Note : Voilà, j'ai écrit aussi vite que possible, mais je suis rentrée d'une semaine aux USA… Ce chapitre est assez triste, c'est le genre de chapitres où l'on comprend pourquoi j'ai classé ma fic dans les drama !
Sept ans plus tard
Sept ans…
Sept années étaient passées…
Sept années que Cell avait été envoyé en enfer…
Sept années que Gohan l'avait tué…
Sept années paisibles…
Mais…
Sept années vides…
Privées de leur joyau…
Sept années sans Lui…
Carot…
Le Prince soupira encore une fois, alors qu'il était dans la salle de gravité avec son fils, qui avait bien grandi et surtout mûri. Trunks…
- Papa, qu'est-ce que tu as ? Ça doit être la centième fois que tu soupires ! railla le jeune Saiyan.
- Respecte ton père, Trunks. Je soupire si j'en ai envie, lui répondit sèchement son père.
- Mais en général, tu n'es pas comme ça, remarqua-t-il.
- Ça ne te regarde pas, Trunks ! s'énerva l'homme aux cheveux noirs.
Il le fixa dans les yeux et y vit le grand Trunks, le Trunks du futur. Depuis Cell, Vegeta s'était promis de protéger du mieux qu'il pouvait sa famille, qui incluait sa sœur et le fils qu'elle avait eu de son ami, qui lui ressemblait énormément d'ailleurs. Son portrait tout craché. Le regard du Prince s'assombrit et il baissa les yeux sans se douter que Trunks allait les suivre, si bien qu'il avait toujours le gamin devant ses prunelles. Il en fut surpris. Soudain, il aperçut une lueur de tristesse dans le regard de son fils. Il était sur le point de pleurer.
- Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-il au petit Saiyan.
- Je sens que tu es triste, papa… souffla l'enfant. Pourquoi ne veux-tu rien me dire ? Tu ne me confies jamais rien… Je veux savoir ! cria-t-il.
Il avait levé les poings au niveau du visage qui était caché par ses bras montés à l'horizontale. Il ferma les yeux et sentit des larmes couler. Soudain, ses bras furent empoignés et redescendus puis un grand corps l'enveloppa. Il se laissa aller et pleura dans les bras de son père. Il savait que ce moment, il fallait qu'il en profite, car il sentait que ça n'allait plus arriver de sitôt. C'était la première fois que le Prince le prenait dans les bras. Quand il le lâcha, ils se regardèrent dans les yeux et soudain, Trunks aperçut une lueur d'espièglerie dans les yeux de son père qui sourit sournoisement.
Il sentit quelque chose agripper sa jambe et vit la queue du guerrier. Ses pupilles se dilatèrent et avant qu'il ne puisse réagir, il était déjà enfoncé dans le mur en face de lui, propulsé par la force de son père. Il sortit la tête des gravas, la secoua et regarda en direction de son « agresseur ». Il riait. Trunks ne l'avait jamais vu rire. Enfin… en tout cas, il ne l'avait jamais vu rire franchement. Il l'avait déjà vu rire cruellement, ou pour se moquer, mais jamais de ce rire cristallin, si doux à l'oreille. Quand il arrêta de rire, il regarda son fils avec un grand sourire, un vrai. Ses yeux pétillaient de joie pure. Un regard doux remplaçait le regard indifférent auquel Trunks était habitué. Son père avait changé en l'espace d'une seconde.
Trunks se précipita sur lui et essaya de toucher son père de tous les moyens possibles, mais ils continuait à sourire, amusé. Trunks hurla et se transforma, surprenant son père, qui se prit un, deux, trois coups avant de se reculer et de se transformer à son tour. Leur pseudo-combat dura encore quelques minutes avant que Trunks ne retombe à terre, complètement démoralisé.
- Je n'arriverais jamais à te toucher… Tu es trop rapide… soupira-t-il.
- Et ses trois égratignures sur mon visage, ça compte pour du beurre ? Tu aurais pu me prévenir que tu pouvais te transformer !
Le jeune enfant rougit et leva la tête pour regarder son père.
- Je suis fier de toi, mon fils.
Son regard s'éclaircit et un sourire illumina son visage. Il sauta au cou de son père en pleurant de joie. Le Prince le serra dans ses bras, regardant tendrement son fils, s'autorisant un sourire de plus. Cette petite demi-heure passée ainsi avec son père serait à jamais gravée dans la mémoire de Trunks.
……
Un peu plus tard, alors qu'ils sortaient de la salle de gravité, Vegeta se rendit immédiatement dans sa chambre, laissant son fils se débrouiller seul. Pourtant, en chemin, il croisa Gohan, qui avait demandé à Bulma un déguisement pour passer inaperçu lors des interventions contre les bandits. Il lui fit un signe de la tête et continua la route. Gohan ne s'entraînait plus, ce qui était bien dommage, avec un père comme…
Il étouffa un sanglot et, une fois arrivé dans sa chambre, ferma la porte d'un coup de pied puis tomba sur l'immense lit de satin rouge où il resta étendu plusieurs minutes avant que la porte ne se rouvre avec fracas, laissant voir une Bulma folle de rage.
- QU'EST-CE QUI T'A PRIS DE…
Elle se tu quand elle le vit. Étendu de tout son long sur le lit, la tête sur son oreiller qu'il agrippait, elle entendait de légers gémissements de tristesse sans oublier que ses épaules étaient secouées de soubresauts. Elle s'assit sur le lit, à côté de lui, et le toucha à l'épaule. Il tourna la tête vers elle et la regarda. Elle enleva sa main.
- Non… murmura-t-il. Laisse-la…
Elle en fut étonnée mais remit sa main pour autant. Elle se mit à caresser son épaule, puis descendit doucement la main vers le bas du dos et le parcourut tout entier, multipliant les allers et retours du haut au bas du dos. Vegeta soupira et se laissa aller sous les mains expertes de sa femme, son bijou, son joyau, sa moitié, sa raison de vivre, sa dulcinée. Il ferma les yeux et sourit légèrement. Il frissonna quand les mains froides de Bulma passèrent sous son T-shirt. Elle le massa longuement, sentant ses muscles se détendre doucement. Elle sourit. Elle, elle avait encore son mari, alors que Esméralda…
Elle arrêta le massage, enleva ses mains de sous le T-shirt et les posa sur les épaules de son homme avant de s'étendre doucement sur lui. Elle pleura doucement, ne voulant pas le réveiller, alors qu'il s'était endormi, mais l'humidité de ses larmes atterrissant sur le tissu le réveilla. Il ouvrit les yeux mais les referma aussitôt, sentant la présence de sa femme, qui pleurait. Cela lui fit mal au cœur, lui-même était extrêmement malheureux par la perte de son meilleur ami, et il sentait qu'elle pleurait pour la même raison. Ils s'endormirent finalement une heure plus tard, Bulma dans les bras de son mari…
