CHAPITRE 13 : Il parait que ça porte malheur


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"Castiel pourquoi tu ne réponds pas ? Nous sommes en avance, et regarde qui nous avons ramen... Oh ! Tu es avec une amie..."

Abandonnant les lèvres de Castiel, je vis avec horreur non seulement les parents de mon petit ami, mais également ses deux frères. Instinctivement, je resserrai ma prise sur sa taille, rapprochant son corps du mien.

Sa mère, qui avait commencé à parler, nous fixait silencieusement, surprise. Puis, alors que nos regards se croisaient, elle porta la main à sa bouche et ses yeux s'agrandirent d'effroi. Comprenant la situation, elle se jeta sur Castiel, l'éloignant de moi avant de m'administrer une claque magistrale. Les yeux brillants de colère, elle entoura son fils de ses bras et se mit à crier :

"Qu'est-ce que vous étiez en train de lui faire ? Je vous interdis de le toucher !

Je ne répondis rien, trop surpris pour parler, la joue encore cuisante du coup que je venais de recevoir. Cela ne faisait aucun doute, cette femme était bien la mère de Castiel.

-Laissez mon fils tranquille ! Il n'est plus comme ça maintenant, hurla-t-elle les larmes aux yeux, nous l'avons soigné.

Ces mots firent réagir instantanément Castiel, qui se dégagea brusquement de l'étreinte de sa mère.

-Mais ça va pas ?!, s'écria-t-il hors de lui, De quel droit tu oses le toucher ?

Me tirant par le bras, il passa en trombe devant les autres membres de sa famille encore sous le choc.

-Viens Cain on s'en va, dit-il en m'entraînant hors de la cuisine.

Une fois dans sa chambre, il fouilla rageusement dans son armoire et m'envoya un tee-shirt au hasard.

-Mets-toi ça sur le dos, et range tes affaires, lâcha-t-il nerveusement en attrapant sa veste en cuir et ses clés, Je te ramène chez toi.

Je m'approchais de lui, et remarquais qu'il avait les yeux brillants et qu'il tremblait. Le prenant dans mes bras, je lui soufflai doucement :

-Castiel, calme-toi, ça va aller. Je suis là...

-Je sais, répondit-il en plongeant son regard dans le mien, reste dans la chambre deux minutes, je vais calmer les choses."

Sans me laisser le temps de protester, il sortit de la pièce. J'entendis sa voix s'élever derrière la porte, et se mêler à celle de sa mère. Leurs cris résonnèrent dans toute la maison pendant plusieurs minutes et prirent fin avec un bruit de verre brisé. Castiel vint me rejoindre quelques instants plus tard, en claquant la porte.

"Tu viens de faire traverser ta mère par la fenêtre ? Je demandai à moitié sérieux, C'est ta manière de calmer les choses ?

-Malheureusement non, je me suis contenté de lui dire tout ce que je pensais d'elle. Et elle, elle m'a envoyé le premier truc qui lui est tombé sous la main. Un vase... Lâcha-t-il d'un air las en se pinçant l'arrête du nez

Je me mordis les lèvres, gêné, incapable de trouver les mots pour le réconforter. Il m'attrapa par la main, et reprit calmement :

-On sort maintenant, je ne veux pas que les autres viennent t'emmerder"

Alors que nous traversions le couloir, j'aperçus sa mère en larmes, dans les bras de son mari. Ils ne me virent pas, mais un des frères de Castiel, que je reconnus comme étant Gweltase, releva la tête sur notre passage. Voyant que je l'observais, il détourna le regard gêné mais ne dit rien.

Nous n'eûmes pas autant de chance avec le second. Adossé près de la porte d'entrée, Ezekiel nous attendait, ses cheveux noirs dissimulant une partie de son visage. Il sourit à notre approche, et murmura suffisamment fort pour que nous l'entendions :

"Je ne comprendrais jamais les pédales. Quitte à se taper un mec ressemblant à une fille, autant se taper une fille...

-Tu sais ce qu'elles te disent les pédales ?, grogna Castiel d'un air menaçant en l'attrapant par le col, lâchant au passage ma main.

-Non ? Qu'est-ce qu'elles me disent ?", susurra-t-il méchamment, le transperçant de ses prunelles d'un bleu acide.

Je regardais leur échange avec inquiétude, le ton montait rapidement. Connaissant le caractère de Castiel, et depuis peu celui de sa mère, je supposais qu'Ezekiel devait lui aussi être du genre... direct. Mes doutes se confirmèrent, quand je vis le frère de mon petit ami lever le poing.

M'interposant entre-eux, je repoussai Ezekiel de toutes mes forces. J'agrippais ensuite la manche de Castiel et l'obligeai à sortir.

À peine fûmes-nous dehors qu'il se retourna vers moi d'un air exaspéré :

"Mais pourquoi tu t'en es mél... il se reprit en voyant la mine dépitée que j'affichais, je suis désolé. Merci de m'avoir aidé, mais évite de prendre des risques comme ça, surtout pour moi."

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Quand Castiel arrêta sa moto devant chez moi, je descendis silencieusement perdu dans mes pensées. Il se leva à son tour et me prit dans ses bras.

"Tu n'as rien dit de tout le trajet, commença-t-il en tirant sur mes joues pour m'obliger à sourire, je déteste quand tu fais ça ! On n'en a rien à faire des autres !

Comme je ne disais rien, il rapprocha son visage et colla son front au mien.

-Plus tard je ne veux pas que ce soit le seul souvenir de cette journée. Il reprit d'une voix moins assurée, ce n'est quand même pas l'arrivée de mes parents qui t'a le plus marqué aujourd'hui ?

Il se mit à rougir et je ne pus m'empêcher de sourire en l'attrapant tendrement par la taille.

-Peut-être... Je pense qu'en faisant un petit effort je devrais réussir à m'en souvenir."

Je lui capturai alors les lèvres pour l'embrasser, les torturant avidement des miennes avant d'en demander le passage du bout de la langue. Ses doigts vinrent s'accrocher à mes cheveux, tandis qu'il entrouvrait la bouche et que nos langues commençaient lentement à danser l'une contre l'autre.

Glissant une main le long de son dos, je rapprochais son corps du mien d'une poussée. Un grognement lui échappa et je ne pus m'empêcher de gémir contre sa bouche en sentant à quel point il était excité.

Les souvenirs de cet après-midi me revenaient en mémoire et je commençais à le caresser sous ses vêtements, accentuant notre baiser. Castiel s'écarta alors brusquement de moi, rouge, le souffle court :

"Attends, on est dehors là !"

Comme je haussai les épaules et que je l'attirais à nouveau vers moi, il se laissa faire haletant sous mes caresses. Ses mains glissèrent le long de mes boucles jusqu'au bas de mon dos avant de venir se poser sur mes hanches. Pourtant, quelques instants plus tard, il me repoussa une fois de plus me faisant grogner de frustration :

"Pourquoi tes buissons sont en train de parler ?

-Zut, on est repéré ! s'exclama le premier buisson

-Repli stratégique ! rajouta le deuxième

-Papa ! Maman ! Vous étiez en train de nous espionner ?! m'écriais-je en envoyant des cailloux dans leur direction.

Mes parents sortirent aussitôt de leur cachette. Mon père épousseta son costume, et fit son plus beau sourire Colgate.

-Voyons Cain, nous faisions simplement un peu de jardinage ! N'est-ce pas que nous faisions du jardinage ? demanda-t-il en regardant ma mère.

-Tout à fait, reprit-elle, être en harmonie avec la nature c'est important et tout et tout... Mais laisse tomber ça, tu veux ? Comme ton copain est là, tu n'as qu'à l'inviter à dîner. "

Mes parents ne prirent pas la peine d'attendre notre réponse. Avant même que nous n'ayons pu objecter quoi que ce soit, Castiel et moi étions entraînés dans à l'intérieur.

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"Cain, tu n'as qu'à faire visiter la maison à ton... ami, pendant que nous préparons le dîner."

Proposa mon père en faisant son plus beau sourire. Quand il se fut éloigné, j'attrapai Castiel par le bras et lui chuchotai à l'oreille :

"Ne tombe pas dans son piège Castiel !

-Pardon ?

-Je suis sûr qu'il essaie de te séduire pour te soutirer des informations. Il profite de son charme de blond !

J'expliquai en fronçant mes sourcils d'un air suspicieux. Mon petit ami ne sembla pas me prendre au sérieux et se contenta de lever les yeux au ciel l'air moqueur.

-C'est ça... me soutirer des informations... Je ne te savais pas aussi paranoïaque.

-Je ne suis pas paranoïaque, je suis réaliste et prudent, c'est tout à fait différent. Je rajoutai plus bas. Tu ne connais pas mes parents.

Comme il continuait de se moquer de moi, je croisais les bras sur ma poitrine et lui tirais la langue. Il leva un sourcil amusé, son sourire narquois toujours scotché au visage.

-Rentre donc cette langue, malpoli. Tu es très laid quand tu fais ça.

-Mais tu l'aimes bien ma langue avoue, le taquinai-je en m'approchant de lui.

Comprenant mes intentions plus que perverses, il posa une main sur ma bouche l'air amusé.

-Garde-la dans ta bouche, tes parents sont dans la pièce d'à côté. Ça ne t'a pas suffi tout à l'heure ?

Le défiant du regard, j'embrassais doucement l'intérieur de sa main. Je le sentis frémir alors que mes lèvres caressaient sa paume. Attrapant sa main alors qu'il essayait de la retirer, je me mis à mordiller ses doigts avant de les lécher doucement, mes yeux toujours rivés aux siens.

Fermant les paupières, je commençais à sucer lentement son index et son majeur, ma respiration se faisant de plus en plus précipitée. Je l'entendis essayer d'étouffer un halètement excité et gémis en m'agrippant à lui.

Il retira prestement ses doigts et je rouvris mes yeux pour voir un mince filet de salive s'étirer de mes lèvres à ses doigts. Il avait les pupilles dilatées, ses joues avaient rosi d'une manière délicieuse et son souffle était légèrement court.

Castiel était purement et simplement un appel au viol. Bien trop excitant pour que je ne me retienne ou résiste. L'attrapant brusquement par le T-shirt je me jetais sur lui, le faisant basculer contre la table. Il ne fit rien pour m'en empêcher.

Il ne semblait plus le moins du monde dérangé par le fait que ma famille soit dans la pièce voisine. Ses mains vinrent d'elles-mêmes trouver mes fesses, tandis que ses lèvres se perdaient dans mon cou.

Ma mère choisit cet instant précis pour entrer dans la pièce et eut donc le plaisir de me retrouver à califourchon sur un Castiel à moitié allongé sur la table. Sans se départir de son sourire, elle passa distraitement sa main dans ses cheveux châtains, les décoiffant à peine tant ils étaient courts.

"Je ne veux rien interrompre les garçons, je voulais juste vous prévenir que le repas était prêt."

Elle partit ensuite en sautillant vers la cuisine, tandis que nous la suivions silencieusement, mortifiés. En la voyant arriver tout sourire, mon père fit une moue boudeuse et la regarda l'air jaloux. "C'est toujours elle qui fait les trucs cools" l'entendis-je marmonner.

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Pendant tout le repas, je priais pour que mes parents ne disent ou fassent rien de stupide. Mes prières semblèrent être entendues, car ils se retinrent de parler de sado-masochisme ou de chanter, ce qui en soi était un exploit. Ils passèrent simplement leur temps à nous jeter des coups d'œil en coin en se chuchotant des choses dans l'oreille, pouffant comme des gamins.

Quand nous eûmes enfin fini de manger, je raccompagnai rapidement Castiel dehors :

"Je suis désolé pour mes parents, m'excusai-je, j'aimerais te dire qu'ils ne sont pas toujours comme ça, mais ce serait mentir.

-Je les ai trouvés drôle, me répondit-il avec son habituel sourire narquois, ils te ressemblent.

Ne sachant pas vraiment si je devais prendre cette remarque comme un compliment ou une insulte, j'enchaînai :

-Si tu ne veux pas rentrer chez toi, tu peux dormir ici, ça ne nous dérangera pas...

-Pas du tout même, cria ma mère de la fenêtre, Cain pourra te faire de la place dans sa chambre.

-Maman ! m'offusquai-je, tu vas lui faire peur, il ne voudra plus venir maintenant !

-C'est très gentil de votre part, répondit mon petit ami sans se défaire de son sourire, mais j'ai deux trois trucs à régler avec ma mère et mon père. Merci pour le repas, rajouta-t-il en s'adressant à mes parents. Et toi, garde-moi quand même une place dans ta chambre", me chuchota-t-il à l'oreille en m'embrassant sur la joue, avant de démarrer sa moto et de s'éloigner.

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Lundi matin, pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher d'afficher une mine inquiète. Castiel ne m'avait pas rappelé pendant le week-end. Jouant nerveusement avec mes cheveux, j'attendais qu'il arrive, devant le portail du lycée.

"À quoi tu penses ?, entendis-je quelqu'un me souffler dans l'oreille.

Je me retournai brusquement et rougis en voyant mon interlocuteur.

-Ken ! Je... je ne t'avais pas vu, m'exclamai-je gêné, Hum... Salut ?

Le souvenir de son baiser m'était violemment revenu à l'esprit. Je me mis à bafouiller de plus belle, incapable de quitter ses lèvres des yeux.

-Comme tu es là... Je voulais te dire... Tu sais pour la dernière fois, je voulais te dire que... euh.. tu sais quand tu m'as... embrassé...

-Je sais ne te fatigues pas, me coupa-t-il d'une voix assurée, dis-toi simplement que c'était ma manière d'abandonner mes sentiments pour toi. En tout cas, je ne regrette pas, si c'était à refaire, je le referais.

Il avait l'air tellement adulte et confiant alors qu'il parlait que je ne pus m'empêcher de devenir plus rouge que je ne l'étais déjà. Confus, je marmonnai en détournant les yeux :

-Oui, je comprends... Si ça ne te dérange pas de rester mon ami...alors... ce serait bien...

-Ce serait plutôt à moi de te le demander ! dit-il en souriant, Arrête de te sentir coupable, ce n'est pas comme si c'était de ta faute, remontant ses lunettes sur son crâne, il continua en me détaillant du regard, Maintenant que nous avons mis tout ça au clair, tu vas pouvoir me dire ce qui ne va pas.

Je regardais Ken en me disant que je ne méritais pas toute cette attention de sa part. Depuis le début, il veillait sur moi, sans jamais rien attendre de moi en retour. Même si je fus d'abord tenté de faire le contraire, je décidai de tout lui raconter :

-C'est à cause de Castiel, soupirai-je tristement, enfin pas vraiment de Castiel, de ses parents plutôt. Ils ont découvert que nous étions ensembles... et ils ont une idée assez arrêtée sur les gens comme "nous", terminai-je en mimant des guillemets avec mes doigts.

-Mince ! grimaça Ken, Comment est-ce qu'ils ont réagi ?"

Alors que j'ouvrais la bouche pour répondre, je sentis que l'on me poussait brusquement dans le dos.

"Vous deux là ! s'exclama Ambre d'un air hautain, vous ne voyez pas que vous bouchez le passage ? J'aimerai entrer moi !

-Tu permets, on était en train de parler ! lui répondit Ken en la fusillant du regard, je suis sûr qu'en faisant un petit effort tu pourrais nous contourner."

Ambre le fixa étonnée, essayant de comprendre comment le timide Ken avait pu lui répondre de cette manière. Ouvrant et refermant la bouche, incapable d'ajouter quoi que ce soit, elle finit par partir, le visage rouge.

La sulfureuse blonde ne fut pas la seule surprise, je n'en menais pas large non plus. Ken qui avait remarqué mon trouble, remit ses lunettes en souriant avant de m'attraper par l'épaule.

"Viens, il est presque huit heures, tu me raconteras en classe"

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La journée s'écoula lentement, sans que Castiel ne revienne. Je tentais plusieurs fois de le contacter, sans succès. Accroupi dans le coin le plus sombre de la classe, je geignais la tête dans les mains, m'imaginant les pires scénarios. Mes amis s'approchèrent pour me réconforter. Iris parla la première en jouant avec une mèche de mes cheveux:

"Je comprends tout à fait que tu te fasses du souci pour Castiel, mais tu es sûr que tu n'exagères pas un peu ? Qu'est-ce que tu veux que ses parents lui fassent ? Il est quasiment indépendant maintenant.

-Et puis, reprit Violette timidement, u-une histoire d'a... d'amour sans péripéties... ce...ce n'est pas très in-inéressant. Re..regarde Roméo et Juliette.

-Ils sont morts, lâchai-je amèrement en regardant mon amie sûrement atteinte de schizophrénie.

-Le principal c'est que vous soyez ensemble, non ? me demanda Ken qui venait de s'asseoir à mes côtés.

-En plus, Castiel est fort, conclut Iris en me frappant à l'épaule, Il ne se laissera pas faire.

Je me relevais d'un coup, et m'exclamai en les regardant :

-Vous avez raison, ça ne m'avance à rien de déprimé ! Merci de m'avoir remonté le moral les gars ! Iris tu aurais pu t'abstenir de me frapper, par contre, j'aurai un bleu maintenant.

-Ce n'est pas toi qui m'avais dit qu'une bonne "tape à l'épaule" valait mieux qu'un discours ? demanda-t-elle moqueuse avant de rajouter avec un sourire sadique, Et puis, ton bleu s'accordera très bien avec le magnifique suçon que tu as dans le cou.

-Intéressant... murmura Violette alors que je portais la main à mon cou en rougissant, vous n'avez pas perdu de temps ce week-end à ce que je vois.

-Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, rétorquai-je en détournant la tête, on a révisé pour le bac toute la jou...

Je m'arrêtai net, venant d'apercevoir par la fenêtre une personne qui ne m'était pas inconnue. Collant mon visage contre la vitre, je scrutai l'extérieur avant de sortir en trombe de la classe.

"J'ai un truc à régler vite fait ! J'y vais les gars !

-Ne crois pas t'en tirer comme ça ! Tu finiras par tout nous raconter ! En détail !" crut bon de me rappeler ma copine rousse, alors que je m'élançais dans le couloir.

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Dehors, je sus que je ne m'étais pas trompé. Des cheveux noirs coupés très court et de grands yeux bleus, j'avais bien reconnu Gweltase. Restait à savoir ce qu'il faisait à Sweet Amoris. Je l'abordai :

"Gweltase ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je... je vous... enfin, te cherchais, justement,... euh ?

-Cain, je m'appelle Cain, répondis-je surpris par sa gène. Après avoir vu Castiel, Ezekiel et leur mère, je m'étais attendu à ce que l'aîné leur ressemble.

-Alors... Cain, aurais-tu quelques minutes à m'accorder ?

-J'ai tout mon temps, mais on ne devrait pas rester au milieu de la cour", dis-je avisant les regards curieux des autres élèves.

Dès que nous fûmes suffisamment loin, je repris :

"Comment va Castiel ? Il ne m'a pas appelé.

-Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il aille bien... il a passé tout le week-end à se disputer avec notre mère. Et s'il ne t'a pas appelé, je suppose que c'est parce qu'elle a détruit son portable. Quand elle est en colère, il lui arrive d'être plutôt violente.

-En effet, marmonnais-je en fronçant les sourcils, ça je l'avais remarqué.

-À ce sujet, je dois aussi m'excuser pour la manière dont elle a réagi samedi. Elle n'aurait pas dû te gifler.

-Je n'ai pas besoin de tes excuses. Tu n'y es pour rien. Occupe-toi de Castiel plutôt.

-J'ai bien essayé de lui parler, mais hier quand je suis allé le voir il s'est énervé. Il a dit qu'il ne voulait pas de ma pitié, et que je pouvais aller me faire voir avec mes bonnes intentions, soupira-t-il avant de me regarder, Je me disais que si tu m'aidais, il accepterait de m'écouter.

-Qu'est-ce que tu espérais aussi ?, je demandai durement, tu te rassures en disant que tu regrettes et que tu aimerais aider Castiel, mais que c'est lui qui te repousse, que c'est de sa faute. Tu l'as rejeté et ignoré pendant des années, ce n'est pas étonnant qu'il ne te pardonne pas si facilement.

-Je sais mais... commença-t-il timidement

-Non, c'est trop simple de te trouver des excuses ! Hier par exemple, je suppose que tu ne l'as même pas soutenu contre tes parents. Ça doit être tellement plus facile de rester dans leurs bonnes grâces, en te disant que tu ne peux rien faire de plus pour ton frère.

Il baissa la tête, honteux et soupira :

-J'aimerais tellement être comme Castiel parfois, ne pas avoir peur de dire ce que je pense et de me révolter. Après tout, il est libre d'aimer qui il veut mais...

Je me radoucis en voyant l'air désolé qu'il arborait. Me défouler sur lui ne m'aurait rien apporté dans tous les cas.

-Tu pourrais essayer d'en parler à tes parents. Le dire ce que tu penses réellement.

-Si je le leur dis, ce sont eux que je perdrais. Tout ce que j'ai toujours souhaité, c'est que ma famille soit heureuse. Il continua en me regardant tristement. Je suis conscient de mon échec en tant que grand frère, que ce soit pour Castiel ou Ezekiel, j'ai bien été incapable de les aider.

Je levai un sourcil perplexe et l'interrogeai :

-Je n'ai pas tout suivi, que vient faire Ezekiel dans cette histoire ?

-Moi aussi, j'aimerais le savoir" rajouta l'arbre.

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Blabla de l'auteur :

Qui vient les déranger ce coup-ci ? Je ne pense pas que beaucoup trouveront ^^

D'ailleurs j'ai remarqué que je coupais souvent mes chapitres de cette manière. Je ne sais pas pourquoi à vrai dire x)

Parlons de ce chapitre justement, je sais qu'il est court comparé au précédant, peut-être parce qu'il n'y avait pas de lemons ^^' je vais me rattraper au prochain, moi aussi j'aime le citron.

Il y avait un peu de lime quand même. Est-ce que la scène dans le salon est bizarre ? Je l'avais dans la tête depuis longtemps et je voulais absolument l'écrire, mais en la relisant je me suis sentie un peu... mal-à-l'aise... et honteuse aussi ^^' J'ai quand même décidé de ne pas la supprimer ;p pardon ^^

Qu'est-ce que vous pensez de Gweltase ? D'après vous, que va-t-il révéler à Cain ? Et Ken-chou ? J'essaie de le faire évoluer, comme dans le jeu, mais sans passer par la case "école militaire".

Au fait ! Les parents de Castiel n'ont absolument rien à voir avec ceux du jeu, quand j'ai commencé à écrire sur eux on ne les connaissait pas encore.

On s'approche de la fin à grands pas :( plus que deux chapitres... gosh que ça passe vite.

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Merci de m'avoir lu:) N'hésitez pas à m'envoyer des reviews pour me faire part de vos impressions, mine de rien c'est super motivant ^^

Je vous attends au prochain chapitre !

Love