Chapitre 14 : Capitulation.

Je su à cet instant que cette punition ne serait pas appropriée. Les gens voulaient que j'aille en prison pour voir mon châtiment appliqué et faire confiance à la justice de leur pays. Je ne pourrai jamais vivre en paix tant que ma peine ne sera pas finie. J'observai Dan toujours agenouillé sur le sol et remarquais qu'il se tenait douloureusement le ventre. Etais-je devenu à ce point un monstre insensible pour m'attaquer à mes amis ? Ceux-là même avec lesquels je combattais le crime pas si longtemps auparavant. A présent, j'étais celui à arrêter à tout prix. J'étais le criminel en attente d'application de sa peine. Lorsque je compris cela, je désactivais l'émetteur tachyonique, tendis fébrilement l'arme à Daniel et me mis à genoux les mains sur la tête. Jonathan se téléporta devant moi et me remit de suite la camisole et les menottes. Puis il aida Daniel à se relever.

- T'a t'il fait mal, demanda-t-il à son compagnon.

Daniel jeta un regard sur moi.

- Non, finit-il par dire, il n'en avait pas l'intention. Il voulait juste s'échapper.

Manhattan sembla se contenter de cette réponse et se tourna vers moi.

- Ne commet-on pas deux fois la même erreur. Combien d'objets possèdes-tu sur toi ? me demanda-t-il.

Je ne répondis pas, de toute manière il me fouillerait, autant qu'il le fasse de suite. Il fit disparaître ma camisole et mes menottes. Daniel regarda Jon affolé. Avait-il perdu la tête pour libérer Adrian de la seule emprise qu'ils avaient sur lui ?

- Je te laisse une chance de nous prouver que tu peux être digne de confiance. Dépose tout les objets en ta possession sur cette table.

Savait-il que je possédais certaines choses qu'il était incapable de repérer ? J'avais cependant décidé de me rendre sans condition, je devais donc obéir à ce qu'il me demandait. Je sortis de mes poches une douzaine d'objets, certains que je désactivai car je n'avais plus besoin de me protéger des pouvoirs de Manhattan. Quand j'eus fini, je laissai la place à Jon et Daniel pour qu'il puisse me fouiller au corps. Je commençais à enlever mon plastron, puis mon pantalon, quand le Hibou me retînt.

- Inutile que tu te mettes complètement à nu.

Cette marque de confiance me toucha, surtout après ce que je lui avais mis dans le ventre.

Daniel me fouilla rapidement au corps pendant quelques secondes. Lorsqu'il eut fini, Jon se rapprocha de moi et me remit la camisole et les menottes. Il me jeta un dernier coup d'œil, comme pour s'assurer que je n'allais pas m'enfuir cette fois, me pris par l'épaule et engagea la téléportation.

Ma dernière vue de Karnak fut cette table remplit d'objets de plusieurs milliards de dollars de recherche. Tout cela n'avait à présent plus aucune importance.