempli l'air.

- Quoi !

Mycroft aboya en direction de la porte comme s'il était très rancunier de cette interruption.

- Mr. Holmes, vous avez demandé du temps avec ma patiente mais je dois vraiment insister pour que vous me laissiez faire mon travail, dit une forte voix écossaise de l'autre côté de la porte.

Mycroft eut l'air de retirer sa main de la sienne à regret et à contre cœur avant de rapidement s'avancer rapidement vers la porte pour l'ouvrir.

- Vous insistez, vraiment ? Demanda froidement Mycroft au docteur se tenant devant lui.

- Vous me payez très cher pour m'occuper personnellement du Dr Hooper, pourquoi voulez-vous gaspiller votre argent et mon temps ? Répondit tout de suite le médecin.

Mycroft fixa le médecin du regard avec un air arctique qui aurait pu facilement causer des engelures à n'importe quel être humain normal. Après un long moment intense, Mycroft se tourna vers Molly pour la regarder, son visage sembla s'adoucir pendant un bref instant avant de l'informer :

- Si tu n'aimes pas ce médecin ou même l'infirmière que j'ai engagé pour prendre soin de toi, s'il te plait fais le moi savoir et on n'en entendra plus jamais parler…

Avec un sourire froid en direction du médecin il partit, permettant le médecin d'aller voir Molly.

Avec de grands yeux étourdis, elle fit un signe de la main et sourit faiblement au docteur.

- Salut et je suis certaine que mon ami plaisantait avec vous tout simplement… H-Honnêtement !

Le médecin jeta un regard à Molly qui semblait crier à quel point ses paroles étaient vraiment douteuses.

Sur cela, le médecin se mit au travail et l'examina attentivement… posant des questions d'ordre médical.

A un moment donné, pendant l'examen, elle laissa son esprit s'étonner…

Surtout à propos de Mycroft et de la jolie boite de préservatifs aux couleurs vives qu'elle avait en sa position.

Quelle couleur allait-elle utiliser sur lui la première fois qu'ils seraient amants ? Il y en avait tellement de couleurs à choisir… Et c'était maintenant une certitude, ils allaient devenir amants…

Pourquoi pas violet ? Elle aimait le violet… Bien que le jaune soleil pourrait être intéressant… Et puis il y avait le bleu riche et brillant… Le vert délicieux et merveilleux… Le rouge serait une belle couleur joyeuse pour Mycroft à porter…

Non…

Pas que…

- Oh, le orange ! Se retrouva à dire Molly à haute voix avec grand plaisir, ce qui fit le médecin lui lancer un regard très étrange.

Molly mordit sa lèvre, un peu embarrassée d'avoir été prise à dire ça à voix haute. Pas que le médecin sache de quoi elle parlait mais quand même…

De plus, pour être complètement honnête elle réalisa qu'elle se fichait de ce que le médecin pensait…

Orange était une couleur si belle, amusante et vive…

Elle ne pouvait pas attendre de voir le visage de Mycroft quand ce sera le moment de lui dire ce qu'il allait porter quand l'événement qu'elle attendait avec impatience arriverait…

Molly avait l'impression qu'elle s'en souviendrait très bien !

~*~ FIN DE LA PARTIE 14 ~*~

Bonsoir! Beaucoup d'informations en très peu de temps! Comment avez-vous trouvé ce chapitre? Mycroft au chevet Molly et même après avoir vécu un événement traumatisant elle ne perd pas le Nord notre petite Molly. Et Toby n'en parlons pas, il ne voudra plus jamais partir maintenant qu'il a trouvé le lit de Mycroft.

Petite suggestion (que j'ai probablement déjà faite): n'hésitez pas à regarder la petite série A Crimson Petal and the White qui est une adaptation d'un roman. Mark Gatiss joue dedans et je trouve que ça correspond exactement au côté "victorian" dont Molly se moque chez lui. Pour celles/ceux qui regarderont vous comprendrez peut-être pourquoi je le trouve absolument trop chou et naïf dans cette série... Fin de mon moment publicité!

Bonne soirée xxx