Bonjour tout le monde,

J'espère que tout va bien pour vous et que ceux qui passent des examens, comme c'est mon cas là, s'en sortent.

Disclaimers: Comme d'habitude. Sinon, je n'aurai pas fait le dernier épisode de la saison 5 de ce genre là =_=

Je tiens à remercier ceux/celles qui prennent le temps de poster des reviews, merci beaucoup à :Milael, Anne laure, Elida17, Fire 666 et CherryHitomie.*

Encore une fois merci et j'espère que ce chapitre vous plaira. Il n'en manque plus beaucoup ^^

Oh, je tiens aussi à m'excuser pour ce léger retard dans le planning mais... les partiels m'y obligent. ^.^

Bonne lecture.


Chapitre 14 :

Il était 10 heures 12 et l'hôpital était animé. Beaucoup de personnes passaient dans les couloirs afin de rendre visite à un membre de leur famille qui y était hospitalisé. Mais, malgré l'heure assez tardive de la matinée, car il était de tradition chez les chasseurs de se lever tôt, même si Dean échappait à cette règle, il n'y avait aucune trace de John ou Bobby. Les deux jeunes Winchester se trouvaient toujours dans le lit et regardaient la télévision. Sam n'avait pas bougé depuis la veille et fixait l'écran, la tête posée dans le creux de l'épaule de son aîné et sa main droite posée sur son torse, sans pour autant toucher la blessure importante de Dean. Ce dernier lui caressait les cheveux tout en faisant quelques commentaires déplacés sur ce qui était diffusé.

Soudain, la porte s'ouvrit sur les deux chasseurs manquant. Ceux-ci s'avancèrent jusqu'au lit.

« Comment vous vous sentez ? demanda le père des deux garçons, en s'apercevant que son dernier-né était également réveillé.

-Mieux. J'ai retrouvé mon timbre de voix, fit Dean. »

Cela fit sourire les autres. Une autre main vint se poser dans les cheveux du plus jeune qui tourna la tête vers son père.

« Et toi ? Tu te sens mieux ?

-Oui, Papa. Je vais bien. »

John lui sourit légèrement avant que Dean ne prenne la parole.

« Vous avez vu le médecin ? Il vous a dit quand je pourrai sortir ?

-Non. Pourquoi ?

-J'ai pas envie de m'éterniser ici, Papa.

-En fait, c'est parce que ce qu'il y a à manger ne lui plait pas.

-Merci, Sammy. La prochaine fois que tu veux de l'aide pour un truc, ne viens pas me le demander, railla son aîné.

-M'en fiche.

-C'est ça. On en reparlera quand le moment sera venu. »

Les deux plus vieux rigolèrent face à cette boutade entre les deux frères. Le « léger » coma de Dean leur avait fait bien peur à tous, sans exception, même si certains étaient plus habiles pour ne pas montrer leurs sentiments. Finalement, ce fut l'aîné qui gagna la bataille en maintenant d'un bras son frère contre lui et de l'autre en le chatouillant légèrement. Sauf que son cadet était vraiment chatouilleux et il était facile de le faire rire à ce qu'il n'en ait plus de voix.

« Alors ? Quand est-ce que je suis autorisé à sortir ? demanda de nouveau Dean, en arrêtant sa douce torture.

-Le médecin a dit qu'il viendrait te faire passer des tests aujourd'hui pour évaluer le temps qu'il te faudrait à passer ici. »

Le jeune homme se renfrogna un peu sous les rires de son cadet. L'aîné tenta de le faire taire mais il ne faisait qu'au contraire les redoubler. Soudain, il prit l'oreiller et le plaqua sur le visage de son frère. Il resta ainsi quelques secondes avant de le retirer mais Sam rigolait toujours autant.

« Et ben dis donc, tu devais être bien nerveux, toi, remarqua le plus âgé des deux en lui replaçant le coussin dessus.

-Dean, retire le coussin ou tu vas l'étouffer, lui conseilla Bobby.

-Ouais, attends. »

Il attendit quelques secondes et le retira. Sam se calma quelque peu mais son rire était beaucoup trop nerveux et il reprit aussi sec. Les larmes lui vinrent aux yeux et Dean s'en inquiéta.

« Hey, Sammy. Il est temps d'arrêter ou tu vas t'étouffer.

-T'avais… qu'à pas… »

Mais, il n'eut pas le reste de la phrase car il était reparti pour un tour. Ils attendirent bien cinq bonnes minutes avant qu'il ne se stoppe complètement.

« C'est bon ? s'enquit John.

-Ou…ui… c'est bon, affirma Sam.

-Bien. »

Sam soupira fortement afin d'effacer les dernières traces de son fou rire tandis que les autres repartaient dans leur discussion. Bien évidemment, elle se porta presqu'immédiatement sur la chasse en cours, ce qui calma aussitôt l'adolescent qui s'en voulait toujours pour ce qui était arrivé à son aîné. Alors qu'il allait s'écarter de lui, Dean raffermit sa prise et ne le laissa pas partir. Il profita du fait que leur père discutait avec leur oncle pour fixer son cadet. Il lui expliqua en un regard qu'il n'avait rien à se reprocher. Le plus jeune fronça les sourcils et l'autre en fit autant.

C'était difficile de faire comprendre à une tête de mule que ce n'était pas de sa faute et Dean le savait. Il soupira fortement puis resserra une nouvelle fois sa prise autour du corps de son cadet avant de retourner à la conversation. Il le sentit bouger et tenter de se défaire de lui. Il sourit légèrement mais laissa échapper un cri de douleur quand il le sentit le pincer. Il foudroya du regard son cadet qui fit comme si ce n'était pas de sa faute, en contemplant la télévision.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Bobby.

-Rien, fit Dean les dents serrés. »

Les deux autres retournèrent à leur conversation et Dean attendit un peu avant de donner une tape sur les fesses de son cadet qui le foudroya à son tour du regard.

« Qu'est-ce qu'il se passe encore ?

-C'est lui qui a commencé, geignit l'aîné. »

Son cadet roula des yeux.

« T'as quel âge ? lui fit-il.

-Bon, ça suffit, tous les deux. Allez, Sam. Tu sors du lit. »

Le concerné obéit à son père et vint s'installer sur une chaise près du lit et se mit à lorgner sur la télé, sans se préoccuper de son frère qui tentait de le faire réagir. En même temps, il réfléchissait à la façon de découvrir où se trouvait le corps du fantôme. Et, il n'y en avait qu'une qui lui parvenait : dire la vérité à Morgan. Cependant, la tâche s'avérait plus ardue que ça.

Une demi-heure plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit stoppant toute réflexion des personnes présentes.

« Je viens faire passer les tests pour le jeune homme, dit le médecin. »

Le jeune homme en question grimaça. Il n'aimait pas les examens et pourtant, il savait qu'il n'y réchapperait pas et le sourire qu'avait son cadet, plaqué sur son visage, le lui confirmait.

Attends que je sois en forme, toi, et tu vas morfler.

Il se laissa amener dans la salle pour passer une IRM. Dieu qu'il détestait ça.


Une semaine était passée et Dean était enfin autorisé à sortir. Sam se trouvait seul dans la chambre du motel tandis que son père et Bobby étaient allés chercher le malheureux, comme ils aimaient le charrier. Il fallait préciser que le jeune homme ne cessait de se plaindre sur la nourriture absolument abjecte de l'hôpital. Mais, les cheeseburgers étaient interdits dans l'établissement.

Le cadet des Winchester regarda une nouvelle fois l'horloge murale et soupira. Ils ne seraient pas là avant une bonne heure : le temps qu'ils aillent dans la chambre de son aîné, que celui-ci se prépare, puis, qu'il accepte le fauteuil roulant jusqu'à la sortie comme il était de coutume, et enfin, qu'ils signent les papiers de sortie. Sam fixa la porte de la chambre puis, l'horloge. Oui, il avait le temps. Il attrapa sa veste et les clés de la chambre avant de sortir de la pièce. Il la ferma à clés et partit en direction d'un lieu qu'il connaissait parfaitement puisque c'était là que sa famille l'avait retrouvé agonisant quelques semaines plus tôt. Chez les Morgan.


Cela faisait une demi-heure qu'ils étaient rentrés au motel pour le trouver vide. Sam n'était nulle part. Dean s'était énervé contre le mobilier en engueulant tout de même son père et son oncle pour avoir laissé son petit-frère sans surveillance, après les évènements de ces dernières semaines. Les deux plus vieux avaient tenté de le calmer mais c'était se confronter à un mur. Le sujet "Sammy" était le seul où le jeune homme n'aimait pas qu'on lui donne des ordres. Son petit-frère était sa préoccupation et non celle des autres. C'était lui qui l'avait élevé depuis qu'il était un bébé donc, il le connaissait mieux que personne, c'était son job.

Il s'installa sur le lit après la énième mini-ballade à travers les pièces. Il se prit le visage entre les mains. John allait ouvrir la bouche quand la porte de la chambre s'ouvrit. Tous regardèrent en sa direction pour voir entrer Sam.

« Samuel ! »

L'adolescent, qui avait froncé les sourcils en voyant l'air désemparé de son aîné, se tendit imperceptiblement en entendant son prénom dite de façon complète par son père. Il se tourna vers lui et haussa les sourcils, en signe d'interrogation.

« Ne me fais pas ces yeux là, rugit John, Ne t'avais-je pas ordonné de rester dans cette chambre et de ne la quitter sous aucun prétexte sauf s'il y avait le feu ? »

Sam hocha la tête doucement.

« Alors pourquoi m'as-tu une nouvelle fois désobéi ?

-Je…J'étais allé… »

Mais, il préféra s'arrêter en cours de route, sachant pertinemment que la suite de son récit n'allait pas beaucoup leur plaire.

« Aller où ? Cela fait plus d'une demi-heure qu'on s'inquiète pour toi et qu'on s'est crié dessus parce qu'on ne parvenait pas à se mettre d'accord à ton sujet. »

Les épaules de son dernier-né s'affaissèrent en même temps que sa tête. Ses mains s'entrecroisèrent, signe qui indiquait qu'il était nerveux. Dean soupira.

« Où étais-tu, Sammy ? »

Il avait parlé de façon douce afin de savoir ce qu'il cachait. Son père et son oncle attendaient également la réponse. Celle-ci leur parvint doucement.

« Chez les Morgan. »

Il y eut un temps de flottement durant lequel personne ne savait s'il avait bien attendu ou si c'était le fruit de leur imagination. Puis, Bobby lui demanda de répéter, ce que fit Sam.

« Comment ça tu as été chez eux ? La dernière fois ne t'a pas suffi ? Tu voulais qu'on te retrouve à moitié-mort une nouvelle fois ? reprit son père.

-Non ! Non, je ne voulais pas de ça, protesta Sam.

-Alors quoi ? Qu'est-ce que tu as été faire, là-bas ?

-…

-Tu as des tendances suicidaires ? Tu veux nous faire culpabiliser plus que nous le sommes déjà ? hurla John, sans s'arrêter. »

Nul ne réagit. Les paroles du père des deux garçons avaient été dures mais c'était en effet ce qu'ils avaient ressenti en ne l'apercevant pas dans la chambre. Finalement, le plus jeune d'entre eux releva la tête et cria à son tour.

« C'est ça qui m'énerve chez toi. Tu as toujours raison et on ne peut rien te dire. Tu n'as jamais été fier de moi de toute façon… quoique je fasse, c'est toujours aussi mauvais pour toi…Tu… si j'ai été là-bas c'était dans le but de lui expliquer ce qui allait lui arriver pour … si on ne brulait pas le corps de l'esprit. Je lui ai tout raconté, du début à la fin, et il m'a écouté. Il m'a même dit où il était ce foutu corps. Mais, ça tu t'en fiches puisque tout ce que je fais ne te satisfait jamais. »

Puis, après cette tirade, il sortit en claquant la porte. Il se mit à courir, Dieu seul savait où. Dans la chambre du motel, ce fut Dean qui réagit le plus vite, connaissant parfaitement les intentions de son cadet. Malgré l'interdiction de son médecin d'effectuer des mouvements brusques, il sortit à son tour et suivit son frère. Il ne réussit à le rattraper qu'à quelques rues plus loin. Il lui attrapa le bras et le ramena contre lui.

« Lâche-moi ! Laisse-moi, Dean !

-Non ! Tu as dit ce que tu voulais dire, maintenant, c'est à mon tour de parler et à toi de m'écouter.

-J'en ai rien à faire, Dean. Lâche-moi ! »

L'aîné n'eut pas d'autre choix et lui fila une baffe. Son cadet s'arrêta immédiatement de s'agiter et se frotta la joue gauche sur laquelle il avait été tapé. Il rabaissa sa tête vers sa main et ne bougea plus. Le plus âgé des deux frères en profita pour l'amener sur un banc. Là, il obligea son petit-frère à s'asseoir alors qu'il en faisant autant.

« Ce que t'a dit Papa tout à l'heure, c'était sous le coup de la colère. Tu ne t'en rends pas compte mais on s'est tous fait beaucoup de soucis lorsqu'on ne t'a pas trouvé dans la chambre. Bon sang, Sammy ! J'ai failli tout exploser, je me suis effrité avec Papa et Bobby car j'avais peur de ne pas te … de te retrouver comme quelques semaines auparavant. Tu crois que c'est une partie de plaisir de te voir sur une table en métal, baignant dans ton sang ? En tout cas, pour moi, ça ne l'est pas et il en est de même pour Bobby et Papa. Alors, arrête. Arrête de croire que Papa n'est pas fier de toi, il l'est. Mais, jamais il ne te le dira, c'est dans sa nature. Et, arrête de croire que la vie est sans danger. Certes, je sais que ce serait plus facile si c'était le cas, mais ça ne l'est pas.

-Je le sais, l'entendit-il murmurer.

-Alors pourquoi as-tu été chez les Morgan ? Tu ne te souviens pas de ce qu'il t'a fait ? »

Il vit alors des larmes tomber des yeux de son cadet. Il souffla et passa son bras gauche autour de ses épaules avant de le ramener contre sa poitrine.

« Je suis désolé… »

Sam ne cessait de le répéter inlassablement et Dean le crut. Il lui frotta le dos dans un geste de réconfort et lui murmura :

« C'est bon, Sammy. On passe à autre chose, ok ? »

Son jeune frère hocha la tête lentement. Le grand-frère sourit doucement et lui ébouriffa le haut du crâne avant de se lever. Son cadet le suivit et ils rentrèrent au motel. Arrivés, Sam s'installa autour de la table après que son frère l'ait obligé à s'exécuter. Ce dernier lui plaça une tasse de chocolat chaud devant lui que l'adolescent s'empressa de boire. Bobby s'installa à ses côtés et lui posa des questions, doucement.

« Où t'a-t-il dit qu'il avait placé le corps ?

-Il m'a dit qu'il l'avait mis dans la chambre froide.

-C'est impossible, dit Dean, assis en face de lui.

-Pourquoi ?

-Tout simplement parce que j'ai fait le tour de la pièce et qu'il n'y avait aucun endroit qui avait été détruit ou autre. C'était beaucoup trop dur et il n'y avait aucune ouverture. Personne n'aurait pu y placer quelque chose, surtout avec la surveillance qu'il devait y avoir à l'époque. »

Malheureusement, c'était vrai. Donc, Morgan s'était encore une fois payé de sa tête. L'adolescent serra sa tasse tandis que John soupirait bruyamment, signe de son mécontentement. Il se leva et prit son manteau.

« Où tu vas ? lui demanda Bobby.

-Je vais faire un tour à la bibliothèque afin de voir si la documentaliste n'a pas plus d'informations.

-Je viens avec toi, fit l'autre adulte. »

Et, les deux plus vieux sortirent. L'aîné prit sa tasse de café et l'emmena à l'évier dans lequel il la posa. Sam baissa la tête et laissa ses larmes exprimer sa peine à sa place. Il empêchait les sanglots de résonner mais ses épaules tressautèrent. Dean, qui venait de terminer sa tâche, se retourna et le vit en train de pleurer. Il se posta à ses côtés et posa une main sur son épaule.

« Qu'est-ce qu'il y a, Sammy ?

-J'en ai marre…

-Marre de quoi ?

-Papa… »

Dean souffla et le prit dans ses bras. Son cadet serra sa chemise entre ses doigts et pleura de tout son saoul dans le creux de son épaule. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes avant que le plus âgé ne remarque que son frère s'était endormi, épuisé de ses larmes. Il le prit dans ses bras et l'amena dans leur chambre où il le coucha. Les prochains jours n'allaient pas être de tout repos.


Voila la fin de ce chapitre. J'espère qu'il vous a plu. Et oui, c'est the question à chaque fois PTDR

Alors, cette semaine étant chargée en partiel, je vais me débrouiller pour que le prochain chapitre

soit quand même publié.

Je vous dis à bientôt.

Bisous.

Jubei/Kazuki.