Chapitre 14

Mia, sous l'insistance de madame Pomfresh et du professeur McGonagall, avait passé la nuit dans l'aile de l'infirmerie. L'infirmière lui avait donné une potion régénératrice pour qu'elle récupère rapidement de ses contusions, ses coupures et ses muscles endoloris. Elle dormait encore paisiblement lorsque Dumbledore pénétra dans le dispensaire. Il s'approcha sans bruit du lit où elle reposait. Elle représentait un vrai mystère aux yeux du vieil homme, une énigme intéressante à résoudre. Il la détailla brièvement, tentant de trouver à qui elle pouvait bien lui faire penser…Mais bon, il n'avait pas toute la journée. Il avait fort à faire dans sa lutte contre Voldemort. Il s'assit sur le rebord du lit et lui secoua doucement une jambe. Elle grogna un peu, puis ouvrit les yeux précautionneusement.

«Professeur Dumbledore, dit-elle d'une voix ensommeillée.

-Bon matin, Mia. Tu as reçu un hibou plus tôt aujourd'hui.

-Un hibou? elle avait l'air de se demander si elle ne dormait pas encore.

-Du courrier, façon sorcier, lui expliqua le directeur, amusé. » Il avait tendance à oublier, qu'à l'instar des premières années d'origine moldue qui arrivaient à Pouddlard, elle ne connaissait pratiquement rien à leur monde. Il lui tendit le morceau de parchemin enroulé. Elle décacheta le rouleau, puis lu la lettre. Elle rougit à un moment, jetant un bref coup d'œil à l'homme devant elle, puis finit sa lecture rapidement. Elle déposa la lettre à côté d'elle, et interrogea Dumbledore du regard.

«Severus m'a aussi envoyé un hibou, le même que toi en fait, me demandant de poursuivre ton entraînement au duel là où il l'avait laissé. Es-tu d'accord?

-Oui, professeur.

-Alors, c'est un marché. Durant tes périodes libres, lorsque ce sera possible, je te formerai aux duels. Nous commencerons dès lundi matin.» Il se leva, serra l'épaule de Mia d'une façon paternelle avant de quitter l'infirmerie. Dès qu'il eut disparu derrière la porte, Mia reprit la lettre que le professeur Rogue lui avait écrit, et la lut à nouveau:

Miss Bachmann,

Tel que dit, j'ai demandé au professeur Dumbledore de poursuivre votre éducation en matière de duel. Vos importantes lacunes dans cette matière n'étant pas présentes dans les autres matières que vous devez étudier sous ma surveillance, vous devrez continuer de les étudier, seule, dans le but de vous préparer à vos B.U.S.E.s.

Par ailleurs, sachez que je juge important que vous appreniez à vous maîtriser un peu plus. Vos accès de colère, et plus encore, vos accès de panique extrême, ne seront plus tolérés en ma présence au courant de l'année scolaire, et après, évidemment. Cet important défaut pourrait bien vous être fatal face au Seigneur des Ténèbres.

S. R., Maître des Potions de l'école de Magie et de Sorcellerie Pouddlard.

«Il est arrogant et chiant même quand il n'est pas là… très fort.» pensa-t-elle en sortant du lit, à la recherche de ses vêtements. En s'habillant, elle constata avec joie que pratiquement toutes ses ecchymoses et ses coupures étaient parties, et que ses muscles ne la faisaient plus souffrir. Elle regarda l'horloge au dessus de la porte qui menait au bureau de Madame Pomfresh. Il était largement passé l'heure du petit déjeuner, aussi décida-t-elle de descendre aux cuisines grappiller de quoi manger, et par le fait même rendre visite à Dobby.

Les yeux de l'elfe brillaient de joie lorsqu'ils virent qui pénétrait la cuisine.

«Miss Mia! Miss Mia! cria-t-il en se jetant dans les jambes de l'intéressée.

-Bonjour Dobby, comment sa va aujourd'hui?

-Très très bien, Miss Mia? Est-ce que Miss désirerait manger quelque chose?

-Puisque tu le demandes…» L'elfe la quitta au pas de course et revint quelques secondes plus tard avec un somptueux petit-déjeuner dans les mains. Ils s'assirent à une petite table dans un coin de l'immense cuisine et discutèrent de ce qui s'étaient passés depuis leur dernière rencontre.

«Alors Dobby a dit au vendeur, racontait l'elfe, qu'il ne voulait justement pas que les chaussettes soient identiques!

-Tu as parfaitement raison Dobby!» conclua Mia, se retenant d'éclater de rire. Décidemment, cet elfe était vraiment quelqu'un de spécial. Sa présence elle-même suffisait à rendre le sourire à n'importe qui. Dès qu'elle eut fini de manger, un autre elfe vint chercher l'assiette vide, et Dobby et Mia allèrent s'étendre dans le parc, sous l'arbre préféré de l'apprentie sorcière. Ils fermèrent tous les deux les yeux pour mieux sentir la douce caresse du vent sur leur visage. Dobby, n'étant pas du genre à rester tranquille et silencieux bien longtemps, interrompit le silence peu de temps après:

«Comment vont vos études, Miss Mia?

-Sa va… répondit-elle évasivement.

-Miss Mia éprouve-t-elle des difficultés dans certaines matières?

-Ben… un peu.» avoua-t-elle. Elle garda un peu le silence, puis elle décida qu'elle avait rien à perdre à se confier à son ami elfique;

«En fait, j'éprouve souvent de la difficulté à me concentrer suffisamment longtemps, ce qui m'empêche de réussir les trucs plus compliqués.

-Mais Dobby a pourtant entendu Mrs McGonagall dire que vous maîtrisiez parfaitement sa matière!

-On n'a pas à se concentrer longtemps, il faut seulement imaginer très fort ce que l'on veut, et le tour est joué.

-Et en potions? Dobby a entendu Monsieur Rogue dire à Maître Dumbledore que Miss Mia était plutôt douée pour les potions!»

Mia se redressa pour mieux regarder Dobby.

«Il a dit quoi?

-Il a dit que vous étiez douée en potions, Miss Mia.

-Et bien, c'est intéressant à savoir…» dit-elle, plus pour elle-même, en se recouchant dans l'herbe.

«Dobby a un truc pour vous, Miss Mia!

-Ah oui? Quel est-il?» Après tout, elle n'avait rien à perdre, et elle voulait prouver au Maître des Potions qu'elle était capable de le faire.

«Vous devez fixer un point au loin, Miss Mia, et ne jamais le quitter des yeux, Miss Mia, peut importe ce qu'il se passe près de vous!

-Ok, ben, essayons alors!» Elle s'assit, et fixa une montagne au loin. Elle sentait le vent souffler sur son visage, mais n'y prêtait pas attention. Elle entendait Dobby s'affairer autour d'elle… est-ce qu'il courrait? Sans importance! La montagne…la montagne…la montagne…AAAAAAHHH! Les énormes yeux de Dobby occupaient tout son champ de vision, tant son visage était près du sien.

«Est-ce que ça fonctionne, Miss Mia?» demanda-t-il, excité et anxieux à la fois. Mia prit les petits bras de l'elfe et l'éloigna un peu d'elle. Prise d'un fou rire incontrôlable, elle tentait de répondre à son ami:

«Do…Dobby!...Ne…refait…plus…jamais ça!... J'ai cru que j'allais…avoir une attaque!»

Couchée sur le dos et se tenant les côtes, elle riait aux éclats.

«Ça fait chaud au cœur de t'attendre t'amuser de la sorte, Mia. » Le professeur McGonagal était venue voir qui était derrière ces bruyants éclats de rire. Elle affichait un doux sourire. Elle était vraiment heureuse de voir que la joie de vivre semblait regagner sa protégée.

«Professeur McGonagall! s'écria Mia en se relevant, secouant ses cheveux à présent pleins de brins d'herbe.

-Je te cherchais Mia, l'heure du dîner approche, il serait temps que nous nous préparions, lui dit le professeur en regardant ses cheveux en bataille.

-Oui, bien sûr professeur. Au revoir Dobby!» Elle donna l'accolade à l'elfe, qui disparut dans un petit ploc!, et suivit le professeur McGonagall jusqu'à leurs appartements. Le dîner fut tranquille. Les professeurs Rogue et Dumbledore étant tous les deux partis, il ne restait que le garde-chasse Hagrid, le professeur Chourave et, évidemment le professeur McGonagall et Mia. Les deux enseignantes se disputaient gentiment sur le sujet de la future maison dans laquelle Mia serait envoyée à la rentrée. Mia, qui avait perdu le fil de l'argumentaire depuis longtemps, se pencha vers le demi-géant et lui demanda à voix basse:

«Et vous, professeur Hagrid, vous êtes allé dans quelle maison?

-Moi? Je suis allé à Serpentard… répondit-il, embêté.

-Pourquoi êtes-vous mal à l'aise avec ça, professeur?

-Et bien, disons simplement que Tu-Sais-Qui lui-même est un descendant de Salazar Serpentard. Plusieurs mages noirs connus ont été dans cette maison. En plus, la grande majorité des Mangemorts sont passés par cette maison alors…

-Oh…» fut la seule réponse qu'elle trouva à dire. Elle concentra à nouveau son attention sur la discussion des deux femmes, et demeura silencieuse jusqu'à la fin du repas. Elle ne parla pas vraiment plus du restant de la soirée, ni le lendemain. Elle s'était plongée dans la lecture de ses livres de DCFM, à la recherche de sortilèges de défenses, et n'adressait la parole aux professeurs que s'ils lui parlaient. Le professeur McGonagall la laissa faire, mais lorsque vint l'heure du dîner, elle tenta de connaître la raison du mutisme de son étudiante.

«Oh, ce n'est rien professeur. Je pensais juste à dans quelle maison je serai à la rentrée.» Elle avait compris qu'il lui était impossible de quitter avant la rentrée, et elle était vraiment soucieuse à propos de la maison dans laquelle elle serait.

«Tu sais, Mia, lui répondit le professeur McGonagall d'un ton compréhensif, chaque maison possède de grandes qualités. Le choixpeau t'enverra dans la maison où il considère que les qualités que tu possèdes déjà seront le mieux développées.

-Mais professeur, objecta Mia, tout le monde semble penser que Serpentard n'est pas une bonne maison… Même Hagrid, qui est passé par cette maison, a l'air de penser ainsi!

-La maison des Serpentard a connu de nombreux mages noirs, c'est vrai, mais il y a aussi de bonnes personnes qui sont passées par là. Pense seulement au professeur Rogue. Il fait de bonnes choses, et c'est quelqu'un de courageux.» Le professeur de métamorphose se tut. Ce devait être la première fois qu'elle disait un compliment de la sorte sur son homologue des Potions. Elle demeura silencieuse pour le restant du trajet qui menait à la Grande Salle. Mia l'imita. Elle s'assit à sa place habituelle, et s'aperçu que le professeur Dumbledore était de retour. Ce dernier lui adressa un clin d'œil lorsqu'elle le regarda, et s'informa de ce qu'elle avait fait des deux dernières journées. Non sans fierté, elle lui dit qu'elle avait étudié des sortilèges pour les duels, et les lui détailla tous. Le directeur l'écouta avec intérêt, commentant même certains des sortilèges qu'elle lui mentionnait. Il la congédia cependant assez tôt, lui suggérant d'aller se reposer. La journée du lendemain risquait d'être exigeante.

ooOoo

Mia rejoignit le professeur Dumbledore à son bureau à l'heure convenue. Le vieil homme l'attendait. Il l'amena dans un corridor au troisième étage, passa trois fois devant un mur d'apparence ordinaire. À la grande stupéfaction de la jeune femme, une porte apparut soudainement. Ils s'introduisirent dans la pièce sortie de nulle part. Les murs étaient matelassés, et le sol était jonché de coussins épais. Au fond, il y avait de grandes bibliothèques. En s'en approchant, Mia vit qu'elles ne contenaient que des livres de DCFM.

«Nous sommes dans la Salle sur Demande, Mia. C'est ici que nous nous entraineront la majorité du temps.

-Bien professeur.» Elle retourna aux côtés du vieux sorcier. Il lui montra comment saluer en duel et comment se positionner en position de combat, avant de se placer lui-même à quelques mètres d'elle.

«Le premier sortilège que tu devras maîtriser Mia est un sortilège de protection…

-Protego, l'interrompit-elle

-Exactement. Prête?

-Toujours, professeur.» Elle tenait fermement sa baguette, bien décidée à réussir à se défendre cette fois.

«Petrificus totalus! cria Dumbledore

-Protego! Protesta Mia» Mais le sortilège l'atteignit avant que son bouclier de protection n'apparaisse. Elle tomba sur les coussins, le corps raide. Dumbledore la libéra, et elle se releva aussitôt, prête à recommencer.

«Experlliarmus! » lança alors le puissant sorcier. La baguette sauta des mains de l'apprentie. Elle courut la ramasser. Son visage était crispé à la fois par sa frustration de ne pas réussir et l'intense concentration qu'elle essayait de maintenir. Dumbledore lui envoya ainsi plusieurs sorts durant tout l'avant-midi. Par moments, Mia réussissait à les esquiver ou les bloquer avec le charme de protection qu'elle connaissait. À chaque fois qu'elle réussissait, elle laissait échapper un petit cri de victoire. Toutes les fois qu'elle échouait, ses sourcils se fronçaient, et elle essayait de retrouver sa concentration. Au dernier sortilège que Dumbledore lui lança (un sortilège de répulsion), elle tomba lourdement sur les coussins, exténuée. C'est ce qui décida le maître à arrêter la leçon du jour. Ils se dirigèrent tout deux vers la Grande Salle. Mia était exténuée, mais elle tenta de ne pas le laisser transparaître au directeur, de peur qu'il la juge trop faible pour continuer les entraînements. Dumbledore laissa Mia entrer seule dans la Grande Salle, l'informant par le fait même qu'il serait absent pour quelques jours, puis la quitta.

ooOoo

La semaine, et celle qui suivit, se déroulèrent sans encombre. Elle continua de pratiquer ses sortilèges avec le professeur Flitwick, qui ne tarissait plus d'éloge pour son élève, lui répétant sans cesse qu'elle était une candidate parfaite pour les Serdaigle. Le professeur McGonagall l'aida dans ses exercices pour améliorer sa concentration, lui certifiant qu'elle était faite pour la maison de Gryffondor. Elle pratiquait seule ses potions, montant de niveau de difficulté à chaque cours. Elle continuait de faire des lectures et des dissertations pour son cours de DCFM. Le professeur Dumbledore n'ayant pu revenir la première semaine, elle pratiqua seule ses sortilèges de protection, et se risqua même à lancer quelques sortilèges offensifs simples à un mannequin de bois qui semblait être apparu par hasard dans la Salle sur Demande.

Le Directeur ne revint que le jeudi de la deuxième semaine, lors du dîner. Il avait l'air épuisé, mais il avait tenu à manger avec eux, puis avait convoqué le personnel dans son bureau, laissant Mia à ses études. Elle s'endormit avant que le professeur McGonagall ne revienne dans leurs appartements. Tôt le lendemain matin, le professeur de métamorphose alla réveiller son étudiante, qui était toujours assise à sa table de travail, la tête posée sur un livre.

«Journée spéciale aujourd'hui, lui dit-elle. Tu en sauras plus après le petit déjeuner.» Intriguée, Mia avait tenté d'en savoir plus immédiatement, mais la plus vieille avait sut tenir sa langue. Elle attendait, sourire en coin, que sa protégée se prépare, en habits civils, selon les instructions (ce qui avait eu pour conséquence de redoubler la quantité de questions posées par la plus jeune des deux). Elles s'étaient dirigées vers la Grande Salle, mais alors qu'elles allaient y pénétrer, le professeur McGonagall bifurqua et entraîna Mia vers le parc, où le Professeur Dumbledore, visiblement, les attendait.

«Bon voyage, Mia, lui dit simplement la sorcière avant de sourire au directeur et de retourner au château.

-Professeur Dumbledore, où allons-nous? demanda alors Mia

-Tu verras bien assez tôt» lui répondit simplement l'homme, en lui tendant sa main, l'incitant à la prendre, ce qu'elle fit. Elle fut aussitôt entraînée dans un tourbillon de lumière, se sentant oppressée de tout bord, tout côté. Elle avait la désagréable impression de passer à travers un tuyau de caoutchouc trop étroit pour que son corps puisse y passer. Sentant la nausée monter en elle, elle ferma les yeux, espérant que cette sensation serait de courte durée. Peu de temps après, mais beaucoup trop longtemps à ses yeux, ses pieds retrouvèrent le sol. L'impact, auquel elle ne s'attendait pas, la fit tomber à la renverse. Amusé, le directeur la regardait au-dessus de ses lunettes en demies-lunes. Il lui tendit la main, lui promettant que ce n'était que pour l'aider à se relever, et non transplaner. Elle se releva seule en maugréant, et regarda autour d'elle. Ils étaient au beau milieu d'un champs. Les hautes herbes lui cachaient partiellement la vue, mais elle put tout de même voir un drôle de maison, qui tenait visiblement uniquement grâce à la magie. Dumbledore se mit en marche, en lui expliquant la raison de leur présence en ce lieu.

«J'ai jugé que pour faciliter ton intégration aux autres étudiants de sixième année pour l'année scolaire, en rencontrer quelques-uns avant la rentrée serait une bonne idée.

-Mais pourquoi, professeur? Je veux dire, je n'ai pas vraiment besoin d'amis…» Le directeur s'arrêta de marcher, pour mieux regarder la jeune femme. Il lui prit les épaules, et la regarda dans les yeux. Elle eut encore une fois la désagréable impression de passer aux rayons X.

«Les amis sont ce qu'il y a de plus important dans cette guerre, Mia. Sans alliés, personne, pas même moi, ne serait en mesure de vaincre Voldemort. Tu te dois de te faire des amis. C'est l'amour qui vaincra contre les Ténèbres.» Elle hocha la tête en signe d'assentiment.

«Bien, dit-il alors. Je t'amène au Terrier. C'est la maison d'une famille de sorciers qui sont très impliqués dans la lutte contre Voldemort. Ils hébergent aussi Harry Potter, tu te souviens de ce que je t'ai dit sur lui?» Elle hocha à nouveau la tête.

«Une autre amie d'Harry y est aussi, poursuivit le puissant mage. Harry, Hermione, l'autre amie, et Ronald Weasley sont tous les trois en sixième année.

-Alors je dois devenir leur amie?

-Ça pourrait être une stratégie gagnante, en effet.»

Ils étaient arrivés devant la porte du Terrier. Dumbledore toqua doucement à la porte. Une petite femme ronde, aux cheveux d'un roux flamboyant, vint ouvrir la porte.

«Dumbledore, souffla-t-elle, visiblement soulagée de le voir.

-Bon matin, Molly. Voici Mia. Mia, Molly Weasley, les présenta le vieux sorcier.

-Enchantée, madame Weasley» dit poliment Mia en tendant la main à la dame. Cette dernière la fit entrer dans la chaumière, alors que Dumbledore disparaissait au tournant de la route.