Hey hey !
Voilà le nouveau chapitre ! Merci pour toutes vos reviews, elles font vraiment plaisir !
Bonne lecture !
Chapitre 14 :
La cité d'Avalon s'était paré de couleurs vives en cette journée de fête. Des jongleurs faisaient des animations dans les rues, et les troubadours remplissaient leur bourse de pièces dorées en livrant aux badauds leurs dernières créations.
Maura, hissée sur un pur sang de toute beauté, suivait Aliénor et Maléfique. La légiste tendait l'oreille à ce que chantaient les amuseurs et était atterrée.
- La Générale tient sa plus belle victoire, au nez et à la barbe de la vieille vache. Qu'elle se fasse épiler par sa trainée, ca la rendra peut être plus aimable et baisable.
- Je ne peux pas croire ce que j'entends, ces gens sont… commença la Bostonienne.
- Exactement comme vos contemporains sur les réseaux sociaux, la coupa fraichement Maléfique qui commençait à trouver la légiste lourde.
- Vous me l'apprenez, je n'y vais jamais, répliqua Maura.
- La dame du lac ce soir s'abreuvera à une autre source... Plus jeune, plus fraîche, fit une voix chevrotante accompagnée par un crincrin désaccordé.
- Ils pourraient faire l'effort de composer des poèmes qui riment ! lâcha la légiste, amère.
- Prenez votre mal en patience, soupira la dragonne. La route jusqu'au château est embouteillée.
Laissant son regard s'égarer autour d'elle, la légiste avisa un théâtre de fortune fait de quelques planches posées sur des tréteaux. Sur la scène bancale, elle n'eut pas de mal à deviner qui personnifiait Hermione, voyant une comédienne faire de grands moulinets de son épée de bois pour écarter des gueux d'une grande blonde qui tendait les bras vers elle. Une fois la belle délivrée, la générale d'opérette rejoignait l'impératrice trop maquillée et Maura manqua de tomber de cheval au moment où elle vit apparaitre un pénis de bois entre les cuisses de la brune. Visiblement le peuple avait décidé de qui serait le mâle.
"Dans mon monde, c'est loin d'être le cas... Elle est plutôt réservée." songea Maura, nostalgique des quelques semaines de bonheur parfait passées avec la brunette.
Maléfique fronça les sourcils et affichait un air peu amène.
- Un problème ? s'enquit la légiste.
- Oui. Je sens une magie sombre... Celle de l'Initiale. Je crois que l'orbe s'active, mais je ne sais pas ce qui se passe.
- Est-ce qu'il faut entrer en action plus vite ? s'inquiéta la blonde.
- Tant que je n'ai pas d'idée plus précise de ce qui se passe, on maintient le plan tel que prévu...
- La générale a fait la tournée des bordels, a fait chavirer le cœur des plus belles, a dépucelé des jouvencelles mais a rendu les armes devant plus forte qu'elle. Gloire à Viviane qui a su toucher la dame ! M'est avis que ce soir, dans le noir, elle touchera son âme sœur ailleurs que dans son cœur !
- Celui-ci est bien mieux poli que certains précédents aux images moins volages mais bien plus acides, se moqua Millicent. Quant à moi, c'est certainement dans les premiers que se trouve la vérité.
Maura leva les yeux au ciel et porta son regard au loin, sur la silhouette massive du château impérial.
"Cette nuit, je rentre à Boston..." songea-t-elle avec espoir.
La plupart des serviteurs évitaient totalement une aile du palais. Les rares qui s'y étaient aventurés n'avaient survécu que grâce à leur vélocité pour éviter les sorts qui fusaient. Les dames de compagnie de l'impératrice avaient abandonné tour projet de coiffer, de maquiller et même de parfumer la Générale. De mémoire de sorcier, jamais Avalon n'avait connu une mariée aussi nerveuse. Voire hystérique.
Seule Ginny trouvait grâce aux yeux de la brunette, mais surtout parce qu'elle ne s'offusquait pas des jurons et autres débordements langagiers de la militaire.
- Cette fois, c'est décidé, je me casse ! éructa la Générale. Même un troupeau de Jaberwoki serait moins difficile à dompter ! Mais quel est le con qui a inventé les jupons et autres conneries qui vont juste me faire me vautrer !
- C'est sûr que c'est loin d'être pratique, commenta sobrement la rouquine installée sur le lit, regardant sa supérieure se débattre dans les chiffons.
- Oh mais je vais te rendre ça pratique moi ! Ca va faire une excellente corde pour passer par la fenêtre !
- Tant que c'est pas pour te pendre.
Le regard furieux ne sembla pas émouvoir la combattante des forces aériennes.
- Me pendre ? Mais c'est déjà au programme ! Les deux emmerdeuses qui tournent autour de l'Impératrice comme des lucioles éteintes l'ont prévu entre la poire et le café ! Parait qu'il faut que je fasse un discours ! Non mais pour qui on me prend ? beuglait toujours la générale qui s'extrayait avec difficulté de la robe qu'elle était sensée porter.
Se faisant, elle rata le coup à la porte, l'entrée de Viviane et Ginny qui sautait prestement sur ses pieds pour saluer sa majesté.
- Putain ! De bordel ! De merde ! enchainait-elle avec virulence tout en détruisant la soierie.
- Et bien, il semblerait que vous ayez un avis bien précis sur ce que vous souhaitez porter aujourd'hui, fit tranquillement remarquer la Dame du Lac, la regardant, tête penchée sur le côté.
Hermione ouvrit la bouche, la referma, se regarda habillée d'une simple chemise de lin blanc qui arrivait sur ses cuisses et finit par serrer les dents. Avant d'exploser.
- J'en ai plein le cul ! fit-elle en levant les mains, excédée. Ca, je peux pas le faire !
Viviane préféra ne rien dire, laissant sa future épouse exprimer sa frustration.
- Faire risette à tous vos amis royaux avec leurs bouches en cul-de-poule, passe encore. Faire un beau discours rien que pour faire braire l'autre vieille carne, je relève le défi. Vous faire l'amour à en faire rougir les murs du palais de vos cris de plaisir, je m'y engage ! Mais ça ? Ca! finit-elle à bout de souffle, donnant des grands coups de pieds dans le tas de robes froissées qui n'avaient même pas été enfilées. Rien, vous m'entendez ? Rien ni personne, sur cette terre, ne sera assez puissant pour me le faire porter !
Le silence qui suivit la diatribe avait quelque chose de religieux. Ginny n'osait plus respirer et Hermione commençait à se repasser au ralenti ce qu'elle venait de dire. Et pour une fois, ce n'était pas le rouge qui montait mais le blanc qui envahissait son visage.
Viviane, pour sa part, restait tranquille et calme, comme si aucun débordement n'avait eu lieu.
- Et bien, je suppose que vous devez avoir une version blanche de votre uniforme de cérémonie, se décida-t-elle à dire avec un sourire quand elle eut fini de dévisager la brunette qui aurait tout donné pour disparaitre entre deux lattes disjointes du plancher. Après tout, nous voulons démontrer notre puissance, pas la qualité de nos maitres-tailleur.
Hermione souffla discrètement l'air qu'elle avait inspiré si difficilement.
- Ah, fit encore Viviane sur le pas de la porte, saisissant les deux militaires, Il me tarde cette nuit, maintenant que je sais votre désir de me faire crier votre nom, Hermione.
La porte à peine fermée, la brunette et la rouquine se dévisagèrent, mortifiées. Puis Ginny pouffa et la nervosité aidant, les deux finirent par se laisser aller à rire à s'en taper sur les cuisses.
- Par la Source, j'ai vraiment dit ça ? fit Hermione entre deux hoquets.
- Tu l'as même crié, confirma la rouquine qui en pleurait.
- Oh putain de merde...
- Tu n'as plus le choix. Va falloir que tu assures ce soir.
Arrivant avec peine reprendre leur sérieux, les deux femmes essuyaient leurs yeux en faisant des grimaces pour détendre leur faciès crispé par le fou-rire.
- En attendant, me semble qu'on dit que ça porte malheur quand les mariés se voient avant la cérémonie, lâcha Ginny en se laissant retomber sur le lit.
- Je crois pas à ces histoires de bonnes femmes. Et par chance, ma future non plus, répliqua Hermione en tirant de son armoire son plus bel uniforme de gala.
Maura et Maléfique avaient discrètement quitté la délégation de la province de Perguérie pour ne pas impliquer Aliénor. Les deux femmes avaient longé l'enceinte du château, cherchant une entrée non surveillée par les gardes. Ces derniers vérifiaient l'identité de chaque personne qui pénétrait dans la demeure impériale et sa présence sur la liste des invitées.
- Nous avons bien fait de nous éclipser, la reine Elsa arrive, chuchota Maléfique en désignant au loin un carrosse majestueux.
Maura déglutit. D'ici quelques minutes, Aliénor saura que les deux ambassadrices du royaume d'Arendelle qu'elle avait hébergées pendant plusieurs jours n'étaient que des intruses et que les documents présentés au nom d'Elsa, d'excellents faux.
- Effectivement, murmura la légiste. C'était le timing parfait.
Maléfique prit la main de sa compagne d'infortune et les emmena dans les jardins du château. Maura scrutait la moindre pierre des murs à la recherche d'une ouverture dans laquelle se glissait et, au bout de quelques instants, eut un sourire.
- Je vois une fenêtre entrouverte au rez-de-chaussée, fit-elle doucement remarquer à la dragonne en pointant discrètement du doigt leur potentielle entrée.
- Magnifique, sourit Maléfique, semblant enfin se dérider. Restez ici, je vais voir si la voie est libre.
La dragonne resta le plus possible à couvert et se rapprocha le plus possible de la fenêtre entrebâillée. Elle se hissa sur la pointe des pieds et, quelques secondes plus tard, leva le pouce. Maura prit une grande inspiration avant de s'élancer en direction de la sorcière. Cette dernière se mit en position de courte échelle et poussa souplement la légiste pour que cette dernière escalade la fenêtre.
Maura se retrouva dans un espèce de cagibi qui comportait des étagères pleines de bocaux en tout genre, de sac de racines et légumineuses posés à même le sol et de deux buffets comportant de la vaisselle sobre.
"Un garde-manger fourre-tout" songea-t-elle tandis que Maléfique pénétrait dans la pièce à son tour.
Les deux femmes allèrent se cacher derrière deux sacs de pommes de terre en espérant que Viviane avait prévu un dîner plus raffiné. Maura retint un soupir douloureux. Il ne restait qu'à ne pas se faire repérer en attendant la tombée de la nuit, qui ne viendrait pas avant plusieurs heures.
"Ce soir, je rentre à Boston..." songea-t-elle à nouveau, pour se donner du courage.
- J'ai fini les livres, chuchota la légiste. Vous pouvez me raconter la suite ?
- Avec plaisir, murmura la dragonne. Tout a commencé pendant la bataille contre Voldemort, à Poudlard...
La salle du trône d'Avalon était richement, mais sobrement, parée. Les quatre jours de deuil étaient encore présents dans les esprits et Viviane n'avait pas voulu heurter de front les susceptibilités de son peuple. Cependant, sécuriser la malédiction en réalisant la dernière étape du rituel était primordial. Elle avait donc veiller à ce que Minerva ne mette pas trop de faste dans les cérémonies qui allaient se dérouler dans la journée. Le mariage, le couronnement, le banquet. Et finalement, la nuit de noces, l'instant où les destins seraient scellés.
Cachée par un miroir sans teint, la Dame du Lac regardait l'assemblée se former tranquillement, au gré des alliances qui existaient entre les dirigeants de ce monde. Elle ne fut guère étonnée de voir l'Administratrice de Perguérie avec une cour de roitelets et de princes à peine pubères autour d'elle. La province était riche et la rousse incendiaire célibataire. Viviane eut un rictus amusé en pensant combien ces prétendants imbus de leur personne devait incommoder Aliénor.
Un nuage de fumée violette apparut au milieu de l'allée centrale et, quand ce dernier se dissipa, la reine Regina apparut, toute de noire vêtue, un sourire méprisant étirant ses lèvres.
- Par la Source, je suis en avance ? demanda-t-elle avec une moue déçue. Moi qui comptais arriver en retard...
- Le décalage horaire entre Avalon et la Forêt Enchantée, sans doute, sourit Aliénor en se levant pour venir s'incliner devant la reine. Votre Majesté, je suis heureuse de vous revoir.
- Administratrice, toujours le mot pour rire à ce que j'entends, fit la Reine tout en dévisageant ses congénères d'un regard qui les forçait à baisser la tête, s'inclinant malgré eux devant elle. Venez donc avec moi, ajouta-t-elle en remontant l'allée qui se faisait naturellement devant ses pas pour la mener devant le trône.
Viviane devait avouer que Regina était une sacrée souveraine, mais surtout une sorcière qui savait en imposer. Et la voir s'acoquiner avec la rousse ne présageait rien de bon.
- Profitez bien de vos derniers instants de pouvoir, mesdames. Cela ne saurait guère continuer, murmura doucement la blonde dans son cabinet secret.
Elle fronça les sourcils en voyant Regina faire signe à la reine Elsa de les rejoindre.
- Un complot ? siffla la Dame du Lac. Vous serez les premiers royaumes à tomber sous les coups d'épée de mon épouse...
Quelque chose passa brièvement dans le regard d'Aliénor et Viviane scruta le visage de l'Administratrice.
- Quelque chose vous surprend, ma chère ? Un imprévu ? susurra l'Impératrice sans quitter du regard les trois sorcières qui devisaient.
L'orchestre se mit à jouer, entamant un air majestueux et solennel.
- C'est l'heure, se réjouit la Dame du Lac en s'engageant dans un petit couloir menant à la salle du trône.
Hermione se tenait à l'extérieur de la salle du trône en compagnie de Ginny qui n'arrivait pas à calmer la nervosité de la générale. Cette dernière, pâle comme un fantôme, faisait les cent pas dans le couloir, les mains croisées dans son dos. La musique se mit à retentir et le chef d'Etat Major se raidit, paraissant prête à tomber dans les pommes.
- C'est l'heure... murmura-t-elle, l'angoisse se lisant sur son visage.
- Après toi, Générale, sourit Ginny.
La brunette inspira profondément et entra d'un pas décidé et conquérant dans la salle. Son assurance s'envola en voyant que l'assemblée se levait pour se tourner vers elle. La militaire déglutit et s'avança, tête baissée, remontant lentement l'allée centrale. A mi-chemin, elle osa lever les yeux et son regard se posa sur Viviane qui venait de s'arrêter devant son trône.
La Dame du Lac était magnifique à ses yeux et le souffle lui manqua un instant. Elle allait se marier, avec elle. Jamais dans ses rêves les plus fous son imagination n'avait osé pousser le fantasme aussi loin. Des caresses, oui, des étreintes volées à l'aube des batailles, oui, mais ça, jamais. La lenteur de son pas donnait, sans qu'elle le sache, un aspect solennel à sa progression, et la gravité de son visage, sans qu'elle le veuille, forçait le respect. Au bout de l'allée, Viviane l'attendait. Et le doux sourire affiché l'attirait irrésistiblement. Elle se surprit à se sentir comme un insecte prit dans une toile bien plus grande que lui fonçant tête baissée vers une destinée fatale, sans aucun moyen de s'en échapper. L'idée lui fit froncer les sourcils sans qu'elle puisse s'en empêcher.
Viviane vit passer le sentiment ambigu dans les yeux de la brunette. Parachever le sort était sa prochaine priorité. La Dame du Lac tendit la main vers sa générale et Hermione retrouva un semblant de sérénité.
L'orchestre s'arrêta quand les deux promises furent côte à côte et que leurs doigts se lièrent. L'assemblée était silencieuse, chaque personne ne perdant pas une miette du spectacle.
- Des événements tragiques secouent notre empire depuis peu. Et l'un d'eux, d'une gravité particulière, m'a ôté mon épouse, Morgane, commença Viviane d'une voix forte. Et soyez assurés que les coupables seront retrouvés et punis. Comme ont pu l'être ceux qui ont attenté à ma vie lors des obsèques impériales.
La Dame du Lac prit une inspiration et plongea son regard dans celui d'Hermione.
- Mais Avalon ne tombera pas. Aujourd'hui nous célébrons la vie, notre fierté d'être sorcier, le sens du sacrifice pour un empire que j'ai construit, lorsque la Source nous a exilé dans ce monde. Aujourd'hui, j'honore celle qui se bat depuis sa sortie de l'académie militaire pour préserver la paix qui nous unit. Aujourd'hui, je prends pour épouse Hermione, qui plus que nous tous, a toujours fait siennes les valeurs qui font vivre notre peuple.
La générale était subjuguée, comme la plupart de l'assemblée qui buvait les paroles de l'Impératrice. Si on ne comptait ni Aliénor, ni Régina au rang des groupies. Viviane serra délicatement les mains d'Hermione déposées entre les siennes, l'invitant à parler.
- … Ma reine, car vous resterez ma reine par delà les engagements qui vont nous lier aujourd'hui, devant tous et devant la Source, je vous jure que mon bras jamais ne faiblira à défendre les valeurs de l'Empire, envers et contre tous. Et… je vous promets de savoir vous honorer comme vous le mériter.
Viviane parcourut de son regard l'assistance et elle s'arrêta sur Rose qui serrait fortement la main de Minerva dans la sienne. La jeune femme avait un regard noir posé sur la militaire et la Dame du Lac sut intimement que jamais sa fille ne lui pardonnerait ce qu'elle considérait comme une trahison.
Hermione sentit la blonde se tendre et capta son regard accroché sur sa fille. Elle grimaça légèrement. Finalement, même les fantasmes avaient leur part sombre.
- Pour autant, reprit la brunette, je n'ai pas la prétention de prendre la place de feu notre reine Morgane, qui restera toujours dans nos cœurs comme celle qui nous a donné notre future souveraine, Rose.
L'assemblée applaudit la jeune femme dont le regard s'adoucit quelque peu. Viviane remercia du regard la générale pour son respectueux témoignage, avant de reprendre le cours de la cérémonie
- Hermione, souhaitez-vous être mon épouse ? demanda Viviane.
La militaire regarda l'Impératrice avec toute la dévotion qu'elle avait toujours eu pour elle.
- Oui ma reine.
La Dame du Lac ravala un sourire victorieux. Plus rien ne s'opposerait à elle maintenant. Les deux moitiés de la Source étaient réunies et rien ne leur résisterait.
- Impératrice Viviane, me ferez-vous l'honneur de devenir mon épouse ? demanda la Générale en mettant un genou à terre.
La blonde se sentit grandir et prendre de l'ampleur dans la salle, tant l'attention de chacun était tourné vers elle. Elle prit le temps de parcourir l'assemblée pour profiter de l'instant. Tour à tour, elle dévisagea chacune des femmes d'Hermione, puissantes sorcières qui chacune auraient pu mettre fin à son ascension et qui pourtant aujourd'hui, n'étaient que spectatrices de son triomphe.
- Hermione, je vous choisis comme épouse, maintenant et jusqu'à ce que la mort nous sépare.
La générale se releva et, toute tension envolée, fit signe à Ginny de s'approcher avec les alliances. Elle prit un des anneaux et le passa avec émotion à la main gauche de l'Impératrice.
- Que cet anneau soit le symbole de notre engagement l'une envers l'autre. Je me lie à vous et vous assure de toujours vous protéger, vous soutenir… et vous aimer, ajouta Hermione plus doucement en s'inclinant dans un baisemain qui pouvait paraitre protocolaire, si ce n'est que pour la première fois, elle osa réellement poser ses lèvres sur la peau diaphane de Viviane.
Viviane prit à son tour une alliance et la passa au doigt de la brunette.
- Hermione, que cet anneau représente l'éternité de l'empire et de notre engagement envers notre peuple. Je vais maintenant faire de vous mon égale en tout point. Minerva, la couronne, je vous prie.
La ministre s'avança vers le trône et présenta sur un coussin de velours cramoisi une couronne identique à la sienne, et non celle qui avait fait de Morgane sa reine. Un certain brouhaha monta de la salle que la Dame du Lac fit taire d'un regard. Hermione se mit à genoux devant l'Impératrice.
- Par cette couronne, commença solennellement la blonde et étendant au-dessus de la tête de sa nouvelle épouse, je vous sacre à mes côtés, Impératrice d'Avalon.
Le titre résonna entre les murs et même Hermione en resta coite. Jamais elle n'avait compris que c'était ce qu'avait Viviane en tête, et à voir l'air ahuri de Minerva, même les proches de la Dame du Lac en étaient surpris.
- Redressez-vous, Impératrice Hermione, ordonna doucement la Dame du lac.
La nouvelle souveraine se releva et afficha un sourire timide.
- Puis-je vous embrasser ? chuchota la brunette.
- Sans vous évanouir ? s'amusa Viviane
Hermione encadra de ses mains le visage de son épouse et l'embrassa chastement.
- Je vous aime, murmura la brunette.
Victorieuse, La Dame du Lac se retourna vers ses invités et son épouse prit place à ses côtés, devant le second trône d'Avalon au-dessus duquel s'étalait maintenant, entrelacées, les armoiries des deux femmes réunies. Si les personnes les plus éloignées y avaient prêté attention, elles auraient pu voir que l'assemblage ainsi réalisé représentait ni plus ni moins que les deux moitiés d'une sphère assemblée.
Minerva se leva, affichant son air pincé habituel, et se racla la gorge.
- Longue vie aux impératrices d'Avalon ! fit-elle d'une voix forte.
- Longue vie ! acclamèrent les monarques fidèles alors que les cloches du palais se mettaient à carillonner, entrainant à leur suite celles de la ville et de proche en proche celles des campagnes environnantes.
- Longue vie, longue vie, profitez-en tant qu'il est encore temps, siffla la reine Regina au côté d'une Aliénor qui restait sereine.
- Ce mariage me laisse perplexe, fit Elsa de sa voix éthérée. Comme si c'était à l'encontre de l'ordre naturel.
- J'ai surtout l'impression qu'une mante religieuse est en train de se choisir son prochain repas, murmura Aliénor. Et ce n'est pas la Générale qui est la plus dangereuse.
- Mesdames, vos propos ont un léger parfum de jalousie, se moqua la Méchante Reine. Allons festoyer. J'espère que la fête sera à la hauteur des attentes de Viviane, vu que ce sera probablement la dernière fête de sa vie.
Maura avait réussi à s'endormir, malgré sa position inconfortable sur un sol dur et froid. Mais son sommeil n'était guère réparateur, des cauchemars s'enchainant dans son inconscient. La légiste rêvait que le plan de Maléfique échouait, que la Générale Hermione assassinait la dragonne avant de jeter la Bostonienne dans une cellule et d'en perdre la clé. Son esprit lui jouait des tours, lui présentant des images d'une Jane mourante dans un monde qui disparaissait sous le coup d'un sortilège lancé par Viviane. Sa meilleure amie agonisait mais la fureur était visible dans son regard noir. La lieutenant abreuvait la légiste de reproches et chaque phrase était comme un coup de poignard dans son coeur.
- Tout ce que tu avais à faire, c'était de l'embrasser ! Ce n'est quand même pas compliqué ! Ton coeur de pierre nous a tous condamnés !
Maura savait qu'elle rêvait, qu'il n'y avait aucune logique dans les scènes qui encombraient son esprit. Mais à son réveil, elle se sentit mal. Elle avait échoué et ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Mais elle savait au fonds d'elle que sa mission était vouée à l'échec. La légiste était une cérébrale, une intellectuelle, on le lui avait assez reproché. Et c'est ce qui avait séduit Hermione. Et l'Anglaise, qui était tout aussi maladroite avec les humains que la Bostonienne, s'était reconnue dans cette dernière. Et la réciproque étant vraie, c'est tout naturellement que Maura avait développé des sentiments pour cette femme.
"Mais sur Avalon, tout est différent..." songea-t-elle avec amertume en se redressant légèrement.
- La fête est sur le point de s'achever, chuchota Maléfique. Je vais bientôt y aller.
- Je viens avec vous. Je ne suis pas une sorcière, j'en ai conscience, mais Hermione m'a donné des leçons d'escrime pendant notre... relation. Je pourrais avoir un peu d'utilité.
La dragonne regarda la blonde avec compassion. Inutile de lui dire que les quelques cours où elle avait croisé le fer avec la Source dans un univers civilisé ne lui seraient d'aucune utilité devant la rage qui ne manquerait pas de diriger le bras de la Générale. Mais si ça devait en arriver là, cela voudrait dire qu'elle aurait échoué à redonner à Asalhir ses souvenirs et qu'il vaudrait peut-être mieux qu'elle trépassent toutes les deux.
- Très bien. Mais faites exactement ce que je vous dis de faire. Pas d'initiatives, vous ne connaissez pas ce monde.
Maura acquiesça et Maléfique alla ouvrir la porte de la petite salle. Elle passa une tête, s'assura que personne ne traînait dans les alentours avant de faire signe à la légiste de la suivre. Les deux femmes s'engagèrent dans l'obscurité en rasant les murs à la recherche de l'appartement impérial.
Hermione suivait nerveusement Viviane dans les couloirs du château. La Dame du Lac leur avait fait préparé de nouveaux appartements, et chaque pas qui rapprochait la générale du lit nuptial faisait grimper sa tension à des niveaux rarement atteints. Elle sentait son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine et craignait s'évanouir avant d'avoir atteint leur chambre.
Viviane sentait la fébrilité qui habitait la brunette et s'en réjouissait. Hermione était sienne, comme aux premiers temps d'Avalon. Et bientôt elles seraient réunies comme un tout divin. La perspective la réjouissait, autant que celle de passer toute la nuit dans des draps froissés par des ébats qu'elle voulait torrides. Et sur ce plan-là, elle savait que la brunette ne la décevrait pas.
- Vous allez bien, ma chère ? s'enquit aimablement la blonde en se retournant vers sa Générale qui marchait un pas derrière elle.
- Oui, votre Majesté, répondit la militaire d'une voix peu assurée.
- Tss tss tss, fit la blonde en s'arrêtant pour se retourner.
La générale s'arrêta immédiatement, quasi dans un garde-à-vous défensif, incapable de savoir qu'elle attitude adopter.
- Hermione, maintenant que nous sommes mariées, et alors que dans quelques instants nous allons vivre notre première nuit ensemble, il serait peut-être temps de cesser de m'appeler Votre Majesté ?
La brunette déglutit, virant du blanc au rouge et inversement.
- Bien, votre maje... Bien, j'ai compris, se reprit-elle.
Viviane eut un sourire et reprit sa route, suivie de près par la militaire. La Dame du Lac finit par pousser une porte, révélant une pièce spacieuse, décorée avec goût et au confort indéniable.
- Cette chambre n'a pas le confort spartiate de vos anciens appartements. Cela vous agrée tout de même ? se moqua gentiment la blonde.
Hermione acquiesça sans un mot, son regard ne pouvant se détacher du lit immense qui se trouvait au fond de la pièce. Viviane referma la porte et poussa gentiment sa nouvelle épouse contre un mur.
- C'est le moment tant attendu de faire plus ample connaissance... susurra la blonde en déboutonnant la veste d'apparat de sa générale. Et de vous faire vivre chacun de vos fantasmes, comme je m'y suis engagée. Alors, par quoi voulez-vous commencer ? Quel est votre désir le plus intime ? Surtout, n'ayez aucun tabou avec moi, mon amour. Je suis capable de tout...
L'air manquait, réellement, à la brunette. Jamais elle n'avait été dans cette situation. Pas même la fois où elle avait cessé d'être pucelle. Mais entendre son Impératrice, celle qui avait toujours été inaccessible se proposer de faire avec elle des choses… son esprit bloquait.
- Laissez-moi vous aider, murmura la blonde à son oreille, la faisant frémir. Et commençons par le début. Préférez-vous que je vous déshabille en premier ? ... Non, ça n'a pas l'air ça… Voulez-vous me déshabiller… Oh … voulez-vous que je me déshabille pour vous …? Oui, je pense que la dernière offre est la bonne, vos yeux ne mentent pas.
Viviane fit glisser les bretelles de sa robe le long de ses bras et le vêtement tomba doucement sur le sol, révélant les courbes parfaites de la Dame du Lac. Cette dernière poussa de la pointe de sa chaussure à talon haut l'étoffe et vit qu'Hermione ne quittait pas des yeux le soutien-gorge immaculé qui retenait sa poitrine. Aussi, la blonde passa ses mains dans son dos et dégrafa le sous-vêtement. Elle le jeta négligemment aux pieds de la brunette et, vêtue uniquement d'une culotte, vint se coller contre son épouse.
- Alors ma chère... susurra-t-elle en déboutonnant le pantalon de la brunette. Je sens que dans le fond, vous êtes une vraie romantique. Mais que vous appréciez aussi que la chose soit un peu plus... énergique ? Bestiale ? Par quoi commençons-nous ?
Sollicitée de la sorte, la Générale laissa ses pensées dériver et ses mains s'égarer. L'une d'elle monta lentement pour venir se poser sur l'un des seins qui la défiait. Lentement, elle en souligna la courbe, en caressa le velours, en énerva le téton avant de venir en gouter la chaleur. Un gémissement franchit les lèvres de la Dame du Lac qui se laissait aller à profiter des attentions de la brunette.
- Par la Source, Hermione ! On peut repousser les préliminaires à plus tard ? J'ai vraiment envie de vous sentir en moi, maintenant.
- P... pardon ?
- Prenez-moi maintenant contre le mur ! Je veux de la vigueur, la douceur viendra après !
Hermione ne s'attendait plus à rien en particulier, mais certainement pas à apprendre que son Impératrice était en mal de sexe. Rattachant prestement son pantalon pour éviter de se prendre les pieds dedans, la brunette attrapa sa partenaire par les fesses avant de la soulever. Viviane sourit de contentement en sentant la nouvelle détermination de sa nouvelle épouse et enroula ses jambes autour de ses hanches. Hermione ne prit pas le temps d'aller jusqu'au lit et déposa rapidement la blonde sur la coiffeuse qui ne resta pas encombrée des parfums et brosses bien longtemps. Tirant sur la dernière pièce de tissu qui l'empêchait d'obéir à l'ordre donné, elle la fit glisser sans précaution le long des jambes qu'elle ne prit pas le temps de flatter outre mesure. La culotte jetée au loin, la Générale écarta les cuisses de son Impératrice d'un geste énergique avant de s'introduire en elle avec un sentiment d'urgence qui brulait au creux de son propre ventre.
- C'est... Exactement... Ce dont... J'avais besoin... haleta la souveraine, sentant le plaisir monter en elle. Mettez-y un troisième doigt et ce... sera parfait.
Hermione fit ce que son épouse lui demandait et en profita pour accélérer la cadence de ses assauts, suivant le mouvement des hanches impériales.
- Ma mie, vous y êtes presque ! encouragea la Dame du lac. Ca vient... Je... Oui...
La blonde se crispait contre son amante, agrippée à ses épaules, ses jambes l'enserrant toujours plus fermement au point qu'Hermione devait lutter pour maintenir un espace qui lui permette de pleinement satisfaire l'appétit de sa partenaire. En moins d'une minute, Viviane criait son plaisir et la générale affichait un sourire victorieux. Que ce soit dans les champs de bataille ou dans les couches des dames, elle n'avait connu que des victoires. Et aujourd'hui ne ferait pas exception.
Viviane reprit ses esprits et afficha un léger rictus prédateur.
- En selle, Hermione. Je veux entendre votre plaisir... fit la souveraine.
Quelque chose disait à la brunette qu'elle n'aurait pas le temps de se satisfaire de sa victoire la plus récente. Et, comme pour lui donner raison, la Dame du Lac claqua des doigts et la générale se retrouva dans le plus simple appareil.
- Je ne veux plus perdre de temps, susurra la blonde en se levant, poussant son amante d'un index posé entre ses deux seins.
Hermione recula, obnubilée par les yeux clairs qui semblaient l'hypnotiser, jusqu'à buter contre un mur.
- Est-ce que vous voulez me faire plaisir, Hermione ?
- O...Oui.
- Moi aussi j'ai des fantasmes.
La brunette ouvrit des yeux surpris.
- J'ai envie de vous, contre ce mur…
Hermione acquiesça, incapable de formuler un mot.
- Tournez-vous.
Obéissant à son épouse, Hermione osa un regard par-dessus son épaule et contempla toute l'envie qui se lisait sur le visage de la blonde. Cela lui parut presque surnaturel. Viviane s'approcha et se colla à elle. Rapidement une main vint agacer un sein avant de faire son chemin jusqu'à la toison brune. Le bassin de la militaire partit en arrière et rencontra l'autre main de Viviane qui se posa sans préliminaire sur son sexe.
- Que désirez-vous ? demanda la souveraine.
- Deux doigts. Maintenant, répondit la brunette, tout son corps tendu dans l'attente de la délivrance qu'allait lui apporter son épouse.
Viviane posa ses lèvres sur l'épaule droite de la générale et la pénétra en même temps. Un râle de plaisir sortit de la gorge de la militaire qui ferma les yeux de plaisir.
- Jamais je n'aurais cru que vous aviez autant envie de moi, Hermione, murmura Viviane en sentant tout le désir chaud et humide qui accumulait entre ses doigts à chaque va-et-vient.
La brunette ne put que grogner un peu plus son envie, perdant la mesure de ce qui se passait, ses sens totalement saturés de sensations, entre les doigts qui la labouraient, cet index qui jouait durement avec son clitoris et ses dents qui marquaient son épaule.
- J'ai envie de toi depuis que je t'ai rencontrée... avoua Hermione entre deux gémissements. Des années et des années à rêver que tu me regardes, que tu me remarques...
- Tu es exhaussée ma chérie, souffla la blonde qui se sentait tout aussi humide que ce qu'elle avait sur ses mains. Je t'ai tout de suite vue, à l'Académie. J'ai immédiatement su que tu étais promise à un grand avenir. Je voulais t'avoir toujours près de moi...
Hermione fut balayée par un orgasme puissant et se laissa aller dans l'étreinte de Viviane.
- Maintenant que l'urgence est satisfaite, si nous prenions le temps de la découverte ? proposa la blonde.
La dame du lac prit la main de sa générale et la conduisit au lit. Elle l'amena à s'asseoir et s'installa sur ses genoux, encadrant le visage de la brunette de ses mains. Hermione gémit doucement dans le baiser qu'elle garda tout en retenue. Sans rompre le baiser, Viviane descendit des genoux de la brunette et lui écarta gentiment les cuisses. Puis, elle se mit à genou et posa ses lèvres sur l'intimité de la militaire.
- Par la Source, souffla la brunette sous la caresse qui s'amorçait.
Pourtant elle ne se laissa pas aller et écarta la blonde de la place. Viviane la regarda, interloquée.
- Pas à genoux devant moi. Tu es l'Impératrice d'Avalon, tu ne t'agenouilles devant personne.
- Tu es, au même titre que moi, la dirigeante de notre empire, répondit patiemment l'impératrice.
Et sur ces mots, la Dame du Lac reprit là où elle avait été interrompue. La Générale agrippa le drap et le serra fortement tandis que la langue de la blonde faisait des miracles.
- Putain, j'vais pas tarder à jouir... gémit Hermione.
- Et si je m'arrêtais là... fit la blonde en s'amusant à juste souffler un filet d'air frais sur le sexe surchauffé qui s'élevait vers sa bouche pour retrouver la caresse et bientôt la délivrance.
- Tu ne ferais pas ça ? fit Hermione, inquiète.
- Non... sourit la Dame du Lac en reprenant le jeu, tout en y ajoutant deux doigts. Cependant... je voudrais savoir... si tu m'autorises... à utiliser la métamorphose... pour te donner plus de plaisir.
- Je… je … oh bordel… je tiendrais jamais jusque là…
- Allonge-toi sous le drap, fit doucement la reine.
La militaire acquiesça et s'étendit sur le matelas. Viviane vint se positionner sur elle et lui sourit.
- Ca risque de te surprendre. Si tu n'aimes pas, dis-le moi de suite... prévint la souveraine avant de donner un léger coup de rein.
Hermione écarquilla les yeux, surprise de ce qui se passait.
- Mais qu'est-ce que…
Cependant le mouvement lent de la blonde en elle la ramena vers son plaisir.
- Oh ma reine, je ne sais qu'elle est cette magie, mais par la Source..., commenta-t-elle en laissant ses mains s'égarer.
- Ca te plait ? Tu veux que j'aille plus doucement plus vite, plus doux, plus fort ?
- Je voudrais… je voudrais …
La militaire n'arrivait pas à ordonner ses pensées pour formuler une demande. Elle se sentait transportée par un flux magique qui s'immisçait partout en elle, au-delà de son plaisir charnel. Elle ne se rendait même pas compte qu'elle avait déposé ses mains sur les seins de la blonde, les flattant à en faire gémir son amante qui ressentait autant qu'elle chaque pénétration et chaque frémissement provoqué.
- Dis-moi Hermione, murmura l'Impératrice en se penchant vers son oreille, dis-moi.
- Je voudrais… que ça dure longtemps… que ça ne finisse jamais…
- Dans cette position ou dans une autre ? s'enquit la souveraine. Tu peux t'asseoir sur moi, je peux me mettre derrière toi...
Hermione ouvrit les yeux qu'elle tenait clos depuis le début de cette expérience. Les pupilles dilatées de la blonde avaient presque envahi le bleu de son regard d'habitude serein mais qui, pour l'heure, ne parlait que de désir.
- Et toi, s'enquit-elle en venant caresser la joue de son amante sans que le synchronisme des mouvements de leur bassin ne s'altère, que veux-tu me faire ? Quel serait ton plaisir ?
- Mon plaisir sera dans le tien. Là, je suis tout à ton écoute. Et quand j'aurai besoin, je te le dirai.
- Alors je veux te voir, parce que je sens que ton plaisir et le mien vont de pair, et je veux le voir te submerger lorsque je me laisserai aller.
Avec des gestes lents, sans rompre le lien, Hermione inversa leur position et déposa la blonde sur leur couche. Se tenant à genou de part et d'autre de son bassin, c'est elle qui choisissait le mouvement. De la sorte, elle combinait son envie de donner du plaisir à son épouse et de la regarder, autant que de profiter de se faire posséder par elle.
- Jamais je n'ai connu ce que tu me fais vivre, et cette magie est un cadeau que je ne saurai te rendre.
- Je t'apprendrai... haleta Viviane qui sentait l'orgasme poindre.
- Je serai bonne élève, répondit la brunette qui sentait elle aussi s'en venir la vague, mais qui appréciait plus que tout la voir monter en sa souveraine dont le corps se colorait et le cou se gonflait sous l'accélération de plus en plus forte de son pouls sous sa peau diaphane.
Hermione n'avait presque plus besoin de faire elle-même d'effort, le bassin de son amante imprimant le mouvement qui convenait la satisfaire son excitation.
- Je vais venir mon amour, haleta la blonde.
Un dernier mouvement de bassin apporta la libération aux deux femmes qui crièrent leur plaisir de concert. Sans pouvoir attendre, Viviane se redressa et captura les lèvres de la brunette dans un baiser passionné. L'urgence était la même pour Hermione qui avait à nouveau abandonné toute retenue et fit passer dans son baiser tout ce qu'elle concevait de respect et d'amour pour son Impératrice, son épouse.
Un souffle magique balaya la pièce et Hermione mit précipitamment fin au baiser en se reculant.
- Mais qu'as-tu fait, espèce de timbrée ? rugit la brunette.
- Et merde... souffla Viviane.
C'est toujours un baiser d'amour vrai qui rompt les malédictions ! Mais celui-là est assez surprenant ! N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions par reviews !
A la semaine prochaine pour la suite et, d'ici là, portez vous bien !
Bises,
Link9 et Sygui
