Les personnages de l'histoire ne m'appartiennent pas, ils appartiennent à Stephenie Meyer


Salut,

Eh oui, je suis en avance cette fois ci. Je l'avais déjà dans la tête celui là, il ne restait plus qu'à l'écrire.

J'espère qu'il vous plaira

Ce chapitre est du point de Kim.

Sinon encore une fois un très grand merci à vous tous qui lisez, commentez et mettez des alertes sur mon histoire.

Merci à tous et bonne lecture

A


Chapitre 14 – Protection

KPOV

Je n'arrivais pas à me lever. J'avais chaud, j'avais froid, je n'étais pas bien. J'avais mal dormi. Encore. Je me sentais faible. Je sentis le matelas de mon lit s'enfoncer doucement et je tournai la tête. Ma mère était assise sur le côté et me souriait gentiment. Depuis que j'étais rentrée dimanche soir, je n'arrivais pas à me remettre de cette journée. D'abord Jared qui me faisait une déclaration qui pouvait s'apparenter à une déclaration d'amour, ensuite, l'attaque par une vampire agressive puis Emmett qui m'avait avoué être un vampire, lui aussi, après m'avoir sauvé de l'attaque d'un autre vampire et enfin Jared et Paul qui étaient des loups. C'était surréaliste toute cette histoire. Difficile à croire et pourtant… Plus de doutes possibles.

Mais bon sang, dans quel monde je vis ?

Je souris faiblement à ma mère néanmoins. J'étais pâle et je n'étais pas en grande forme. Ma mère posa sa main sur mon front et soupira :

« Tu as de la fièvre, ma chérie. Je t'ai amené de l'ibuprofène. Tu as encore eu une nuit agitée.»

Je me redressai dans mon lit puis pris les gélules et le verre d'eau et les avala prestement. Ma mère m'embrassa sur le front puis signa :

« Je vais appeler le lycée pour dire que tu es malade. Tu vas rester ici aujourd'hui et on verra comment tu te sentiras ce soir. Si ça ne va pas mieux, on appellera le médecin. D'accord, ma puce ? »

J'acquiesçai. Ma mère m'embrassa à nouveau puis avant de quitter la pièce me demanda si je voulais qu'elle reste avec moi aujourd'hui. Je déclinai son offre et me recoucha et essaya de me rendormir.

Je restais dans cet état à peu près trois jours sans pouvoir faire autre chose que dormir et me reposer. La fièvre était tombée mais je me sentais toujours aussi mal. Ma mère avait appelé le médecin qui n'avait pas diagnostiqué autre chose qu'une grosse fatigue. Donc, il m'avait prescrit des vitamines et du repos. Mais chaque fois que je fermais l'œil, je revoyais ces yeux rouges et ces canines acérées et ne pouvait m'empêcher de frissonner et d'avoir des sueurs froides. Et ça me faisait hurler de peur. J'essayais de me raccrocher à quelque chose de sécurisant et la seule image qui revenait systématiquement dans mon esprit était ce loup géant qui me faisait des léchouilles sur le visage. Je ne savais pas pourquoi mais il me rassurait et ma crise de panique se calmait presque aussitôt.

Finalement, jeudi je décidais de me lever et de me bouger un peu. Il fallait que je sorte de cette boucle de peur panique sinon j'allais finir par craquer. Je décidais d'aller jusqu'à l'épicerie qui n'était pas loin de chez moi et au moment de sortir, je tombai nez à nez avec Paul. Il venait prendre de mes nouvelles. Il m'avait engueulé comme du poisson pourri parce que je n'avais pas donné signe de vie. Je n'avais pas trop envie de parler de toute cette histoire et je crois bien m'être montrée pas très agréable avec lui mais néanmoins le fait qu'il vienne jusqu'à chez moi prendre de mes nouvelles ça m'a fait du bien. Je commençais à vraiment bien aimer ce côté de Paul. Finalement, je le fis rentrer dans le salon et grand bien m'en a pris car il s'est excusé. Et ce n'était pas de fausses excuses, c'était les plus sincères que je n'avais jamais entendu. Façon de parler. Il avait pris la mesure de ses actions et n'essayait pas ni de les nier ni de se trouver des circonstances atténuantes qui auraient pu diminuer sa responsabilité. C'était pour ça que je trouvais qu'il était sincère. Sur le coup, ça m'a tellement prise au dépourvu que je n'ai pas su comment réagir. Je lui promis de reprendre contact et tiqua légèrement lorsqu'il me demanda d'avoir confiance en eux.

Pour être honnête, je ne savais plus ni qui ni quoi croire. Ils m'avaient protégé mais Emmett aussi et il était un vampire. Et j'aimais vraiment beaucoup Emmett, je voulais le garder comme ami, peu importait ce qu'il était. Mais au final, j'avais bien plus de questions que mon cerveau était en capacité d'en enregistrer et les réponses m'effrayaient. Toutes. Je sortais peu donc et je passais le plus clair de mon temps à réfléchir et à faire des recherches sur internet. Et plus je lisais et plus j'étais apeurée. Si les vampires et les loups garous existaient comme j'étais sure maintenant que c'était le cas, alors tout ce qui était écrit sur internet avait probablement un fond de vrai et c'était tout simplement terrifiant. Finalement, je cessais mes recherches et me reconcentrai sur ce que Billy Black m'avait raconté. Les loups Quileutes protégeaient les gens, Paul me l'avait confirmé. J'avais besoin de me raccrocher à quelque chose de positif. Un soir, je demandai à mon père s'il avait entendu parler des légendes sur les vampires et je souris intérieurement lorsqu'il me répondit que c'était que des vieilles balivernes destinées à entretenir le folklore de notre culture. Moi aussi, je l'avais cru…

Vendredi soir, mes parents me proposèrent d'aller avec eux chez tante Abigail à Seattle passer tout le weekend end. Ça aurait pu me faire du bien de quitter cette réserve de fous mais je n'avais pas du tout envie de bouger et comme j'avais été malade, ils n'avaient pas insisté. Mes parents étaient juste des gens merveilleux. Ils avaient prévu de rentrer le dimanche soir tard et m'avait dit de ne pas les attendre ni pour manger ni pour aller me coucher. Le weekend passa très vite et le dimanche après-midi, je décidais d'aller marcher un peu. J'allais jusqu'à l'épicerie m'acheter de quoi me faire à manger pour le soir puis je rentrais chez moi. Je posai mes courses dans la cuisine que je rangeais dans les placards. Près des escaliers, je sentis comme un courant d'air frisquet. C'était bizarre car je ne voyais pas d'où ça pouvait venir. J'avais tout fermé avant de sortir. Du moins, je le croyais. Je fis le tour de la maison, puis monta à l'étage. En rentrant dans ma chambre, je vis que la fenêtre était ouverte et qu'un tiroir de ma commode était entrouvert. Je fronçais légèrement les sourcils. Je ne me rappelais pas avoir laissé la fenêtre ouverte et ni rien pris aujourd'hui dans ma commode et donc, d'avoir ouvert le tiroir. Je fis le tour de ma chambre et constata que certains objets avaient été déplacés. Mon ordinateur, mon album photo... et là, je réalisai que quelqu'un avait pénétré dans ma maison.

J'étais quelqu'un de très rationnel et en temps normal, je me serais dit que j'avais été étourdie d'avoir laissé la fenêtre ouverte et pour être honnête, ce n'était même pas sur que j'aurais vu que quelque chose avait été déplacé. Mais dans la situation actuelle qui était la mienne, je n'avais même pas pensé au simple cambrioleur humain. Je paniquai instantanément en m'attendant à voir surgir du placard les yeux rouges sang d'un vampire prêt à me mordre. Sans regarder derrière moi, je sortis en courant comme si j'avais le feu aux fesses et je partis en direction de chez Jared Thail. Lorsque j'arrivai chez lui, je sonnais plusieurs fois mais personne n'ouvrit la porte. Aussitôt, je partis en courant vers mon plan B, chez Paul. Mais lui non plus n'était pas chez lui. Sa mère m'apprit qu'il dinait chez Sam Uley ce soir et du coup, je repartis en courant chez Sam.

Epuisée, à bout de souffle, je frappais à la porte. Ce fut Emily qui m'ouvrit et sans lui laisser le temps de dire un mot, je lui dis d'une seule traite, affolée :

« Bonsoir Emily, je m'excuse de vous déranger, je sais qu'il est tard mais je ne savais pas quoi faire... Est-ce que Sam est là ? J'ai eu vraiment peur…Je…je crois que quelqu'un est entré chez moi cet après-midi…»

Emily ne manifesta ni étonnement ni scepticisme mais une totale empathie. Elle me fit rentrer chez elle et m'introduisit dans son salon. Et là, il y avait Paul, Sam, Jared et Embry Call. Malgré mon état de panique ambiant, je me rappelai m'être fait la réflexion suivante :

« Tiens, un petit nouveau »

Sam ne perdit pas de temps à me redemander ce qu'il s'était passé. Il dit de manière très autoritaire :

« Jared, Embry vous restez ici avec Kim et Emily, Paul, tu viens avec moi, on va chez les Connweller »

Et en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire, ils étaient partis. Un peu surprise, mon attention se tourna vers Jared qui parlait avec Embry :

« … à l'arrière de la maison, et moi je vais devant. Emily et Kim, vous restez à l'intérieur. Vous ne bougez pas de là, même pour sortir les poubelles »

Il me regarda intensément quelques secondes puis se dirigea vers la porte d'entrée. Finalement, je me retrouvais seule avec Emily. Ma panique avait largement diminuée depuis que j'étais arrivée chez les Uley et mon esprit rationnel commençait à reprendre le dessus. Et bien entendu, je me sentais gênée. Si ça se trouvait, j'avais paniquée pour rien.

Emily me sourit gentiment et me proposa un thé bien chaud. Puis on prit place autour de la table de salon et après avoir répondu à ses aimables questions relatives à ma santé, je pris une profonde inspiration et dit un peu penaudement :

« Vous savez Emily, si ça se trouve, j'ai juste paniquée et je vous ai dérangé pour rien. C'est peut-être rien du tout, sûrement mon imagination qui me joue des tours… »

« Tu as eu raison de venir, Kim. Et rassure toi, si c'est un simple cambrioleur, Sam appellera le shérif qui fera son travail. Mais si ce sont des vampires, il vaut mieux que ce soit eux qui les voient en premier »

Je hochai la tête. C'était sûr, elle avait raison. Que pouvait bien faire le shérif contre des vampires ? A part se faire tuer ? Je regardais ma tasse à thé comme si elle était spéciale et particulièrement intéressante et lorsque je levai les yeux vers Emily, je vis qu'elle me regardait en souriant et qu'elle attendait que je lui parle. Alors, je lui parlai. Je lui dis à quel point j'avais eu peur et combien toute cette histoire m'apparaissait tellement surréaliste que je ne savais plus quoi faire. Je ne savais plus à qui parler, ni quoi dire…en deux mots, je ne savais pas quoi faire. Elle m'écouta gentiment et me redis ce que m'avait déjà dit Paul c'est-à-dire de leur faire confiance, que désormais, il fallait que j'accepte que ma vie allait être bouleversée par ce dont j'avais été témoin et qu'ils étaient les seules personnes à qui je pouvais en parler librement sans passer pour une allumée. Puis après un relatif court silence, elle me proposa de venir avec elle dans la cuisine pour préparer du chocolat chaud. Ensuite, elle remplit deux tasses et me dit :

« Je vais aller apporter une tasse à Embry. Veux-tu bien apporter celle-ci à Jared, s'il te plait ?»

« Oui, bien sûr »

Je pris la tasse et me dirigea vers la porte d'entrée. Je l'ouvris doucement. Jared était debout, dos à moi et regardait intensément l'horizon. Il se retourna lorsqu'il m'entendit ouvrir la porte et me remercia gentiment lorsque je lui tendis la tasse. Il me regarda un moment puis retourna son attention vers l'horizon. J'étais là, à côté de lui et je ne savais pas quoi dire. Je me mis mes mains dans mes poches et essaya de trouver une contenance mais bon… je n'étais pas très à l'aise. Finalement, je lui dis :

« Tu sais, si ça se trouve, j'ai paniqué pour rien »

« Je suis content que tu sois venue. Comment vas-tu ? » me répondit-il en me regardant fixement. Je haussais les épaules. Curieusement, je me sentais mieux depuis que j'étais là. Moi aussi, j'étais contente d'être là.

« Je vais mieux. Merci »

« Tu devrais peut-être rentrer, il ne fait pas chaud, là dehors »

Oui, il n'avait pas tort, j'avais froid. J'étais partie en courant sans prendre la peine de mettre ma parka mais malgré ça, je ne voulais pas rentrer. J'étais bien là, sous le porche, avec lui. Je me sentais calme et apaisée. Et cette sensation de bien être était toujours plus forte lorsque j'étais à ses côtés. C'était difficile à comprendre. Je ne savais pas pourquoi mais je ne voulais pas bouger, alors je lui dis :

« Non, ça va. Je préfère rester…sauf si…ça t'ennuie ? »

« Non, non, non, ça ne m'ennuie pas du tout, mais tes lèvres sont bleues et tu ne cesses de frotter tes mains, ce qui me laisse à penser que tu as froid »

Et ben, oui… c'était le cas j'avais froid. Bon…ben…il ne me restait plus qu'à rentrer. Je soupirai légèrement. J'étais déçue. J'allais me retourner pour retourner à l'intérieur lorsque je vis Jared prendre une bonne inspiration puis enlever son sweet-shirt et me le tendre.

« Tiens, mets-le, tu auras plus chaud comme ça »

Oui, ça c'était sûr, j'allais avoir tout de suite plus chaud… Surtout qu'il était en tee-shirt blanc, moulant parfaitement les courbes de son torse musclé _ça mérite d'être noté_ et je sentis une rougeur sur mes joues que je m'empressai de cacher en mettant le sweet-shirt et je murmurai :

« Merci »

Après quelques tentatives pour reprendre ma respiration, je lui dis timidement :

« Mais, et toi ? Tu ne vas pas avoir froid ? »

Il me sourit et me répondit :

« Non, nous les loups avons une température corporelle élevée. Ça va aller, ne t'en fais pas pour moi »

Il me sourit à nouveau et je lui rendis son sourire. Ca y était, ça recommençait. J'étais à nouveau en train de plonger dans le brun de ses yeux sans parvenir à détourner le regard. C'était dingue, je n'arrivai pas à lutter. Je me sentais toute chose, ses yeux…et puis ça me frappa d'un coup ! Les yeux du loup ! Celui qui m'avait léchouillé de partout ! JARED ! C'était lui, c'était le loup qui était resté avec moi, qui m'avait protégé, qui m'avait réconforté. Cette pensée me sortit de ma transe et je sursautai légèrement et je m'écriai en pointant un doigt légèrement accusateur vers lui :

« Le loup c'était toi ! Sur le parking de la plage, tu me… »

Et là, je stoppai net. Curieusement, je n'arrivai pas à le verbaliser et je me mis à rougir. C'était ce qu'on appelait 'piquer un fard magistral'. C'était plus ou moins ce qu'on pouvait appeler des bisous, des gestes de tendresses de la part d'un loup mais ce loup, c'était en réalité Jared. Oh là, là, là, je me sentais gênée.

Jared, lui, avait acquiescé d'un signe de tête et lui aussi semblait un peu embarrassé. Il me dit prestement :

« Ne te méprends pas, Kim, s'il te plait. Tu pleurais… je voulais juste…tu vois, te montrer que je n'étais pas agressif…y'avait pas…tu sais…d'arrière-pensée…malsaine. Je te le promets »

Oui, peut-être, mais là, nom de dieu, c'que c'était embarrassant comme situation ! Je ne savais plus où me mettre. Alors que j'allais me mettre à hyperventiler et en même temps à entrer en combustion spontanée sous le regard à la fois de braise à la fois gêné de Jared, il détourna brusquement le regard pour regarder l'horizon puis se retourna pour me dire plus sérieusement :

« Ils reviennent »

Et effectivement quelques secondes après, Sam et Paul revenaient en trottinant vers la maison. L'air grave sur leur visage me ramena aussitôt à la réalité de la situation. Ca se présentait mal apparemment. On rentra tous à l'intérieur et nous nous installâmes dans le salon. Je m'assis dans le canapé et me concentra sur les lèvres de Sam qui me regardait attentivement :

« C'était bien un vampire. A l'odeur, je dirai que c'était le copain de la blondasse »

J'avais beau m'y être préparée, ça me fit un choc quand même de savoir qu'un vampire était entré carrément chez moi, qu'il s'était baladé dans ma maison, qu'il avait peut-être fouillé mes affaires. Cette saloperie de panique refit surface immédiatement et je me mis à trembler. Nom de dieu ! Décidément, les vampires voulaient ma peau ! N'avions-nous pas coutume de dire « jamais deux sans trois » et j'en étais déjà à deux… Je n'arrivai plus à me concentrer sur ce que disait Sam et je ne cessais de murmurer :

« Oh mon dieu, oh mon dieu mais qu'est-ce qu'on va faire ? Où est-ce qu'on va aller ? Il va me tuer ! Et ma famille ? Ils sont en danger ! »

C'était plus fort que moi, je laissai brutalement la panique m'envahir. Je ne voyais plus rien à part des yeux rouges et des canines s'en prendre à mes parents, à mon frère et à moi. Soudain, je sentis une douce chaleur m'envahir et deux mains qui me tenaient les épaules et qui essayaient d'attirer mon attention. Il me fallut toute mon énergie pour me concentrer sur le visage de Jared, accroupi devant moi et lorsque je fixai ses yeux chauds et rassurants, je parvins à me calmer et reprendre mes esprits. Je ne savais pas pourquoi il avait un tel effet sur mes nerfs et mes émotions mais ma réaction à lui était instantanée. Il me disait :

« Ça va aller, Kim, ça va aller…respire… tout va bien »

Oui, ça allait mieux. Je me sentais moins oppressée, j'arrivais à respirer. Je pris une profonde inspiration et hocha la tête pour signifier à l'assistance que j'allais mieux. Jared me regarda encore un peu comme pour s'assurer que je me sentais effectivement bien puis se releva et se rassit sur le canapé à côté de moi. Il me prit la main et la serra légèrement. Je regardai sa main qui tenait la mienne, puis à nouveau lui en essayant de mettre de côté ce sentiment étrange qui envahissait ma poitrine. Je repris une grande inspiration et me concentra sur Sam à nouveau. Malgré le sérieux de son visage, j'avais l'impression qu'il souriait. Il me dit :

« Ne t'inquiète pas Kim, il est parti. Très sincèrement, je ne pense pas qu'il revienne mais on va mettre en place une protection rapprochée autour de toi, ta famille et ta maison »

J'acquiesçai. D'accord, ils vont nous protéger. Bien. Je lui répondis :

« Qu'est-ce qu'on doit faire ? »

« Pas grand-chose. Un peu de coopération, c'est tout. A partir d'aujourd'hui, on va patrouiller tous les jours et tous les soirs autour de chez toi. Et j'insiste pour que tu ailles en cours avec l'un d'entre nous et que tu reviennes avec l'un d'entre nous. Jared va rester avec toi ce soir jusqu'au retour de tes parents. Vous trouverez une petite excuse pour justifier sa présence chez toi. Ah…et tes parents ne doivent rien savoir au sujet des vampires et des loups garous. J'insiste beaucoup sur ce point. Je vais aller voir dès ce soir les Anciens pour qu'ils nous aident à protéger ta famille. Mais toi, tu ne dois rien dire. Il est impératif que notre secret soit bien gardé. Tu comprends ? »

« Oui, je comprends…merci Sam »

« Un dernier point : Il est possible que le vampire te prenne pour cible parce que disons... qu'on te protégeait lorsqu'on a tué sa copine et te tuer pourrait être une sorte de revanche, donnant-donnant, donc interdiction formelle d'aller en forêt seule… ou même accompagnée d'ailleurs tant qu'on l'a pas chopé. Compris ? »

« Oui, d'accord »

Ca allait de soi. Ce n'était pas demain la veille que je repartirais en forêt toute seule. Et pourtant, c'était un sacrifice pour moi car j'aimais vraiment aller dans les bois, je m'y sentais bien…avant. Maintenant, j'avais peur des vampires, j'étais une cible potentielle et je ne pouvais en parler à personne…à part Jared et Paul.

Une fois cette question plus ou moins réglée, Emily nous fit partager un festin de roi et je me surpris à passer une excellente soirée. En dehors du contexte du lycée, Jared et Paul et même Embry que je connaissais moins bien quand même, étaient agréables et enjoués. Sam en imposait par sa prestance et Emily était tellement gentille que c'en était difficilement croyable. Son sourire montrait à quel point elle avait un cœur énorme et faisait oublier l'horrible cicatrice sur sa joue.

Malgré le sérieux de la situation, le repas se déroula dans une ambiance de rires et de convivialité. C'était d'ailleurs curieux de voir à quel point ils pouvaient passer d'un cas critique à une vie normale en moins de deux. La chasse aux vampires faisait intégralement partie de leur vie et c'était comme un boulot…une fois qu'il était fait, on rentrait chez soi et on reprenait tranquilou le cours de sa vie.

Je les regardai tous un par un puis souris.

Pour la première fois de mon existence, en dehors de mon cocon familial, je me sentais parfaitement à l'aise, comme si moi aussi, je faisais partie intégrale de ce monde.


Donc voilà, qu'en dites vous?