Bonjour ou bonsoir à toutes c'est selon.

Je suis contente de tenir mes délais, je m'impressionne moi-même. Non, en fait j'ai complétement délaissé RM et mes 3 autres projets, j'ai tout juste le temps d'écrire un chapitre enfin j'espère que je vais retrouver un rythme plus important pour écrire, car j'ai mon cerveau qui fourmille d'idées ! J'ai hâte de les coucher sur le papier, pour me libérer l'esprit.

Enfin sans plus de blabla la suite…

Merci à vous toutes pour vos soutiens. Je crois avoir répondu à tout le monde, dis donc je m'améliore !

Larsand : le vrai fautif dans l'histoire c'est Aro, même si les hostilités ont été lancés par Ed, Carlisle a été à la hauteur dans sa réponse ! Merci

Bonne lecture

Christina


-M'en jouerais-tu un morceau ?

Un silence me répondit.

Je haussais la tête, me relevant sur un coude pour croiser ses prunelles qui avaient perdu sa teinte de plaisir et qui, à mon plus grand désarroi, étaient remplacées par des doutes.

-Edward ! L'appelais-je pour avoir une réponse et surtout me sentir rassurée.

Chapitre 13

-Edward, insistais-je, me jouerais-tu un morceau ?

Il revenait enfin à lui-même.

-Euh, non ! Désolé.

Il me fit un rapide baiser sur le front comme pour clore la conversation.

Je restais la bouche ouverte de surprise, jamais il ne m'avait aussi vite et simplement remballée. Je me sentis vexée, troublée, énervée.

-Quoi ? Ne puis-je m'empêcher de m'écrier incrédule.

Il fronça les sourcils, surpris à son tour de mon ton.

-Qu'y a-t-il ? Me questionna-t-il doucement.

-Pourquoi ne veux-tu pas me jouer un air ? Répliquais-je dépitée.

-Parce que je suis rouillé, tenta-t-il désinvolte.

-Et alors ? L'interrogeais-je, ne comprenant pas et m'impatientant.

-Je préfère m'exercer seul, répondit-il.

Je déglutis difficilement.

Je venais de recevoir comme un coup de massue, il ne souhaitait pas s'entraîner devant moi, c'était juste ridicule, n'avait-il pas confiance, avait-il peur que je me moque.

-Pourquoi, répétais-je à nouveau.

-Pourquoi quoi ? demanda-t-il un peu perdu.

-Pourquoi ne peux-tu pas jouer devant moi ?

Il haussa les épaules.

Je le regardai avec insistance.

Il soupira.

-Je ne veux pas que tu entendes mes fausses notes, quand je serai prêt, je jouerai pour toi.

Je me rembrunis.

-Tu n'as pas confiance en moi, tu as peur que je me moque ? L'accusais-je.

-Ne dit pas n'importe quoi, s'impatienta-t-il.

-Alors pourquoi, je ne comprends pas.

-Je préfère que tu écoutes un morceau que je maîtrise et ça fait très longtemps que je n'ai pas pratiqué, tu peux m'accorder un peu de temps non ?

Pourquoi je ne pouvais croire à cette excuse minable, j'aurais mis ma main à couper que ce n'était pas ma présence, enfin je l'espérais malgré tout, qui l'empêchait de s'exercer. Je pensais plutôt qu'il avait un problème avec le fait de jouer du piano tout simplement.

Je me relevai vexée. C'était à son tour de me demander du temps, je croyais sincèrement qu'il me ferait confiance et qu'il partagerait sa passion avec moi, pour moi, je m'étais trompée. Je me sentais comme trahie.

Il voulait du temps pour s'exercer, c'était son explication, et bien, il en aurait!

Je me levais péniblement. J'avançais avec tout autant de difficulté, il fallait que j'arrête nos ébats un peu n'importe où, mes membres le supportaient difficilement.

Je soupirais et marchais doucement.

Je sentis son foutre coulé entre mes cuisses alors que je me dirigeais nue comme un ver à la salle de bain.

-Où vas-tu ? M'interrogea-t-il, sa voix était étrange, un peu rauque mélangé à de l'inquiétude.

-Tu veux t'exercer seul, alors je me casse chez moi, lui crachais-je sans réfléchir.

Je n'avais pas fait deux pas de suite quand je l'entendis hurler.

-ISABELLA.

-QUOI ?

Je me retournais pour lui faire face et la vision me troubla au plus ou point.

Il était nu également, cependant tous ses muscles étaient bandés à l'extrême. Il était magnifique tout comme son sexe fièrement érigé.

Je déglutis, un peu embrouillée.

Il semblait tendu, enfin énervé, mais tout en étant excité.

Ce mec me surprendra toujours.

Il s'approcha de moi à grands pas, me faisant reculer.

Tout son corps se mouvait, j'étais subjuguée par la vue, la bouche ouverte je pouvais presque baver devant lui-même, par contre, mon instinct de conservation me disait de m'en éloigner.

Très vite, il fut face à moi et me plaqua contre la baie vitrée.

Le froid de la vitre me fit frissonner.

Son torse se serra contre le mien. Ses paumes prirent mon visage en coupe et le releva pour que mes yeux croisent les siens.

J'avais hésité à les garder baisser, mais je savais que je devais l'affronter, je ne comprenais pas son attitude depuis une dizaine de minutes, j'avais aussi besoin qu'il m'explique ce qui lui arrivait.

-Qu'as-tu dit ? Sa voix tremblait.

Il était évident qu'il essayait de se contenir.

Si j'étais complètement paniquée l'instant d'avant, je le fus encore plus, je n'arrivais pas à savoir ce que j'avais dit qu'il pouvait le mettre dans cet état. Je lui laissais de l'espace comme il l'avait sous-entendu et au final il était en colère.

Face à mon silence, il insista de nouveau.

-Redis-le ! Me provoqua-t-il.

Je réfléchis, je me souviens alors de mes paroles avant qu'il ne m'interpelle.

-Que je rentre chez moi pour te laisser t'exercer ? Questionnais-je, peu convaincue.

Ses yeux prirent une teinte plus noire.

Il resserra sa prise sur moi, j'avais vraiment le sentiment qu'il perdait à ce moment-là le contrôle. Je commençais à avoir franchement peur.

-Edward, émis-je doucement.

Il se concentra sur mes iris et écarquilla les siens, alors qu'il retirait subitement ses mains de mon visage et se décolla de moi.

Il posa ses paumes de chaque côté de ma tête, tandis que la sienne tomba en avant.

Mon cœur se serra de douleur face à son désarroi. Il semblait d'un coup abattu et vulnérable.

-Isabella, chuchota-t-il. Tu me faire perdre tout mon contrôle, te voir nue si désirable avec tes joues rougies, tes cheveux en bataille et mon sperme qui coule entre tes somptueuses jambes…

Il secoua la tête comme pour se concentrer. Il reprit d'une voix rauque.

-Ta magnifique nudité me fait perdre l'esprit et t'entendre dire de telles absurdités et bien…

Il hésita, je sentais son ton devenir de plus en plus dur.

Il prit une grande inspiration, avant de cracher.

-J'ai juste envie de coller ma queue dans ta bouche pour que tu arrêtes de prononcer de telles conneries.

Je me figeais sous ses paroles, surprise, choquée, il ne bougeait toujours pas, ses paroles étaient tellement en décalage avec son immobilité.

J'étais perdue, comment pouvait-il faire allusion au sexe tout en me reprochant mes «conneries» alors que je n'avais pas la moindre idée de ce dont il parlait.

-Je ne comprends pas, bafouillais-je.

Il respira difficilement, relevant la tête, il encra ses prunelles dans les miennes.

-C'est ICI CHEZ TOI.

Je me figeais comprenant enfin la raison de sa colère. OK, j'avais fait un impair. Seulement, si je me sentais dans cet appartement comme chez moi, comment pouvais-je appeler mon ancien logement vu que la majorité de mes affaires y figuraient encore ?

Je ne savais pas quoi dire, un « désolée » aurait semblé pitoyable.

Il du voir mon trouble et peut-être même ma culpabilité.

Ses mains se détachèrent alors du mur et se posèrent sur mes épaules, il n'avait pas lâché mes pupilles et j'étais hypnotisée par les siennes. Je devais avoir l'air d'une biche prise entre les phares d'une voiture.

Ses paumes glissèrent doucement sur mes bras avant d'atterrir sur mes hanches.

Il rapprocha mon corps du sien qui ressemblait à de la guimauve en comparaison à ses muscles tendus.

Je bloquai ma respiration dans l'attente.

Il caressait lentement mes courbes et il resserra sa prise sur moi.

Son regard passait par différentes teintes entre le désir vorace et la colère noire.

Il se recula un peu, me maintenant toujours.

- DIS-LE !

Je le regardai un peu confuse, qu'attendait-il de moi ?

Ses yeux se durcirent, je compris.

-C'est ici chez moi, soufflais-je à bout de souffle.

-Oui effectivement, répondit-il alors que ses mains empaumèrent mes fesses, d'un geste habile me faisant m'élever. J'encrai mes jambes autour de sa taille, alors qu'il enfonçait sa verge dans mon vagin

Je gémis fortement, un mélange entre la surprise et la sensation de bien-être ressenti instantanément face à cette magnifique intrusion.

Ma tête se ballotta un peu, avant de se poser contre son épaule, il en fit de même et nous restâmes un instant sans bouger, appréciant la proximité, la communion entre nous.

Puis, il resserra sa prise sur mes fesses et nous décala du mur pour nous emmener jusqu'à notre lit.

Il était toujours enfiché en moi tandis que je m'agrippais désespérément à son cou.

Nos bustes étroitement serrés, je pouvais l'entendre me murmurer de chaudes paroles.

« Je ne suis entier qu'avec toi, en toi, j'ai besoin de toi, Isabella ne me quitte pas ».

Il nous fit basculer sur le matelas, où il commença de doux va-et-vient. C'était rempli de tendresse et surprenant vu sa quasi-perte de contrôle des minutes précédentes.

Il s'enfonçait en moi avec dévotion et application en me murmurant toujours des mots tendres.

« Je t'aime mon amour », « il n'y a que toi pour me rendre fou », « tu es tellement serrée »…

Je me perdais dans sa douceur et ses inlassables mouvements faisaient pression à chaque fois sur mon point sensible.

Je sentais tout doucement mes membres tremblés, proche d'un plaisir progressif m'amenant inexorablement à l'explosion des sens.

Je resserrai ma prise sur lui, lui intimant une cadence plus rapide pour me libérer.

Alors que ma respiration s'accélérait de manière exponentielle face à l'orgasme imminent, mon amoureux se retira complètement de moi pour rester en suspension au-dessus de mon corps.

J'avais beau mettre toute ma force pour le coller de nouveau à moi, rien ne le fit bouger.

Je soupirai de frustration avant de croiser ses prunelles flamboyantes.

Je fronçais les sourcils.

-Edward, le grondais-je.

-Je veux que tu donnes ton préavis dès demain.

Il scruta un instant mes traits, je ne m'étais pas attendue à une telle requête et j'étais interdite de surprise.

Après quelques secondes, n'ayant toujours pas réagi, entre mon insatisfaction, la consternation, je n'étais pas sûre d'être en mesure de réfléchir correctement.

Il s'enfonça de nouveau en moi, me faisant arquer le dos de plaisir, pour en ressortir trop rapidement et rester encore une fois en suspension dans les airs.

Je secouais la tête de dépit, il allait me rendre folle à cette allure, j'avais tellement besoin de me libérer.

Je plantais plus profondément mes ongles dans ses omoplates, je crois que j'avais envie de lui faire mal pour me torturer ainsi.

Il esquissa un sourire en coin avant de reprendre son sérieux et de réclamer :

-Pose ton préavis.

Il refit le même manège, me pénétrant lentement, mais en ressortant aussitôt me faisant geindre sans pudeur.

J'hésitais entre le faire dégager de sa position ou de supplier de me faire du bien.

Et là sans que je m'y attende dans ce rapport de force, il murmura avec un regard rempli d'espoir.

-S'il te plaît.

Je sentis toutes mes défenses s'écrouler.

-OK, répondis-je difficilement en hochant la tête.

Il me fit un sourire lumineux avant de se jeter sur ma bouche pour la ravager.

Il plongea de nouveau en moi m'emmenant dans les limbes du plaisir.

Il resta figé en moi pendant que je redescendais sur terre.

Il me regardait avec un petit air arrogant, mais aussi de reconnaissance.

Il prit un ton taquin et me susurra.

-Je vais te faire passer l'envie d'aller loin de moi, je vais te posséder jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter.

Il commença par ravager ma poitrine de baiser rallumant le feu au bas de mon ventre.

Je glissais mes mains dans ses magnifiques cheveux, alors qu'il m'approchait de mon plaisir ultime rien qu'en s'occupant de mes seins.

-Edward plus, implorais-je.

-Si tu savais tous les outrages que j'ai envie de faire à ton corps, murmura-t-il alors qu'il remontait une de mes cuisses au niveau de sa taille pour me pénétrer plus profondément.

Il m'emmena plusieurs fois à mon paroxysme, dans diverses positions. Régulièrement quand ses muscles étaient trop crispés, sa respiration trop haletante, il s'arrêtait prodiguait des caresses sur mes courbes avec sa bouche, sa langue.

Je ne comptais plus tout le bonheur qu'il m'avait fait ressentir alors qu'il tenait encore éloigné le sien.

J'étais merveilleusement bien, mais aussi frustrée qu'il ne partage pas tout ce plaisir avec moi.

J'avais l'impression qu'il se retenait et je voulais le voir jouir, je voulais être celle responsable de ses orgasmes.

Comme il l'avait prédit, je le suppliais d'en finir. J'avais la sensation d'avoir le vagin en feu à force d'être ramonée. Alors qu'il me caressait les fesses, pour la première fois de ma vie, j'eus envie qu'on me prenne par-derrière.

Il me sortit de mes idées lubriques, il resserrait sa prise sur moi.

-Encore mon amour, s'il te plaît je suis si proche.

Il accéléra le mouvement et se déchargea en de longs jets au fond de moi, sa semence envahissant mon intimité fut apaisante pour celle-ci en surchauffe.

Il m'embrassa longtemps avant de ressortir de moi doucement.

Indéniablement je gémissais devant ce manque, ce manque d'être rempli, d'être avec lui.

Il m'entraîna dans une étreinte chaleureuse et je m'endormis rapidement.

Je ne sais pas si je rêvais cette nuit-là ou si c'était Edward, mais une douce mélodie de piano berça mes songes.

.

Le lendemain je me retrouvai dans mon appartement à finir d'empaqueter, classer mes affaires restantes.

J'avais donné la majorité de mes meubles à une association caritative qui devait passer en fin d'après-midi pour les prendre.

Quand il fut une heure respectable, je m'arrêtais dans ma tâche pour me saisir de mon téléphone.

J'avais réussi à éloigner Edward de ce déménagement, expliquant que j'avais besoin de le faire seule, comme un passage pour tourner une page de ma vie.

Je pianotais le numéro d'Esmé un peu hésitante.

À la deuxième sonnerie, j'entendis un faible « allo ».

-Bonjour, c'est Bella, murmurais-je.

-Oh.

Un silence s'en suivit, je ne savais plus ce que je devais dire, j'étais un peu perdue.

-Je suis si contente de t'entendre, comment va-t-il ? me demanda-t-elle en me coupant des pensées.

-Bien, je pense.

Pas la peine de préciser de qui nous parlions, nous en avions bien conscience.

Je pris une grande inspiration et me lançais.

-J'aurais souhaité discuter un peu avec vous. Peut-on se voir ? Interrogeais-je prudente.

Ma question fut suivie d'un silence, d'un bruit de porte.

-Bien sûr, j'aimerais beaucoup me dit-elle doucement, seulement je ne sais pas vraiment comment…

Elle ne finit pas sa phrase.

-Je passe ma journée à boucler mes boîtes dans mon ancien logement, peut-être pourriez-vous m'y retrouver en début d'après-midi ? Suggérais-je.

-Ça serait parfait.

Je communiquais mon adresse avant de mettre fin à l'appel.

Je soupirais lourdement, j'étais très anxieuse de cette rencontre.

Le temps passa vite, j'avais trié tous mes papiers et mis en cartons; mes vêtements et nécessaires de toilette étaient déjà chez nous, il ne me restait plus que la vaisselle. Là encore, j'allais en donner beaucoup.

J'empaquetais le tout, gardant quelques boîtes qui iraient chez nous, dans ma chambre.

À 14 heures, j'entendis frapper à ma porte, c'est le cœur crispé que j'ouvris.

Esmé se trouvait là, visiblement l'air fatigué, ses traits si doux étaient tirés.

Elle me serra dans ses bras, je lui rendis son étreinte et je nous dirigeais vers le salon.

Dès qu'elle s'assit, elle me regarda avec des yeux pleins d'espoirs.

Je pris une grande inspiration.

-Il va aussi bien qu'il peut, il est un peu têtu, je ne sais plus comment faire pour l'aider, il s'est senti trahi, mais maintenant je crois qu'il ressent de la culpabilité et …

Je racontais un peu tout et n'importe quoi, ne sachant vraiment pas comment réparer la situation.

Elle du comprendre mon désarroi puisqu'elle posa sa paume sur mes mains jointes sur mes genoux.

-Bella, me coupa-t-elle doucement, tout va bien.

Je m'arrêtais, reconnaissante qu'elle me stoppe dans ce déballage sans queue ni tête.

Elle fit un sourire rassurant, mais qui était un peu triste.

-Tu sais, je connais mon fils et je suis convaincue qu'il s'en veut. Je pense aussi qu'il reviendra.

Elle hésita à son tour.

-Ce n'est pas vraiment lui qui m'inquiète le plus à vrai dire. Lâcha-t-elle dans un murmure.

Je la regardais interrogative, pas sûre de comprendre, parlait-elle de son époux.

C'était lui qui avait réagi le plus excessivement, enfin sans compter Edward.

Elle du voir mes doutes dans mes yeux, car elle caressa doucement ma joue et s'installa un peu mieux dans le canapé.

-Je pense que je devrais te raconter un peu notre histoire.

J'en fis de même et me reculais un peu plus dans le sofa pour me caller et être confortable pour l'écouter.

« Quand j'ai rencontré Carlisle, ce fut l'amour fou dès notre premier regard. C'est un homme qui est très persévérant et qui a toujours ce qu'il veut, enfin presque.

Il a donc mis très peu de temps avant de me courtiser et très vite nous nous retrouvions mariés. Nous nous sommes connus relativement tardivement, nous étions tous les deux en emploi, Carlisle avait un avenir prometteur tout comme j'étais une décoratrice en vogue.

Notre amour grandissant et l'assurance dont il faisait preuve firent que très rapidement, j'arrêtais la pilule pour que nous puissions avoir des enfants. Cependant après 1 an, je n'étais toujours pas tombée enceinte.

Nous décidâmes de faire des tests, tous les deux. Il s'est avéré que j'étais stérile.

Carlisle refusait d'y croire, cherchait des solutions à travers les progrès de la médecine, mais rien n'y faisait. Je ne pourrai jamais porter d'enfant.

Nous commencions à nous diriger vers d'autres alternatives, entre une mère porteuse, mais mes ovules n'étaient pas viables et enfin l'adoption.

C'est à ce moment-là qu'Aro nous a proposé de prendre Edward.

Carlisle fut plus prompt à réagir que moi et s'occupa de tout au niveau de l'hôpital pour qu'il soit officiellement notre fils sans passer par de longues procédures d'adoption.

Quand j'ai eu ce petit être dans mes bras, j'ai su que ma vie changeait radicalement. Je profitais un peu du désarroi d'Aro pour faire en sorte qu'il ne me reprenne jamais Edward et il accepta toutes mes conditions.

Je me convainquis alors qu'Edward était bien notre fils, il avait déjà mon sang même si je ne l'avais pas porté.

Avec son arrivée, je décidais d'abandonner mon travail de décoratrice. Même si mon époux ne me l'a jamais reproché, je me doute que ça l'a fait un peu grincer des dents vu que cela faisait des années qu'il me demandait de moins travailler pour que nous puissions passer plus de temps ensemble. Sa situation était suffisamment stable pour subvenir à mes besoins.

Il prit donc soin de nous, pendant que je me complaisais à pouponner. Il exerçait beaucoup, mais je m'évertuais à ce qu'il passe des moments de qualité quand il était à la maison. Nous étions une famille unie.

Quand Edward eut 3 ans, Carlisle me proposa d'adopter une petite fille. Il avait toujours rêvé d'avoir une princesse, avec les démarches administratives en s'y prenant maintenant, j'aurais un autre enfant à m'occuper quand Edward commencerait la maternelle.

Nous nous fâchâmes pendant plusieurs semaines. Je ne souhaitais que mon fils, il était mon sang. Un autre bébé aurait été une pièce rapportée.

Je sais, c'est horrible de dire ça, cependant c'était ce sentiment que j'avais à cette époque.

Aujourd'hui peut-être avec du recul, je réagirais différemment, mais j'étais convaincue qu'un autre enfant ne me ressemblerait pas autant qu'Edward et que nos liens s'en trouveraient fragilisé avec un bébé adopté.

Enfin, Carlisle m'en voulut, un temps, mais son amour pour moi est, j'aime à le penser, indestructible.

Même s'il a été un très bon père pour Edward, lui apportant tout ce dont il avait besoin, je pouvais quelques fois ressentir une pointe de jalousie de la part de mon mari.

C'est pour ça que je ne repris jamais mon travail, je pouvais ainsi me consacrer entièrement à Edward quand il rentrait de l'école et à Carlisle quand il rentrait à son tour, je pouvais m'occuper de tous les deux sans en privilégier un au détriment de l'autre.

Tout le monde avait trouvé son équilibre.

Cependant, même si j'étais très proche d'Edward, il est certain qu'il a pris beaucoup de son père, dans le sens des devoirs, de ses responsabilités.

Il a pris également son côté machiste, mais c'est leur façon aussi d'aimer. Il faut qu'il garde le contrôle, soit la personne ressource, la personne responsable. »

Elle finit sa tirade qui avait été ponctuée de soupirs et grandes inspirations par un regard inquiet vers moi.

Je lui fis un sourire rassurant et même si Edward n'était pas le fils biologique de Carlisle, il était malgré tout, sur bien des points, le fils de son père.

Je comprenais mieux mon compagnon, ses manières d'agir.

-Edward t'aime, me dit-elle calmement, son visage s'éclaire tellement quand il te regarde.

Je rougis face à cet aveu.

-Moi aussi, répondis-je doucement.

-Je sais.

Nous restâmes un instant sans parler.

-Je n'en veux pas à Edward, expliqua-t-elle soudainement, j'aurais dû lui raconter la vérité et lui faire confiance quant à son amour.

-Il vous aime, lui confirmais-je.

Elle me répondit par un sourire triste.

-Je sais. Seulement, Carlisle ne le comprend pas. Il trouve Edward ingrat face à mes sacrifices, mais il n'y est pour rien, c'était qu'un bébé, c'était mes choix.

S'ils étaient tous les deux têtus, nous étions mal barrés. J'espérais sincèrement qu'Edward réviserait sa décision de ne prendre que le nom d'Aro sans quoi son père ne le pardonnerait certainement jamais.

Je ne savais pas comment dire à Esmé que je travaillais dans ce sens, je ne voulais pas lui donner de faux espoir non plus.

-Que pouvons-nous faire ? Demandais-je doucement.

-Leur laisser un peu de temps, je suppose et…

Nous fûmes interrompus par la sonnette à la porte.

Je me levais en m'excusant auprès de mon invité, je regardais l'heure, il n'était que 15 heures.

Je fronçais les sourcils, je n'attendais les déménageurs que vers 17 heures.

J'allais cependant ouvrir, mais je n'en eus pas l'occasion. Edward pénétra dans le salon tout en m'appelant avant de se figer devant sa mère.

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.

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J'attends vos pronostics sur la réaction d'Edward, je ferais bien des propositions, comme ça à chaud, mais ça m'obligerait à trouver une autre idée pour le prochain chapitre, alors je préfère laisser libre court à votre imagination.

Au plaisir de vous lire à mon tour, becs Christina !