Bonjour et bienvenue pour un nouveau chapitre. J'ai le soulagement de vous annoncer que je suis enfin en vacances ! je suis vraiment lessivé, mais je vais devoir encore bosser d'arrache-pied ( révisions de BAC, concours & compagnie ).

Bien sûr ça va être aussi l'occasion de pouvoir enfin me reposer et d'avoir plus de temps pour écrire. Sinon à part ça, je m'envole mercredi pour le doux soleil des îles Canaries ( non ce n'est pas pour vous faire envie, juste un moyen de me convaincre que j'ai une vie bien remplie ) et malheureusement n'étant pas vraiment fana des réseaux sociaux, il n'y aura pas de photos à partager.

Mais assez parler de moi. Place à la suite de l'histoire. Et place à LA question qui brûle les lèvres de chacun : que va-t-il arriver à Hermione ?

Je ne veux pas spoiler, mais il y a un passage à la fin du chapitre qui n'est peut-être pas très clair. Il l'est pour moi, mais peut-être pas pour vous, mes petits lecteurs adorés. Alors si vous avez des questions, bien sûr dites-les, et je me ferais un plaisir d'y répondre.

Bonne lecture !

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Chapitre 14 : La variante

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Drago ne s'était pas lever du bon pied en ce dimanche matin. Tout le contraire de la journée précédente, se dit-il amèrement. Il quitta les draps où il dormait avec sa compagne d'un soir et alluma d'un coup de baguette un cigare avant d'enfiler un peignoir et de descendre dans la salle commune. Tard dans la nuit, un elfe lui avait apporté un message signé par Dumbledore lui-même lui disant expressément de garder avec lui le vieux grimoire.

Et là, tous les problèmes et tracas du roi des Serpentard avaient resurgis d'un coup, sapant tous ses espoirs de goûter enfin à un peu de repos. Son humeur déjà mauvaise ne fit qu'empirer lorsqu'il vit Hermione passer par la tapisserie et le toiser comme une bête curieuse.

Il enfila son uniforme et s'apprêta à sortir pour régler ce problème de livre. Soudain il eu un tic qui lui étira le coin de la bouche et lui fit froncer les sourcils : quelqu'un l'observait. Et ce quelqu'un était Granger, il en était sûr. Mais il ne se retourna pas, et sortit comme si de rien n'était. Lorsqu'il arriva dehors, il sentit qu'il était toujours suivi . Et il détestait qu'on l'épie comme ça.

Drago marcha rapidement et plaqua le talisman contre l'écorce du vieux chêne séculaire en espérant avoir semer la personne qui lui courrait après.

Mais dès qu'il atterrit dans la clairière, Drago faillit s'effondrer sur le sol et du se contrôler de toutes ses forces pour ne pas faire un malaise. En effet, il venait de ressentir une décharge électrique au niveau de son bras et vit que le talisman brillait d'une lueur étrange.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Murmura le blond en récupérant le vieux grimoire. C'est à cause de toi ? Dit-il en regardant l'antique ouvrage.

Drago cru alors entendre des murmures, des cris lointains, des pleurs. La lueur bleue et froide du talisman ne fit que s'intensifier et il sentit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il prit la décision de repartir tout de suite pour en avoir le cœur net.

Drago atterrit à nouveau dans le parc de Poudlard et se qu'il vit l'horrifia. Un individu cagoulé se tenait juste devant lui et pointait sa baguette vers quelque chose en contrebas. Mais dès qu'il le vit, l'individu s'enfuit et disparu dans le blizzard. Drago reporta tout de suite son attention vers la silhouette qui gisait en bas, sur la surface gelée du lac noir.

- Mais, c'est Pansy...non c'est impossible..., murmura Drago en se maîtrisant pour ne pas trembler. Oh Pansy, non. Pas toi, pas toi.

Il vit avec horreur la glace se fendre tout autour de Pansy avant de se briser dans un craquement épouvantable. Et la fille qu'il aimait le plus à Serpentard, sa favorite coula dans l'eau sans qu'il ne puisse rien faire. Paralysé non pas par la peur mais par l'horreur, Drago réfléchit à la vitesse de l'éclair avant de pointer sa baguette vers le ciel et de prononcer la formule de secours. Oh oui, de l'aide il allait en avoir besoin. Ce coup si, il n'allait pas pouvoir tout gérer tout seul.

- J'arrive Pansy, murmura toujours le beau blond.

Drago jeta sa baguette et son livre dans la neige avant de retirer sa cape, son veston, sa chemise, ses chaussures et son pantalon. Il se retrouva uniquement vêtu d'un boxer dans la neige et le froid polaire, mais il s'en contrefichait. Pansy allait mourir et il était le seul à pouvoir encore la sauver de la noyade.

Il plongea dans l'eau sans réfléchir, et la douleur fût insupportable. Il avait l'impression qu'on lui arrachait la peau avec de la glace et que son cœur s'était arrêté de battre. Il vit la jeune femme qui sombrait lentement dans les profondeurs du lac, tendant son bras vers la surface dans un dernier geste désespéré. Drago parvint jusqu'à elle et prit fermement son bras tendu en avant, puis lui enserra la taille et la remonta à la surface.

Dans sa panique, il ne voyait même pas qu'il s'agissait d'Hermione et non de Pansy. Malgré tout, Drago se pencha sur elle et pris son pouls pour voir si elle respirait encore.

Il voulait crier à l'aide mais c'était inutile : ses cordes vocales ne répondaient plus. Il ne pouvait empêcher les spasmes incontrôlables qui secouaient son corps à cause du froid mais il fit abstraction de sa propre douleur et ouvrit la bouche de la jeune femme étendue dans la neige pour qu'elle vide l'eau qui obstruait ses poumons.

Drago était vraiment pris de panique maintenant, ses mouvements étaient extrêmement violents et totalement incontrôlés. Il semblait que le sang avait arrêter de circuler dans ses veines et qu'elle en avait perdu beaucoup. Ses lèvres étaient bleues, sa peau était marbrée et surtout comble de l'horreur, sa cheville gauche formait un angle droit.

Mort de fatigue, Drago pris tout de même Hermione dans ses bras et se dirigea lentement vers le château éclairé de milles lumières. Il entendit des bruits de voix affolés et bientôt Madame Pomfresh ainsi que divers professeurs se retrouvèrent dans son champ de vision.

- Oh seigneur, non ! Monsieur Malefoy ! Que vous est-il arrivé ?

- Ce n'est pas de moi qu'il faut se préoccuper, parvient à articuler le beau blond.

Rapidement, les professeurs Rogue et Mac Gonnagal se chargèrent de transporter le corps inconscient de Hermione jusqu'à l'infirmerie tandis que Madame Pomfresh s'empressait de couvrir chaudement Drago et de récupérer ses affaires avant qu'il ne prenne lui aussi la direction de l'infirmerie.

Il ne pensait plus à rien. Tout ce dont il avait envie, c'était de dormir. Faire un long somme, c'était tout ce qu'il voulait à présent. Le reste n'avait aucune importance.

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Lorsque Drago se réveilla il faisait déjà nuit et quelqu'un était assis à son chevet. Avec un soupir de soulagement, il vit qu'il s'agissait de ce bon vieux tonton Blaise.

Le métis lisait un livre en se rongeant les ongles à cause du stress, mais laissa tout tomber dès qu'il vit Drago se redresser sur son séant.

- Est-ce que ça va ? Interrogea Blaise en posant sa main sur l'épaule de son meilleur ami.

- Oui ça va. Ce n'est pas à moi qu'il faut demander ça, mais à Pansy.

- Pansy ? Elle n'est pas à l'infirmerie, tout va bien pour elle. Je l'ai vu tout à l'heure dans la salle commune.

- Qu'est-ce que tu me raconte ? Répliqua Drago en se levant brusquement.

- Eh, oh ! Pas si vite, tu viens d'avoir un choc thermique.

Drago afficha un rictus sur son visage pour lui signifier qu'il allait très bien maintenant.

C'était quand même dingue la capacité que ce type avait à encaisser les chocs sans broncher, se dit Blaise.

Le beau blond se dirigea vers le lit où une jeune femme reposait, mais Blaise tenta de l'empêcher d'aller la voir.

- Qu'est-ce que tu fais ? Puisque je te dit que ce n'est pas Pansy ! Drago, c'est Granger qui est dans ce lit !

Mais trop tard, le beau blond avait déjà remarquer l'évidence. Ses mâchoires se contractèrent et il ferma les yeux pour les rouvrir quelques secondes plus tard, comme pour chasser un mauvais rêve.

- Dis-moi que je fait un cauchemar Blaise.

Le métis lui posa à nouveau la main sur l'épaule et le fixa de ses yeux noirs pénétrants.

- Au début j'ai cru qu'elle était morte, quand j'ai accouru à l'infirmerie pour venir à ton chevet. Tu lui a sauvé la vie. Et j'ai l'étrange impression que ce qui c'est passé à un lien avec l'incident sur Théo et celui sur Londubat. Je me trompe ? Je ne crois pas. Alors tu va m'expliquer ce qui c'est passé.

- Tu n'a pas à me donner d'ordres. Et j'espère que tu a virer de mon lit la gourgandine qui se trouvait dedans. J'ai besoin de repos.

- Très bien. Tu m'expliquera tout ça un autre jour. Mais je veux savoir Drago, d'accord ? C'est très grave ce qui c'est passé.

Le roi des Serpentard observa attentivement sa pire ennemie à Poudlard, Hermione Granger. Il n'avait jamais réussi à la détruire mais pourtant elle était terrassée, là devant ses yeux. Mais il n'était même pas dégoûté de l'avoir sauvée de la noyade, tout ce qu'il ressentait c'était une profonde pitié pour cette femme si forte, mais qui en cet instant était offerte à lui dans toute sa fragilité. Drago n'avait jamais vraiment aidé quelqu'un et avait encore moins sauvé des vies, aussi ressentait-il également un sentiment étrange, vraiment très étrange. Il l'ignorait mais ce sentiment, c'était de la compassion.

On aurait presque pu dire qu'elle dormait tant les traits de son visage étaient détendus, mais il savait que ce n'était pas le cas. Elle souffrait atrocement, et malgré lui Drago ne pouvait s'empêcher de compatir à son sort. Alors qu'il tournait la tête, il vit que Dumbledore se tenait à l'entrée de l'infirmerie et était en pleine discussion avec madame Pomfresh.

Drago, vous allez bien ? Demanda-t-il lorsque le roi des Serpentard passa devant lui.

- Aussi bien que je pourrais l'être dans de pareilles circonstances.

- Vous avez bien agit en tout cas. Toute l'école vous en sera reconnaissant Drago. Je prends la situation en main désormais.

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La semaine suivante, l'absence d'Hermione durant les cours déclencha une vague d'interrogations parmi les étudiants de septième année. Mais personne ne savait où elle était ni pourquoi elle ne venait pas en cours. D'ailleurs Drago non plus n'était pas venu, ce qui intrigua d'autant plus tout le monde.

Dans la salle commune des Gryffondor l'ambiance était morose comme bien trop souvent ses derniers temps.

Après sa violente altercation avec Harry et Ron, Cormac avait été assigné à une semaine de retenue aux cachots avec Rusard où il était obligé de faire toutes sortes de travaux dégradants et pénibles, à tel point qu'il n'avait même pas le temps de monter dormir dans son dortoir en règle générale.

Dean et Ginny passaient leurs soirées à s'embrasser dans la salle sur demande ou bien derrière une tapisserie.

Neville montait souvent se coucher tôt, Lavande et Parvati passaient leurs soirées à l'extérieur de la salle commune. Ron restait soit dans la Grande Salle, soit dans la bibliothèque ou soit au terrain de quidditch.

En définitive Harry était la plupart du temps le seul étudiant de sa promotion à rester au coin du feu.

Un soir, n'y tenant plus il décida d'aller au bureau du professeur Mac Gonnagal, la directrice adjointe. Il frappa trois coups secs à la porte et attendit qu'une voix l'autorise à entrer.

- Ah, monsieur Potter, déclara son professeur de métamorphose sans lever le nez d'une copie qu'elle était en train de corriger à l'aide d'une magnifique plume blanche à l'encre bleue.

- Bonsoir professeur. Je suis venu vous voir car je n'ai pas vu Hermione depuis près de quatre jours maintenant et je n'ai malheureusement aucunes nouvelles d'elle.

- Miss Granger est en soins intensifs à l'infirmerie...et les visites ne sont pas autorisées. Ordre du directeur.

Harry faillit tomber par terre en entendant cette information pour le moins inquiétante.

- Mais...que lui est-il arrivé ?

- Vous m'envoyez navrée monsieur Potter. Je ne puis pas répondre à ce questionnement.

Harry referma la porte et marcha dans le couloir en se prenant la tête dans les mains, tentant tant bien que mal de réfléchir à ce qu'il venait d'apprendre.

Effectivement les portes de l'infirmerie étaient closes et il eût une furieuse envie de cogner dedans pour forcer le passage. Il était vraiment en colère maintenant, et pour se calmer il décida de sortir dehors et d'emprunter le pont qui permettait de se rendre à la volière.

Beaucoup de chouettes et de hiboux étaient déjà partis pour leur chasse nocturne mais il restait quelques volatiles et Harry repéra aisément Coquegigrue, le petit hibou qui appartenait à Ginny. L'oiseau s'accrocha à son bras et se laissa caresser en échange de graines que Harry lui tendit.

- Hermione qu'a-tu fait encore ? Soupira-t-il.

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Le lendemain la grêle se mis à tomber, empêchant toute sortie à l'extérieur comme bien souvent depuis le retour des fêtes.

Blaise fût soulager de voir Drago descendre dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner avant d'aller en cours de défense contre les forces du mal.

- Je t'ai pris les quatre jours de cours que tu as manqué, déclara le métis en lui tendant des rouleaux de parchemin.

- C'est sympa.

Blaise observa attentivement la façon dont son meilleur ami s'alimentait avant de le dévisager anxieusement. Cela avait l'air d'agacer profondément Drago mais Blaise n'en avait cure.

- Je passerais voir Théo à l'infirmerie après les cours, tu viendras avec moi ?

- Peut-être.

Blaise soupira avant de boire une grande gorgée de jus de citrouille.

- Et au passage tu m'expliquera ce que tu faisais avec Granger dimanche dernier.

Drago serra les dents mais ne répliqua rien et pris son sac pour se rendre en cours.

Durant leur pose déjeuner Pansy se jeta littéralement sur Blaise sous l'œil désapprobateur de Tracey et lui mis sous le nez un petit bout de papier.

- C'est de la part du professeur Rogue. Il dit que Théodore doit sortir demain ! Des médicomages de St Mangouste sont venus l'ausculter ces trois dernières semaines depuis qu'il a eu son accident. Mais demain il sera officiellement rétabli !

- Ça pour le coup c'est une sacrée bonne nouvelle, se réjoui Blaise.

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Théodore Nott prenait une collation que Madame Pomfresh lui avait préparé afin de reprendre des forces. Il avait du mal à croire que cela faisait trois semaines qu'il était allongé dans ce lit sans autre compagnie que quelques bouquins et des friandises envoyées par son petit ami Gregory Goyle. Mais à présent il n'était plus seul. La jolie préfète en chef de l'établissement avait été installée dans un lit à côté du sien et il se demandait ce qui lui était arrivé pour qu'elle arrive ici. L'infirmière lui avait dit que ça faisait cinq jours qu'elle était inconsciente, ce qui l'avait un peu alarmé.

Tandis qu'il avalait des chocogrenouilles en relisant les notes de cours que Goyle avait prises pour lui, il entendit un petit soupir aiguë à fendre l'âme et vit Hermione qui commençait à remuer doucement.

Madame Pomfresh accouru aussitôt et versa un breuvage de couleur mauve dans un grand verre en cristal avant d'attendre qu'Hermione ouvre les yeux.

La jolie brune souleva ses paupières et fixa le plafond en poussant un nouveau soupir.

- Tout va bien miss Granger, vous êtes à l'infirmerie. Buvez ça, édicta-t-elle en redressant la tête de la jeune femme pour lui permettre de boire. C'est une potion pour revigorer vos muscles.

Hermione bu le breuvage en grimaçant, avant de retomber comme une masse sur ses oreillers tout en gardant les yeux mis-clos.

- Eh Granger ! Murmura Théodore une fois que l'infirmière se fût éloignée.

- Mmh...

- Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Hermione se figea mais ne lui répondit pas. Elle venait de remarquer que sa jambe gauche était bloquée par un sortilège et que sa peau était parsemée de bandages. La scène du lac noir lui revient alors par flashs éblouissants de clarté. Et à la fin, alors qu'elle sombrait elle avait vu...

Drago rentra d'un coup dans la pièce et se dirigea vers le lit de Théodore tandis que Blaise arrivait essoufflé à sa suite.

- De quel droit rentrez-vous ici ? Avez-vous une autorisation ? S'écria l'infirmière.

- Oui tenez, dit Blaise en lui tendant une signature du directeur. Excusez-le, ajouta-t-il en désignant Drago du menton. Il aime bien les scènes démonstratives.

- Oui eh bien, la discrétion ça s'apprend monsieur Zabini. Les visites ne doivent pas durer plus d'une demi-heure.

Il s'empressa de rejoindre Drago au chevet de leur ami de Serpentard.

- Eh, j'ai de la compagnie à ce que je vois. Depuis quand vous vous souciez de moi ?

- Je te rappelle que je t'ai sauvé la vie sombre idiot, rétorqua Blaise avec un air dédaigneux. Je me demandais où était passée ton ingratitude légendaire mais apparemment elle reviens en force.

Nott se renfrogna et ouvrit un nouveau paquet de chocogrenouilles sous l'œil mauvais de Blaise.

Drago s'était dirigé vers la sortie sans attendre Blaise et passa devant le lit d'Hermione sans la regarder.

- Malefoy, murmura-t-elle d'une voix fatiguée.

Il aurait pu facilement l'ignorer et feindre de l'avoir entendue, mais il fit volte-face et la regarda en fronçant les sourcils. Elle avait toujours les yeux mis-clos et la bouche entre-ouverte, respirant rapidement des petites bouffées d'air comme si elle avait du mal à inhaler.

- Qu'y a-t-il Granger ?

- J'ai du mal à parler, approche-toi s'il te plaît.

Drago s'assit nonchalamment à côté de la Gryffondor qui reposait sur ses oreillers. Blaise lui demanda du regard ce qu'il faisait, et le beau blond lui répondit aussi du regard qu'il n'en aurait pas pour longtemps. Le métis s'en alla tandis que Nott fermait les rideaux autour de son lit afin de somnoler un peu.

Un peu plus serein car personne ne le voyait avec elle, Drago pu prêter une oreille attentive à ce que Hermione avait à lui dire.

- Dis-moi que quelqu'un s'est occupé de me prendre les cours. Je veux dire, quelqu'un de sérieux.

Drago ne pu retenir un ricanement. Décidément cette Granger le surprendrait toujours. Elle était dans un état lamentable, avait failli périr noyée et malgré tout la seule chose dont elle se préoccupait depuis son réveil c'était les cours...

- Il n'y a absolument rien de drôle.

- Oh non pas pour toi. Mais je t'assure que parfois tu devrais t'entendre parler, comme si les cours étaient importants pour une malade hospitalisée.

- Je ne suis pas...une malade...hospitalisée.

- Qu'est ce que tu as ? On dirait que tu respires mal, non ?

- C'est à cause des blessures que j'ai à la gorge je crois. Depuis quand tu te préoccupes de moi ?

- C'est exactement la phrase que Nott à déblatéré à Blaise. Quant aux cours il va falloir que je me renseigne, mais il est possible que se soit ton copain le balafré qui s'en soit charger.

Il se leva et s'apprêta à partir lorsque Hermione lui agrippa la main.

- Merci Malefoy. Milles fois merci pour ce que tu as fait.

Le roi des Serpentard se figea brusquement et serra involontairement la main glacée de la jeune femme dans la sienne. Il se força à ne pas trembler et garda une posture fière et inébranlable.

- Qu'ais-je fait ?

- Tu est venu à mon secours. Je t'en remercie du fond du cœur.

Drago se dégagea violemment de la main d'Hermione en prenant un air dégoûté et s'éloigna d'elle.

- Tes remerciements ne me font ni chaud ni froid Granger. Ta vie ne vaut rien et ne vaudra jamais rien, tu aurais mieux fait de mourir au fond de ce lac.

Il se retourna une dernière fois lorsqu'il fût arrivé aux portes de l'infirmerie et ajouta en ricanant :

- Mais dis-moi, ce n'était pas un de ces vulgaires pouilleux d'intellectuels moldus qui disait : « la philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres » ?

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Le lendemain Théodore Nott sortit enfin de l'infirmerie, entièrement guéri et en pleine forme. Cela donna lieu à une petite fête dans la salle commune des Serpentard, avec en point d'orgue les retrouvailles de Théo avec Goyle.

Mais tandis que les autres étudiants de sa promotion s'amusaient, Drago s'était retiré dans un coin de la pièce et enchaînait les verres d'hydromel en fixant les tapisseries qui ornaient les murs. Qu'est-ce qui lui avait pris d'agresser Granger de la sorte la veille ? Alors qu'elle avait été si gentille avec lui ?

La vérité c'était qu'il n'en voulait pas de sa gentillesse et qu'il se haïssait lui-même de ressentir de la pitié et de la compassion pour cette fille.

Avec une grimace de dégoût, Drago vida une nouvelle rasade d'alcool tout en essayant d'oublier cette malheureuse histoire. Mais il n'y arrivait pas. Il avait la rage à cause de cette pointe de culpabilité qui commençait à germer dans son esprit. Mais il savait ce qu'il devait faire pour y remédier.

Le préfet en chef se leva d'un bond et sortit de la salle commune pour se rendre dans le bureau du directeur. Ça faisait un certain temps qu'il n'y était pas retourné et cela lui ferait sans doute du bien de reprendre ses exercices d'entraînement.

- Entrez, déclara le directeur de sa voix grave mais douce.

Le jeune homme fit face au canonique Dumbledore, qui était assis dans son fauteuil directorial.

- Severus est trop occupé aujourd'hui, je vais devoir me charger de cette séance. Par quoi voulez-vous commencer ?

- L'épouvantard.

Drago observa avec inquiétude le directeur se mouvoir jusqu'à l'armoire en bois pour la transposer au centre de la pièce. Depuis la dernière fois qu'il l'avait vu, Dumbledore paraissait plus fatigué et marchait légèrement courbé en avant. Sa peau d'ordinaire impeccable s'était tannée et ridée de façon assez impressionnante.

- Drago, cessez de m'observer et concentrez-vous sur vôtre exercice.

Le jeune homme se ressaisit aussitôt et arqua tout ses muscles, prêt à l'attaque.

L'armoire s'ouvrit et les sombres silhouettes des Mangemorts l'entourèrent, formant leur cercle menaçant.

Il regarda les sombres silhouettes dans le blanc des yeux avant de passer à l'attaque, profitant de la moindre nanoseconde d'hésitation de ses ennemis. Drago allait au corps-à-corps en poussant un à un ses adversaires dans leurs retranchements. Il les désarma tous avant de respirer un bon coup.

- Vous n'êtes que de vulgaires écrans de fumée, marmonna le beau blond avec un rictus qui n'avait rien à envier au baron sanglant. Ridiculus !

Les Mangemorts s'évaporèrent en volutes noirâtres avant de retourner dans l'armoire, qui se referma dans un claquement sec.

Dumbledore se fendit en applaudissements avec un large sourire étalé sur le visage.

- Bravo Drago.

- Il n'y a pas de quoi monsieur le directeur.

Dumbledore rangea l'armoire dans un coin avant de se rasseoir et de fixer à nouveau le jeune homme en face de lui de ses yeux bleus pénétrants. Légèrement gêné, Drago serra le talisman qui se trouvait dans sa poche d'uniforme. Aussitôt, le directeur de Poudlard reporta son attention ailleurs en frissonnant.

- Vous avez mis le livre en sécurité ?

Drago ne répondit pas mais ses mâchoires se contractèrent sous l'effet de la colère. Qu'avait-il à lui ordonner sans cesse des choses sans lui en expliquer les raisons précises ?

- Monsieur le directeur, j'ai plusieurs choses à vous dire : tout d'abord, je voudrais savoir quelle utilité à ce vieux grimoire. Pourquoi vous y tenez tant ? Et pourquoi vous tenez tant à ce talisman ? car je sais que vous y tenez, ne me mentez pas.

Dumbledore soupira, l'air plus las que jamais avant de se lever et de se mettre en face de Drago tout en lui posant une main sur l'épaule.

- à quoi servent tout les livres Drago ? Ce sont des sources de savoir. Mais ça ne reste qu'un savoir théorique n'est-ce pas ? Et bien le talisman que tu tiens entre les mains est ton sésame pour accéder à la connaissance dans sa réalité matérielle.

- Qu'est-ce que vous voulez dire pas là ?

- Je ne t'ai emmené que deux fois dans la pensine jusqu'à présent : une fois pour observer un de tes souvenirs et l'autre fois pour examiner un des miens. À présent c'est d'une autre personne qu'il va s'agir.

- Qui donc ?

- Ton professeur de potions Severus Rogue.

Dumbledore tendit une main pour attraper un des innombrables flacons qui contenaient ses souvenirs et vraisemblablement aussi, les souvenirs d'autres personnes.

- Prêt pour un nouveau voyage ?

- Je suis toujours prêt.

- Alors c'est parti.

C'est par une douce après-midi ensoleillée de printemps qu'ils atterrirent dans le parc de Poudlard à l'époque où Severus Rogue était encore jeune. Le futur professeur de potions était assis sous le vieux chêne séculaire du parc et révisait pour ses BUSE du mois de juin. À côté de lui se trouvait...ni plus ni moins que Narcissa Malefoy la mère de Drago, jeune fille ravissante à l'époque.

- Alors comme ça tu t'en va l'année prochaine ? Interrogea le jeune Severus.

- Oui normalement. Tu te sentiras bien seul après, non ?

- Je pense.

Soudain, des éclats de rire se firent entendre et le cauchemar de Severus apparu au grand jour : James Potter, Sirius Black, Remus Lupin escortés par Peter Pettigrew se dirigeaient vers lui, les mains nonchalamment enfoncées dans leurs poches d'uniforme.

- Eh les gars, regardez qui voilà ! Le petit génie des potions, Sev le grincheux ! Ça tombe bien, la journée n'a pas été très amusante mais maintenant ont va pouvoir s'amuser pas vrai ? Ricana James.

- Qu'est-ce que vous lui voulez ? Demanda agressivement Narcissa.

- Pour qui elle se prend, celle-là ? Se moqua Remus. Ça se voit qu'elle ne m'a pas vu pendant la pleine lune !

- Ouais, je confirme, rajouta Sirius en sortant sa baguette. Et puis arrêtons les enfantillages, on a bien le droit de s'amuser.

En deux secondes Rogue se retrouva suspendu en l'air par les chevilles sous les yeux rigolards de la joyeuse bande. Soudain, un objet lourd tomba d'une des poches du Serpentard et roula dans l'herbe.

- Peter, ramasse se qui vient de tomber, ordonna Sirius.

Le petit rouquin qui avait été bien discret jusqu'à présent, ne se fit pas prier et ramena son trésor auprès de ses camarades.

- Non, pas ça ! S'écria Severus en gesticulant vainement pour récupérer son bien. Ça m'appartient, c'est un bijou de la famille !

- Oh, quel étrange objet ! S'exclama théâtralement James. Tu peux éclairer ma lanterne tête de crapaud ? J'aimerais en savoir plus.

- JAMES CHARLUS POTTER ! Hurla une voix féminine reconnaissable entre milles. ARRETE CA TOUT DE SUITE !

Lily Evans s'avançait à grandes enjambées vers eux, ses beaux cheveux aubruns tournoyant autour d'elle. La jeune fille libéra Rogue du maléfice, et celui-ci retomba lourdement au sol.

- Arrête de t'énerver ma puce, regarde ce que Peter à trouver.

- Parce que en plus de faire du mal aux autres, vous volez en plus ?!

Les quatre joyeux lurons rougirent furieusement en regardant leurs chaussures.

- Rends-moi ça, ordonna Narcissa en s'approchant dangereusement de Lily.

Sans qu'elle n'ait pu prononcer un mot, le professeur Mac Gonnagal accouru, un air furieux peint sur le visage.

- Tous les sept, dans mon bureau immédiatement !

Les choses avaient encore mal tourné, mais pas pour Severus qui se disait que pour une fois il l'avait échapper belle. Au pire il écoperait d'une retenue et au mieux il avait échapper à cette bande de malfrats qui ne méritaient que d'être renvoyés de l'école.

Ils se retrouvèrent finalement chez le directeur, alignés tous ensemble devant son bureau.

- Qui y a-t-il Minerva ?

- Vous le savez très bien Albus. Encore du grabuge dans l'enceinte de l'école, et ce n'est pas une première.

Elle posa sur son bureau le précieux objet auquel Severus tenait tant.

- à qui appartient ceci ? Demanda Dumbledore de sa voix profonde.

- C'est à moi monsieur, s'écria Severus.

James et Remus se mirent à ricaner mais un regard noir de Mac Gonnagal les firent taire.

Dumbledore les regarda tous gravement, les scrutant chacun du regard de façon très désagréable.

- Tous les sept, je veux vous voir demain soir ici-même afin de mettre certaines choses au clair. Vous êtes tous de jeunes ignorants et c'est bien normal à vôtre âge, c'est pourquoi je pense que quelques apprentissages ne vous feront pas de mal. Commençons par le commencement.

Il posa devant leurs yeux un très vieux livre dont les pages jaunies tombaient presque en morceaux. Severus frissonna en reconnaissant sur une page du milieu son talisman.

- Monsieur Potter, ce crapaud comme vous dites possède un artefact magique très puissant : un talisman. Monsieur Rogue, veuillez reprendre vôtre bien. Maintenant écoutez-moi tous : vous avez sans doute dû entendre parler d'une antique prophétie, n'est-ce pas ?

- Quel rapport avec cet objet ? Demanda effrontément Sirius.

- Le rapport monsieur Black, c'est que le propriétaire de ce talisman est l'héritier d'une des deux grandes lignées royales. Vous devriez savoir ça, non ?