Moi : Bonjour, très cher réservoir de personnages à utiliser dans les contes !
Rukia /bas/ Comme on aime être traité comme une personne à part entière, avec toi !
Moi : Aujourd'hui, je vais adapter un de mes contes préférés, "Le calife cigogne", de Hauff !
Rukia : Et qui sera la malheureuse victime de tes expérimentations ?
Moi : L'heureuse (j'espère) victime sera Urahara ! (Et il s'y connait, en expérimentations.)
Urahara : He he, admirez-moi, j'ai enfin réussi à décrocher un rôle principal ! Peut-être est-ce dû au fait que j'ai commencé récemment, dans le manga, à montrer une minuscule partie de mon immense talent !
Moi : Hey, tu n'es pas en train de spoiler les lecteurs, là ?
Urahara : Si, si, d'une certaine façon. Ceci est un message subliminal : pour ceux qui m'aiment, la suite mérite d'être lue !
Moi : Enfin, comme il est impossible de le faire taire (et aussi parce que c'était prévu au départ), j'avertis tout de suite que ce conte à la noix contient des spoilers conséquents jusqu'à une phase assez avancée du manga, genre tome 26.
Rukia /soupire/ Toi qui as un besoin désespéré de lecteurs, tu ferais mieux de ne pas en chasser la moitié d'office, comme ça.
Moi : Mais euh ! Il est de mon devoir de ne pas les laisser être happés dans le piège du spoiler insidieux ! C'est un grand sacrifice que je fais, mais je les rends à leur liberté et à leurs activités quotidiennes !
Urahara /bas/ Je crois qu'il y en a qui sont restés quand même. C'est pas comme si elle avait une autorité délirante.
Moi : Où en étais-je ? Ah oui. Urahara, donc, tu joues le rôle du calife transformé en cigogne.
Urahara /mime un battement d'ailes/
Moi : Et tu auras une bonne partie du conte pour te livrer à ce genre de démonstration ! Le grand vizir et meilleur ami du calife sera joué par Isshin.
Isshin : Kisuke ! Quel bonheur de jouer avec toi une fois de plus (mais en changeant les rôles) !
Moi : Je tiens à préciser que cette fois-ci, contre toute attente, le grand vizir n'est pas du tout un fourbe, il est honnête et dévoué !
Isshin /air transporté/ Ma bonne foi et mes bonnes moeurs vont jusqu'à influencer les clichés les plus fermement ancrés du conte oriental !
Moi : L'érudit qui traduit les textes sera joué par Tessai.
Tessai /air concentré/
Urahara : Yeah, quel bon casting ! On va pouvoir faire la fiesta !
Moi : Le marchand ambulant sera joué par Rupi !
Rupi : Hellooooo ! Laissez-moi venir à la fiesta aussi !
Isshin /soupir/ Tu disais, Kisuke ?
Urahara /air affligé/ Rien. On ne pouvait pas croire au bon goût de l'auteur jusqu'au bout, n'est-ce pas ? Encore que celui-là a l'air d'avoir un certain sens du fun... avec un peu d'efforts, peut-être...
Moi : Le méchant magicien sera joué par le capitaine Aizen.
Aizen /sourit/ He bien, il semble que j'aurai enfin l'occasion de prendre une revanche sur des gens intéressants, pour une fois.
Moi : Malheureusement, il a un rôle ridiculement petit. Bah, ça lui apprendra à ne rien glander de constructif dans l'arc actuel ! Je suis déçue !
Aizen : Penses-tu vraiment avoir tous les détails ?
Moi : Tu devrais savoir qu'en face de toi, tu as cette créature indestructible, un héros de shônen manga ! Bouge-toi le cul /se ressaisit/ Pardon, je digresse. Le fils du magicien sera joué par Ulquiorra.
Ulquiorra : ...
Urahara /gémit/ Ma fiesta...
Moi : Tant mieux ! Au moins, vous ne risquerez pas d'être déconcentrés pendant que vous serez intéressés par la très noble tâche de jouer votre rôle !
Urahara : Bah, les distractions viennent toujours à celui qui les cherchent !
Moi : Et a propos de distractions, la chouette sera remplacée par un chat, et sera jouée par Yoruichi !
Yoruichi /s'étire langoureusement/ Un chat est tout de même une créature beaucoup plus élégante qu'une chouette.
Urahara /fait des gestes discrets/ Fiesta ?
Yoruichi /clin d'oeil/ Attendons la fin du conte. Ce sera d'autant plus joyeux que nous l'aurons attendu longtemps (et on aura peut-être l'occasion de se débarrasser des gros lourds d'ici-là).
Moi : Très bien, très bonne façon de raisonner ! Sur ces sages paroles, nous pouvons commencer !
Moi : Il était une fois un calife, qui venait de se réveiller d'une délicieuse sieste.
Urahara /approuve/ Bon début.
Moi : Un esclave venait de lui apporter un bol de café aromatisé, et il attendait la visite quotidienne de son ami et grand vizir.
Isshin : Yoh, Kisuke !
Moi : Mais contrairement à son habitude, le grand vizir semblait distrait et pressé de partir.
Urahara : Eh bien, qu'est-ce qui t'arrive ?
Isshin : Oh, absolument rien de grave. Mais un marchand ambulant vient de s'installer devant le palais, et /prend sa tête dans ses mains d'un air extasié/ il a plein de choses maaaaagnifiques, des bijoux pour ma chère Masaki, et des jouets pour mes petites, et j'ai peur que tout soit parti ! (Et accessoirement, je suis fauché.)
Urahara : Ce n'est que ça ! Eh bien, je ne vais pas te retenir plus longtemps. Et je jetterais bien un oeil, moi aussi !
Isshin : On y va?
Urahara : Mais non, profitons un peu des luxes du califat /tape dans ses mains/ Ururu-chan ! Va dire au marchand qui est devant la porte qu'il vienne nous apporter son étal ici !
Isshin : Quand même, c'est pas un peu de l'abus d'autorité ?
Urahara : Meuh non.
Isshin : Tu crois qu'il l'écoutera ?
Urahara : Oh, Ururu-chan peut être très convaincante, surtout quand elle sort son bazooka.
Moi : Et en effet, ils n'attendirent pas longtemps avant que le marchand n'arrive avec son stand.
Rupi : Saluuuuut ! J'ai plein de belles choses !
Urahara /bas/ Tiens, il a l'air de bonne humeur. Soit il joue très bien la comédie, soit il n'y a pas eu besoin de bazooka.
Rupi /déballe tout son étalage en quelques secondes avec huit tentacules qui lui poussent dans le dos/ Si ces messieurs veulent jeter un oeil...
Isshin /bas/ C'est pas un peu bizarre, comme façon de tenir un stand ?
Urahara /bas/ Bah, on trouve de tout dans les pays étrangers. Et d'ailleurs, dans mon propre laboratoire, hum...
Rupi : Alors, alors ? Y a des trucs qui vous plaisent ?
Urahara : Ne regarde pas à la dépense, Isshin, c'est moi qui invite !
Moi : Ils examinèrent les nombreux objets exotiques, et se prirent deux pistolets richement ornés pour eux, un joli peigne pour la femme du vizir, et plein de cadeaux pour ses enfants. Mais en fouillant, le calife remarqua une petite boîte contenant de la poudre noire, avec un petit bout de papier sur lequel était écrit un message dans une langue incompréhensible.
Urahara : Oooh, qu'est-ce que c'est ? Ca a l'air magique !
Rupi : Aucune idée ! Je l'ai acheté sans comprendre ce qui était écrit dessus, parce que ça avait l'air fun ! Je peux vous le vendre pour pas cher du tout !
Urahara : J'adoooore pouvoir lire des vieux manuscrits ! Je prends !
Rupi : Adjugé vendu ! Et je vous fais même une petite réduction. /remballe le reste de ses affaires, toujours avec ses tentacules/
Isshin : C'est quoi ce trip ?
Rupi : C'est extrêmement pratique, que ce soit pour le combat, le rangement, ou de nombreux autres usages aussi utiles que divertissants /sort/
Moi : Le calife fouilla dans sa bibliothèque, et arrive à la conclusion que ce mystérieux langage était du latin. Mais après avoir déniché un dictionnaire, il fut atteint d'une attaque de flemme.
Urahara : Tessaaaai ! Tu me traduis, dis, dis, dis ?
Tessai : Au travail !
Moi : Au bout de quelques heures, il revint avec le résultat de son travail.
Tessai : Honoré calife, la petite note dit que cette poudre transforme en l'animal de son choix celui qui la renifle en disant "Mutabor". Il comprendra ainsi le langage de tous les animaux. Et il ne se retransformera en humain que s'il s'incline trois fois en direction de l'est en prononçant le mot. Mais s'il devait rire sous forme animale, il oublierait la formule et serait coincé sous cette forme.
Urahara : Ooooh, c'est passionnant !
Tessai : Cela m'a l'air un peu risqué aussi...
Urahara : Justement !
Tessai : Sans compter qu'on ne sait pas si ça marche !
Urahara : Raison de plus pour tester. /bas, à Tessai/ Et au fait, cela reste strictement entre nous, hein ?
Tessai /acquiesce/
Urahara /à Isshin/ Ce truc a l'air grandiose ! On le fait demain matin ?
Isshin /hésitant/ Est-ce qu'un calife de Bagdad qui fait cela donnera le bon exemple aux jeunes générations (dont mes enfants bien-aimés), je me demande...
Urahara : Mais c'est pas grave ! Nous on s'en fout on est des fous on ne sera jamais vieux parce qu'on est des jeunes !
Isshin /bas/ Ces mots me disent quelque chose, mais je n'arrive pas à savoir quoi.
Urahara : Je connais un coin dans le fond du jardin avec plein de bestiaux. Allez, demain matin !
Isshin : ... Soyons fous !
Moi : Le lendemain, ils se rendirent auprès de l'étang que le calife connaissait, où vivaient en effet de nombreuses créatures. Parmi elles, ce furent les cigognes qui attirèrent leur attention par leur attitude digne.
Urahara : Et aussi le fait qu'elles ne se font pas manger par les autres. Ca me fait mal de le dire, mais même quand on joue au con on peut le faire avec modération !
Moi : Ils reniflèrent chacun une pincée de poudre...
Urahara, Isshin : Mutabor !
Moi : Leurs jambes rétrécirent, des plumes leur poussèrent, et ils se retrouvèrent transformés en cigognes.
Urahara /regarde Isshin/ Expérience réussie !
Isshin /regarde Urahara/ Autant la classe en cigognes qu'en humain !
Urahara : He he, vil flatteur.
Isshin : Je suis un grand vizir, après tout. Et puis, c'est rassurant.
Moi : Ils se mirent aussitôt à écouter la conversation entre les autres cigognes.
Urahara : Avec un peu de chance, comme nous sommes dans un conte, elles discuteront de l'emplacement d'un trésor magique caché (un de plus !)
Moi : Mais les cigognes, de façon beauoup plus prosaïque et plus réaliste, étaient en train de discuter des meilleurs coins pour les jambes de lézard, et d'échanger des techniques de séduction.
Urahara /méprisant/ Ouaip, ça ne marche que pour les cigognes, quoi.
Moi : Mais quand l'une d'entre elle se mit à répéter une danse sexy, une patte levée en remuant les ailes d'un air ridicule, ils ne purent se retenir et éclatèrent de rire tous les deux.
Urahara : ... oops.
Isshin : Mais c'est pas possible qu'on ait oublié juste parce qu'on a ri ! Argh, c'était quoi, déjà ?
Urahara : On doit s'incliner trois fois en direction de l'est en répétant Mu... Mu quelque chose. J'ai oublié aussi !
Isshin : Ce n'est pas possible qu'on reste des cigognes toute notre vie ! Masaki me pleurera éternellement !
Urahara : Pour gouverner, ça le fait très moyennement aussi... Je vois mal mon peuple me croire, et encore moins obéir à une cigogne. /réfléchit/ Voyons, on ne pourrait pas les arnaquer temporairement en mettant une âme artificielle dans un ballon gonflable.
Isshin /amer/ Il est impossible de souffler dans un ballon avec un bec de cigogne (ou dans un sifflet, d'ailleurs).
Urahara /dépité/ Que faire ? (à part aller se goinfrer de fruits parce que j'ai un petit creux, là, et les lézards ne me tentent pas)
Moi : Ils ne trouvèrent pas de solution, et durent se contenter d'entendre le peuple de Bagdad pleurer leur absence. Ils se rendirent d'ailleurs compte à l'occasion que même s'ils comprenaient toujours le langage des hommes, ils ne le parlaient plus, et aller demander le mot à Tessai ou consoler Masaki était hors de question. Ce furent de mauvais mois, mais ce ne fut rien comparé au jour où un étranger dans un magnifique attelage passa et fut acclamé par le peuple.
Ulquiorra /fait des signes au peuple/
Urahara : Qui est cet imposteur ?
Isshin : Ben, je suppose que le peuple a vraiment besoin de quelqu'un pour gérer les affaires politiques...
Urahara : Pourquoi j'ai pas d'héritier, moi ?
Isshin : Avoir une (adorable) femme et des enfants, ça aide.
Urahara : Y avait pas quelqu'un qui devait me succéder en cas d'accident prématuré ?
Isshin : Ben si, c'était moi.
Urahara : Je vais aller lui becqueter la tête, pour la peine !
Ulquiorra /chasse la cigogne d'un geste/
Urahara /fuit sans insister et va retrouver son vizir/
Isshin : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Urahara : Je viens de reconnaître le sale gosse ! C'est le fils d'un méchant magicien avec lequel je me suis, hum, brouillé après avoir quelque peu pouillé des plans à lui. Je crains que tout ceci ne soit une de ses magouilles depuis le début !
Aizen /en coulisses/ Quand le souverain légitime n'est pas en place, il est peu de lignées qu'un peu de propagande bien placée ne puisse renverser. /sourire/
Moi : Plongés dans le désespoir par cette révélation, ils décidèrent d'en venir au seul remède universel qui leur restait.
Urahara /curieux/ L'alcool ? Les femmes ? Je ne me sens pas super-intéressé par les cigognettes.
Moi : Non : un pèlerinage à la Mecque !
Urahara, Isshin /éclatent d'un rire bruyant et musical/
Urahara : Il fallait que je l'entende au moins une fois dans ma vie, celle-là !
Isshin : Heureusement que maintenant on peut rire et que c'est safe, on ne peut pas empirer les choses !
Moi : Si vous ne le faites pas, comment vous comptez expliquer le long voyage que vous allez entreprendre ?
Urahara : Je sais pas... une petite visite touristique en profitant d'avoir des ailes ? On profite de notre état, et on ne se laisse pas abattre.
Moi /soupire/ Peu importe, après tout. L'important et qu'ils se retrouvèrent à s'éloigner de Bagdad.
Isshin : Tu voles trop vite pour moi ! Comment les cigognes peuvent-elles se débrouiller avec des ailes ? C'est pratique comme une verrue sur le nez !
Urahara : Ouaip, il serait peut-être temps de glandouill... euh, je veux dire se reposer pour la nuit.
Moi : Ils aperçurent un château en ruine, qui semblait quand même être suffisamment bon pour deux cigognes ; ils s'aventurèrent dans les couloirs détruits, quand un bruit sinistre résonna.
Bruit sinistre : Houuuuu ! Houuuuu !
Isshin : C'est quoi ce truc qui se cache ici ? Est-ce que ça se serait mis en tête de manger deux braves cigognes ?
Urahara : Meuh non, c'est moi qui faisais du bruit pour te faire peur...
Moi : Alors ils entendirent un autre bruit.
Gémissements sinistres : Nyyyuuuuu, nyuuuuuu !
Urahara : Ah, cette fois, c'est pas moi ! Ca doit être un fantôme.
Isshin /grand sourire/ Meuh non, je n'entends pas les fantômes, c'est bien connu.
Urahara : On va voir ?
Moi : Ils se dirigèrent courageusement vers la source du bruit, et arrivèrent dans un couloir sombre dans lequel ils trouvèrent un chat aux grands yeux.
Isshin : Et c'est là qu'on est content de ne pas avoir décidé de devenir des rouge-gorges ou des hirondelles !
Urahara /déçu/ Juste un chat.
Yoruichi /en chat/ "Juste" un chat ? Quelle impolitesse ! Bienvenue, voyageurs ! Je suis contente de vois voir. Mon horoscope m'a dit que les cigognes me porteraient chance, aussi vous avez intérêt à m'assister !
Urahara : Comment pourrait-on aider ?
Yoruichi : Et pourquoi pas ?
Isshin : Pour faire court : nous sommes déjà suffisamment dans la mélasse nous-mêmes.
Urahara : Mais laissez-nous conter le récit de nos malheurs. /prend la pose, et raconte/
Moi : Je ne raconterai pas une fois de plus toute l'histoire depuis le début, mes lecteurs étant déjà familiarisés avec les détails grâce à l'attention qu'ils ont porté à mon texte...
Yoruichi : Mais justement, écoutez mon histoire vous aussi, et vous verrez que nous allons nous porter chance l'un à l'autre ! Je suis une (très belle) princesse, et j'ai été demandée en mariage par le même homme qui a pris votre royaume.
Ulquiorra /en coulisses/ J'aurais demandé cette chose en mariage ?
Yoruichi : Trou de mémoire ?
Ulquiorra /à l'auteur/ Mes condoléances, femme, pour la perte de ton cerveau.
Moi : C'est quoi le problème ?
Ulquiorra : Jamais je n'ai manifesté ni ne manifesterai le moindre intérêt pour ce déchet.
Moi : Ca serait esthétique, non ?
Yoruichi : Ah, les auteurs de fics, de nos jours, tellement superficiels...
Moi : Et en plus, vous vous êtes battus l'un contre l'autre ! (enfin, vaguement). En général, ça suffit !
Ulquiorra /soupir/ Eh bien, finis ton histoire méprisable le plus vite possible, mais sache que je ne cautionne pas.
Yoruichi : Bah, on est dans une histoire ! Je disais donc /grand sourire narquois/ que je lui avais envoyé un petit rateau de derrière les fagots.
Ulquiorra /fume/
Yoruichi /dramatique/ Mais malheureusement, son père en a pris ombrage et m'a transformée en chat !
Isshin : Pauvre femme !
Yoruichi : Il n'y a qu'un seul moyen pour que je sois libérée de cette malédiction : il faut qu'un homme consente à m'épouser, sous cette forme de chat ! Et après avoir écouté votre histoire, j'ai conçu un plan.
Urahara : Raconte !
Yoruichi : Je sais où le magicien se réunit avec ses amis, une fois par mois. Et justement, c'est ce soir ! C'est certainement un d'entre eux qui vous a procuré la poudre. Avec un peu de chance, il racontera les détails, pour se faire mousser, et vous pourrez entendre votre mot !
Isshin : Ah, merveilleuse jeune fille ! Dite-nous où ils se réunissent !
Yoruichi : Il y a une condition !
Urahara : Laquelle ?
Yoruichi : Vous croyez que vous êtes les seuls à vouloir redevenir humains ? Je vous donne l'endroit si un d'entre vous me promettez le mariage ! Et ainsi, quand vous serez délivrés, la condition sera remplie pour moi aussi.
Urahara, Isshin : Hum...
Urahara : Princesse, permettez-vous une petite discussion privée.
Moi : Ils se retirèrent dans le couloir.
Urahara : Isshin, pourquoi tu ne demanderais pas cette jeune fille en mariage ?
Isshin : Quoi ? Mais Masaki m'arrachera les yeux, sans parler de mes enfants ! C'est vous qui êtes jeune et célibataire, et qui devriez offrir votre main à une charmante princesse !
Urahara /minaude/ Mais Tessai m'arrachera les yeux !
Isshin : QUOI ?
Urahara : Je blaguais. Non, mais sérieux, c'est bien le problème ! ui nous dit qu'elle est charmante ? Si ça se trouve, elle a quatre-vingt-dix ans ! Elle a une voix de vieillard !
Isshin : Je préfère rester une cigogne toute ma vie plutôt que de rentrer chez moi bigame !
Moi : Le calife vit qu'il ne plaisantait pas, et accepta finalement d'épouser le chat, ce qu'elle accepta avec une grande joie.
Yoruichi : Suivez-moi, les jeunes !
Urahara /s'inquiète/
Moi : Elle les mena à travers les ruines, jusqu'à une salle à l'éclairage louche. Ils parcoururent la salle du regard jusqu'à trouver le marchand.
Rupi : Aizen-sama était content de moi, j'ai réussi mon coup ! De toute façon, c'est bien connu, il suffit de planquer un objet sous un tas de débris pour que tout le monde trouve qu'il a l'air précieux !
Grimmjaw : Pfff... et comment tu pouvais être sûr que ça allait marcher ?
Rupi : C'est évident ! Quand on écoute parler les animaux pour la première fois, c'est forcément drôle ! Enfin, il y a des gens pas fun, je ne dis pas, mais c'est pas leur genre.
Grimmjaw : Et c'était quoi, ce mot pour se transformer.
Rupi : C'est du latin ! Tu n'as jamais dû entendre parler, Grimmy. "Mutabor", ça se dit.
Isshin : Ye...
Urahara /lui colle une aime sur la bouche/
Isshin /bas/ Pardon, je me suis laissé emporter.
Moi : Ils partirent à distance respectable de la salle avant de se tourner vers l'ouest et de prononcer le mot magique.
Urahara, Isshin : Mutabor !
Moi : Alors ils redevinrent humains, rirent, et se serrèrent dans leurs bras.
Yoruichi /en humaine/ Saine démonstration d'amitié virile. Me jugerez-vous aussi agréable à prendre dans les bras, calife ?
Moi : Le calife se retourna, et quand il vit la magnifique princesse, qui contrairement à eux ne portait aucun vêtement, et ses yeux lui sortirent des orbites.
Urahara /bave/ Eh bien, c'était un bon plan, finalement, cette histoire de métamorphose en cigognes ! Quand on la regarde globalement, je veux dire !
Moi : Le calife, ayant retrouvé sa bourse dans ses vêtements, acheta des vêtements pour sa fiancée, puis trois rapides cheveux, et ils regagnèrent Bagdad.
Urahara : Yippie !
Moi : Il utilisa sa connaissance des passages secrets du château pour s'y introduire. Il contacta un serviteur qui lui était resté fidèle...
Urahara : Ururu-chan ! Je suis de retour ! Tu veux bien mettre une poudre pour dormir dans le café du monsieur qui m'a remplacé ?
Moi : Et la nuit, il se glissa dans la chambre et lui trancha la tête. /bas/ C'est si facile, d'assassiner un calife ?
Urahara /frime/ Qui serais-je si je ne connaissais pas les faiblesses de mon propre système de sécurité ?
Moi : Le calife reprit son trône, et le méchant magicien ne vint plus les déranger, pour des raisons qui forment un trou de scénario majeu... euh, je veux dire, qui restèrent un mystère. Probablement des règles mystiques ne lui permettaient-elles d'agir qu'une seuls fois contre le calife.
Ulquiorra : Trou de scénario majeur, hein ?
Aizen : /ironique/ On peut dire ça.
Moi : Ou alors, peut-être qu'il n'en avait rien à fiche de son fils, pour ce que j'en sais, moi ?
Ulquiorra : He !
Moi : Et toi, tais-toi ! Tu ne disais déjà rien au début du conte, et maintenant, tu es mort !
Urahara : Enfin bref, tout finit bien ! /se frotte les mains/ Ca y est, on peut ienfin/i faire cette fiesta ! Avec mon mariage à la clé !
Moi : Les fêtes furent magnifiques. Le calife vécut très heureux avec sa femme...
Isshin : Et moi avec la mienne ! On n'en parle pas assez !
Moi : Ils passèrent de nombreux jours de joie...
Urahara : /raconte/ Je trouve que le grand vizir a gardé quelque chose de son état de cigogne. Dans la façon dont il tient le cou droit, probablement.
Moi : Mais quand le calife se moquait trop, alors le grand vizir le menaçait de raconter à la reine Yoruichi ce qui s'était dit, lors d'une discussion privée, dans un couloir sombre.
FIN
