Hum,hum.

Je pourrais dire que je suis désolée, ce qui est très vrai par ailleurs, mais je ne pense pas que ce soit les bons mots, parce que bien que je veuille poster la suite le plus vite possible, mon imagination ne suit pas toujours par derrière... Ce qui est triste, je vous l'accorde, mais je n'y peut pas grand chose

J'espère quand même que mon retard ne vous empechera pas de lire, aimer (et reviewer ?) ce nouveau chapitre,

Gros bisous

Lil's


chapitre 13

Ginny ouvrit les yeux brusquement, dès qu'elle fut certaine que Mme.Pomfresh était bien dans son bureau. Elle regarda autour d'elle, prudente, puis, lentement, enleva ses couvertures et se glissa dans sa robe de sorcière. Elle attrapa précautionneusement sa baguette, tachant de faire le moins de bruit possible, et se rendit compte qu'elle n'avait pas de chaussures. Elle pesta silencieusement contre l'infirmière et le monde entier mais se résigna à poser ses pieds nus sur les dalles glaciales qui la firent frissonner un instant. Elle jeta un dernier coup d'oeil vers le bureau puis se précipita presque jusqu'à la porte. Par chance, celle-ci ne grinça pas.

Une fois derrière la porte, Ginny soupira et s'autorisa un sourire. La première étape de son plan d'évasion avait parfaitement fonctionné. Cela faisait désormais deux semaines que l'infirmière refusait qu'elle sorte. Eh bien qu'elle reçoive beaucoup de visite, la jeune rousse avait fini par se lasser des murs blancs et du maudit lit dans lequel elle était clouée.

L'après-midi, elle l'avait passé à réfléchir sur son plan. Si la première partie était évidente, la deuxième l'était beaucoup moins. Elle ne pouvait pas se rendre à la salle commune de Griffondor. Ellana, bien trop soucieuse à son goût, l'aurait immédiatement ramené dans sa prison blanche. La salle sur demande était exclue, parce qu'elle ne savait pas exactement comment la faire apparaître. A ses yeux, il ne restait qu'une solution : Serpentard.

Mais allez voir Harry revenait à allez voir Ron, donc retourner fatalement à l'infirmerie, parce qu'il était sans doutes aussi soucieux qu'Ellana. Elle se serait volontiers réfugier chez Hermione, mais elle n'avait pas le mot de passe de la salle commune des serdaigles. Finalement, la solution s'imposa d'elle-même, et Ginny se demanda un instant comment elle avait pu ne pas y penser avant.

Elle allait voir Pansy.

Elle souffla un Lumos et plissa les yeux pour ne pas se tromper de chemin. Le seul avantage de ses pieds nus était qu'elle ne faisait absolument aucun bruit, et que Rusard ne la repérerait sûrement pas. Elle resta tout de même sur ses gardes... Il y avait encore les fantômes, et surtout miss Teigne.

Pendant quelques minutes, elle n'entendit que le silence pesant, et avança sans ennuis jusqu'à la pente douce qui menait au sous-sol, là où se cachait la salle commune des Serpentards. Puis, soudain, il y eut un miaulement. Le coeur de Ginny fit un bond dans sa poitrine et elle pointa sa baguette sur l'animal avec frayeur. Malheureusement pour elle, ce n'était pas un gentil chat innocent, mais bien l'horrible chatte du concierge.

Essayant de ne pas paniquer, elle se mit à courir dans le couloir pour échapper à la retenue qui l'attendait si elle se faisait prendre. La chatte miaulait toujours, bien que plus lointaine, et ce son sonnait trèès désagréablement dans les oreilles de la rousse. Puis un autre bruit s'ajouta, et Ginny redoubla d'effort pour arriver au tableau qui cachait l'entrée de la tanière des verts et argent.

- Qui que vous êtes, arrêtez-vous, vous avez déjà beaucoup de soucis comme ça, croyez-moi ! s'exclama la voix criarde de Rusard.

Mais Ginny était jeune et vive, tandis que Rusard était vieux et commençait à boitiller : Avec un soupir de soulagement, elle se retrouva à l'embouchure du couloir. Elle tourna si vite qu'elle faillit tomber puis se retrouva, rouge d'avoir trop couru, devant le portrait imposant d'une sorcière blonde au nez éternellement froncé qui tenait un serpent autour de son cou.

- Puissance. Souffla-t-elle avec difficulté.

La portrait lui lança un regard mauvais, visiblement peu ravie de cette visite tardive, mais ouvrit tout de même le passage.

C'est avec un sourire ravi que Ginny retrouva la cheminée qui venait apparemment d'être ravivée par les elfes, et les canapés si classes mais si confortables. Elle prit le temps de reprendre correctement sa respiration, puis se décida à monter les escaliers. Elle pointa sa baguette pour être sure de ne pas se tromper de dortoir puis ouvrit la porte de celui des septièmes années avec prudence, pour ne pas réveiller toutes les occupantes.

Elle remarqua avec un certain étonnement qu'aucun des rideaux n'étaient fermé, donnant une impression de partage agréable. Elle distingua les cheveux blonds de Mélanie et s'orienta par rapport à la fenêtre... Si elle se souvenait bien...

Elle tomba sur une Pansy assez agitée. Elle se tournait et se retournait dans son lit avec une expression de souffrance sur le visage. Un peu inquiète, Ginny la secoua légèrement, mais la brune ne se réveilla pas. Elle la brusqua un peu plus... Et Pansy se releva en respirant fort, les yeux grands ouverts, comme pour chasser le mauvais rêve qu'elle devait avoir eut.

- Hey, sa va ? demanda Ginny.

Pansy sursauta, elle ne l'avait apparemment pas encore remarqué. Ses yeux s'agrandirent encore.

- Ginny ? Chuchota-t-elle. Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Je me suis évadée de l'infirmerie. Répondit la rousse avec un petit sourire penaud. Je ne savais pas où allez, et j'ai pensé à toi. Tu faisais un cauchemar ?

Pansy balaya la question d'un geste de la main, signifiant que c'était bénin.

Pourquoi n'es-tu pas retournée chez les griffondors ? murmura-t-elle avec étonnement.

Parce que je serais déjà de retour à l'infirmerie à cette heure-ci. Dit Ginny avec un sourire.

Pansy pouffa puis attrapa sa baguette.

Sa ne te dérange pas qu'on dorme dans le même lit ? proposa-t-elle, je vais agrandir le mien, sa sera plus facile que de t'en faire un…

Non, bien sur que non. Merci Pansy.

Toujours là pour les évadés de prisons ! déclara la jeune fille en mettant une main sur son cœur.

OoO

Le mythe du célèbre et séduisant Harry Potter aurait sans aucun doutes été réduit à néant en un instant, si quelqu'un avait eut le malheur de pénétrer dans le dortoir des septièmes années de Serpentard. Le jeune homme avait la tête là où auraient du être ses pieds, et il ronflait légèrement, laissant entrapercevoir de tant à autre un léger filet de bave.

Cependant, loin d'être dégoûtée, la petite rousse qui venait de s'introduire dans le dortoir esquissa un sourire attendri et laissa sa main vagabonder dans les cheveux de son petit-ami. Il eut un sursaut, puis un léger sourire vint remplacer les ronflements. Il ouvrit à moitié les yeux, pour juste assez pour apercevoir une longue crinière rousse puis les referma tout de suite après.

Ton frère va te tuer. Marmonna-t-il avec un sourire.

… Mais Harry Potter n'en était pas moins perspicace dès le réveil, songea Ginny.

Mon frère n'est pas près de se lever. Répondit-elle en chuchotant. Il n'est que 8heures, et c'est samedi.

Einh ?!

Harry se redressa subitement, et regarda avec empressement sa montre. Son cœur loupa un battement… Elle avait raison, en plus ! Il se dépêtra de sa couverture a une vitesse vertigineuse et posa ses mains sur ses hanches, avec un regard avadakedavrisant. Sa bouche se tordit un instant, comme s'il était trop furieux pour parler, puis, il articula lentement.

Tu. M'as. Réveillé. à. 8h du matin. Un. SAMEDI ???

Ginny eut la décence de rougir comme une gamine. Mais ce n'était visiblement pas ses yeux qu'elle fixait ainsi, partagé entre la gêne et l'approbation. Harry baissa les yeux, et se rendit alors compte qu'il n'avait qu'un boxer en guise de pyjama. D'où le rougissement subit de sa petite-amie. Il éclata de rire, Ginny détourna les yeux.

Ce n'est pas drôle. Balbutia-t-elle. Allez, habille-toi !

A vrai dire, c'est hilarant, Ginny chérie. Tu as parfaitement le droit d'observer mon corps d'Apollon, tu sais ? Nous sortons ensemble, tu as le droit de faire tout ce que tu veux…

Il lui adressa un clin d'œil provocateur et la rousse, qui comprit immédiatement l'illusion rougit encore plus et attrapa la première robe qui lui passait sous la main avant de la jeter sur Harry, sans cesser de fixer tout et n'importe quoi… Sauf le jeune Serpentard.

Habille-toi ! ordonna-t-elle de nouveau avec un léger tremblotement dans la voix.

Tout ce que tu voudras, susurra-t-il alors… à son oreille.

Il s'était approché d'elle sans qu'elle s'en aperçoive. Le traître ! Elle pouvait sentir sa peau nue dans son dos, et puis les baisers papillons qu'il déposait avec un calme qu'elle n'avait sûrement pas ne l'aidait pas du tout à ne pas avoir de drôles de pensées envahissant son esprit. Elle sentit son pouls s'emballer sans qu'elle ne puisse rien y faire. Il l'entendit et ricana.

Tu peux te retourner mon cœur. Souffla-t-il avec douceur et moquerie à la fois.

Harry ! Supplia-t-elle en essayant de chasser les images peu chastes qui se plaçaient devant ses yeux. Arrête tout de suite, par pitié !

Retourne-toi. Répéta-t-il.

Abandonnant finalement une partie qu'elle aurait de toute manière perdue, Ginny se retourna et se retrouva le nez dans le torse (drôlement musclé !) de son petit-ami. Il l'encercla et elle releva la tête timidement.

Je ne te savais pas si pudique. Commenta-t-il avec un air sincèrement attendri. Avec six frères à la maison…

Le problème, Harry… C'est que tu es trèès loin d'être mon frère. Dit-elle en reprenant peu à peu ses esprits.

Oh, je vois.

Curieuse et taquine, Ginny allait demander ce qu'il pouvait bien voir, mais la bouche du jeune homme sur la sienne l'empêcha de poser la question. Elle répondit avec plaisir à son baiser et laissa à nouveau ses mains danser dans les cheveux emmêlés de Harry. Il se rassit sur le lit, elle s'assit à califourchon sur lui, pour se remettre à la même hauteur.

Ils se détachèrent un bref instant pour respirer puis reprirent un nouveau ballet de langues avec plus de fougue encore que le précédent. Il la serra un peu plus fort, mais elle se collait déjà à lui comme si sa vie en dépendait. Ses mains avaient abandonnées les cheveux pour explorer la moindre parcelle de peau de Harry. Lui aussi se fit un peu plus entreprenant et Ginny se retrouva bientôt allongée sur le lit aux cotés du jeune homme, essoufflée mais insatiable.

Hey ! s'exclama soudain une voix.

Ginny et Harry, perdus dans leur monde, redressèrent la tête en même temps. Ron abordait un air passablement choqué. Ses yeux étaient aussi ronds que des billes, son visage aussi pâle qu'un cachet d'aspirine. Il n'avait pas l'air de pouvoir dire un mot de plus. La rousse rougit de nouveau, et se décala jusqu'au bord du lit, quittant les bras du Serpentard. Celui-ci avait l'air extrêmement gêné. La situation devait être très délicate, de son point de vue à lui.

Désolé mon vieux. Marmonna-t-il. On ne pensait pas que tu te réveillerais si tôt.

Il y eut un ricanement sur leur droite, puis Drago, torse nu lui aussi leur apparut.

Vous n'étiez pas très discrets. Se moqua-t-il

De rouge, Ginny vira à l'écarlate. Elle se leva précipitamment, renversant le réveil magique de Harry par la même occasion et se dirigea vers la sortie le plus rapidement possible.

Je… euh… Hum… changer. Petit-déjeuner. Grande salle. Fut les seuls mots qu'elle réussit à bafouiller avant de s'enfuir comme une voleuse.

Je lui ai fait si peur que ça ? ricana encore le blond.

Toi et Ginny. Articula alors Ron, sortant enfin de sa transe. Toi et ma petite sœur vous alliez…

Il y eut un bref instant de silence, alors que Drago retournait vers son lit, retenant vainement son fou rire naissant, et que le visage de Harry palissait sérieusement.

Tu es mort Potter ! s'exclama alors le roux avec une expression sauvage.

OoO

Ellana faillit s'étouffer avec son jus de citrouille quand elle vit sa meilleure amie entrer dans la Grande Salle, plus discrète que jamais, regardant furtivement autour d'elle, comme si elle avait peur d'un danger quelconque. La jeune griffondor fronça les sourcils. C'était louche, ce comportement… Très, louche. Elle se méfia encore plus quand Ginny s'assit à coté d'elle sans lever les yeux et sans même lui dire bonjour.

Ellana grogna.

Tu t'es enfuie de l'infirmerie ! l'accusa-t-elle.

Pas vraiment. Répondit prudemment la rousse à voix basse.

Ginny… gronda Ellana en haussant le ton.

Chuuut ! souffla alors une Ginny effrayée. Pas si fort, s'il-te-plait ! ordonna-t-elle sur un ton en moins.

Tu as peur que l'infirmière de ramène de grès ou de force à l'infirmerie ? se moqua la brune.

Je m'en fiche d'elle ! Je ne veux pas qu'ils me voient ! s'agaça Ginny.

Ellana resta sans voix pendant quelques secondes, ne sachant pas du tout qui Ginny pouvait bien éviter. Elle s'apprêtait demander qui était ces ils, justement, quand la porte de la Grande Salle s'ouvrit une seconde fois, pour laisser passer un Ron ébranlé, un Harry gêné, et une Pansy et un Drago littéralement morts de rire. Elle entendit Ginny pousser un petit cri désespéré et elle la vit plonger sous la table.

Ellana se pencha, comme pour ramasser une fourchette et vrilla sa meilleure amie d'un regard perçant digne de Dumbledore avec le sentiment tenace qu'elle avait loupé quelque chose d'important.

Toi, tu me caches quelque chose… murmura-t-elle.

Ils ne regardent pas notre table ? demanda Ginny pour toutes réponses.

Ellana secoua négativement la tête, et la rousse refit surface avec un soupir soulagé. Ellana croisa les bras sur sa poitrine, en attente d'explications.

Je ne veux pas que mon frère ou pire, Malefoy, me voient… Je vais en mourir de honte. Bougonna la rousse.

Tu as conscience que ce ne sont pas vraiment des explications, j'espère ? Je veux TOUT savoir !

Elle avait oublié sa colère et sa surprise, bien trop curieuse à présent. Ginny en avait trop ou pas assez dit.

Ce ne sont pas des choses que l'on peut dire à table. Marmotta la demoiselle en question.

Tu as gagnée, je suis vraiment au comble de la curiosité, tu es contente ? Maintenant, qu'est-ce qui s'est passé, bon sang ? s'exclama Ellana, peut-être légèrement fort.

En vérité, la majorité de la Grande salle se tourna vers elle. Ginny la fusilla du regard et se leva en l'attrapant par le bras presque sauvagement. La brune essaya de ne pas trop rire et fixa un bref instant le frère de Ginny pour savoir ce qui était si grave. Mais les yeux océans du roux n'exprimaient que de la curiosité. Malefoy, par contre, abordait un large sourire amusé et se retenait apparemment de ne pas ré-éclater de rire.

Une fois dans le couloir, Ginny se contenta d'un silence buté pendant quelques minutes, tandis qu'elles se dirigeaient toutes les deux vers leur dortoir. Ellana était désormais réellement intriguée. Etais-ce si grave, pour que Ginny veuille tant de discrétion ?

Ginny ? C'est vraiment grave ?

La rousse s'arrêta et soupira.

Sûrement pas pour toi. Mais pour moi, c'est une catastrophe !

Raconte. La pressa Ellana.

Tu ne ries pas, d'accord ?

Promis.

Bon, eh bien, je me suis bien enfuie de l'infirmerie, et comme je savais que si je retournais au dortoir tu allais me faire la morale, et que je ne connaissais pas le mot de passe de la tour de Serdaigle, j'ai décidé d'allez dormir avec Pansy, qui a gentiment agrandi son lit.

Elle reprit sa respiration, et rougit comme une tomate en songeant à ce qui s'était passé ensuite. Ellana la regardait avec une insatiable curiosité.

Le matin, je me suis réveillée tôt alors j'ai décidé de… D'aller réveiller Harry… A ma manière.

Les derniers mots avaient été à peine murmurés. Le cœur d'Ellana s'arrêta une brève seconde avant de reprendre sa course plus vite.

Vous avez… ? demanda-t-elle avec un regard explicite.

Non. S'écria immédiatement Ginny. Mais… Mais je crois que sa aurait pu arriver si…

Elle grimaça puis termina.

Si Ron ne nous avait pas surpris à ce moment là. Et que Malefoy n'avait pas renchéri en disant qu'on faisait beaucoup de bruit.

Pendant quelques minutes, il y eut un silence complet, tandis que Ginny attendait avec inquiétude et impatience à la fois la réaction de sa meilleure amie. Celle-ci ne pipa mot. Son regard se fit brillant et ses mains se serrèrent convulsivement. Puis, sans prévenir, elle éclata de rire.

Ginny soupira encore une fois et s'appuya contre le mur en croisant les bras, blasée.

J'en étais sure. Grinça-t-elle. Préviens moi quand tu auras terminé de te moquer de moi !

OoO

Dumbledore, grand directeur de Poudlard, surnommé affectueusement Dumby ou encore vieux fou, faisait les cents pas en réfléchissant à ce qu'il pourrait bien faire pour rire avec ses élèves… A leur dépends, bien évidemment. Des idées jaillissaient par millier de son cerveau de génie mais il les rejetait avec plus ou moins de dépit : Il voulait du nouveau.

Quelque chose qui n'avait encore jamais été fait, à Poudlard. Quelque chose dont même les Maraudeurs auraient été épouvantés. Quelque chose digne de son machiavélisme. Bref, quelque chose de génial.

Avec un regard désintéressé, il jeta un coup d'œil sur le calendrier des aurors qu'il achetait tous les ans et tomba sur la date : Le 6 février. Lentement, l'idée de génie prit place dans son esprit. Un rictus amusé apparut sur ses lèvres, et il stoppa sa marche incessante et inutile pour s'asseoir dans son fauteuil directorial. Il attrapa une plume et du parchemin et écrivit rapidement une note pour ses professeurs avant de gribouiller le message.

Autant qu'ils aient la surprise en même temps que les élèves, non ? Il ricana diaboliquement.

OoO

Je le trouve louche, Dumby. Marmonna Ron entre deux morceaux de viandes.

C'est vrai que son sourire est légèrement très grand… approuva Pansy en fronçant les sourcils.

Ouais, je suis sur qu'il nous prépare encore un de ses trucs tordus. Prédit Drago. Qu'est-ce que tu en penses, Harry ?

Mais Harry n'écouta pas la conversation. Ses yeux étaient fixés sur une certaine rouquine qui semblait se disputer avec sa meilleure amie. Lui en voulait-elle pour ce matin ? Etait-il allé trop vite ? Pourtant, elle avait eut l'air d'apprécier, non ? Il laissa échapper un discret soupir et essaya tant bien que mal de se détacher de la table des griffondors. C'était la première fois depuis qu'ils sortaient ensemble qu'elle ne venait pas le rejoindre à la table des serpentards… Il remua sans grande envie les haricots qui s'éparpillaient dans son assiette.

Harry ! Harry !!

Il jeta un coup d'œil vers Pansy, désintéressé. Elle avait l'air presque compatissante.

Tu sais, ce n'est sûrement pas la dernière fois que vous ne mangerez pas ensemble.

Il la fusilla du regard.

De quoi est-ce que tu parles ? cingla-t-il sèchement.

Mon dieu, est-ce que ses réactions étaient si visibles ? Quelle honte, par Merlin ! Qu'avait-il fait aux fondateurs pour que tout ça lui arrive à lui ???

Harry… Tu n'arrêtes pas de la fixer depuis tout à l'heure en soupirant toutes les 30 secondes. Indiqua Drago nochalament.

Je ne vois pas du tout ce que vous voulez dire. Répliqua Harry avec mauvaise foi.

Ridicule. Souffla Pansy si bas qu'il eut presque du mal à l'entendre.

OoO

Il faisait sombre, il devait être un peu plus de minuit et les respirations régulières de ses camarades de chambres lui indiquaient qu'il était largement temps de s'endormir. Pourtant, Hermione avait les yeux bien ouverts, incapable de trouver le sommeil. Depuis plus de deux heures maintenant, elle se tournait et se retournait dans son lit, prise d'un drôle de sentiment de… manque.

Si elle avait eut le cran de Ginny, ou même tout simplement la folie de Pansy, elle aurait déjà rejoint le lit de quelqu'un d'autre. Elle avait envie de voir Ron. Elle avait envie d'être dans ses bras, et pas dans ses stupides draps bleus qui lui donnait l'impression d'étouffer. Elle laissa échapper un léger juron qui aurait fait frémir ses parents d'indignation et rejeta ses couvertures à ses pieds. Elle sortit du lit avec légèreté et se dirigea vers la fenêtre dans l'intention de s'emparer de la cruche d'eau. Par la même occasion, elle entrouvrit la fenêtre pour pouvoir respirer de l'air frais.

Seulement, un bruit la fit sursauter et elle reposa la cruche avant même d'avoir bu, effrayée. Elle tourna la tête vers les autres lits, mais personne ne semblait s'être brutalement réveillé. Hermione allait maudire sa paranoïa quand une main se posa sur sa bouche, et qu'un bras l'encercla par la taille. Elle cru un bref instant que son cœur n'allait pas s'en remettre mais il repartit aussi vite qu'il s'était arrêté et elle reconnu l'odeur désormais si familière de Ron.

Pas un geste. Chuchota la voix rassurante quand elle fit mine de se dégager. Vous êtes officiellement ma prisonnière, Hermione Jane Granger.

Ron… murmura-t-elle. C'est ridicule, enfin ! Qu'est-ce que tu fais ici, au beau milieu de la nuit ?

Tu me manquais.

Elle se retourna, toujours prisonnière de ses bras, pour se retrouver face à lui. Ses yeux océans brillaient de leur lueur si particulière, et il avait un doux sourire amusé sur les lèvres. La lune faisait refléter ses tâches de rousseurs et sa peau pâle. Merlin, qu'il était beau ! Elle tendit les lèvres, en quête d'un baiser qu'il lui apporta immédiatement. L'agacement qui l'empêchait de dormir avait disparu comme par enchantement.

Tu me manquais aussi. Avoua-t-elle.

Il rit silencieusement.

Eh bien, Miss Granger, que diriez-vous de commencer vos cours ?

Ici ? Maintenant ? Mais enfin Ron ! Il est…

Une heure et demi du matin, oui, je sais… Et alors ?

Mais… Mais…

Elle était incapable de formuler ce qu'elle voulait lui expliquer. Muette de stupeur, elle ferma la bouche et il eut un sourire victorieux. Avec entrain, il lui attrapa la main et l'amena jusqu'à la fenêtre. C'est alors qu'elle remarqua le balai qui était accoudé au mur. Comment n'avait-elle pas pu le voir avant ? Elle monta docilement sur l'engin avant de se rappeler d'un léger détail.

Ron, j'ai le vertige ! s'exclama-t-elle

Ferme les yeux ! répondit-il en haussant les sourcils.

Ron je te promets que c'est une mauvais… Aaaah !

Il venait de décoller. Dans un pur moment instinctif, elle baissa la tête et se cramponna de toutes ses forces au manche du balai, morte de peur. Bien sur, Ron savait exactement ce qu'il faisait, c'était un joueur de quidditch expérimenté… mais quand même… Elle ferma les yeux brutalement.

Ou est-ce que tu m'amènes ? demanda-t-elle avec anxiété.

Dans mon jardin secret.

Il avait réussi à l'intriguer. Avec prudence, elle souleva une paupière. La nuit et le vide les entouraient. Malgré sa crainte de tomber, elle ne put de regarder autour d'elle (en évitant soigneusement le bas) avec émerveillement. C'était tout simplement magnifique. Elle rejeta quelques mèches de ses cheveux derrière elle pour mieux voir. La forêt interdite, vu d'ici, n'était plus si impressionnante.

Accroche-toi. Lui recommanda son petit-ami. Je vais descendre.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Elle n'eut même pas la force de refermer les yeux et regarda s'approcher le sol avec crainte et fatalité à la fois. Son cœur battait à tout rompre et elle tremblait ce qui ne l'empêcha pas d'éclater soudainement d'un éclat de rire pur. Passé la peur, la vitesse en devenait presque grisante.

Quand elle descendit du balai, elle avait du mal à tenir sur ses jambes, mais elle ne regrettait en rien l'expérience. Ce fut Ron qui la rattrapa avant qu'elle tombe, n'arrivant pas à retrouver l'équilibre.

C'était merveilleux. Souffla-t-elle, ravie.

Je savais que tu aimerais.

Il l'embrassa avec tendresse. Elle s'accrocha à son cou et répondit avec joie. Ils s'embrassèrent plusieurs fois, sans prendre compte du temps qui passait puis il la fit soudainement rouler par terre. L'herbe était encore légèrement humide, reste de la neige qui avait fondue. Ils n'en prirent pas compte. Il continua de l'embrasser, toujours avec la même tendresse, la même passion.

Soudainement, elle se dégagea et roula sur elle-même pour s'éloigner de lui. Il la regarda avec incompréhension et elle lui adressa un léger sourire rassurant mais penaud.

Je suis en chemise de nuit. Commenta-t-elle en rougissant.

J'avais remarqué… Je pensais que tu le savais aussi. S'amusa Ron

Non… Enfin si… Ce que je veux dire c'est que…

Il se rapprocha à nouveau et l'embrassa encore, mais avec fougue. Elle ne réfléchit plus vraiment et répondit avec autant d'ardeur. Lentement, doucement, presque timidement, il déboutonna le premier bouton de la chemise de nuit en question, et fit glisser le tissu pour dénuder l'épaule de la serdaigle. Elle le laissa faire, quittant ses lèvres pour s'attaquer à son cou dans le même temps. Un deuxième bouton sauta, suivit d'un troisième. La main s'arrêta.

Hermione rouvrit les yeux, et quitta le cou de son petit-ami pour lui faire face. Il avait l'air hésitant.

Est-ce que tu veux que nous allions plus loin, Hermione ? parce que je ne suis pas sur de pouvoir m'arrêter une seconde fois tu sais…

Je suis sure, Ron. Certaine, même.

Elle lui adressa un sourire timide mais sincère. Il s'attaqua au quatrième bouton, tremblant, et elle se sentit trembler, elle aussi. Avec un certain empressement, il fit tomber la chemise de nuit, et ses mains caressèrent pour la première fois la douce peau d'Hermione.

Je t'aime. Murmura-t-il en s'aventurant plus loin.

Elle eut un petit gémissement.

Je t'aime tellement fort. Répéta-t-il.

Les mots résonnèrent comme une douce mélodie tandis qu'ils entamaient leur propre ballet. Ils oublièrent petit à petit qu'ils étaient au beau milieu d'une clairière de la forêt interdite. Ils oublièrent que, dans quelques heures, s'ils n'étaient pas rentrés, on leur poserait des questions. Ils en oublièrent même que le monde existait, perdu dans leur tout nouveau cocon, leur toute nouvelle intimité.

Cette nuit devait se révéler la plus belle des nuits de leur existence. Ce soir-là, ils n'étaient que deux jeunes amoureux. Ils s'aimaient.

Et cette nuit-là, ce fut seulement cela qui compta à leurs yeux.

OoO

Elle n'avait pas tout compris.

Elle discutait tranquillement avec Ellana, en allant à son cours de potions quand une main venue de nulle part l'avait agrippé sans pitié et entraînée dans une pièce dont elle ne connaissait pas l'existence, jusqu'à ce matin. Ensuite, elle s'était retrouvée nez à nez à un torse, et la situation lui avait alors parut atrocement familière.

Tu vois ce que tu m'obliges à faire ?

Ginny se détacha sèchement d'Harry et le fusilla du regard en se massant le bras.

Je peux savoir ce qui t'a pris ? demanda-t-elle froidement.

Je peux savoir pourquoi tu m'évites au point que je sois obligé de te kidnapper ? riposta-t-il

Je ne t'évite pas !

Il lui lança un regard incrédule.

Tu fais quoi alors ? Tu as parié que tu pouvais ne plus me voir pendant une semaine ?

Tu racontes n'importe quoi ! Je ne t'évite pas, et je n'ai pas fait de pari, d'accord ?

Elle se retourna et attrapa la poignée de la porte dans la ferme intention d'aller en cours mais il lui rattrapa le bras avant qu'elle ouvre la porte.

Ginny ! Je pourrais avoir une explication, au moins !

Mais il n'y pas d'explications ! s'énerva-t-elle. C'est toi qui es parano !

C'est moi qui suis parano ?! répéta-t-il en haussant la voix. Tu ne viens plus manger avec nous, tu te caches derrière Ellana dès que tu me vois arriver et je t'ai vu te cacher dans un placard à balais, la dernière fois que nous avons failli nous croiser ! Et c'est moi qui suis parano ? Tu te fiches de moi ?

A chaque fois que je te vois tu es avec mon frère et Malefoy ! s'exclama-t-elle hors d'elle. Tu crois que j'ai envie de les voir après ce qui s'est passé ? Tu es peut-être un sans gêne mais moi, non !

Elle se mordit la lèvre, tandis qu'il ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l'eau, incapable de dire quoi que se soit.

C'est à cause de ça ? finit-il par demander, stupéfait.

Vas-y, tu peux te moquer autant que tu veux, je m'en fiche !

Ginny…

En deux pas, il était a nouveau près d'elle. Il attrapa son visage à deux mains et l'embrassa tendrement. Aussitôt, elle se décontracta et répondit à son baiser en enroulant ses bras autour de son cou, tandis que ses mains se baladaient négligemment dans ses cheveux en batailles.

Oh mon dieu ! s'exclama soudain une voix aigue.

Ils se séparèrent en même temps, effarés, et firent face à une McGonnagall sous le choc.

Miss Weasley ! Balbutia-t-elle. Jamais je n'aurais cru de votre part… Vous… 20 points en moins pour griffondor ! Quant à vous, Mr Potter, 20 points en moins pour Serpentard également ! Je n'arrive pas à croire que… D'ailleurs, vous devriez avoir cours ! Hors de ma vue, vite !

Ginny et Harry sortirent main dans la main, en contournant le professeur. Ils attendirent d'être sur d'être hors de porté puis pouffèrent comme des idiots.

Elle devrait être habituée pourtant, s'étonna Harry. On n'est sûrement pas les premiers !

Et puis… Elle devait être pareille à notre âge, non ?

Merlin… McGonnagall entrain de… Aaaah… gémit le brun. J'ai des visions d'horreur.

OoO

Oh-Mon-Dieu ! s'exclama Pansy en voyant Hermione les rejoindre, l'œil brillant, les joues roses.

Qu'est-ce qui se passe ? s'affola Ginny

Mais enfin, regarde Hermione !

Quoi Her… Oh ! Hermione ! Vite, vite, assis-toi !

On veut TOUT savoir ! exigea Pansy, toute excitée.

Tu as aimé ? Allez, prend pas cet air timide, Hermione, on est entres filles !

Mais enfin… c'est… Personnel. Bafouilla Hermione

Tu sais bien que tu peux tout nous dire !

Mione… supplia la rousse.

Eh bien… soupira la brune. C'était… magique…