Bonjour tout le monde !
Comment allez vous ? Je vous rassure ce chapitre est un peu plus joyeux ! Merci à toutes les personnes qui laissent une review, je ne sais pas ce que je ferais sans vous:P
Je vous laisse découvrir ce chapitre !
Elia : coucou ma coéquipière:P, merci de toujours laisser un petit (je devrais dire grand!) mot ! Oui notre petite Astoria va devoir vivre avec beaucoup de choses sur la conscience, comment va-t-elle le supporter ? Tu auras la réponse à la fin du chapitre.
Juliette54 : tes reviews sont devenus mon repas préféré après une publication XD (mais sinon je te ne mets pas la pression XD). Je suis contente que le personnage de Narcissa te plaise, je l'aime tellement que j'avais peu de l'égratigner ! Bon ce chapitre devrait te faire plaisir, un léger rapprochement dans l'air ? Je te laisse le découvrir:P
…...
(Deux mois plus tard)
L'enterrement de Daphné avait été la plus douloureuse journée de toute ma vie car j'avais brutalement pris conscience que je ne la verrais plus. Rosier avait bien joué le mari dévasté ce qui avait écoeuré mon père. Ma mère était restée très digne et n'avait versé qu'une seule larme. Pansy n'était même pas venu me voir ce qui m'avait profondément blessé. Blaise et Drago m'avaient assuré que c'était difficile pour elle mais pour moi elle était beaucoup trop rongée par la culpabilité pour se montrer. Je ressentais une multitude de sentiments qui m'empêchait de penser correctement et j'avais compris que j'étais comme une potion ratée sur le point d'exploser. C'est pourquoi j'avais pris la décision radicale de partir dans la demeure de mes parents en Écosse pour me retrouver seule et faire mon deuil. Ce séjour ne devait durer que quelques semaines mais cette solitude m'avait manqué pendant ces longs mois et j'avais prolongé mon séjour. Je donnai chaque semaine des nouvelles à mes parents et c'était tout. C'était un peu comme si je sortais d'une longue maladie et que le moindre problème pouvait me faire vaciller. Drago et Blaise avaient accueilli ma décision avec beaucoup d'étonnement mais j'avais trop peur de m'en prendre à eux sous l'effet de la colère. Mon autre crainte était que maintenant que Daphné n'était plus là, ils s'éloigneraient pour revenir à la même situation qu'avant le mariage. Mais j'avais pris ma décision et c'était sûrement la meilleure.
Au bout de deux mois, j'avais ressenti le besoin de rentrer chez moi. J'avais accepté la disparition de Daphné mais il m'arrivait encore de me sentir abandonné. Ma culpabilité ne m'avait pas quitté, cependant j'avais appris à la porter. Il était donc de temps de rentrer chez moi et d'affronter le regard des gens. Un elfe s'était déjà chargé de faire transplaner mes bagages tandis que j'utilisais la cheminée. Mon père et ma mère m'attendaient et ils me prirent dans leurs bras. Le visage de ma mère portait encore les marques du décès de sa fille et mon père semblait avoir vieillis de dix ans.
-Ma chère Astoria, l'air écossais vous as fait le plus grand bien, me complimenta ma mère.
-Je suis contente de vous revoir, lui assurai-je.
Ma relation avec eux avait changé car je sentais que le sujet Daphné était à éviter. Mais je me sentais bien car j'avais besoin de voir des visages familiers. Ma mère ne put s'empêcher de me raconter tous les derniers potins sous le regard bienveillant de mon père.
-Tu as reçu beaucoup de courrier pendant ton absence, et chaque semaine Blaise Zabini ou Drago Malefoy venait prendre de tes nouvelles.
Si cette attention me toucha, je remarquai que le nom de Pansy n'avait pas été mentionné. Je discutai avec ma mère pendant plus d'une heure mais à aucun moment il fut question de Rosier. Je finis par monter dans ma chambre qui m'avait tellement manqué. Je sentais que c'était différent et que la chambre juste à côté n'avait désormais plus de propriétaire. J'avais toujours un petit pincement au cœur mais au moins je n'éclatai plus en sanglots. Il y avait beaucoup de courrier mais ma mère avait pris de soin de les classer par dates. Je fus donc surprise de constater qu'il y en avait un d'aujourd'hui et je reconnus tout de suite l'écriture de Blaise.
« Chère Astoria,
Oui je sais que tu es rentré, tu remercieras ta mère de m'avoir prévenu, et j'espère que ton séjour s'est bien passé. Tu es vivement prié de venir dîner au Manoir ce soir, après deux mois d'absence tu as sûrement plein de choses à nous raconter. Mara t'embrasse et te supplie de venir aussi.
A ce soir !
Blaise »
Son invitation ressemblait à une obligation mais j'étais heureuse et rassurée de voir qu'il ne m'avait pas oublié. J'étais pressé d'être ce soir car Blaise restait mon ami et le premier à m'avoir fait confiance. De plus, j'espérais que Drago soit aussi là. Ces deux mois m'avait permis de voir à quel point je tenais à lui et j'avais besoin de savoir si c'était réciproque. Mais il restait une interrogation autour de Pansy. Pourquoi ce silence ? J'avais un mauvais pressentiment qui me faisait presque regretter d'être de retour. Je jetai un sort pour ranger ma valise tout en me disant que c'était bon de revenir à la maison.
(19h)
J'étais aussi excitée qu'une petite fille le jour de Noël. Sans Daphné, je me sentais perdue et sans repère et c'est pour cela que j'avais besoin de voir des visages familiers. Blaise était un peu le frère que je n'avais jamais vu, le genre d'amis qui a cette incroyable capacité de vous faire sourire même dans les pires moments. Pansy aussi était une personne importante. Son franc-parler et sa répartie m'avaient toujours impressionné et c'est ce qui faisait d'elle une personne attachante. Quant à Drago, il avait fait tellement de choses pour moi que je me sentais redevable. Je sentais le besoin de lui prouver que je n'étais pas une personne faible qui fondait ses opinions sur de simples rumeurs. Je voulais aussi montrer que si Daphné avait toujours su briller en société, j'en étais aussi capable même si cela me demandait pas mal d'efforts. Je toquai à la porte non sans une pointe d'appréhension mais mon attente fut de courte durée et c'est Blaise Zabini en personne qui m'ouvrit la porte. Il y eut une petite seconde pendant laquelle nous restâmes figés mais il finit par s'avancer pour me prendre dans ses bras.
-Je te jure que la prochaine fois que t'en vas sans donner de nouvelles, je viens te chercher moi-même, m'assura-t-il.
-Bon j'avoue, j'ai un peu abusé mais au moins j'ai droit à un accueil digne de ce nom, plaisantai-je alors qu'il m'invita à entrer.
-Mara m'a fait comprendre qu'elle en avait marre d'être la seule fille lorsque j'invite Drago, il était temps que tu rentres !
-Elle ne s'entend pas avec Pansy ?, demandai-je en sentant qu'il me cachait quelque chose.
Il s'était arrêté devant la porte du salon et me regardait avec un air désolé.
-Je ne veux pas gâcher ton retour mais Pansy a beaucoup de mal à supporter l'absence de Daphné, elle s'est un peu éloignée.
C'était exactement ce que j'avais imaginé et aussi redouté. J'avais eu beaucoup de mal à m'en sortir et je n'avais aucune envie que Pansy m'entraîne dans sa chute. Bien sûr que cela m'inquiétait et il était hors de question que je revive à nouveau ces longs moi qui ont précédé le décès de Daphné.
-On en discutera quand Drago sera arrivé, oui c'est la première fois que tu arrives avant lui, ajouta-t-il devant mon air étonné, comme quoi tout n'est pas perdu.
Je lui mis une légère tape sur l'épaule en prenant un air indigné. Il finit par ouvrir la porte et je fus accueillis par le sourire de Mara qui me rappela Daphné. Cette comparaison me donna l'impression d'être encore plus proche de Mara. Cette dernière n'avait pas pu venir à l'enterrement de Daphné car en tant que Sang-Mêlé cela aurait été jugé inconvenant même si j'étais loin de penser ça. A vrai dire, tant qu'elle n'était pas fiancée à Blaise, elle était considéré comme ne faisant pas partie de la société des Sang-Pur. Cependant, elle m'avait envoyé une lettre qui m'avait énormément touchée. Depuis je la considérais comme mon amie et ce fut avec plaisir que je la pris dans mes bras.
-Ta lettre m'a beaucoup aidé, lui murmurai-je, merci.
Je crois que j'étais la première Sang-Pur à me montrer aussi gentille avec elle ce qui expliquait son air surpris. Mais j'avais pris la décision de ne plus cacher mes sentiments car je savais que tout pouvait s'arrêter du jour au lendemain.
-Bon bah il n'y a plus qu'à attendre Monsieur Malefoy, annonçai-je.
-Si mes souvenirs sont bons, la dernière fois que l'on a attendu Drago ensemble, vous avez fini par vous hurler dessus, me rappela Blaise, je crois que je n'ai pas encore raconté ce grand moment à Mara.
-Attends que je sois partie, j'aimerais ne pas me sentir trop honteuse, lui demandai-je devant l'air interrogateur de Mara.
Un elfe entra pour annoncer l'arrivée de Drago Malefoy ce qui eut pour effet de me sentir angoissée et impatiente. Je n'avais pas la moindre idée de la façon dont il allait m'accueillir et je craignais d'être déçu. Lorsqu'il entra, mon cœur loupa un battement et je tentai de cacher mon sourire. Lorsque ses yeux se posèrent sur moi, il parut surpris.
-Oui je sais, c'est incroyable que je sois arrivée arriver toi, plaisantai-je.
-Après deux mois d'absence c'est tout ce que tu trouves à dire, rétorqua-t-il avec un sourire en coin.
Je commençais à me demander comment j'avais pu tenir deux mois toute seule.
-Non, tes remarques cinglantes m'ont aussi manquées, répliquai-je en le prenant dans mes bras.
Je savais parfaitement que chez les Sang-Pur, toute marque d'affection était à bannir mais c'était plus fort que moi. J'avais besoin de leur montrer ma reconnaissance pour ne pas m'avoir oublié. Ressentir le parfum de Drago me donna cette impression que j'étais de retour à la maison et que j'étais en sécurité, ici, avec mes amis. J'avais toujours cru que Daphné était mon unique repère mais ce soir-là je compris qu'elle n'était pas le seul.
-Bon maintenant que Drago est là, pourriez vous m'expliquer le problème avec Pansy ?
Drago foudroya Blaise du regard qui lui répondit que j'avais soulevé le problème toute seule et jura qu'il n'avait jamais eu l'intention de m'en parler.
-De toute façon j'aurais fini par le savoir, remarquai-je en m'asseyant, donc ?
-Tu n'as pas envie de nous parler de ce que tu as fait en Écosse ?, demanda Blaise.
Apparemment personne ne voulait parler de ce qui était arrivé à Pansy et j'étais toute seule contre deux car Mara n'avait pas prononcé un mot. Par conséquent, je n'avais plus qu'à me résigner à leur raconter mon séjour :
-J'ai passé deux mois toute seule donc je dois vous avouer qu'il ne m'est rien arrivé de palpitant. Bien sûr je pourrais vous raconter la vie de Flora Guilderoy, la petite mamie qui tient une auberge pour sorciers pas loin de la demeure de mes parents, mais je ne suis pas sûr que ce soit très palpitant non plus. Donc on peut en revenir à Pansy.
Drago leva les yeux au ciel tandis que Blaise soupira.
-Il n'y a pas grand chose à dire, Pansy a du mal à accepter la mort de ta sœur, expliqua Blaise en essayant de ne pas trop insister sur la fin de sa phrase, elle ne fait plus de dîner et elle est d'une humeur massacrante tous les jours.
-Je crois qu'elle se sent coupable, ajouta Drago.
C'était un sentiment que je connaissais bien mais j'étais persuadée que sur ce coup-là, Pansy s'en sortirait mieux que moi. Je l'avais toujours perçu comme un être humain sans cœur qui cachait le moindre de ses sentiments. Sauf qu'aujourd'hui, les rôles étaient inversés et c' était elle qui était toute seule. Mais je savais exactement ce dont Pansy avait besoin et je comptais bien lui rendre une visite rapidement.
La soirée de Blaise était une réussite et je me sentais revivre. Cette sollicitude m'avait fait oublier à quel point rire avec des amis était le meilleur des remèdes. L'horloge sonna les douze coups de minuit lorsque Blaise referma la porte derrière Drago et moi. Il avait insisté pour me raccompagner et j'avais accepté sans trop faire de résistance. Il me tendit la main et nous transplanâmes devant chez moi.
-Avant que tu ne rentres chez toi, j'ai une question à te poser : pourquoi vous ne vouliez pas me dire pour Pansy ?
Je savais qu'il était minuit et que nous avions tous les deux pas mal d'alcool dans le sang mais j'avais besoin d'avoir une réponse.
-Je suis vraiment obligé de te répondre ?, me demanda Drago qui compri que j'étais déterminée à connaître la réponse.
-Viens on va se trouver un banc dans le parc, je crois que j'ai un peu forcé sur la boisson, avouai-je alors ma tête me tournait.
Il ne faisait pas trop noir et mon esprit n'était pas encore trop embrumé pour que je puisse repérer un banc un peu plus loin dans l'herbe. Je pris Drago par le bras qui se laissa faire sans broncher.
-Mais qu'est ce que...
Je m'étais penchée pour retirer mes chaussures car je sentais que le mélange nuit, alcool, talon et pelouse allaient mal se terminer. J'ignorai son soupir et marchai jusqu'au banc.
-Je t'écoute et interdiction de me cacher quoi que ce soit, prévins-je.
-Astoria tu es partis pendant deux mois, Blaise et moi n'avions pas la moindre idée de comment tu allais rentrer. On ne voulait pas te brusquer.
C'était une excellente raison car le prénom de Daphné n'avait pas été prononcé une seule fois de toute la soirée et cela m 'arrangeait. Beaucoup de souvenirs étaient remontés à la surface depuis que j'étais rentré et je ressentais un vide. J'étais en train de commencer une nouvelle vie et je n'étais pas encore habitué à l'absence de Daphné et je n'étais même pas sûr que l'on puisse s'habituer à une telle chose.
-Je ne serais pas rentré si je n'allais pas bien. Il fallait bien que je revienne à la réalité. Demain j'irai voir Pansy pour la secouer un peu. Je sais que toi, Blaise et Mara, vous avez évité le sujet Daphné toute la soirée mais ce n'est pas en évitant le problème que je pourrais le régler. Enfin, tu peux y aller, je te rends ta liberté ! Je crois que je vais rester ici encore quelques minutes.
-Bonne nuit Astoria, dit-il en se levant, je crois qu'il était temps que tu rentres.
Je ne méritais pas toute cette gentillesse pour la simple et bonne raison que Daphné était morte à cause de moi et tout ce que je méritais c'était des reproches. Je regardais Drago partir en me disant que je m'étais lourdement trompée sur lui et qu'il était devenu un repère essentiel dans ma vie car son avis comptait beaucoup pour moi. Je soupirai et m'allongeai sur le banc pour regarder les étoiles. Cette nuit allait être encore très longue, comme toutes les nuits depuis le décès de Daphné. En effet, les crises d'insomnie étaient devenue quotidiennes et je savais que ma culpabilité et ma colère y étaient pour quelque chose.
