Voilà un nouveau chapitre, plus court que le précédent et c'est pour cela que je songe à poster le chapitre 15 également aujourd'hui.

C'est un chapitre assez niais et inintéressant. Vous y lirez un petit jeu de mot idiot, mais je n'avais pas d'imagination, je m'en excuse... Je vous souhaite tout de même une bonne lecture.


Dans la Salle sur Demande, les Préfets-en-Chef se racontaient tout ce que jamais ils n'oseraient dire devant toute l'école, toute la platitude de leur vies, avant que l'impossible n'arrive.

- Hermione ?

- Hum...

- Tu penses à quoi ?

- À toi, à moi, à nous,(elle rougit en disant ce mot), à tellement de choses que je ne peux expliquer...

- Quoi par exemple ?

- Je ne sais pas, je pensait que maintenant on pourrait se montrer en publique, ou que je pourrais au moins écrire à Harry pour le mettre au courant.

- Potter ? mais ça va pas, tu veux ma mort ou quoi !?

- Non, mais je pensais qu'étant donné qu'il t'a sauvé du Feudeymon l'année passée, tu pourrais lui être reconnaissant même si cela relève du miracle pour toi.

- N'ai-je pas été suffisamment reconnaissant en vous aidant l'an passé ?

- Oui, mais essaie au moins d'enterrer la hache de guerre, ne serait-ce que pour moi.

- Non. Ai-je vraiment besoin de lui être reconnaissant pour que tu sois enfin heureuse ?

- Pas obligatoirement, tu me rends déjà heureuse en étant à mes côtés...

- Il est peut-être temps que nous allions nous préparer pour la ronde, tu ne crois pas ?

- Certainement.

...

S'assurant que personne ne les voyait sortir de la Salle sur Demande main dans la main, les deux sorciers patrouillaient dans les tours du Château. Cette ronde se déroula normalement sauf en fin de soirée : des pleurs venus des toilettes des filles retentissaient dans les couloirs.

- C'est sûrement Mimi Geignarde, je vais quand même aller voir, attends-moi ici.

- D'accord, je ne bouge pas... Mais si c'est Mimi dis-lui qu'elle n'essaie plus de venir me parler, elle me dérange, c'était agréable en sixième, quand je n'avais personne pour me comprendre, mais maintenant je t'ai toi, ma Hermione...

- Ne t'inquiète pas, elle ne viendra plus t'embêter je vais essayer de le lui faire comprendre.

Sur ce, la jeune femme entra dans les toilettes, pas d'inondation, c'était déjà bon signe.

- Y'a-t-il quelqu'un, demanda-t-elle.

- Non, il n'y a personne, si c'est pour encore m'insulter allez-vous en ! Ordonna une voix secouée de sanglots, faisant exploser quelques cabines au passage.

- Ne t'en fais pas, je ne te veux aucun mal. Je suis Hermione Granger et je suis Préfète-en-Chef. Laisse-moi au moins m'approcher. Dit-elle tentant tant bien que mal d'adopter un ton qui se voulait rassurant.

- Non ! Hurla la voix maintenant plus claire, je risque de te blesser ou pire de te tuer.

- Tout se passe bien ? Demanda la voix lointaine de Drago.

- Oui, ne t'inquiète pas, je maîtrise la situation. Qui es-tu ? poursuivi-t-elle en s'approchant petit à petit de la jeune élève assise sur le sol.

- Je m'appelle Lucy.

- Dans quelle maison es-tu et en quelle année ?

- Serdaigle, en quatrième.

- Et quel est ton nom de famille ? Demanda la Griffonne, maintenant à côté de la dénommée Lucy.

- Fer.

- Pourquoi tu te caches ici ?

- Les élèves de ma maison m'insultent, uniquement parce que je suis différente, parce que je fais exploser les choses sans le faire exprès, ça m'arrive quand je suis triste, ou en colère, mais je sais qu'ils m'envient. Et parfois il m'arrive aussi quand je suis vraiment triste que je fasse geler les objets autour de moi.

- Je vois ça, déclara la jeune femme, constatant que le sol était glacé tout autour de la Serdaigle.

- Je veux mourir, quitter ce monde ou au moins que ce pouvoir puisse se contrôler, tout ce que je veux c'est être comme les autres sorciers de mon âge.

- Ne fais pas des choses que tu pourrais regretter, poursuit ton chemin et tu verras, tout s'arrangera. Désolée de devoir te le dire mais je te retire cinq points, tu ne devrais pas être dehors de ta Salle Commune à cette heure-ci. File et va dormir.

...

Après ce long tête à tête avec Lucy, Hermione sortit des toilettes et en voulant rejoindre son homologue se rendit compte de l'absence de celui-ci devant les cabinets. Elle décida de retourner en Salle Commune après avoir vu l'heure qu'il était. La ronde devait être terminée depuis au moins trois quarts d'heure. En arrivant dans le petit salon commun elle fut heureuse de voir que le Serpent l'attendais patiemment sur le canapé.

- Alors, comment ça s'est passé avec la pleurnicheuse des toilettes, c'était Mimi ? S'enquit le jeune homme.

- Non, c'était une Serdaigle nommée Lucy.

- Et elle avait quoi ?

- Un problème d'ordre relationnel avec ses camarades de maison. Et un problème d'impossibilité à contrôler un pouvoir particulier.

- Oh, et quel pouvoir particulier ?

- Un genre de contrôle de ses émotions. Suivant le sentiment ou l'émotion qu'elle éprouve, elle fait exploser, brûler ou encore geler ce qui l'entoure...

- D'accord, je vois. Et tu sais quoi d'autre sur cette fille ? Demanda le Serpent soudain intéressé, une lueur de malice allumant son regard.

- Euh... rien. Je suis fatiguée, bonne nuit.

- Bonne nuit... il hésita un instant puis ajouta en un murmure :

- Je t'aime...

- Moi aussi.

Avant d'éteindre, la Griffonne écrivit à son meilleur ami :

« Harry,

Je pense qu'après avoir reçu cette lettre, tu ne voudras plus entendre parler de moi pendant quelques mois. Depuis que j'ai rompu avec Ron, j'ai beaucoup pleuré, mais c'est du passé.

Depuis quelques semaines, j'ai à nouveau quelqu'un dans ma vie. Je l'aime et lui aussi, il s'agit de Drago Malefoy. Je vois déjà tes yeux devenir immenses à la lecture de ces deux mots. Mais si tu tiens à moi en tant que meilleure amie, je te conseille de ne pas m'en vouloir.

Amicalement, Hermione. »

Quand Drago apprendrait qu'elle l'avait annoncé à Harry, il lui en voudrait certainement, mais elle avait besoin de le mettre au courant, ne serait-ce que pour garder une once de dignité...

...

À suivre...