Bonsoir…

Hum… Comment dire que…

Putain pardon ! Je suis impardonnable ! J'avais dit le 8 juin que je publierais pendant mes vacances ! Mais j'ai pas pu, parce que bah… Bah j'étais en vacance, une petite panne d'inspiration aussi mais bon… J'ai réussi à vous faire un long chapitre comme vous les aimez donc, j'espère que vous me pardonnerez… *pleure*

Sinon, vu que je suis tarpein à la bourre, je ne vais pas faire de RAR maintenant… On va en avoir pour un bon moment sinon et je veux vous l'offrir aujourd'hui parce que nous sommes encore un mercredi, oui, je sais, je suis chiante avec mes mercredi mais woilà XD

Bref !

Pourquoi « tarpein » ? Comment dire que j'étais trois semaines à Marseille avec l'eau turquoise, la route des crêtes et… et… Pas besoin de savoir le reste… *ta vie sentimentale ne regarde que toi… Mais putain que je veux y retourner*

Oui je sais conscience… Moi aussi je veux y retourner…

Oh au fait ! J'ai eu mon bac, mention européenne, s'il vous plait ! Je suis super fière de moi ! Pas vous… ? *grand sourire d'ange*

Brefouille ! Je vous offre donc ce chapitre 13, qui devait être un « peu » maudit, mais je ne pouvais pas vous faire cela, alors il est bien :)

Bonne lecture à tous et à toutes, je vous n'ems !

On se retrouve en bas !


...

Children of Caïn

Chapitre XIII : La promesse

...


17 février 1997

Hogwarts, Forêt Interdite

Les loups-garou étaient prêts depuis plusieurs heures maintenant. Ils attendaient juste le feu vert de Tom pour l'attaque.

Discutant avec son père, Nickelas ne faisait pas attention, ou du moins tentait de ne pas faire attention, à l'état tendu de sa compagne qui restait près de son frère, son regard ne le quittant jamais plus d'une seconde.

Il parvint à entendre une partie de la conversation, et en força les sourcils.

– Je m'inquiète pour eux… Papa veut qu'ils attaquent les premiers, comme s'ils étaient de la chair à canon.

– Tu parles comme si tu étais l'alpha de la meute, ou la compagne de l'alpha…

– Du futur alpha Ry'. Du futur alpha.

– Tu deviendras la compagne de l'alpha tout de même.

– Oui.

Abby tourna les yeux, elle ne savait pas trop ce qu'elle pouvait dire d'autre de toute manière.

Elle allait devenir la compagne de l'alpha quand Fenrir décédera, ou quand ils se seront accouplés. Cette image la fit brusquement rougir.

– Et il ira bien. Je t'en fais la promesse. A la fin de la guerre, vous vous retrouverez tous les deux et vous vous ne lâcherez plus.

– Ry', j'ai ta parole ?

– Ma parole et une promesse. Vous pourrez être ensemble.

Nickelas baissa les yeux. Il voulait protéger tout le monde en ayant accepté de devenir de la chaire à canon pour la première ligne. Mais il se rendait maintenant compte à quel point il voulait surtout protéger sa compagne et sa famille.

Il ferma les yeux, et finit par se recentrer sur la conversation avec son père.

– Restes sur tes gardes tu m'as compris ?

– Oui papa. Je suis toujours sur mes gardes de toute façon.

– Elle restera ici. Elle ne viendra qu'à la fin.

– Tu sais très bien qu'elle nous suivra. Elle veut se battre, nous surveiller et nous protéger.

– Elle est ta compagne Nickelas, c'est normal qu'elle s'inquiète. Et qu'elle veuille nous protéger. Arabella aurait fait pareil.

A la mention de sa mère, le jeune loup ferma douloureusement les yeux. Arabella lui manquait affreusement. Il se souvenait de tous les moments qu'il avait passé avec elle. Du premier jusqu'au dernier. Il l'avait vu mourir. Il avait vu Arthur Weasley lui lancer le sort.

S'il se retrouvait face à lui ce soir, il était certain qu'il ne pourrait pas contrôler son envie de vengeance. On lui avait arracher sa mère, il ne pourrait jamais l'oublier.

C'était douloureux, même encore aujourd'hui, après cinq années sans elle.

Il le tuerait. C'était décidé.

Père et fils tournèrent à l'unisson les yeux vers les deux russes, qui les observaient de leurs coins. Peu de loups s'approcher d'eux à cause de l'odeur évidente du veela qu'était Nickolaï.

Même eux, les loups des différentes meutes, ne leur faisaient pas confiance. Il y avait quelque chose chez ces deux-là qui n'inspirait confiance à personne. Pourtant, Tom semblait bien les connaître. Ils devaient tous se plier à cela, et faire confiance aux Patrovisky sans discuter. Ce n'était même pas une option, ils n'avaient pas le choix.

Nickelas finit par retourner son attention sur Abby, sans prendre garde aux regards des deux russes, mais écoutant d'un accord commun avec son père la conversation des deux russes dans le camp.

– Tu crois qu'ils vont finir par nous faire confiance ?

– Personne ne veut se battre contre un veela qui ignore comment se porte sa compagne. Et encore moins contre un sorcier de ton rang. Nickolaï, aies confiance en toi. C'est important pour contrôler ton veela au cas où la situation dégénérerait.

– Père… Je sais ce que je fais.

– Justement Nickolaï, justement.

Les deux loups s'entre-regardèrent. Le veela perdrait le contrôle de lui à un moment ou à un autre de la bataille. C'était bien trop dangereux de le laisser se battre entre tous ces gens. Même s'ils étaient dans le camp opposé au leur, la façon dont les veela tuaient n'était en rien appréciable à voir.

Au contraire, c'était sanguinaire.

Ils déchiraient la cage thoracique de la personne avant de tenter de leur couper la tête. Certaines personne les comparaient à des vampires ou des goules.

Des goules. Ces choses ignobles qui déchiquetaient leur victime avant de boire leur sang au sein même de leur corps, au milieu de leurs entrailles. Ils coupaient leur tête et leur dévorait le visage. Ils opéraient de la même façon que les animaux, sauf que eux, les animaux, ne coupaient pas la tête. C'en était atroce rien qu'en imaginant les images, alors si jamais Nickolaï venait à perdre le contrôle de son statut de veela, la guerre entre les deux camps aller se finir dans un bain de sang.

Fermant un instant les yeux, Nickelas se disait qu'il devrait être obligé de s'attaquer à lui. Et il espérait franchement finir en un seul morceau, et non pas en pièces détachées comme finissait la majorité des victimes d'un veela.

Sirius soupira. Allongé sur un lit de fortune du camp des loups-garous, il attendait le signal lui aussi. Signal qui ne venait pas.

Il faisait encore jour, peut-être que Tom attendait la tombée de la nuit. Pour les prendre par surprise, attendant patiemment qu'ils soient tous endormis et ils pourraient ainsi frapper en silence.

Il partageait la tente avec Snape. Snape avec qui il s'entendait bien maintenant.

Si au début le potioniste avait été réticent à passer du temps avec lui, aujourd'hui il faisait tout ce qu'il pouvait pour être avec le chien galeux.

Severus était toujours froid, bien évidement, mais il avait, semble-t-il, commencé à changer de comportement avec lui. Et ce n'était pas pour lui déplaire.

Depuis qu'ils avaient dormi ensemble dans le canapé deux jours plus tôt, ils s'étaient rapproché l'un de l'autre. Bien qu'ils aient leur manière à eux de le faire, ce n'était pas non plus sans conséquence.

Un exemple. Ils avaient transplané ensemble. Jusque là, normal me direz-vous. Mais c'était Sirius qui avait transplané en tenant Severus.

Black s'était alors mal réceptionné en arrivant dans le camp, et Severus lui était tombé dessus en collant ses lèvres contre les siennes.

Sirius ferma les yeux en repensant à cela.

La sensation de ses lèvres contre les siennes valait toutes les tortures du monde. Torture qui n'égalerait jamais le sentiment de bonheur qu'il avait ressenti en cet instant.

Il fut sorti de ses pensées par une intrusion dans son esprit. Il bloqua tout ses souvenirs et rejeta le corps étranger.

– Tu utilises encore la Légillimancie contre moi ? Tu devrais pourtant savoir que je suis un bon Occlumens.

– Tu repensais encore à ce qu'il s'est passé en arrivant au camp.

– Comment pourrais-je l'oublier ? Et ose me dire que tu n'as pas apprécié. Je l'ai senti contre mon ventre. Severus. Lâcha innocemment Sirius avec un sourire en coin alors qu'il se rapprochait du Maître des Potions.

Snape resta muet quelques secondes avant de soupirer violemment. Il devait bien s'avouer vaincu pour cette fois. Le chien galeux avait raison.

Il avait aimé sentir ses lèvres contre les siennes, il avait aimé le sentir SOUS lui. Il avait aimé être avec lui tout simplement.

Le cabot s'avança encore, et se posta devant le maître des Potions en silence. Encrant ses yeux dans les siens, il aperçut une lueur dans le regard de son vis-à-vis. Une lueur sauvage. Dominante.

Oh oui. Sirius appréciait cette lueur dominatrice dans les yeux de Snape. Et il ne put résister plus longtemps. Il fondit sur les lèvres pincées de Severus, qui se détendit automatiquement.

Lançant un sort d'insonorité sur la tente, il en profita pour la fermer de façon à ce que personne ne rentre, et que personne ne sorte.

Severus avait enfin l'occasion d'être seul à seul avec le cabot, il n'allait pas laisser quelqu'un détruire ce moment, et encore moins laisser Black se défiler maintenant.

Le cabot semblait de cet avis lui aussi. Aucun moyen de les séparer maintenant. Si un opportun venait à les déranger, il le regretterait amèrement.

Les deux hommes se laissèrent alors porter par leur désir, et se retrouvèrent rapidement allongés sur le lit de fortune de la tente improvisée.

Il avait été hors de question d'user de la magie pour créer le camp. C'était bien trop dangereux, et c'était totalement démesuré compte tenu de la situation. La moindre utilisation de magie, dans la Forêt Interdite, serait susceptible de révéler leur position à Dumbledore et aux autres.

Ils se débarrassèrent de leurs vêtements à la hâte, ne supportant plus d'attendre pour que leurs peaux rentrent enfin en contact, et se délectèrent de la sensation qui parcourut leur corps.

Sirius en ferma les yeux, alors que deux mains massaient ses fesses. Snape s'occupait tellement bien de lui… Ses mains étaient parfaites pour les potions, certes, mais elles étaient toutes aussi parfaites pour donner du plaisir à Sirius.

Ils savaient tous les deux que ce serait un coup rapide, pour une raison simple. Mais ils savaient aussi qu'ils pourraient rattraper ceci plus tard.

Ce plus tard, sonnait avec un « plus longtemps ». Oui. Ils prendraient leur temps la prochaine fois, là, ils étaient pressés par le temps. Par l'attaque qui allait bientôt arriver.

Si Tom daignait donner l'ordre d'attaquer maintenant… Sirius et Severus pouvaient jurer qu'ils le tueraient pour cela. Ils voulaient tirer leur coup !

Ils se retenaient depuis bien trop longtemps déjà, hors de question d'attendre encore.

L'animagus lâcha un gémissement. Il se sentait tellement bien là, entre les doigts de Snape.

Ils voulaient tous deux que la situation dure, ils souhaitaient que le temps s'arrête, que le moment ne s'arrête jamais. Mais ils n'avaient pas le temps.

– Severus… C'est pas le moment de prendre des pincettes avec moi… On a vraiment pas le temps là !

– Toujours aussi pressé le cabot…

Sarcastique. Comme d'habitude.

– Snape par Merlin ! Pr-…

La supplique de Sirius mourut dans sa gorge quand Severus le pénétra d'un coup. Même sans préparation, une sensation humide sur le sexe de Snape lui fit le plus grand bien.

C'était juste… grandiose. Merveilleux. Exquis.

Le Maître des Potions fourra son visage dans le cou de son vis-à-vis, retenant son envie de le prendre férocement. Ils étaient peut-être pris par le temps, mais cela ne voulait pas dire qu'ils devaient le faire comme des bêtes.

Alors il prit son mal en patience, et attendit que Black s'habitue à son intrusion.

Sirius commença à mouver le bassin, signalant à son amant qu'il était prêt. Même si la douleur était encore là, le plaisir vint rapidement prendre sa place quand la hampe de chair du potioniste frappa un point spécifique.

– Oh doux Merlin… C'est tellement bon…

Severus sourit dans son cou, et se retira de lui, récoltant un soupir d'indignation et de frustration, pour mieux replonger en lui. Frappant une nouvelle fois cette boule de nerfs qui faisait voir des étoiles au cabot.

Black encercla la taille de Severus de ses jambes, et le repoussa brusquement en lui, leur arrachant un gémissement de plaisir et d'extase. C'était le paradis.

Ils étaient tellement bien là. Ils ne faisaient qu'un. Enfin, ils s'appartenaient mutuellement.

Snape accéléra ses coups de butoirs, et plaqua ses lèvres sur celles du cabot quand il se sentit arriver au point de non retour.

Il ne voulait pas se libérer maintenant. C'était trop tôt.

Il voulait faire durer l'échange encore et encore, rester avec Sirius sous cette tente jusqu'au final.

Il était lâche. Mais qui ne le serait pas quand on pouvait enfin avoir la personne qu'on aimait avec soit. Parce que c'était le cas ce soir-là.

Severus avait la personne qu'il aimait avec lui, et pour rien au monde il ne changerait cela.

Cependant, Black n'était pas de son avis, bien qu'il souhaitait rester avec lui encore de longues années, courage Gryffindor oblige concernant la « supportation » du caractère Snapien, il voulait un instant bestial, pas le truc qui ne demandait que douceur et tendresse.

Il sentit le membre de Severus grossir encore entre ses chaires. C'était tellement bon…

– Severus ! Sirius ! Je vous attends dehors !

… Alors comment Tom pouvait avoir un aussi mauvais sens du timing ! Par les couilles de Merlin, ce n'était pas du tout le moment là !

Grognant de frustration, le maître des potions se retira de l'animagus et ils purent se rhabiller convenablement.

– Sev'… Tu me promets d'être prudent ?

– Tu sais bien que je ne peux pas te le promettre.

– Fais-le quand même. On a cette partie de jambe en l'air à finir, et je te jure que si tu ne t'en sors pas, je te rejoindrais, et je ferais de ta mort un véritable enfer pour m'avoir abandonner avant d'avoir finit ce que nous faisions.

– Je vais tenter de rester en vie alors. Souffla Snape en s'apprêtant à sortir de la tente.

Cependant, il se ravisa et se retourna vers Black qui buta contre son torse, subitement stoppé par le retournement du brun.

Severus n'aurait peut-être plus l'occasion de le faire alors…

– Je t'aime. N'en doute jamais.

Trop interloqué par ces trois mots, Sirius ne put que regarder son vis-à-vis avant de fermer les yeux quand il sentit la bouche de Snape contre la sienne.

Il venait de dire qu'il l'aimait. Bon sang… Il ne s'en rendait même pas encore compte, mais l'entendre dire ces mots-là, procurait un bien fou.

Tom attendait près du grand feu du campement. Nickelas et Fenrir attendaient avec lui, alors que Harry et Abby se tenaient un peu plus loin avec Draco et Lucius. Ils gardaient tous les trois un œil sur Abby qui risquait de s'enfuir une fois que tout le monde soit partit pour se battre.

Si elle était blessée… Tom serait dans une colère noire, ils ne pouvaient pas se risquer à cela.

Du coin de l'œil, Harry vit son professeur de potion rejoindre le groupe avec son parrain à ses côtés, ainsi que Nickolaï et Drogomir. Ils dardèrent un regard sur les deux loups-garou face à eux, avant de finalement se tendre la main.

Ils s'alliaient pour cette attaque. Ils se surveilleraient, se protégeraient. Ils le juraient sur leurs magies.

– Abby cesse donc de gesticuler.

Le jeune Riddle tourna son attention sur sa sœur qui arpentait le sol autour d'eux. Elle ne tenait pas en place, ils s'en rendaient compte tous les trois.

– Lucius !

Abby s'arrêta. Si son père appelait Lucius, c'était le lancement de la bataille.

Elle soupira et regarda l'homme blond se diriger vers le groupe de sorcier. Ils étaient si assurés, si imposants. Si confiants.

La brune croisa le regard de Nickelas. Il semblait si serein, tellement sûr qu'ils allaient gagner, qu'Abby voulu le croire elle aussi. Que tout se passerait bien. Exactement comme Harry le lui avait promis.

Harry. Ryan. Peu importait, en tant qu'Harry, en tant que Ryan, il restait son grand frère. Un grand frère protecteur, aimant, attentionné.

Celui-ci posa sa main sur son épaule, l'enjoignant à le suivre avec Draco.

– Tout ira bien. Je te le promet By'. Aies confiance.

– J'ai confiance… Mais j'ai peur Harry. Avoua-t-elle finalement. On est venu ici trop facilement, j'ai l'impression qu'ils tendent un piège, et qu'on saute à pied joint dedans. J'ai la trouille Ry'. Je ne veux pas les perdre. Je ne veux perdre personne. Aucun loup, aucun sorcier, et certainement pas mon père ou mon compagnon. Pas mon loup-garou…

– Hallelujah ! Tu l'appelles enfin « mon loup » ! S'exclama soudainement Draco, faisant retomber la pression d'un cran.

Abby ne put s'empêcher de sourire. Oui. SON loup. Son loup alpha. Elle avait besoin de lui, autant que lui avait besoin d'elle.

Tout était prêt. Tout était fin prêt pour lancer l'assaut sur le château.

Tom avait fait venir tout le monde, et avait ordonné que les enfants ne participent pas à cette guerre sans merci. Il voulait les conserver, les protéger. Faire en sorte qu'ils ne voient aucune des horreurs qui pouvaient être faite en des temps douloureux.

Il fit un signe discret à son fils, lui faisant comprendre qu'il fallait qu'il éloigne Abby d'ici avant qu'ils ne partent pour l'attaque. Les trois adolescents se dirigèrent vers le centre de la forêt, là où était accueillit les enfants des combattants et leurs compagnes ou compagnons.

Certains loups mâles avaient un homme pour compagnon, compagnon qui avait donné naissance à des portées de louveteaux.

Ils seraient en sécurité ici, avec les loups.

Il ferma les yeux un instant, et se tourna vers ses alliés, et amis.

– Vous êtes tous ici pour m'épauler. Nous ne venons pas chercher les ennuis en premier lieu. Mais si Dumbledore nous attaque, je veux que vous ripostiez, en faisant tout votre possible pour ne blesser personne.

– Même pas les Weasley ? Siffla Nickelas en serrant les poings.

– Surtout pas eux. Je les veux vivants, prisonniers dans les cachots du manoir quand tout sera terminé.

Le jeune loup acquiesça à contre cœur. Il voulait tellement voir cette famille souffrir pour tout le mal qu'ils avaient fait autour d'eux. Pour le mal qu'ils avaient causé à Tom, à Harry et surtout à Abby. Sa Abby.

Il tourna le regard vers l'intérieur de la forêt, inquiet.

Il la connaissait sa Abby. Il était certain qu'elle attendait qu'ils s'en aillent, qu'ils partent, pour les suivre et se joindre au combat. Chose qu'elle ferait pour sa future meute à n'importe quel prix.

La main de son père se posa sur son épaule, la pressant légèrement.

– Tout ira bien Nickelas. Ne t'en fais pas pour eux.

– Ce n'est pas eux qui m'inquiètent… C'est elle. Si ils la touchent parce qu'elle se joint à nous, je jure sur ma propre vie que le responsable mourra lentement et douloureusement.

– Je n'en doute aucunement jeune loup. Répondit Drogomir, à ses côtés.

Le jeune Greyback hocha la tête en sa direction. Les deux russes se retrouvaient être en fait de véritables alliés. Puissants et dangereux.

Tom adressa un regard à Lucius et Drogomir, avant d'expliquer le plan.

– Vous mènerez les loups aux portes principales du château. Severus aura ouvert la voie aux loups qui pourront alors passer à l'action.

– Ce n'est pas une bonne option. Passons par le passage secret qui mène directement à la Salle sur Demande. Seul bémol, son entrée se trouve à Hog's Head.

– Et c'est Abelforth qui dirige l'auberge… Le frère de Dumbledore. Intervint Fenrir, les dents serrées.

– Comment pouvons-nous faire ?

– La poudre d'obscurité instantanée du Pérou. Assurèrent les jumeaux Weasley. Nous l'importons d'Amérique du Sud et elle est excellente pour se déplacer dans le noir le plus total. Le meilleur moyen de se déplacer dans cette obscurité est la Main de la Gloire. Réputée pour être un objet de « Magie Noire ». Mais, comme nombreux sont les sorciers qui disent que le bien et le mal n'existent pas, nous avons pu…

– Nous en procurer une en toute légalité par un représentant russe du marché. Continua Fred.

– C'est une idée qui peut tenir la route. Mais…

– Mais qui nous dit que cet Abelforth est du côté de son frère ?

Tous se tournèrent vers Nickolaï. Il était mortellement sérieux, et il avait peut-être raison…

– Personne, mais c'est une possibilité en effet. Il faudrait tenter quelque chose. Envoyé Harry le voir peut-être… Souffla Lucius.

– Hors de question. Je refuse que Harry se retrouve au milieu de tout cela encore une fois. Tu ne penses pas qu'il peut s'agir d'un piège, que ce vieux con mégalomane psychopathique mordu du citron veut piéger mon fils et le retourner une nouvelle fois contre moi ?! Il est hors de question que je le laisse encore s'en prendre à ma famille !

– Nous devons tenté Tom !

– Et la cabane hurlante ? Le passage mène au saule cogneur après tout. Proposa Sirius.

Son amant se retourna vers lui, un sourcil levé.

– C'est quand on a besoin de stratégie et de passage secret que Merlin pense à te greffer un cerveau. Excellent.

Black assassina Severus d'un regard glacial avant de lever les yeux au ciel.

– La cabane hurlante est à quelques pas d'ici.

– Remus Lupin ne devait pas se joindre à nous ? Il est un loup-garou de la meute, l'un des aîné qui plus est, alors il aurait tout à fait intérêt à venir. Soupira Nickelas, les bras croisés.

– Il ne viendra pas. Il est déjà à Hogwarts. Dans les cachots.

– Prisonnier ?

– Les Potter n'existent pas.

Tom lança un rapide coup d'œil à Severus, qui venait de prononcer cette phrase. La même que l'un de ses hommes en juin dernier.

Fermant les yeux un instant, le Lord Riddle finit par hocher la tête, donnant enfin son aval pour « l'attaque ».

Ils n'allaient prendre la vie de personne, ou du moins juste dans un cas de grande nécessité.

La seule personne à mourir cette nuit, sera le Grand Mage Blanc Albus Perceval Wilfred Dumbledore.

Et si jamais cet enfoiré arrivait à s'en tirer et à toucher Abby, ou Harry, Tom se jurait sur sa propre vie d'achever la misérable vie de cette misérable créature avec une douce et lente torture.

Il voulait que Voldemort apparaisse ? Voldemort allait apparaître. Cette nuit. Dans le château.

Guidant les troupes dans le tunnel menant à la sortie du passage sous le saule cogneur, Sirius commençait à paniquer. Il sentait la magie de Tom crépiter non loin de lui et des autres.

Ils arrivèrent à la sortie quelques secondes plus tard, et ils purent remarquer que le saule semblait s'être incliner en arrière pour les laisser traverser le champ sans encombres.

De là, Voldemort passa devant, et ils purent se diriger vers le pont de bois menant à la cours d'entrée principale du château.

Nombreux étaient les élèves qui étaient restés dans le château. Élèves de toutes les maisons confondues. Les Slytherin étaient présents, mais ils paraissaient pétrifiés. Ils ne bougeaient pas d'un pouce. Ils étaient prisonniers.

Dumbledore était présent lui aussi, devant tout le monde. Évidement.

Tom serra les poings. Le simple fait de le voir ici, face à lui, après ce qu'il avait fait à sa famille et ses amis, à son fils, au Ministère, et après la fin du tournoi des trois sorciers.

Il espérait d'ailleurs que ses enfants allaient bien, avec Draco, Pansy, Hermione et Blaise. Il espérait qu'ils étaient sains et saufs au campement des loups-garous porteur de portées.

Cependant, il était convaincu que sa fille finirait sur le champ de bataille, à se battre pour protéger sa future meute et son compagnon ainsi que les amis de sa famille et son père.

Il la connaissait après tout. C'était lui qui l'avait élevé quand Victoria avait disparue.

Ils s'arrêtèrent face au groupe de sorciers, et tous purent sentir à quel point la magie de Tom était dangereuse à ce moment précis. Tous, même Dumbledore, qui ne voulait pas y prêter attention. Il avait fait quelque chose après tout…

– Bienvenu à toi Tom. Je vois que tu as ramené des loups-garous avec toi, ils ont l'air d'aller bien en tous les cas. En espérant que cela durera. Sourit le vieux sorcier.

– Vous êtes quelqu'un d'abject Dumbledore. Vous avez détruit la vie de ma famille, de mes amis, et vous continuez encore pour obtenir plus de pouvoir. Vous êtes… misérable. Cracha Tom, les poings serrés.

– J'ai de la ressource Tom. Bien que je sache que notre chère Minerva est de ton côté, nous avons tout de même réussi à infiltrer tes amis. Dites-moi, Monsieur Malfoy, comment se porte votre fils ? Et toi, Tom, comment vont tes enfants ? Je doute que les laisser en arrière étaient une bonne idée finalement…

Une dizaine de sorciers de l'Ordre du Phénix apparurent, trois d'entre eux tenaient une personne contre eux, leurs baguettes plaquées contre la gorge de leur prisonnier.

Abby, tenue fermement par Ronald Weasley.

Harry, douloureusement tenu par Alastor Maugrey.

Draco, tenu étroitement par Arthur Weasley.

Pansy, Hermione et Blaise étaient absents. Peut-être avaient-ils réussi à fuir…

Le regard de Tom se posa sur ses enfants quelques secondes. Il remarqua l'entaille au bras de Harry, et la lèvre fendue d'Abby. Les deux adolescents lancèrent un rapide regard à Nickolaï.

Ils voyaient déjà ses yeux devenir dorés. Le veela.

Pansy n'était pas ici. Même Abby et Harry ignoraient où elle était, tout comme Blaise, qui avait disparu à son tour, juste après elle et Hermione.

– Les Deaths Eaters n'existent pas ! Les Potter n'existent pas ! Tout comme le soit disant Voldemort ! Ils ne sont que purs inventions de la part de Dumbledore ! C'est lui qui…

Abby n'eut pas le temps de finir de formuler sa façon de penser. Elle se prit un Doloris de la part de Ginerva Weasley, qui s'était retourné vers elle pour la faire taire, la faisant ainsi tombé à genoux.

La jeune fille sentit la colère de son compagnon à travers le lien qui les unissait. Nickelas fixait la rouquine en serrant les poings. À un tel point qu'il en fit blanchir ses phalanges.

Le loup sentit la main de son père sur son épaule pour le dissuader de tenter quelque chose, et il lui en était reconnaissant bien qu'il mourrait d'envie de se faire les deux Weasley. Il voulait s'occuper de leur cas.

Tom fit un pas en avant, Dumbledore aussi.

– Laisses-les partir, si tu tiens à la chose misérable qui te sert de vie.

– Voyons Tom. En voilà des manières. Apprends à respecter tes aînés veux-tu…

– Jamais je ne respecterais l'homme qui a fait tuer ma femme, et une famille entière. Jamais je ne respecterais l'homme qui a enlevé mon fils et qui a tout fait pour qu'il finisse par me tuer et mourir à son tour. Vous voulez connaître le visage de votre cher directeur ? Le voici ! Il a créé la famille Potter avant d'enlever mon fils. Harry Potter n'existe pas ! Il n'a jamais existé ! Son véritable nom est Ryan Harry Alexandre Thomas Riddle.

Un grand silence s'installa dans la cour de l'école suite aux paroles de Tom. Puis tous les regards convergèrent vers Harry, qui gardait le sien collé à celui de son père.

Un mouvement à sa droite lui fit tourner les yeux. Neville s'avançait vers son père, silencieux.

– Est-ce vrai ?

– Oui.

– Ce n'est pas à vous que je pose la question Monsieur… Professeur Dumbledore, est-ce que ce qu'il dit est vrai ?

– … En effet. Cela est la vérité.

– Vous avez torturé mes parents pour faire croire aux sorciers que Voldemort était derrière tout cela, alors qu'il n'existait même pas ! Vous m'aviez dit que Bellatrix Lestrange avait torturé mes parents jusqu'à ce qu'ils deviennent fous ! Mais vous aviez oublié une chose Professeur, le sort de faux souvenirs ne fonctionne pas 24 h sur 24… Il faut le refaire, et il semblerait que vous ayez omis de le lancer à nouveau sur moi après la bataille du Ministère en juin dernier. Alastor Maugrey a tenté de tuer Harry là-bas ! Le sort que Lestrange a lancé, c'était pour protéger Harry, et il l'a été, par son parrain.

Nouveau silence. Les élèves comprenaient peu à peu qui était réellement Dumbledore. Mais les Weasley et Maugrey resserraient leur prise sur les prisonniers.

C'était là que ça avait commencé. Quand un autre sorcier, Kingsley Shacklebolt était arrivé, tenant une jeune fille par les cheveux.

Tout s'était déroulé tellement vite, que personne ne savait vraiment ce qui venait de se passer.

Nickolaï venait de fondre sur l'Auror, l'obligeant à lâcher la personne qu'il tenait.

– Plus jamais vous ne la touchez !

Pansy. Elle s'était faite capturée elle aussi…

Les deux groupes de sorciers finirent par se battre. C'était comme si ça avait été le signal, sauf que ça n'en était pas un.

Dumbledore et Tom restaient à l'écart, s'observant dans le blanc des yeux, alors que de nombreux élèves se rendaient sans faire d'histoire. Plus des trois quart se retrouvèrent du côté de Tom, et Dumbledore su à ce moment que son plan avait failli.

Il sortit sa baguette et lança un Avada Kedavra sur le Lord Riddle.

Sirius tira Tom sur le côté pour sauver son ami, et l'animagus s'esquiva la seconde suivant, rejoignant son amant dans la bataille pour se battre contre Arthur et Molly Weasley. Voldemort se remit face au vieux fou et lança un simple sort de désarmement.

Il ne voulait lancer le sort de Mort en véritable dernier recourt, pas avant.

Le veela laissa sortir ses ailes. Laissant l'allure majestueuses au placard pour montrer des ailes membraneuses. Il grogna contre Kingsley pendant de longues secondes avant que Pansy ne le retienne par la main, prenant son poing serré dans les mains pour le calmer.

Nickolaï ferma les yeux, calant sa respiration sur celle de son amante et assomma finalement le black avant de se retourner vers elle.

– Tu vas bien ?

Pansy hocha positivement la tête. Comment pouvait-elle aller mal quand elle avait vu le russe fondre sur Shacklebolt pour la protéger.

C'était une sensation étrange, mais un court instant, elle avait cru qu'il n'allait pas bouger. C'était mal connaître l'instinct des veela visiblement.

Harry et Draco purent récupérer Abby, toujours agenouillée au sol. Ils l'obligèrent à se lever pour fuir, mais elle les stoppa net en demandant où était Nickelas et son père.

Ils ne savaient quoi répondre. Eux-même l'ignoraient, et il était impossible de savoir où ils pouvaient se trouver avec la bataille qui faisait rage juste à côté d'eux. A cet instant, ils ne pensaient qu'à mettre la jeune fille à l'abri. A protéger Abby, comme Nickelas et Tom le souhaitaient.

Cependant, ils furent soudainement propulsés à terre par une violente explosion. Tout le monde l'avait senti, et le combat venait de cesser pour quelques secondes, laissant le temps aux trois sorciers de se relever.

Tous regardaient les deux sorciers au milieu d'un étrange bouclier.

Tom Riddle et Albus Dumbledore étaient là. Au milieu de ce bouclier de magie.

Abby s'avança d'un pas, mais elle fut de nouveau projetée au sol par quelque chose, ou quelqu'un, suite à un « non » prononcé haut et fort.

En relevant les yeux, la jeune fille aperçut Ronald Weasley baisser sa baguette, un étrange sourire sadique en coin des lèvres, alors qu'il se faisait maîtriser par Fenrir.

Elle bougea légèrement pour se relever et se retrouva nez à nez avec un grand loup noir, inconscient, juste devant elle. La Slytherin réduisit la distance entre eux en une demi-seconde, et prit son loup dans ses bras.

Elle tenta de le réveiller, alors qu'il reprenait forme humaine.

Il était bien connu que les enfants de loups-garous pouvaient devenir animagus, mais alors leur forme serait leur propre loup. Cela avait été le cas pour Nickelas.

Abby ravala ses larmes, observant le visage du jeune homme. Il devait juste s'être assommé en tombant sur elle. Pour la protéger.

– Nickelas… Je t'en prie… S'il te plaît… Ne m'abandonnes pas.

Mais il ne répondait toujours pas. Il gardait obstinément les yeux fermés, le souffle absent. Il restait immobile.

Il s'était pris le sort à sa place. Il s'était pris le sort de Ronald à la place de sa compagne.

Abby ne voulait pas le lâcher, il allait se réveiller. Elle le savait, il fallait juste attendre quelques secondes.

Juste quelques secondes…

Elle finit par laisser ses larmes couler. Elle ne faisait pas attention aux gens qui s'agglutinaient autour d'elle pour voir ce qu'il se passait, comme des rapaces autour d'une carcasse sanglante qui deviendra leur repas.

Le combat était fini après tout, et ils avaient gagné. Dumbledore était mort de la main de son père, alors qu'il avait tenté de faire tuer Harry par Maugrey deux minutes plus tôt.

Elle ne fit pas non plus attention aux bras qui entourèrent ses épaules, tentant de lui faire lâcher prise sur le jeune homme. Mais elle ne le lasserait pas. Elle ne pouvait pas le laisser. Elle ne pouvait pas l'abandonner.

Alors elle ferma les yeux, retenant ses larmes un maximum, pendant que Harry gardait ses bras autour de ses épaules tressautantes. Abby siffla, les dents serrées, et fixa le visage de son frère, son propre visage exprimant toute sa colère.

– Tu m'avais promis Ryan. Tu m'avais promis qu'il ne m'abandonnerais pas ! Tu me l'avais promis…

Le brun resserra son étreinte sur sa petite sœur, voulant par ce geste, lui dire qu'il était désolé.

Que certaines promesses ne pouvaient pas être tenues. Et que la promesse que rien ne se passerait, c'était pour l'aider à survivre elle. L'aider à surmonter la possibilité que l'un d'eux puisse mourir, même si au moment de le dire, il ne pensait surtout pas à ce que ce soit le loup-garou.

Tenant encore le visage de Nickelas contre sa poitrine, la jeune fille sentit que quelqu'un le lui arrachait doucement des bras. Elle leva les yeux, et vit Fenrir Greyback, les yeux rougies par des larmes qu'il voulait à tout prix contenir.

– Lâche pas fils. Tu n'as pas le droit de faire cela, et tu le sais.

Abby fixa le père de son compagnon un moment avant que Harry ne la tire vers lui pour la relever, et se diriger vers Tom, qui s'approchait d'eux à grands pas pressés.

Il prit ses enfants dans ses bras, et souffla.

– Vous allez bien… Merlin merci…

Harry se soustrait doucement de l'étreinte de son père et chercha son amant du regard, espérant le retrouver au côté de Lucius. Et il soupira de soulagement quand il vit une chevelure blonde se diriger vers lui.

Le brun s'avança à son tour, et il ne put se retenir de fondre dans les bras de Draco qui resserra son étreinte autour du jeune Riddle.

Ils se séparèrent et fixèrent Tom transplaner avec Fenrir, Nickelas dans les bras de celui-ci. Ils entendirent soudain un son venant de derrière eux. Un bruit de chute. Faisant volte face, ils virent Abby dos à eux, et quelqu'un à ses pieds, avec Sirius derrière cette personne.

– Tu as voulu me tuer le rongeur ? N'est-ce pas ?

– C'est Dumbledore qui m'a obligé, je le jure !

– Sur ta magie et sur ta vie ? Est-ce que tu peux me le jurer sur ta magie et sur ta vie ?! Cria la jeune sorcière, avant de souffler calmement. Non. Bien sûr que non. Tu ne mérites même pas la mort Ronald. C'est quelque chose de bien trop doux pour toi…

Sirius fixa sa filleule un bon moment avant de relever le roux, pendant qu'Abby transplanait au manoir de la famille pour rester auprès de son loup.

Les autres suivirent rapidement, et Neville fut conjoint à se joindre à eux par Bellatrix. Elle lui tendait la main avec un léger sourire aux lèvres.

– Rassures-toi jeune homme. Nous ne te ferons aucun mal, et je peux même t'assurer que nous avons trouver un remède à la folie des Doloris.

Manoir Riddle, Nord de l'Irlande

18 Février 1997

Tout le monde attendait patiemment dans le salon que les médecins de la famille donnent leur verdict pour l'état de Nickelas.

Seule Abby avait été autorisée à rester avec le jeune loup pour tenter de calmer son inquiétude pour lui.

Tom s'était assis dans son fauteuil en cuir, observant le feu dans l'âtre, alors que les autres reposaient dans le canapé, à côté de lui.

Fenrir était debout, tournant en rond, tout comme Severus et Sirius qui étaient collés à la porte menant au sous-sol.

Narcissa les avait rejoint un peu plus tôt dans la soirée, retrouvant son fils et son mari après plus de deux semaines d'absence.

Quand les trois médecins de la famille revinrent, tous avaient le même constat.

Nickelas était dans un coma magique puissant à cause d'un sort rendu interdit depuis des siècles. Mais le lien qu'il avait avec Abby rendait le sort fragile. Il était donc, finalement, sain et sauf.

Abby descendit les marches en silence, les yeux rougies par des larmes qui ne couleraient pas. Elle fit face à Snape et Black devant la porte menant aux cachots du manoir, et ils la laissèrent passer suite au hochement de tête de Tom dans leur direction.

La jeune fille suivit alors le couloir sombre et humide, et serra les dents quand elle entendit le rire de cette pétasse de Ginerva.

Bellatrix était là, adossée au mur face à la cellule de Molly et Arthur.

– Vous avez brûlé notre maison ! Vous êtes de monstres ! Vous ne devriez pas exister !

C'était les paroles de la matriarche. Son mari semblait rester bien calme. Il se tramait quelque chose. Peut-être s'était-il rendu à l'évidence qu'il avait fait une erreur et qu'il acceptait sa sentence.

Pourtant, la jeune Slytherin ne s'attarda pas sur eux, et observa Bella.

– Tu devrais monter en haut. Rodulphus t'attend.

– Je ne te laisse pas seule ici Abby. C'était la condition pour que tu leur parles.

Abby acquiesça et avança de cent mètre pour trouver la cellule de Ronald Weasley. Sa sœur se trouvait dans celle d'à côté, riant à gorge déployée pour une raison inconnue.

– Quel sort as-tu utilisé Ronald ?

– Tu ne penses quand même pas qu'il va te le dire pétasse ? Ricana Ginerva.

– Je te pensais folle Ginny… Mais en fait, tu es complètement décérébrée. Et je ne répéterais pas ma question une troisième fois. Quel. Sort ?

– Ne dis rien Ron…

– Ta gueule Gin' ! C'était un sort de coma. Mais il doit être mort maintenant.

– Non. Il est encore dans le coma. Pour une seule raison. JE suis en vie. Vous n'avez toujours pas compris qu'on est lié, lui et moi ? Il est mon âme sœur, et je suis la sienne. Tant que je vivrais, il vivra. Tant qu'il vivra, je vivrais. Je vous laisse réfléchir à cela, avant de vous envoyer, vous, votre famille et vos amis à Drazilas. Finit la jeune fille avec un léger sourire. Vous avez récolté ce que vous avez semé.

– Drazilas… ?

– C'est le nom de la prison en Russie. Prison dirigée par un très puissant sorcier. Ami de la famille Roskova.

– Tu n'es pas une Roskova. Riddle.

– Ma grand-mère était une Roskova. Mon grand-père, un Riley. Ma mère, une Riley. Mon père, un Riddle. Je suis donc une Roskova. Passez une bonne nuit.

Abby tourna les talons, et remonta dans le salon avec Bellatrix.

Aussitôt dans le salon, Abby remonta les marches pour rejoindre la chambre de Nickelas.

Le lit était vide.

Fronçant les sourcils, elle s'avança un peu plus dans la pièce et retint un sursaut quand elle sentit quelqu'un se coller à son dos.

– Nickelas… Tu m'as fait peur…

– Pardonnes-moi. Comment tu te sens ? Tu n'es pas blessée ? Il ne t'a pas touché ?

Abby se retourna dans les bras de son loup, et sourit.

– Je vais bien. Je vais parfaitement bien.

Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure, et colla son front au sien.

– J'ai eu tellement peur quand je t'ai vu prisonnière de cette merde… Je…

– Je vais bien. Je t'assure. Ils nous ont eu parce que j'ai protégé la meute avant de penser à moi. Mais je ne pouvais pas les laisser brûler le campement, alors j'ai foncée tête baissée en les protégeant.

– Une vraie louve… Sourit Nickelas.

– Ta louve.

– Ma louve. Tu es mienne Abby, et je suis tien.

Les deux se sourirent niaisement avant d'éclater de rire.

Au bout d'une minute, Nickelas s'arrêta et regarda sa compagne.

Par Merlin, il avait eu si peur pour elle. Si peur de ne pas pouvoir la retrouver à la fin de cette bataille. Il l'aimait tellement. SA Abby.

Voyant qu'elle ne s'arrêtait pas de rire, il décida de fermer la porte en silence et il fit quelque chose qu'il rêvait depuis plusieurs heures. Il l'embrassa d'abord doucement, lentement, la calmant immédiatement, et se sépara d'elle, lui laissant reprendre son souffle, alors qu'il lui murmurait à l'oreille.

– Je t'aime petite louve.

Tout le monde allait bien maintenant.

Mais il suffisait que le vent souffle pour que le château de carte s'effondre. C'était ce que disait le dicton. Il ne restait plus qu'à savoir dans quel sens le château allait tomber.

A suivre…

...


Woilà… J'espère que ce chapitre vous aura plu, et je vous attends pour les reviews, et les lancés de ce que vous voulez, sauf objets tranchants ! O.O Non mais !

Et je vous dis… A dans un mois pour la suite… ? Je reprend les cours, je peux pas faire plus…

Bisous les gens ! Je vous nems fort !

X-FanFicX