Vous avez vu la rapidité un peu, raa la la, vous êtes gâtés quand même (Quoi? Moi me lancer des fleurs? Noooooon...oh et puis zut, il faut bien que qqn le fasse, allez bande de chenapans, allez plutôt lire la suite plutôt que de râler!)


Peu avant le dîner, ils virent arriver Lupin et Maugrey en pleine discussion, apparemment ils étaient en désaccord à propos de quelqu'un au sein de l'ordre du Phénix. Ginny s'était rapidement éloignée d'Harry.

- Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée de l'impliquer Remus…

- Pourtant elle faisait partie de l'ordre la première fois…

- Les gens peuvent changer en 16 ans!

- Je ne sais pas, je… Harry, Ron, Ginny! Mais qu'est-ce que vous faites là?

- On se repose.

- Ah!

- Vous aviez un problème?

- Non, non ce n'est rien. Allez venez, l'heure du repas est bientôt arrivée et j'ai très envie de goûter la fameuse salade que Molly a apprit à faire lors du mariage.

Tous ensemble ils allèrent aider Molly à préparer le dîner où la famille Weasley devait être réunit au grand complet puisque Bill et Fleur revenaient de leur voyage de noce le soir même. Mme Weasley était d'excellente humeur et ne cessait de chantonner. Alors même que M. Weasley passait le pas de la porte, elle lui sauta dans les bras en lui chuchotant quelque chose à l'oreille. M. Weasley la regarda d'un air ahuri.

- Maman, il y a un problème?

- Non, Ginny, tout va très bien.

- Maman, tu n'es pas enceinte? Demanda George d'un ton de reproche.

- Mais non enfin qu'est-ce que tu racontes?

- Je sais pas, quand tu nous as annoncé que tu attendais les deux petits diables, tu avais le même comportement…

- Dis donc de qui tu parles quand tu dis "petits diables"?

- Bon, arrêtez tous les deux! C'est une grande nouvelle mais ça n'a rien à voir avec un bébé hypothétique, à moins que Fleur ait quelque chose à nous dire…

- Non euh non non, bafouilla Fleur un peu gênée.

Le début du repas commença dans cette ambiance de secret même si Mme Weasley conservait son sourire aux lèvres. Chacun avait remarqué qu'une assiette de plus avait été mise sur la table et Mme Weasley ne cessait de se retourner vers la porte d'entrée, comme si elle attendait quelqu'un. Au bout d'un certain temps, M. Weasley lui fit un signe de la tête et sortit un instant. Il revint un instant plus tard suivit par un homme à la chevelure rousse qu'Harry ne reconnut pas immédiatement au contraire de Ron qui se leva d'un bond.

- Mais qu'est-ce qu'il fait là lui?

- Ron, arrête, il est venu pour discuter.

- Ouais discuter…

- Ronald Weasley, vas-tu laisser ton frère parler? Et ce n'est pas parce que tu es deux fois plus grand que ta mère que tu vas lui répondre, on s'est compris?

- Oui Papa

Ron se rasseyait en grognant alors qu'Harry reconnaissait maintenant Percy Weasley qui entrait dans la maison de son enfance l'air penaud.

- Très bien. Quelqu'un veut-il rajouter quelque chose? … Non? Percy va donc t'asseoir à ta place.

- Oui maman.

- Vous autres, sortez donc d'ici, ça nous fera un peu d'air. Oui, Ron surtout toi, tu as fait assez de bêtises comme ça cette semaine, pas la peine d'en rajouter une de plus.

Ron s'était brusquement levé, furieux mais il ne dit rien, tout en lançant un regard noir à son frère. Ils se levèrent tous lentement et chacun se dirigea vers sa propre chambre. Harry, Ron et Ginny se retrouvèrent dans la chambre de la jeune fille.

- Percy!… Percy!

- Ron, arrête, il est peut-être venu faire ses excuses…

- Percy? Faire ses excuses? Mais il a plutôt intérêt oui, ou je lui mettrais mon poing dans la…

- Ron, ça suffit, tu ne vas pas frapper Percy, c'est notre frère!

- Et alors, il ne se gênait pas, lui, pour déblatérer sur notre dos alors pourquoi est-ce que je me gênerais moi?

- Bon, et si on allait faire une partie d'échec en attendant. Ginny tu viens avec nous?

- Ouai, je calmerai les ardeurs de mon frère!

- Parce que je ne pourrai pas le maîtriser à moi tout seul? Demanda Harry amusé.

- Ça m'étonnerait, depuis qu'il a grandit comme un champignon, la seule solution pour le faire obéir c'est de lui faire les yeux à la "Molly Weasley"!

Harry éclata de rire puis tous deux suivirent Ron qui était déjà dans sa chambre. Les garçons jouèrent aux échecs pendant plusieurs heures alors que Ginny s'amusait avec Coquecigrue. L'horloge sonna bientôt 10 heures et tous allèrent se coucher, épuisés de leur journée riche en émotion.

- Bonne nuit Harry

- Bonne nuit Ginny

- Ron?

- Ouais?

- Tu dors?

- Ouais!

- Ah alors bonne nuit

- Ouais

Plusieurs minutes s'écoulèrent alors qu'il regardait le plafond éclairé d'un simple rayon de lune. Non, il ne pouvait pas dormir, pas après s'être disputé avec Hermione, il ne s'endormait jamais facilement après chacune de leurs disputes. Mais là c'était différent. Il descendit à la cuisine pour prendre un verre de lait chaud et oublia de remettre le T-shirt qui traînait en boule au pied de son lit.

Hermione occupait toutes ses pensées, pourtant elle l'avait repoussé et il ne devait plus penser à elle mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas s'en empêcher. Non, décidément, il devait oublier la sensation de ses lèvres si douces, si sucrées… Un bruit dehors attira son attention. Il prit sa baguette magique de sa main droite tandis qu'il tenait son verre de la main gauche.

Il aurait été stupide de sortir en demandant s'il y avait quelqu'un, il recula dans un coin sombre de la cuisine où les jumeaux l'avaient un jour collé au mur. Avant que sa mère ne se rende compte de sa présence, plusieurs heures s'étaient écoulées. Il attendit en silence.

La porte s'ouvrit et une silhouette très menue entra, Ron murmura un EXPERLIARMUS tout en lui sautant dessus, mais en faisant attention à ne pas renverser son lait. Il se retrouva à califourchon sur la silhouette quand il se rendit compte que ce n'était autre qu'Hermione!

- Bon sang Ronald, ça t'arrive d'accueillir les gens à bras ouverts?

- Hermione? Mais qu'est-ce que tu fous ici?

- Et toi?

- Moi je bois du lait dans ma cuisine! Répondit-il tout en buvant une gorgée.

- Tu pourrais me laisser partir maintenant?

- Pas avant que tu me dises pourquoi tu es venu ici en pleine nuit?

- Je voulais transplaner dans la chambre de Ginny mais j'ai atterri devant la maison, apparemment tes parents ont mis en place des sortilèges pour qu'on ne puisse pas transplaner à l'intérieur de la maison quand personne n'est au courant…

- Hum… Déjà, ce n'est pas prudent de se trimballer dehors en pleine nuit, JE TE L'AI DEJA DIT HERMIONE!

- Personne ne m'a vu dehors Ron!

- Si, moi! Et si j'avais été un mangemort?

- Un mangemort qui se trimballe dans ta cuisine avec un verre de lait?

- Et une baguette magique!

Tout au long de la conversation, ils n'avaient pas bougé, Ron encerclait la taille d'Hermione avec ses genoux et la regardait d'un œil moqueur, tandis qu'elle était toujours allongée au sol. Ron ne pouvait s'empêcher de regarder la jeune fille, elle était encore plus belle quand elle était en colère, même dans la pénombre il ne pouvait s'empêcher d'admirer ses formes gracieuses.

Hermione enrageait, il l'avait surprise alors même qu'elle voulait discuter avec Ginny de sa réaction après le baiser. Et voilà qu'il était là, elle ne l'avait jamais vu comme ça, il ne portait que son bas de pyjama, et elle se rendit compte que le Quidditch n'était pas un si mauvais sport, il avait un torse musclé et visiblement ses bras avaient doublé de volume depuis la dernière fois qu'elle les avait vus. Il était devenu…sexy!

Elle chassa vivement ses pensées tandis que Ron se penchait vers elle pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille: "la prochaine fois Hermione, fais un peu plus attention!". Elle ne put s'empêcher de frissonner tandis qu'elle sentait son souffle chaud au creux de son cou. Mais déjà il lui tournait le dos et remontait se coucher.

- Ron…

Mais il ne se retourna pas, il laissa la jeune fille à ses regrets, à ses espérances, lentement elle monta au premier étage pour aller pleurer sur l'épaule de Ginny tandis que Ron retournait lentement se coucher en se promettant que jamais plus il ne se laisserait avoir par ses sentiments envers Hermione…plus jamais!

Le lendemain à 9h ils se retrouvèrent tous les 4 dans la chambre de Ron autour de la lettre de Dumbledore. D'un mouvement vif, Harry décacheta l'enveloppe et découvrit l'écriture fine de Dumbledore. Ses 3 amis s'approchèrent un peu plus afin de lire par-dessus son épaule:

Mon cher Harry,

Tu as eu 17 ans et tu as vu plus de choses que la plupart des sorciers en ce monde. Je suis désolée que ta jeunesse ait été rythmée par tant de drames que je n'ai pu t'épargner. Aujourd'hui, tu en subit un autre et j'en suis la cause. Je n'avais pas vraiment le choix, je devais mourir. Mais après tout la mort n'est pas vraiment quelque chose d'horrible comme tout le monde tend à le penser, comme je te l'ai dit c'est une aventure.

Mais passons au vif du sujet. Dans ce monde il y a de nombreux traîtres Harry, et parfois les apparences sont trompeuses. Garde confiance en tes amis. La famille Weasley se réjouira, j'en suis sur, de te garder près d'eux, ce sont des gens formidables. Quant au professeur Rogue, tu découvriras sans nul doute sa nature la plus vraie dans un avenir proche.

Je t'ai laissé la pensine pour t'aider dans ta quête, ainsi j'y ai laissé quelques souvenirs qui pourraient être amenés à t'aider bientôt mais attends d'être à Poudlard pour les visionner et assure toi d'être en sécurité. Le livre te permettra, je l'espère, de résoudre les difficultés qui pourraient subvenir dans ta plus grande aventure, mais n'oublie pas Harry, la magie la plus noire n'est rien par rapport à la magie de l'amour et de l'amitié.

Harry, j'ai été heureux de te voir grandir et je suis sur que tu feras de ta vie la plus merveilleuse des aventures. Tu pourras toujours venir discuter avec mon propre portrait à Poudlard, mais n'oublie pas que ce n'est qu'un portrait.

Adieu Harry.

Quand ils arrêtèrent leur lecture, chacun d'eux avait les yeux pleins de larmes, Hermione ne put s'empêcher de retenir un sanglot, elle se leva et transplana tandis que Ron sortait doucement de la chambre laissant Ginny et Harry enlacés.

Les jours s'écoulèrent doucement. Hermione n'était pas revenue au Terrier et restait obstinément muette aux lettres que pouvaient lui envoyer Harry. Percy, lui, rendait des visites quasi-quotidiennes à sa famille même si les jumeaux, ainsi que Ron et Ginny ne lui adressaient toujours pas la parole. Harry avait surprit une conversation entre M.Weasley et Lupin, ils disaient que Percy pouvait donner des informations très précieuses à l'ordre étant lui-même au ministère. Quant à lui, Harry ne savait pas très bien ce qu'il devait penser de Percy. Abandonner sa famille comme il l'avait fait était quelque chose qu'il ne pouvait pas comprendre, surtout quand on a une famille formidable comme les Weasley.


Et voici donc le nouveau chapitre, alors qu'en avez-vous penser? Moi j'ai adoré écrire le passage avec le verre de lait (lol)