Titre :
Seigneur Fercaël
Fanficeuse :
Bunny
Genre :
Vilain Riri
Résumé :
Ou la malchance de l'auteuse contamine ses personnages…
Disclamer :
Rien est à moi… (se fige) Mais siiiii ! Raffie est à
mouâââââ. (c'est le seul V.V)
Chapitre 14
Marque et hérédité
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Pendant que l'irascible maître des Potions continuait à s'interroger sur l'étrange comportement de Potter sans y trouver d'explications, harcelant Lucius Malfoy au passage, Harry Potter mettait à profit le temps que passaient Hermione et Ron à s'embrasser à réfléchir à un moyen de discuter sérieusement avec Koblenz.
Rafaïl Koblenz était dans son monde un des Mangemorts les plus puissants qu'il existait. En effet, outre ses pouvoirs et ses connaissances non négligeables, Rafaïl avait hérité de pouvoirs héréditaires très rares. Ce genre de pouvoirs ne se transmettaient que chez les Sangs Purs ce qui pour Harry, marquait parfaitement la supériorité des Sang Pur sur les Sang Mêlés. Rafaïl avait hérité du don d'ubiquité. Ce secret était bien gardé et il devait exister trois personnes dans son monde qui connaissait son secret – les autres étant morte un peu prématurément de façon violente. La question était de savoir si Koblenz possédait ce pouvoir dans ce monde. Et comment l'aborder.
Le jeune Gryffondor mâchonna pensivement un Gnome au Poivre.
Grave question.
Il devait trouver une idée au plus vite.
OoOo
Lucius se servit tranquillement un verre d'alcool. Ces derniers temps tout marchait bien pour lui. Autant au Ministère – Fudge semblait lui vouer une admiration sans bornes. Le Whisky Pur Feu dont il se délectait avait le goût sucré du bonheur. C'était la première fois depuis le retour de son Maître qu'il se sentait aussi bien.
Evidemment, avec les soupçons de Severus, cela commençait à devenir pénible. Mais, il avait eu une vie pire que ça…
Il grimaça en sentant sa Marque le brûler. Evidemment, il fallait que quelque chose vienne gâcher le tableau. En même temps, il préférait largement son maître à une incursion du Ministère menée par cet incapable de Weasley. La dernière en question lui avait valu une migraine des plus désagréables. Il se souvenait encore du sourire triomphant de ce brave Arthur qui lui montrait son mandat de perquisition avec un gentil sourire. Salazar soit loué, depuis la seconde année de Draco, les précautions avaient redoublées et il était à peu près certain de ne plus être capable de pénétrer dans certains cachots du Manoir sans se faire tuer par l'un des pièges qui en défendait l'accès.
- Lord Malfoy, Brigade de sécurité du Ministère. Veuillez ouvrir.
Le blond grimaça. Soudain le bonheur auquel il avait goûté quelques secondes auparavant s'effondrait brusquement par terre, se fracassant en mille morceaux. Charmant. Il ne manquait réellement que ces incapables pour l'achever. Voila qui plairait à son maître. S'il ne s'abusait grâce à ces abrutis, il venait de gagner une séance de Doloris. Il espéra que le motif de réunion de Voldemort n'était pas trop important. Sinon, il allait vraiment souffrir.
Tâchant d'être presque aimable, Lucius ouvrit la porte en se demandant si son sourire crispé ferait l'affaire.
oO°Oo
Il n'avait pas d'idées. Pour la première fois depuis des lustres, il n'avait pas la moindre idée de la façon dont laquelle il devait aborder son cher professeur. C'était dramatique. Son esprit machiavélique de vil Serpentard ne trouvait pas la moindre parade pour aborder Koblenz. Remarquez, comme début de conversation il y avait mieux : "Dites je suis la version méchante de Harry Potter. Pour être exact je viens d'une autre dimension et j'ai de bonnes raisons de croire que vous n'êtes pas étranger à cette histoire".
Non. Ca n'allait pas du tout. C'était pire question subtilité que tout ce que les Gryffondors réunis pourraient faire.
Dramatique.
- Harry ? Tu es sûr que ça va ?
La voix de ce stupide rouquin allait l'achever il en était certain.
- Oui, Ron… Tout va bien.
Tout allait parfaitement bien. Encore un peu et il pourrait presque le croire. Si, si.
- Je vais descendre. A la cuisine. A plus.
- Ramène-moi un gâteau au chocolat ! hurla Ron.
Harry secoua la tête. Comme s'il allait réellement passer à cette foutue cuisine. Le jeune brun sortit de la salle des Gryffondor en bousculant au passage quelques élèves et le tableau qui grogna quelques minutes contre lui.
- Draco.
Heureusement que le blond était seul quand il le trouva. Sinon s'en était fini de leurs deux réputations d'ennemis mortels et blablabla. C'était apparemment l'avis de Draco car il l'attira dans une classe vide après avoir vérifié que personne ne les observait.
- Mais t'es pas dingue !
- Nan, déprimé seulement.
- … Depuis quand les mages noirs psychopathes dans ton genre dépriment ?
- Depuis tout de suite. Je dois demander au prof de Défense s'il n'a rien à voir avec mon… "problème". Et j'ai pas d'idééééééées…
- … Ouais… T'as comme un problème.
Le brun l'assassina du regard.
- Merci, Draco. Je n'avais pas remarqué.
- Tu sais ce que je ferais à ta place ?
- Hm ?
- Je m'entraînerais à l'Oublietts… Je vois que ça…
Harry grimaça.
- Draco…
- Quoi ?
- J'déprime encore plus.
- En théorie, tu es un courageux Gryffondor.
- Mais en pratique je suis un vil Serpentard, un diabolique Mage Noir.
- Ecrase. Et va parler à notre cher prof.
Harry poussa un gémissement à faire pleurer les pierres mais quitta la salle de classe en hurlant un "sadique" qui résonna jusque dans la Tour d'Astronomie.
oO°Oo
- Je vous cherchais, professeur, dit le brun avec un sourire.
Koblenz lui dédia un sourire amusé.
- A quel sujet, Potter ? Une leçon que vous n'auriez pas comprise ?
- Pas tout à fait. Je fais des recherches personnelles sur les pouvoirs héréditaires. Et je me suis laissé dire que vous pourriez peut être m'aider.
- Et pourquoi pas le professeur Rogue ?
- Je suis certain que vous n'avez pas manqué de remarquer que nous sommes un peu en froid lui et moi.
- Je suis certain qu'il ferait passer ses devoirs d'enseignant avant cette rancœur… De plus je suis votre professeur de Potions. Pas exactement qualifié pour vous aider.
- En réalité j'ai déjà fait quelques recherches. Et il semblerait que, si, vous êtes bien placé pour m'en parler, professeur.
Rafaïl s'avoua vaincu.
- Vous êtes un sale gosse, Potter, qui se mêle de ce qu'il ne devrait pas.
- Quel est votre pouvoir ?
Rafaïl lui fit un sourire narquois.
- Devinez puisque vous êtes si doué.
- … L'ubiquité ? fit Potter d'un ton innocent.
-… Qu'est-ce que vous voulez, Potter ?
Harry prit une grande inspiration.
- Vous croyez au voyage entre les mondes, Monsieur ? Ou plutôt… vous pratiquez le voyage entre les mondes ? Ca doit être sacrément pratique pour vous…
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, Potter.
- Je vous parle du fait d'aller d'un monde parallèle à l'autre. Chose sûrement bien facilitée par votre pouvoir un peu particulier. Je suis sincère pour la première fois depuis longtemps. Dites-moi tout de suite si je me trompe.
Rafaïl rétrécit ses yeux bleus. L'air soudain encore moins amical qu'avant.
- Il est possible qu'il m'arrive de faire semblable voyage. Mais je ne tiens pas à en discuter plus avant avec vous.
- Peut être mais j'aimerais beaucoup en parler avec vous.
Koblenz le regarda en silence. Le jaugeant de toute évidence, sans prononcer un mot.
- Très bien, Potter. Je vous écoute. Vous ne ressemblez pas au Potter de ce monde. J'imagine que ça a un rapport avec notre actuelle conversation.
-… En effet… Dans le monde d'où je viens… vous êtes mon… parrain…
- Et comment diable as-tu atterri ici ? fit Rafaïl en repassant au tutoiement sans même sembler sans apercevoir.
- C'est la question à laquelle j'espérais que vous pourriez répondre.
Le professeur soupira. Il passa une main dans ses cheveux. Ses yeux clairs étaient assez lointains. Il se mordillait les lèvres.
- Tu sais voyager à travers les mondes… ça ne se fait pas comme ça, en claquant des doigts. C'est un peu de l'alchimie. Pour un corps qui se déplace, un autre doit prendre place. Mon cas est un peu particulier, puisque mon corps peut exister sans dommage en plusieurs endroits à la fois. Mais pour toi, il aura fallu un échange planifié dans deux mondes. Un accident de parcours est fort peu probable. Quelqu'un devait t'en vouloir. Vous en vouloir. Mais il est pratiquement impossible que ce genre de chose arrive, car il faut que… "l'incident" se produise au même moment ou presque.
- Mais quel intérêt à m'envoyer ici ? Cette personne n'a en aucun cas pris contact avec moi…
- Peut être voulait-on seulement se débarasser du Golden Boy. Tes intérêts sont totalement différents du petit Gryffondor parfait qui habitait ce monde. Et peut être qu'un gentil Gryffondor bien manipulable est ce que voulait ton homme dans ton monde. Va savoir. Je ne suis pas dans la tête de ce fou. Car pour bouleverser l'ordre des mondes, fou il faut l'être.
Harry resta silencieux.
- Vous pouvez m'aider ? murmura-t-il.
Il se sentait étrange. Comme si cet homme était la dernière chance qu'il lui restait. Ce qui était probablement le cas.
Koblenz regarda le garçon.
- Je vais réfléchir à la question, Potter. Débarrassez le plancher. Je crois sérieusement que je vous ai assez vu.
- Oh… Et… vous ne direz rien à Dumbledore.
Rafaïl ricana.
- Je ne tiens pas à gâcher votre spectacle, jeune homme.
oO°Oo
- ET POTTER ATTRAPE LE VIF D'OR ! TROIS CENTS POINTS A CENT SOIXANTE ! Gryffondor gagne encore, ça commence à devenir une habitude…
- MERCI POUR VOS COMMENTAIRES, PEERY !
Harry n'entendit pas la suite de la dispute Serpentard-noble directrice des Gryffondor car il rejoignit avec bonheur les vestiaires. Une bonne douche brûlante, voilà qui lui ferait du bien. Il attendit comme d'habitude que les autres aient fini avant de se glisser lui aussi sous les jets bouillants de la douche. Il aurait presque pu se mettre à chanter.
…
Entendons-nous bien. Presque.
Finalement, il passa une serviette sur ses hanches et se secoua la tête dans l'espoir de sécher au plus vite sa tignasse. Trop mouillé pour lancer un sort. Et de toute façon, il ne prendrait pas sa baguette avec des main humides.
- Harry, tu en mets du temps.
Le brun se tourna vers son ami.
- J'ai le droit de me détendre un peu.
- Oui, bien sûr… Mais on va faire la fête et on attend plus que…
Harry arqua un sourcil se demandant ce que pouvait bien avoir encore ce stupide rouquin. Quelle mouche l'avait encore piqué ? Il suivit le regard de Weasley et atterrit sur sa Marque. Ah, oui, il avait oublié ce léger détail.
- Harry…, murmura Ron.
- Oui, Ron ? fit Harry en enfilant rapidement un tee-shirt noir.
Il enfila un jogging au passage. Ron lui arracha le tee-shirt pour bien dégager sa Marque, n'osant croire ce que ses yeux lui montraient.
- Harry… La Marque des Ténèbres… sur ton bras….
- Ah… oui… J'ai cru remarquer, répondit le brun avec un sourire parfaitement faux. Mais ce n'est qu'un détail. Allons faire la fête…
- Harry…, murmura Ron, horrifié.
C'était comme si plusieurs mois passés près de lui s'emboîtaient les uns après les autres. Comme si plusieurs mois d'attitude étrange prenaient enfin un sens. En même temps c'était tellement absurde. Harry Potter ? Mangemort ? Qui pouvait croire une chose pareille ?
En une seconde, Harry fut sur lui. Son visage avenant n'avait plus rien de sympathique. C'était un visage qu'il ne connaissait pas. Deux yeux glacés, à la lueur diabolique posé sur lui, un rictus cruel accroché à ses lèvres ; c'était un Harry Potter qu'il ne connaissait pas qui lui faisait face.
La baguette caressait sa gorge, la voix douce de Harry ses oreilles. Une douce mélodie aux accents terribles qui murmurait des menaces de mort.
- Je n'ai aucune envie de te mettre sous Oublietts, car cela demande énormément de concentration d'en lancer un correct et que le match m'a fatigué. Alors je t'explique la règle. Tu restes près de moi, tu ne dis pas un mot. Et si tu t'avises d'ouvrir la bouche sur ce petit détail, je fais un carnage chez les Gryffondor ce soir. Compris ?
Ron hocha la tête, terrifié.
- Bien, gentil Gryffondor, dit gentiment Harry. Allons faire la fête maintenant.
Et ils partirent vers la Tour, d'un pas guilleret pour l'un, accablé et ahuri pour l'autre. Il rêvait n'est-ce pas ? Alors qu'ils se faisaient accueillir en héros, Ron réalisa que ce n'était pas un rêve, ni un cauchemar. Les Gryffondor étaient bel en bien en train d'acclamer un Mangemort.
Impossible.
Mais vrai.
- Ca va Ron ?
- Ouais, super.
Il fallait faire quelque chose. Et vite. Et sans que Harry ne s'en aperçoive. Ron déglutit comme il put. Ca s'annonçait difficile…
FIN DU CHAPITRE
Harry : Ben qu'est-ce qui t'arrive Bunny ?
Voldie : Encore un chapitre sans moi. Je déprime.
Bunny : Qu'est-ce que j'ai encore fait ?
Harry : Je rêve où l'intrigue a avancé ?
Voldie : Intrigue ? Quelle intrigue ?
Bunny : Mais euh ! Arrêtez de vous moquer de moi tous les deux, sinon…
Harry : M'en moque ! Jusqu'à présent malgré tes menaces, j'ai rien eu… C'est Ron qui a tout pris.
Ron : Merci bien.
Bunny : Nyanyanya… Ben je vous torturerais tous, na ! (saisit ses instruments de torture)
Voldie : Alors là, bravo Potter (prend la fuite)
Harry : Maaais ! (le suit)
Ron : … AIDEZ MOUAAAAAAAAAAAAA
Bunny : MWAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
