Coucou tout le monde !

Oui je sais, deux chapitre d'un coup et maintenant un chapitre très rapproché mais je tiens à me faire pardonner de ma longue absence et comme j'ai d'avantage de temps je peux d'avantage écrire.

J'espère que ça vous plais toujours autant.

Les deux derniers chapitres étaient un peu culcul mais servaient à montrer que Derek et Casey devenait un vrai couple, qu'ils trouvaient un bon équilibre et qu'ils vivaient une petite vie parfaite...Mais le bonheur ne dure jamais bien longtemps alors ce chapitre va y mettre un terme, mais je pense que beaucoup d'entre vous l'attendait avec impatience.

J'attends vos avis, n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en pensez, vos idées et vos reproches, je ne suis pas susceptible, j'apprends de vos commentaires.

Je vous fais de gros bisous et vous souhaite une bonne lecture.

XoXo Lilly.


Chapitre 13

Derek entre dans la chambre alors que je finis de m'habiller, il m'observe tendrement avant de se mettre à parler :

-Je me disais qu'après ton oral on pourrait aller faire une séance de tir.

-C'est une bonne idée. Acquiescé-je.

-Il dure une demi-heure, c'est ça ?

-Exact !

-Je vais aller courir, vers quelle heure tu seras de retour ?

-Le temps de rentrer, vers 14h45, je pense.

-Ok, je vais rentrer pour cette heure alors, comme ça je prendrais une douche et on partira.

-D'accord.

Nous sortons ensemble de l'appartement et, après m'avoir embrassée, il part vers la droite en commençant à courir et en mettant ses écouteurs, alors que je monte dans ma voiture.


Je pousse la porte de l'appartement et, pensant que Derek est déjà rentré, je cris :

-Je suis là Derek, tu es prêt, on peut y aller ?

Mais ce n'est pas sa voix qui me répond :

-Allez où ?

Surprise, je sursaute en me retournant et me retrouve nez à nez avec ma mère, assise sur le canapé. Elle me regarde, attendant patiemment.

-Maman ?, m'étonné-je. Que fais-tu là ?

Je m'avance à sa rencontre et me baisse pour lui faire la bise mais elle se détourne. Étonnée, je m'assois dans le fauteuil, face à elle. Elle me regarde, ça oui, mais pas dans les yeux. Cela m'inquiète profondément.

-Tu te souviens de mon ami Patrick ?, demande-t-elle doucement.

-Oh mon Dieu ! Il lui est arrivé quelque chose ?, demandé-je rapidement.

-Non.

Je soupire de soulagement.

-Sa fille étudie dans la même FAC que toi.

-Ah oui ?

-Oui. Et il est venu la voir ce week-end, sur le campus. Il dit qu'il t'a vu.

-C'est possible oui. Réponds-je prudemment.

-Il t'a vus avec un garçon.

Je me pétrifie mais ne réponds rien.

-Il dit aussi que... que cela pourrait être Derek. Il n'était pas bien sûr comme il ne l'a vu qu'une fois mais qu'il ressemblait au souvenir qu'il en avait.

-Oui, c'est peut-être le cas, quand nous avons les mêmes horaires nous prenons une seule voiture.

-Il dit que tu embrassais le garçon en question. Précise-t-elle, froidement.

Je me sens blanchir alors que ma respiration devient difficile.

-Alors je suis venue. Conclut-elle. Je n'y croyais pas vraiment tu sais, je veux dire... Cela était impossible, inimaginable mais... Mais je suis arrivé ici et il n'y avait personne alors je me suis servis de ma clé de secours. Et... Ma curiosité a prit le dessus, j'avais l'intention de fouiller ta chambre. Avoue-t-elle. Mais... Tu n'as plus de chambre... Il n'y a plus de lit, seulement un jacuzzi et des trucs de sport.

Elle pleur à présent et sa voix n'est que des bafouillements. Je ne sais pas quoi dire, je me sens tellement mal de la voir dans cet état mais d'un autre côté j'ai tellement peur... Elle relève son regard sur moi, mais c'est moi qui ne la regarde plus, mes yeux baissés sur mes mains.

-Tu couche avec Derek ?, demande-t-elle de but en blanc.

Je sursaute en relevant mes yeux dans les siens et la détresse que j'y découvre fais couler une larme sur ma joue alors que je répond doucement :

-Oui.

-Oui quoi ?, insiste-t-elle.

Je renifle bruyamment, inspirant profondément et j'admets :

-Je couche avec Derek.

Le dégoût qui envahit son regard fait couler d'autres larmes sur mes joues.

-Comment... Souffle-t-elle. Comment est-ce possible ? Comment peux-tu mettre notre famille en péril pour du sexe ?

-Ce n'est pas seulement du sexe, c'est...

-Arrête !, coupe-t-elle en se levant.

-On est en couple maman, on est amoureux. Tente-je.

-Amoureux ? Tu crois que DEREK est amoureux de toi ?

-Oui.

Ma voix n'est plus qu'un couinement.

-Je n'arrive pas à croire que tu puisses être aussi idiote !, s'écrie-t-elle à travers les larmes.

-Il m'aime. Certifié-je.

-Tu n'es qu'une coucherie ! Rien qu'une de plus ! Et tu fou notre famille en l'air pour la conviction totalement absurde qu'il est amoureux de toi ?!

-Maman, écoute moi...

Mais elle ne le fait pas, elle se dirige vers la porte. Elle ne peut pas partir comme ça.

-Où vas-tu maman ?, m'enquiers-je en me levant à mon tour mais pourtant incapable de faire le moindre pas.

-Je rentre chez moi annoncer à mon mari, l'homme qui te considère comme sa fille, que tu t'envoie en l'air avec son fils !, hurle-t-elle.

Alors qu'elle est à mi-chemin, elle se stop brutalement lorsque la porte s'ouvre sur un Derek dégoulinant de sueur. Surprit, il retire ses écouteurs et s'étonne :

-Nora ? Que fais-tu là ? Tout vas bien ?

Son regard dévie sur moi et il découvre mon visage plein de larmes. Il reporte son attention sur l'air furieux de ma mère :

-Écoute Nora... Commence-t-il.

Ma mère fonce sur lui d'un pas décidé pour s'arrêter à quelques centimètre et lui administrer une gifle monumentale.

-Dire que je t'ai considéré comme mon fils. Crache-t-elle.

Et une seconde plus tard la porte claque derrière elle. Le regard de Derek croise le miens. Je n'entends plus rien. Rien d'autre que le sang qui bas à mes tempes. Totalement sonnée, je m'assois lentement sur le fauteuil. Derek avance lentement vers moi, comme par peur de m'effrayer, comme par peur que je n'explose, pour finalement s'asseoir sur la petite table basse juste devant moi et poser prudemment ses mains sur mes cuisses.

-Que s'est-il passé ?, s'enquit-il doucement.

-Un de ses amis est venu voir sa fille sur le campus, notre campus, il nous a vus nous embrasser et il nous a reconnu alors elle est venue ici. J'ai essayé de nier mais elle a fouiller et a vus que je n'avais plus de chambre donc... la conclusion était évidente.

Ma voix est dépourvue de toute émotion, je ne la reconnais même pas.

-Casey... Souffle-t-il.

Mon regard est happé par le sien et j'y lis de l'inquiétude et de l'appréhension alors je prends sur moi, lui adresse un faible sourire et pose une main sur sa joue alors que l'autre se pose sur les siennes toujours posées sur mes cuisses.

-Elle l'aurait forcément sus un jour. Assuré-je.

La trace rouge sur sa joue, juste sous mes doigts, me frappe violemment. Je grimace légèrement en la caressant tendrement.

-Ça va, ça ne fait pas mal. Assure-t-il.

-Je n'arrive pas à croire qu'elle t'a frappée...

-Je n'arrive pas à croire qu'elle ne m'ait pas castré. Tente-t-il de plaisanter.

Je souris faiblement.

-Elle va le dire à ton père...

-Je sais.

-Pourquoi n'as-tu pas l'air effrayer ?

-Là, tout de suite, la seule chose qui m'effraie c'est de te perdre.

-Mais ça ne sera pas le cas.

-Vraiment ?

-Vraiment. Ils finiront par l'accepté. Tenté-je.

-Et si ça n'arrive pas ?

-Que veux-tu dire ?

-Si ils n'arrivent pas à l'accepter et que le seul moyen de réparer les choses est de nous séparer, que choisiras-tu de faire ?

-Derek... Soupiré-je. Toi et moi ça fait, officiellement, 6 mois qu'on est ensemble et tu sais quoi ? Ces 6 mois ont juste été incroyablement parfait. Qui aurait put croire qu'on trouverait un équilibre toi et moi ? Que les choses se passeraient si bien. Que je t'aimerais à ce point. Je n'abandonnerais ça pour rien au monde.

Il me sourit tendrement.

-EH bien, tu sais ce qu'il nous reste à faire ?

-Non ?

-Mener un combat extrêmement difficile.


Mon téléphone bip, m'annonçant l'arrivée d'un message. Soupirant, je m'extirpe des bras de Derek pour me redresser afin d'attraper mon portable, je le déverrouille et grimace en découvrant l'expéditeur : Maman. J'ouvre le message avec appréhension :

« George et moi vous invitons à manger samedi midi. Vous êtes attendu à midi pile. »

-Qui est-ce ?, s'enquiert Derek qui vient de mettre le film en pause.

-Ma mère...

-Oh ! Que dit-elle ?

Je soupire en lui lisant le message à voix haute.

-Et c'est tout ?, demande-t-il.

-Ouai.

-On va se faire tuer.

-J'en ai conscience, oui.

-On pourrait ne pas y aller.

-Seulement je crois que ce sera notre seule chance de nous expliquer et de tenter de réparer les choses.

-Tu sais ce qu'ils vont nous demander, ou plutôt exiger. Dit-il froidement, je le regarde et il conclut : De nous séparer.

-Et si c'est le cas, nous partirons sur le champs.

-Vraiment ?, répond-il pas convaincu.

-Vraiment, oui. Parce que ça n'arrivera tout simplement pas.

Il soupire de soulagement en se redressant pour déposer ses lèvres sur les miennes.

-Et que veux-tu que l'on explique ?, demande-t-il.

-Que toi et moi on s'aime, que ça fait 6 mois que l'on est ensemble, que c'est du sérieux et non pas une coucherie. Et surtout, que tu as changé à ce niveau.

-Moi ? Pourquoi ?

-Parce que ton comportement envers les filles est légendaire. Ris-je.

-Je vois. Sourit-il, amusé.