Tom Jedusor - My Lady
- Et n'oubliez pas vos dissertations, ajoute le professeur Dumbledore en nous regardant par-dessus ses nouvelles lunettes ovales. Je vous rappelle que les ASPICs ne sont pas simplement une épreuve de Métamorphoses pratique, mais aussi une épreuve écrite qui sera notée tout aussi sévèrement.
J'acquiesce d'un bref mouvement de tête, les lèvres pincées. Ce professeur m'agace profondément. Il a une façon de se présenter comme un homme humble qui sait qu'il est supérieur aux autres au fond de lui. Typique d'un Gryffondor, après tout. A dix-sept ans, je sais quand même m'organiser pour préparer des examens, merci bien. Je range mes affaires dans ma sacoche de cuir, soulève d'un geste mes longues boucles brunes pour qu'elles ne se trouvent pas coincées par la lanière et rejoins Druella qui m'attend à la sortie de la salle.
- Comment tu fais pour ne pas avoir envie de fuir cette maudite salle plus vite ? se plaint-elle. Dépêche-toi, Avery doit nous attendre dans la Salle Commune !
- Je n'aime peut-être pas partager cette classe avec ces idiots de Gryffondors, mais ça n'empêche pas le cours d'être intéressant et important, dis-je d'un ton sérieux.
Harfang Londubat me lance un regard noir en passant dans le couloir, ayant visiblement entendu ma réflexion sur les « lions » de Poudlard. Ça me fait une belle jambe, tiens. Je jette un regard en arrière, dirigé vers la véritable raison de ma lenteur à sortir. Tom. Il est de dos, et je pourrais admirer sa prestance pendant des heures si Druella ne me traînait pas par la manche. Je la suis à contrecœur. Qu'est-ce qu'il veut dire à Dumbledore ? L'ambiance est toujours si tendue entre eux… j'imagine qu'il s'agit de quelque chose d'important. Sans doute pour négocier le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal... J'ai cru comprendre que le directeur de Gryffondor s'y opposait fermement.
Nous descendons les escaliers jusque dans les cachots, où je lance d'une voix assurée « Lignage » devant le mur qui nous permet d'accéder dans notre Salle Commune. Notre ami est affalé dans un canapé, lançant négligemment un sortilège d'Engorgement à un crapaud.
- Av', tu aurais dû venir avec nous, je me suis ennuyée à mort ! geint Druella. Elena est trop sérieuse, à prendre des notes et à respecter ce Traître-à-son-sang de professeur !
- Il a beau être un Traître, il n'en reste pas moins un professeur relativement compétent et je ne compte pas rater mes examens parce que je ne l'apprécie pas. Imagine, si l'on travaille au Ministère grâce à nos ASPICs, on pourra même essayer de le faire remplacer. Il est tellement occupé avec Grindelwald que ce ne serait même pas difficile de le faire renvoyer.
- Ou sinon, tu peux sécher les cours avec moi, fait Avery avec un clin d'œil à Druella.
- Mon sauveur ! s'exclame cette dernière en s'asseyant avec un air de diva tragique sur ses genoux. Je n'avais plus d'espoir, mais tu as su en raviver la flamme que cette cruelle Elena avait étouffée entre ses mains si sérieuses !
- Si tu continues à me diffamer, je vais raconter à ton promis à quel point vous êtes proches tous les deux… dis-je en m'asseyant à mon tour.
Druella fait une grimace tandis qu'Avery a un rire narquois.
- Elena, tu veux bien arrêter avec ça ? Je n'ai pas demandé à être fiancée à un gamin de 7 ans.
- On a quand même le droit de se moquer un peu de lui, Dru', rassure-moi ? fait Avery en lui caressant les cheveux.
- Non, fait-elle d'un ton cassant. Je préférerais qu'on n'en parle pas du tout. Je vais faire un bon mariage, avec un bon mari, mais dans un peu plus de dix ans. En attendant, je suis avec vous et Cygnus n'existe pas.
Druella a beau accepter ce mariage arrangé, parce que Cygnus est un excellent parti, je sais très bien que ce n'est pas l'histoire d'amour qu'elle aurait souhaité mener. Elle est très populaire auprès de la gent masculine, et elle en profite, tout comme de son amitié ambiguë avec Avery.
- En tout cas, pendant que vous étiez en cours, moi je réfléchissais à ce que je pouvais bien répondre à ce cher Slughorn par rapport à nos choix d'orientation, fait ce dernier. Je pense qu'un poste au sein du Ministère me plairait bien. Sans doute dans le Magenmagot.
Tandis que Druella soupire qu'il va bien falloir qu'elle trouve un emploi respectable avant que son fiancé n'ait atteint la majorité, je me plonge dans des réflexions intenses. J'hésite encore beaucoup sur ce que je pourrais faire. En ces temps de guerre, beaucoup d'emplois magiques ont été réaménagés, et le professeur Slughorn ne m'aide pas vraiment, à toujours vanter sans cesse mes qualités d'élève modèle. A croire que je suis destinée à être élève à vie ! Si, il m'a parlé d'un emploi qui pourrait être intéressant au Ministère : les Langues-de-Plomb. D'après le professeur, cela correspondrait bien à mon caractère discret et retenu.
Il faut avouer que je laisse rarement transparaître mes émotions, en plus d'être calme donc discrète par la force des choses. Il n'y a qu'une personne devant qui fait trembler cette image de moi : un jeune homme, plus âgé de quelques mois, au teint plus pâle que le mien, et au regard sombre mais pénétrant. Chaque fois que je croise son regard, je me sens chavirer, plonger dans un sentiment indescriptible, et mon cœur bat plus vite comme s'il essayait de remonter à la surface.
- Eh, Elena, tu nous écoutes ? fait Druella en agitant sa main devant mon visage. On prévoit d'aller au Club de Slug ensemble ce soir, tu as un cavalier ?
- Hein ? Euh, non… non, je n'ai pas de cavalier mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas comme si j'y allais pour autre chose que le buffet.
- Et l'assurance de ne pas perdre de points, pouffe Avery. Mais c'est vrai que sans le buffet, je préférerais autant perdre des points.
- C'est vrai que les notes de Diggory en Potions ont baissé depuis qu'il a refusé de venir, lance Druella. C'est un peu du chantage, mais si ça me permet de me faire mousser… ça me va !
- Autant en profiter, c'est sûr, dis-je avec un sourire.
- On n'arrivera quand même jamais à la cheville de Jedusor, il ne tarit pas d'éloge à son sujet, dit Avery.
- Tu sais bien qu'il n'aime pas qu'on l'appelle par son nom de famille, je le corrige avec agacement. Toi qui détestes qu'on t'appelle par ton prénom, tu devrais le comprendre, non ?
Avery s'apprête à répliquer, mais il se tait soudain, le regard tourné vers l'entrée de la Salle Commune. Je suis son regard, et rougis sous celui de Tom, qui me regarde intensément depuis l'entrée de la salle. Mon rythme cardiaque augmente à toute allure, mais il poursuit sa route et j'ai à peine le temps de me demander s'il a vraiment souri ou pas. Depuis combien de temps nous écoutait-il ?
- Je devrais aller m'excuser, soupire Avery. Et me préparer pour la soirée.
- Je me demande s'il a une cavalière, demande Druella, songeuse. Il est quand même le roi de Serpentard, voire de Poudlard, si populaire et pourtant si mystérieux…
Elle me regarde un instant, comme si elle se concentrait beaucoup.
- Vous vous correspondriez bien, tous les deux, continue-t-elle alors que je sens mes joues se colorer.
- Ah bon ? dis-je en faisant mine d'être indifférente. Je ne suis pas sûre d'avoir la carrure d'une reine de Serpentard.
- Non mais vraiment, vous êtes à la fois discrets mais imposants par votre intelligence, je veux dire, quand vous parlez c'est pas pour dire n'importe quoi ! Vous êtes sans doute les élèves favoris de Slughorn et même de Dippet, et s'ils avaient pu nommer deux Préfets-en-Chef de Serpentard tu l'aurais été avec lui cette année ! Déjà, il y a deux ans, vous étiez genre, je sais pas, l'Archiduc et l'Archiduchesse de Serpentard !
Les souvenirs des tours de garde effectués ensemble me revienne, on ne parlait en effet pas beaucoup, mais quand on le faisait je me sentais extrêmement privilégiée et flattée. Même ces moments partagés en silence, c'étaient des moments qui nous rapprochaient. Ou qui me donnaient envie de me rapprocher de lui. Et cette fois-là… quand il m'avait soudainement prise dans ses bras pour m'attirer dans un couloir adjacent. Jamais je n'avais pu admirer ses joues délicatement creusées d'aussi près, ses boucles chatouillaient presque les miennes, et pour la première fois j'avais cru apercevoir quelque chose comme de la peur dans ses yeux noirs. Désolé, je… j'ai cru voir quelque chose bouger vers les toilettes, avait-il dit. Seule ma respiration rapide pouvait trahir mon effervescence intérieure, et nous étions restés à nous fixer intensément du regard pendant ce qui m'avait semblé une éternité. Jamais je ne m'étais sentie aussi proche de lui.
- Je vous verrais bien sur un trône, moi, renchérit Avery.
Je lance un petit rire totalement maîtrisé, même si à l'intérieur de moi les questions affluent et se bousculent au rythme de mon cœur.
- Si tu veux faire partie de sa Cour, en tout cas, tu as intérêt à aller présenter tes excuses plus vite que ça.
Avery pousse un grognement, mais s'empresse de se lever au grand dam de Druella qui aurait sans doute préféré continuer à discuter avec nous, confortablement installée sur ses genoux. Personne n'a envie de lui déplaire. Et moi j'oserais même dire que j'ai envie de lui plaire.
Je me dirige vers notre dortoir avec Dru', et nous commençons à nous mettre sur notre trente-et-un. Druella a toujours des robes de sorcière très classes, et pour ce soir elle a choisi une robe noire recouverte de dentelles de la même couleur. Elle enfile des perles qui contrastent avec la robe autant que son teint pâle. Elle est si belle qu'elle pourrait aussi bien avoir les cheveux tout ébouriffés, cela ne changerait rien. Une digne descendante des Rosier, future Black. Réfrénant un sourire, ou un soupir, je m'attelle aussi à la tâche.
Depuis que je suis invitée au Club de Slug, il a fallu que j'investisse dans les robes de soirées. La mode sorcière me plaît, assez simple mais noble et prestigieuse. Ce soir, c'est la première soirée du Club. Et bien que je n'aie pas de cavalier, il y a bien une personne que je voudrais impressionner. Le roi des Serpentard. J'enfile la robe que mes parents m'ont offerte pour mes dix-sept ans, et Druella lance un sifflement.
- Ouah, Elena ! Tu es sûre que tu n'as pas de cavalier ? C'est vraiment du gâchis ! Tu es superbe.
Je la remercie en souriant, avant de me contempler dans le miroir. Ma robe est moins sophistiquée que celle de mon amie, et pourtant je la trouve presque plus noble. L'encolure en cœur met mon cou en valeur, auquel j'ai accroché un ruban de velours noir avec un pendentif en malachite. La pierre et la robe sont de la même couleur vert sombre, intense. Avec l'effet corset et les manches qui s'élargissent à partir du coude, mes cheveux bouclés qui retombent sur mes épaules avec souplesse, je me comparerais presque à la Dame Grise.
- Avery doit m'attendre en bas, on part devant, ça ne t'ennuie pas ? me demande Druella d'un air un peu anxieux et désolé.
- Non, non, allez-y. On se rejoint là-bas, je vais réussir à trouver mon chemin toute seule, dis-je en lui offrant l'un de mes très rares clins d'œil.
- A tout à l'heure, Elena ! Et tâche de te trouver un cavalier digne de ce nom, si tu me dis que tu n'as pas fait chavirer les cœurs dans cette tenue je vais vraiment me dire que c'est parce que c'est toi qui n'en a pas et qui éconduit ceux des autres !
Alors qu'elle part rejoindre Avery, je me lance un sourire amer dans le miroir. Oh, certains ont essayé de me faire la cour. Mais je n'étais pas intéressée. Il n'y a que lui qui me fascine, que j'ai envie de découvrir et qui me rend… amoureuse, sans doute ? J'imagine que c'est bien ce sentiment qui fissure mon « masque de marbre », comme dirait Avery. Je crois qu'il le ressent aussi. C'est une force qui nous attire l'un vers l'autre, mais nous ne la laissons pas transparaître comme ces couples ridicules qui se galochent et se tripotent dans les recoins sombres du château. En tout cas c'est ce que je ressens.
Lorsque je sors dans la Salle Commune, puis dans le couloir, je sens plusieurs regards se tourner vers moi. Cela me flatte sans doute un peu, mais je préfère faire comme si je n'avais rien remarqué. Quelques mètres avant d'arriver à la fête, j'entends soudain quelqu'un m'apostropher. Harfang Londubat. Il est accompagné d'autres Gryffondors, je reconnais Charlus Potter dans le petit groupe.
- Alors, Miss Princesse, comme ça on se permet d'insulter les Gryffondors à tout va ? Tu te penses supérieure, toi qui vas jouer la putain dans le Club de Slug ?
- Si j'étais une princesse, je te punirais pour me manquer de respect, Potter. Tellement sévèrement que tu n'oserais même plus croiser mon regard. Et si j'étais une putain, je serai quand même plus respectable que toi et tous les Gryffondors réunis, je réplique d'un ton glacial sans me défaire de mon visage impassible.
Potter et Londubat dégainent en même temps leur baguette, piqués, ce qui m'arrache un petit rire méprisant.
- C'est toute la rhétorique dont vous êtes capables ? Peu étonnant que le professeur Dumbledore ait du mal à vous trouver une orientation professionnelle, il n'y a pas grand-chose à faire de gens sans répartie, susceptibles et impulsifs.
Potter rugit et me lance un maléfice de Chauve-Furie. Je serre ma baguette dans la poche de ma robe. Malheureusement pour lui, je maîtrise les sortilèges informulés, et mon Protego renvoie les Chauve-Furies agressives sur le groupe des rouge et or qui hurle de surprise. Je dois admettre que le maléfice était bien exécuté.
- Magie dans les couloirs du château, pour agresser une élève, cela vous fera vingt points de moins pour Gryffondor, fait une voix suave derrière eux.
- Jedusor, fait Harfang Londubat entre ses dents. Si tu voulais être un Préfet-en-chef un tant soit peu impartial, tu enlèverais des points à ta propre maison. Bolen a aussi utilisé la magie.
- Ah ? fait Tom dans les yeux duquel j'ai vu passer une ombre à la mention de son nom. Il ne me semble pas avoir vu Elena utiliser sa baguette. Je n'ai pas de preuve de ce qui me semble être une lâche accusation infondée.
Charlus Potter s'apprête à attaquer à nouveau, mais Londubat le tire par la manche. Des deux, il y en a au moins un qui est à peu près sensé. Ce serait stupide de provoquer le Préfet-en-chef, surtout quand il s'agit du meilleur élève de l'école et du préféré de tous les professeurs. Les Gryffondor s'éloignent en médisant, et nous restons tous les deux.
- Beau sortilège informulé, me félicite-t-il tandis que je sens mon cœur commencer à s'affoler.
- Merci, dis-je en souriant pour masquer ma gêne. J'aurais pu faire plus encore si le Préfet-en-chef ne m'avait pas interrompue.
- Je n'en doute pas, réplique celui-ci avec un petit rire.
Nous restons un court instant à nous fixer en silence. Je remarque qu'il est très bien habillé, dans une robe de sorcier noire cintrée avec quelques légères décorations argentées. Il est encore plus élégant qu'à l'ordinaire ! Une sorte de pulsion m'encourage à faire un pas vers lui, mais je me retiens de poser mes mains sur ses épaules ou sur son visage même si cela me démange.
- Miss Bolen, vous êtes magnifique ce soir, susurre Tom. J'ai cru comprendre que vous n'aviez pas de cavalier ?
Ce petit jeu du vouvoiement m'arrache un sourire, et je me sens vibrer tout entière. Même si je sais qu'il est très bon flatteur, je sens que son compliment est totalement honnête, et j'en suis plus que charmée. Ses yeux sombres ne quittent pas mes iris noires d'encre, jamais je n'ai échangé de regard plus intense, pas même ce soir-là en cinquième année.
- En effet, j'acquiesce en rentrant dans son jeu, je n'ai point encore trouvé de damoiseau digne d'être à mon bras.
- C'est que vous ne l'avez pas assez cherché, réplique-t-il d'une voix douce en esquissant un pas vers moi.
- Je n'estimais pas devoir le faire.
- Il se trouve que, par une coïncidence heureuse, je n'ai pas non plus de cavalière à mon bras. Vous voyant aussi ravissante et fascinante, j'oserais donc vous proposer de m'accompagner à cette fête afin que nous puissions tromper notre ennui ensemble.
J'étouffe un petit rire. Fascinante, vraiment ? Moi, l'élève sage et discrète, je suis fascinante à ses yeux. S'il savait combien il l'est encore plus aux miens… Il me prend doucement la main et effectue une courbette sobre et élégante. A son image.
- Veuillez accepter cette preuve de ma demande sincère, qui s'accordera parfaitement à votre regard de velours.
De son autre main, il me présente une bague argentée sertie d'une magnifique pierre noire frappée d'un étrange symbole, qui ressemble à un œil triangulaire. Mon cœur s'emballe comme un cheval au galop, et pour la première fois je n'arrive pas à camoufler mon émotion. Je n'arrive plus à respirer, j'ai l'impression de rêver, la sensation du trac d'un comédien quand il a oublié son texte sur scène. Il me dévisage, et mes joues brûlent. L'adrénaline qui parcourt mes veines me fait continuer à jouer ce jeu de séduction, et mon corps tout entier me brûle, pris entre retenue et désir.
- J'accepte, My Lord, dis-je d'une voix que je m'efforce de maîtriser en faisant à mon tour la révérence.
Son regard s'illumine et un sourire éclaircit son visage. Il aime ce titre, et je trouve qu'il lui sied parfaitement. Il me passe la bague au doigt, et prend ma main entre les siennes.
- Vous serez donc My Lady pour ce soir, Elena Bolen.
- Et pour tous les autres encore si vous me le permettez, je souffle dans un élan de courage.
Son sourire s'étire davantage, un sourire tendre que je ne lui avais jamais vu, et il réduit encore la distance entre nos corps, sa main gauche dans mon dos et sa main droite enlacée dans la mienne, comme si nous allions danser maintenant, avant d'arriver au Club de Slug. J'ai une pensée fugace pour Druella et Avery qui n'en reviendront pas de me voir au bras du roi de Serpentard, et pour tous les regards noirs que les autres filles me lanceront. Cela me remplit d'une fierté qui me donnerait envie de rire, et je frémis alors que sa main colle doucement mon corps contre le sien. Je pose ma main sur son épaule, tandis que sa voix caressante et son regard enjôleur manquent de faire exploser mon cœur.
- Non seulement je te le permets, Elena, mais je le veux. Je te veux.
Ses lèvres fines viennent cueillir délicatement un baiser que je lui tends, et tout mon corps est comme parcouru d'un sortilège. Le roi de Serpentard, le Lord des Serpentard m'a choisie comme reine, et la Lady que je suis devenue est la plus comblée des sorcières.
OS un peu plus court, mais j'espère qu'il aura plus quand même, surtout à Pauline/Elena ! Pas facile d'écrire une romance avec Tom je trouve, c'est un personnage fascinant mais difficile à cerner complètement ! J'espère que j'aurai réussi à rester assez fidèle au personnage. A bientôt pour Remus Lupin !
