Disclaimer : Argh. Rien à moi.
Mini-avertissement : Pas de scène explicite, juste implicite.
Cerise : Me revoilà !
Comme vous avez sans doute pu le constater, Sardine et moi, nous avons posté le premier chapitre de notre projet top secret ! (Qui ne l'est plus tellement du coup...)
N'hésitez pas à aller faire un tour, et laissez des reviews please !
Bonne lecture !
Snow Ball
(Trad. : Boule de Neige)
La neige fit son apparition dans le courant de Novembre. Le sol boueux était maintenant recouvert d'un tapis scintillant d'une blancheur éclatante. Le ciel d'un beau bleu éclatant paraissait dépourvu de nuages. C'est un matin, dans la salle commune de Gryffondor, que nos amis explosèrent de joie en voyant que les flocons blancs avaient tous recouvert. Se précipitant dehors sans même passer par la Grande Salle pour le petit-déjeuner, ils se jetèrent dans la neige avec des rires joyeux et une atmosphère insouciante s'emparait peu à peu de l'air froid et clair.
"Et maintenant… Bataille ! hurla James avec un grand rire en envoyant une énorme boule de neige dans le nez de Sirius.
- Toi, tu ne perds rien pour attendre ! répliqua son meilleur ami en essuyant l'eau qui coulait sur son visage.
- Tu paries ?"
Sirius se baissa et ramassa une bonne poignée de neige qu'il tassa en une boule bien compacte, qu'il s'empressa d'envoyer sur James. Malheureusement, le projectile n'atteignit pas la cible souhaitée et vint s'écraser dans les cheveux châtains de Remus. Il grogna et se secoua.
"Espèce de… s'étouffa-t-il.
- Désolé Moony, rigola Sirius. Ce n'était pas toi que je visais !
- Ah oui ? »
Le loup-garou lui envoya une boule neige grosse comme une pomme dans la figure. Andrea éclata de rire.
"Ah, mais ! s'exclama Sirius avec un immense sourire. Tu vas voir !
- On ne touche pas à mon Moony ! cria Andrea en envoyant une poignée de flocons bien tassés en direction de l'animagus.
- Aaaaah ! hurla Sirius lorsque la boule de neige lui frappa l'épaule. Au meurtre ! Je meurs !"
Lily se joignit à Andrea, Remus, James et Peter pour bombarder leur ami. Au bout de quelques minutes, celui-ci s'effondra dans l'épais manteau blanc et cria qu'il se rendait.
Soudain, Remus attrapa le bras d'Andrea et l'entraîna à l'écart. Les autres ne remarquèrent rien et continuèrent à rire devant l'état pitoyable de Sirius.
Il l'attira derrière un arbre, à l'abri des regards indiscrets. Interloquée, Andrea se laissa faire.
"Je crois que tu me dois quelques explications, dit-il avec une certaine froideur dans la voix.
- Quoi ? s'exclama celle-ci d'un air totalement perdu. Qu'est-ce que j'ai fais ?
- Je ne t'en ai pas reparlé jusqu'à présent, je voulais te ménager… Mais là ce n'est plus possible. Ca me travaille trop.
- Qu'est-ce q…
- Ce que tu as dit dans la Cabane Hurlante… C'était vrai ?
Andrea comprit du premier coup et arbora un air désolé.
- Mais non, enfin, je délirais, je n'étais pas dans mon état normal…
- Tu avais pourtant l'air très convaincu, répliqua Remus qui lui ne l'était pas du tout.
- Mais enfin, Moony ! Tu as bien vu que je n'allais pas bien du tout ! Et puis, une personne raisonnable comme toi ne peut décemment pas croire à une chose pareille ! Non mais, traverser un miroir qui te renvoie dans une autre époque… N'importe quoi ! acheva-t-elle avec un sourire.
- Alors, comment expliques-tu que tu t'en souviennes aussi bien ?
Le sourire de la jeune femme se figea et elle resta silencieuse.
- J'en ai marre que tu me mentes, Andrea. Tu me fais confiance, n'est-ce pas ?
- Bien sûr, répondit Andrea d'une voix étouffée.
- Alors, dis-moi d'où tu viens !
Andrea explosa.
- Non ! Non ! NON ! hurla-t-elle. Tu ne peux pas savoir à quel point ça fait MAL, de laisser ses amis derrière soi en sachant qu'on ne les reverra JAMAIS !
- Andrea…
- ECOUTE-MOI !
Remus se tut et lâcha le bras d'Andrea qu'il serrait de toutes ses forces.
- Et si je te le dit, à quoi ça t'avancera ? Tu me diras : "Repars dans ton époque, Andrea, retraverse ce foutu miroir, ta présence ici est une anomalie" ? Tu crois que je n'y ai pas déjà pensé ? J'aimerais tellement revoir mes parents, mon époque !
- Je…
- MAIS, continua-t-elle d'une voix forte, il a fallu que je m'attache à toi ! A vous tous ! J'aurais beau choisir une des deux époques dans lesquelles je vis, je laisserai toujours des personnes que j'aime derrière moi !
Sirius, James, Peter et Lily écoutaient maintenant leur conversation.
Andrea se mit à pleurer.
- Si je reste ici, peut-être que je pourrais changer le futur, éviter des erreurs qui ont coûté tant de vies… Mais ne jamais revoir Jenn, et les autres, c'est tellement dur…
- Je…
Il hésita, attendant apparemment qu'Andrea lui coupe à nouveau la parole. Mais elle n'en fit rien.
- Je suis désolé."
Elle détourna son regard et marcha à grands pas vers le château, sans se retourner.
Peter marmonna :
"Hé ben… Ca c'est une fille sérieusement dérangée !
- Ferme-la, gronda James.
- J'aimerais bien savoir de quoi elle parlait, fit Lily d'un air songeur. Remus, tu peux nous éclairer ?
Il la regarda et lâcha :
- J'aimerais le savoir aussi."
Andrea n'adressa pas la parole aux Maraudeurs de toute la journée. À midi, elle s'assit loin d'eux, au milieu d'un groupe de première année qui la regardaient d'un air terrifié.
Pendant le cours de potion, Andrea ne jeta même pas un regard à Remus, qui était pourtant son partenaire pour cette leçon.
"Aujourd'hui, nous préparerons un peu d'Amortentia, lança malicieusement le professeur Slughorn, sous les gloussements stupides de plusieurs filles.
- Mais professeur, protesta Lily. Cette potion est affreusement compliquée à préparer !
- Je le sais bien, mademoiselle Evans, répondit Slughorn avec un geste impatient de la main. C'est pour tester votre niveau."
Ainsi donc, ils s'attelèrent à la préparation du philtre d'amour le plus puissant au monde. Les lèvres pincées, Andrea régla le feu au minimum, tandis que Remus coupait avec application des graines de feu. Il n'avait jamais été doué pour cette matière, Andrea le savait très bien, pour en avoir fait l'expérience.
"Andrea…
- Quoi ? répondit-elle sèchement.
- Tu ne veux vraiment pas me parler ? murmura-t-il avec un regard suppliant.
- Non."
De colère, il mit un peu trop d'enthousiasme à la découpe de ses graines, qui formèrent une bouillie informe.
"Attention, attention monsieur Lupin ! s'exclama Slughorn en passant près d'eux. Je n'en ai presque plus en stock…"
Il en donna cependant une petite poignée de plus aux adolescents.
Toujours en colère, mais ne souhaitant pas s'attirer les foudres du professeur, et surtout pas d'Andrea, il s'appliqua cette fois-ci à couper délicatement les graines. Sans réfléchir, il jeta le résultat dans le chaudron. Un peu trop vite.
"Non ! Pas tout de…"
Andrea n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Un épais nuage rouge l'enveloppa et la cacha aux regards des autres élèves.
"Andrea ? murmura Remus, inquiet. Est-ce que ça va ?"
Il entendit la jeune fille tousser. La brume se dissipa et il la vit en train d'éternuer dans sa manche.
"Ah la vache ! s'exclama-t-elle. C'est…"
Elle s'interrompit et contempla Remus d'un drôle d'air.
"Et voilà ce qui arrive quand on ne fait pas attention ! dit le professeur de potions, tout en ayant l'air de s'amuser beaucoup. La potion provoque une forte attirance vers la personne qui l'a préparée. Et comme on peut difficilement tomber amoureux de soi-même…"
Andrea se jeta sans retenue sur le lycanthrope qui agita les bras d'un air affolé. Des rires retentirent d'un bout à l'autre de la classe.
"C'est génial ! s'exclama Sirius qui devait soutenir James, vu qu'il menaçait de mourir d'hilarité.
- N'est-ce pas ? continua le professeur. Je suis désolé, mais je vais devoir vous laisser tester les effets de cette potion. Je trouve que c'est une bonne punition, vous avez commis une erreur…"
"Oh, oui ! Une très bonne punition !" pensa très fort Remus tandis qu'Andrea déposait des myriades de baisers sur sa figure.
***
Malheureusement, les effets appréciables de la potion se dissipèrent avant le dîner, et Andrea parut encore plus furieuse suite à l'incident.
Elle se trouvait à présent dans la salle, dans son fauteuil favori, devant le feu. Elle tapotait d'un air impatient l'accoudoir du bout de ses doigts. Remus faisait ses devoirs derrière elle, sur la table, ceux qu'elle avait déjà finis il y a dix minutes. Bon, elle pouvait l'avouer, elle les avait un peu bâclés. Lily et James discutaient avec animation. Elle ne put s'empêcher de sourire.
Lily s'était rapprochée de James depuis plusieurs semaines. À tel point, qu'Andrea se demandait s'ils ne finiraient pas ensemble.
D'ailleurs, elle était peut-être la mère d'Harry Potter, dans son ancienne époque… ?
Non, non. Elle ne supporterait jamais de la voir mourir. Elle empêcherait cela d'arriver, coûte que coûte.
Sirius jouait à la bataille explosive avec Peter. Celui-ci cria lorsque les cartes lui sautèrent à la figure. Sirius se mit à rire, d'un rire qui ressemblait à un aboiement.
"Andrea ?
La voix de Remus la tira de sa rêverie.
- Hum ? répondit-elle doucement, ne désirant pas s'énerver une fois de plus.
- On peut parler ?
- Non. Ce n'est pas que je ne veux pas TE parler, je n'ai juste pas envie d'EN parler."
Remus hocha la tête, d'un air compréhensif.
Mais Andrea savait qu'il ne comprendrait jamais.
Il s'assit sur l'accoudoir. Elle passa ses bras autours de sa taille fine et déposa sa tête sur son torse. Avec un soupir, elle ferma les yeux.
Plusieurs minutes plus tard, Remus souleva Andrea, qui s'était endormie. Il la porta jusqu'au dortoir des garçons, ne pouvant pas accéder à celui des filles. Il déposa Andrea dans son lit, et s'écarta.
La jeune fille lui saisit le bras et lui murmura :
"Reste. S'il te plaît."
À travers ses yeux mi-clos, elle put voir Moony hocher affirmativement la tête. Il s'allongea à côté d'elle. Avec un soupir d'extase, celle-ci prit le visage du garçon entre ses mains et lui donna un long et tendre baiser. D'un geste de baguette magique, celui-ci ferma les rideaux et murmura un sortilège de silence.
Andrea lui enleva la baguette des mains et lui dit à l'oreille :
"Montre-moi ce que tu sais faire sans ça."
Elle passa sa main dans les cheveux châtains et lui caressa les lèvres du bout des doigts. Le Gryffondor ferma les yeux et rejeta la tête en arrière sous les douces tortures.
Le temps s'était arrêté. Ils souhaitaient pouvoir rester ainsi, à s'aimer tendrement, sous les rideaux rouges et or, dans cette intimité si complice.
Remus posa sa main sur la hanche d'Andrea, qui frémit à ce contact. Elle s'appliqua à déboutonner la chemise blanche et à dénouer la cravate.
Quelques minutes plus tard, lorsqu'ils furent tout deux aussi nus que le jour de leur naissance, et plongés dans l'extase la plus profonde (1), ils entendirent la porte du dortoir claquer et des murmures emplir la pièce. Des rires. Des soupirs, des "je t'aime", murmurés avec une sincérité inégalable, des voix amusées qui soufflent des paroles incompréhensibles.
Avec une précision calculée, Andrea écarta très, très légèrement le rideau, pour contempler une Lily et un James qui s'étaient enfin trouvés.
(1) : Sans mauvais jeu de mot ! :)
