Ho ho ho. Joyeux Noël à tous, voici le nouveau chapitre du guerrier dragon. Ça c'est du cadeau hein? Quoi, vous auriez préféré une Porsche? Ben moi aussi alors contentez-vous de la suite des aventures de nos héros favoris. Apparemment une certaine personne était en manque et l'attendait avec impatience, au poins de m'envoyer des coms de menace, lol. Je ne citerai pas de nom, elle se reconnaitra.

Pour ce qui est de la rubrique, et bien profitons de Noël et parlons un peu de tout ce qui est « produits dérivés » de One Piece en quelque sorte. Personnellement, j'avoue être fan de One Piece et de ne pas me contenter du manga. Vous devez vous en douter vu qu'on est tous dans ce cas, nous autres amateurs de fanfics.

C'est vrai que les fics sont ce que j'appelle des produits dérivés mais il n'y a pas que ça. Il y a également les fanarts, ces dessins faits par des fans et dont certains sont vraiment magnifiques. J'en ai pas mal, principalement des LuNa, et si ça vous intéresse, je vous conseille d'aller faire un tour sur deviantart, on y trouve de tout.

Après, je ne peux pas passer outre les doujins. Pas les pornos hein, les vrais doujins. Ceux qui sont faits par des fans sur des couples de One Piece et qui sont vraiment sublimes. J'en ai 17 sur le LuNa et 1 ZoTash et j'avoue qu'ils sont vraiment géniaux, même si je ne sais pas lire le japonais. D'ailleurs vous ne connaitriez pas quelqu'un qui pourrait les traduire? J'aimerai bien savoir ce qu'ils disent dedans même si je comprends le sens global. Ils sont plutôt chaud à trouver alors si vous ne voulez pas vous embêter à chercher, je vais les mettre sur megaupload et si ça vous intéresse, dites-le moi et je vous filerai les liens. En contrepartie, si vous en avez que je n'ai pas (ZoTash principalement, je pense avoir presque tous les LuNa) dites-le moi.

Ensuite, je voudrai porter plainte contre l'industrie du jeu vidéo européenne qui se refuse toujours à sortir les jeux One Piece. Ils ont sortis Naruto, Bleach, Détective Conan alors pourquoi pas One Piece?! J'ai joué à la version américaine d'Unlimited adventure sur Wii et j'aimerai bien qu'elle sorte en français parce que c'est franchement sympa.

Pour ce qui est des figurines, j'en ai 5 à présent (ma sœur vient de m'en offrir deux, merci Floflo) et elles sont trop belles. 2 Luffy, 2 Nami et Zoro, aaah, je les adore. Dommage qu'il faille aller dans des petits magasins d'import ou sur internet pour les trouver. Vous en avez vous? Lesquelles?

Et finalement, il y a les posters, les art-book, les nouveaux DVD (pas mal d'ailleurs la Vf, en plus il y a la Vo) enfin bref, tout ce qu'il faut à un fan de One Piece pour être comblé à Noël. Quoi? C'est déjà passé? Zut, il n'y a plus qu'à attendre l'année prochaine.


Chapitre 13: Okiku

Toujours assise sur les tatamis, Nami massait ses poignets endoloris tout en fixant avec méfiance la jeune femme qui continuait de la regarder.

- Tu n'as pas à avoir peur, dit celle qui s'était présentée sous le nom d'Okiku.

- Pas peur? Ben voyons. Et d'abord qui êtes vous? Qu'est-ce que vous me voulez? Comment ça je suis en enfer?

- Cela fait beaucoup de questions et j'ai peu de temps pour y répondre. Appelle-moi Okiku et sache que je ne te veux aucun mal.

Elle avait l'air sincère et malgré le symbole de Fuhen qui ornait ses vêtements, Nami voulut bien croire qu'elle disait la vérité. Mais elle resta sur ses gardes.

- Tu es en enfer parce que pour une femme, Nadir est un parfait exemple de ce que peut être la souffrance et le désespoir éternels.

- Vous m'avez pourtant l'air d'aller bien, rétorqua Nami, toujours méfiante.

Okiku baissa les yeux et sourit. Mais ce sourire était d'une infinie tristesse et Nami regretta d'avoir été si rude.

- En apparence peut-être mais la souffrance a différentes formes. De toute façon, je ne suis pas une femme ordinaire et toi non plus.

- Comment cela? demanda Nami, surprise.

- Tu es bien Dorobou Neko no Nami?

- Oui.

- Membre de l'équipage de Mugiwara no Luffy?

- Oui, répondit Nami sans trop savoir où elle voulait en venir.

- Et il vient ici?

- Je leur ai laissé un Eternal Pose donc je suis pratiquement sûre que oui.

- C'est la meilleure nouvelle que j'ai entendu depuis près de deux ans, dit Okiku en fermant les yeux.

- Quoi? demanda Nami, un peu perdue.

- Ils sont forts pas vrai? Tes nakamas? Ils le sont autant que ce qu'on raconte?

Nami eut un petit sourire.

- Oui... et même plus encore. Je pense que personne ne peut arrêter Luffy si un de ses nakamas est en danger.

- Alors l'espoir est revenu. S'ils arrivent ici, le cauchemar de Nadir ne sera peut-être bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

- Tu veux dire que...?

- Oui, grâce à eux nous allons enfin pouvoir rendre à Fuhen et à ses hommes la monnaie de leur pièce. Ils vont payer pour ce qu'ils nous ont fait endurer.

Nami sentit qu'elle ne plaisantait pas. Il se dégageait d'elle une sourde aura de colère et de puissance qui la firent frissonner.

- Elle a l'air forte. Alors pourquoi est-ce qu'elle... Laissons tomber, pensons plutôt à la situation. O...Okiku-san? Qui ça nous?

- Laisse tomber le san, je n'ai que 25 ans. Par nous, je veux dire moi et les autres femmes prisonnières.

- Ah oui! Il y a sept autres femmes qui sont arrivées avec moi, se souvint Nami.

- Si ce n'était que sept. Il faut que tu saches qu'il y a près d'une cinquantaine de femmes prisonnières ici et que la plupart sont dans un état misérable.

- Elles sont blessées?

- Pas vraiment. Ces pourritures savent qu'elles sont fragiles alors ils évitent de trop les frapper mais c'est leur esprit qui est brisé.

Okiku serra le poing et se mit à trembler légèrement.

- Avec tout ce qu'elles ont subi, elles n'ont plus aucune volonté. Ce ne sont plus que des poupées sans âmes. De simples objets dont ils abusent dès qu'ils en ont envie. Mais tout ça c'est fini. Plus jamais ils ne lèveront la main sur elles.

Nami remarqua avec surprise qu'elle ne disait jamais nous, comme si elle n'avait pas subit le même traitement que les autres femmes. D'ailleurs, ce n'était pas la seule chose frappante chez Okiku.

Elle portait une veste rouge sombre à manches longues, ouverte devant, ce qui laissait apparaître un haut noir qui se terminait juste au-dessus de son jean bleu, retenu par une ceinture rouge sombre elle aussi. Son jean rentrait dans des bottes de cuir au niveau de ses tibias et elle portait des gants noirs. Malgré ses 25 ans, elle avait de longs cheveux blancs qui lui tombaient dans le dos et des mèches éparses le long de son visage. Mais ses sourcils étaient blancs eux aussi et contrastaient agréablement avec sa peau mat. Ses yeux marrons étaient plus sombres que ceux de Nami et celle-ci du avouer qu'elle était vraiment très belle si on exceptait la tristesse qui se dégageait d'elle. Mais sur le coup, elle fut surtout saisie par la ressemblance avec... Ryuji. Ces cheveux blancs et cette peau mat lui rappelait l'aveugle.

Mais avant qu'elle n'ait pu lui poser la question, quelqu'un frappa à la porte.

- Réunion des quatre! annonça une voix à travers la porte.

- Et merde! jura Okiku. Qu'est-ce qui leur prend de faire une réunion maintenant? Maudit Kyouko, il n'a donc que ça à faire?

- Que se passe t-il? demanda Nami.

- Pas le temps de t'expliquer. Écoute, je ne peux pas te laisser seule ici alors tu vas venir avec moi. Je vais devoir te remettre tes liens je suis désolée.

- Quoi? Mais enfin pourquoi? C'est quoi cette réunion? demanda Nami en reculant.

- Je n'ai pas le choix, je ne peux pas foutre en l'air ma couverture maintenant, c'est trop tôt. Alors suis-moi et surtout, quoiqu'il se passe ne dit rien! Tu ne dois surtout pas parler et encore moins me considérer comme une alliée. Essaye de jouer la prisonnière modèle et tout ira bien.

Nami ne savait pas quoi faire, elle ne comprenait rien à ce qui se passait et déjà Okiku lui repassait les cordes aux poignets.

- Si tu veux revoir tes amis, il va falloir que tu me fasses confiance, dit celle-ci.

Son regard était déterminé et Nami sentit qu'elle pouvait la croire.

- De toute façon je n'ai pas vraiment le choix.

Elle acquiesça d'un hochement de tête et la laissa serrer les cordes autour de ses poignets. Puis elles se levèrent et se dirigèrent vers la porte, côte à côte, Okiku la tenant par le bras doit. Elle ouvrit la porte et fit passer Nami devant. Elles arrivèrent dans un couloir qui semblait taillé dans la roche. Nami comprit alors que le fameux bâtiment où elle pensait être entrée était en fait une gigantesque caverne aménagée.

Un pirate les attendait et apparemment il avait l'air nerveux.

- C'est un ordre du lieutenant Kyouko, il veut que je vous conduise à la salle de conférence, dit-il.

- Alors fais ton travail et arrête ton bla-bla, répondit Okiku d'une voix dure et métallique. Une voix que Nami connaissait.

- Euh... oui mais... vous l'emmenez avec vous? C'est une réunion...

- Tu pense pouvoir me dire ce que j'ai à faire? menaça-t-elle.

- Non! Je ne me permettrai pas!

- Alors passe devant, je n'ai pas que ça à foutre.

- Oui. À vos ordres lieutenant Kurohana.

Le pirate leur tourna le dos et se mit à marcher. Okiku lui emboita le pas et tira Nami avec elle mais celle-ci avait du mal à faire fonctionner ses jambes. Cette voix et ce nom. C'étaient ceux de cette femme perverse qui l'avait retirée des mains de Fuhen et qui faisait partie de son équipage.

- Et cette lieutenant Kurohana ce serait Okiku? C'est impossible, elles n'ont rien à voir ensemble. Comment pourrait-elle faire partie de l'équipage de Fuhen? Et être son lieutenant? Elle a pourtant l'air de le haïr.

Alors qu'elles marchaient, elle se tourna vers Okiku et ouvrit la bouche pour lui parler mais un regard glacial l'en empêcha.

- Souviens-toi... pas un mot, lui murmura-t-elle.

Ce regard glacial, Nami le connaissait. Ce regard qui contenait tant de souffrance et d'inquiétude cachés. C'était le sien. Celui qu'elle avait arboré pendant près de huit ans quand elle travaillait pour Arlong. Celui qu'elle avait réservé à Zoro, Ussop, Sanji et même Luffy quand ils étaient venus la sauver. Parce qu'elle voulait les sauver, les protéger d'Arlong, elle les avait rejeté avec ce même regard.

- Alors c'est que qu'elle voulait dire par couverture. Elle fait croire qu'elle travaille pour Fuhen alors qu'elle les hait. Elle est comme moi. Mais qu'est-ce qui la pousse à faire ça? Moi c'était pour Cocoyashi mais pourquoi est-ce qu'elle endure ça?

Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus, ils étaient arrivés à une large porte que le pirate ouvrit.

Elles entrèrent à l'intérieur et les portes se refermèrent. La pièce où elles se trouvaient ne contenait qu'une grande table de bois à laquelle étaient assises deux silhouettes tandis qu'une autre était appuyée contre le mur. Sur la table étaient étalés les avis de recherche de l'équipage de Mugiwara no Luffy.

- Te voilà enfin Kurohana, fit la première silhouette.

- Oh, je suis vraiment navrée de t'avoir fait attendre Akutsu, répondit ironiquement Okiku. Ton oreille va bien?

Nami put voir le visage d'Akutsu se renfrogner. Un bandage recouvrait la moitié de son visage et était taché de sang au niveau de son oreille gauche.

- Pas de bagarre tous les deux. On est pas là pour ça, dit la silhouette adossé au mur.

- Pff! Ne me fait pas la morale Siegfried. Tu détestes ces réunions encore plus que moi, répondit Okiku.

Nami jeta un œil au fameux Siegfried et fut très étonnée. Son visage était plutôt séduisant et ses longs cheveux blonds lui donnaient un côté angélique. Il n'avait vraiment pas l'air d'un pirate, surtout en prenant en compte le fait qu'il portait une armure et qu'une énorme épée était déposée à côté de lui.

- Il suffit. Kurohana, peut-on savoir pourquoi elle est là? demanda la troisième silhouette en désignant Nami.

- Tu pourrais peut-être d'abord me dire pourquoi tu m'as appelé Kyouko, répondit Okiku au tac-au tac.

Le dénommé Kyouko était un homme plutôt normal à première vue, brun, de taille moyenne, avec un uniforme sobre. Cependant une sensation de malaise s'empara Nami quand elle le regarda. Il y avait quelque chose de bizarre dans ses yeux, ses pupilles étaient fendues verticalement, lui donnant un regard... reptilien. Une sorte de malice se dégageait de lui, quelque chose qui donnait envie de s'en éloigner le plus possible.

- Ne joue pas avec moi Kurohana, dit Kyouko. Tu sais très bien pourquoi cette réunion a lieu. Parce que l'équipage de cette fille va débarquer et que nous devons les accueillir comme il se doit. Maintenant dis-moi ce qu'elle fout ici.

- Tu ne croyais pas que j'allais laisser mon nouveau jouet entre les mains d'un de nos hommes? Non... je vais m'occuper de cette petite chatte moi-même. Je pense que lui faire entendre la façon dont nous allons tuer ses amis sera très amusante, déclara Okiku en caressant le visage de Nami.

Nami frissonna. Soit Okiku jouait très bien la comédie, soit elle était vraiment malade. Si elle ne savait pas qui elle était vraiment, elle aurait peur... très peur.

- Ta perversité me surprendra toujours, répondit Siegfried. Comment peux-tu penser à ça dans un moment pareil?

- Là n'est pas le but de cette réunion, déclara Kyouko. Nous devons mettre en place un plan pour contrer Mugiwara no Luffy.

- Laissez-les-moi, dit Akutsu. J'ai un compte à régler avec ce petit morveux.

- Vu ton échec pitoyable la dernière fois, je pense que tu devrais plutôt aller te cacher dans ton labo au lieu de faire ton malin, lança Okiku.

- La ferme! cria Akutsu en tapant sur la table. Cette fois je serai prêt, ils ne comprendront pas ce qui va leur arriver. Je vais les faire souffrir.

- D'accord Akutsu, tu t'occuperas de la première ligne, dit Kyouko. Mais évite de t'emporter, l'important c'est de débarrasser d'eux, pas d'accomplir une quelconque vengeance.

- Oui, répondit Akutsu.

- Bien, Siegfried... commença Kyouko.

- Je préfère travailler en solo. Je n'aime pas suivre des plans.

- Je m'en moque de ça, répondit Kyouko. Tu suivras les ordres un point c'est tout.

- Ooh, regardez nous avons un nouveau chef, lança narquoisement Okiku. Je ne savais pas que le capitaine t'avait nommé à sa place, ça doit être le plus beau jour de ta misérable vie, pas vrai?

Une veine apparue sur le front de Kyouko et Nami crut qu'il allait se jeter sur Okiku pour la tuer. Ses poings étaient serrés si forts que ses phalanges en étaient blanches. Mais il se calma et la tension retomba.

- Ces ordres... sont du capitaine Fuhen en personne, dit-il entre ses dents. Il veut que nous les arrêtions par tous les moyens.

- Ça veut dire que tant qu'on les arrête, il se moque de la méthode employée, déclara Siegfried. Je ferai mon boulot mais à ma manière. Il y en a un qui m'intéresse particulièrement.

Ce faisant, il s'empara d'une affiche et la fixa.

- Roronoa Zoro, hein? murmura-t-il pour lui-même.

- Pff, fais comme tu veux du moment qu'ils n'atteignent pas le cœur de la base, pesta Kyouko. Le capitaine sera furieux s'ils causent trop de grabuge. Kurohana tu...

Mais Okiku faisait déjà demi-tour en emmenant Nami avec elle. Kyouko se releva brusquement.

- Où tu crois aller comme ça?! cria-t-il. La réunion n'est pas finie!

- Pour moi si. Si ces deux là s'occupent de la défense, je n'ai pas à m'inquiéter, personne ne passera.

Je préfère continuer à dresser mon nouveau petit animal de compagnie.

- Tu refuses d'obéir aux ordres du capitaine?! hurla Kyouko.

- Il va vraiment falloir que tu arrêtes de t'énerver Kyouko, le stress c'est mauvais pour ta tension, dit Okiku d'un air faussement inquiet.

- Je vais te...

- Si tu la fermais et que tu réfléchissais un peu au lieu de vouloir faire le beau devant le capitaine, lança sèchement Okiku. Pourquoi est-ce qu'ils sont venus à ton avis? Pour récupérer leur nakama. Donc quoiqu'il se passe, ils finiront forcément par venir à moi. Et alors je suivrai les ordres du capitaine, je les tuerai et tu pourras dormir sur tes deux oreilles avec la satisfaction du travail bien fait. Sur ce...

Elle ouvrit la porte et quitta la pièce avec Nami en claquant la porte derrière elle. Kyouko fulminait et le petit rire de Siegfried n'arrangea rien.

- Il faut avouer qu'elle n'a pas tort.

- Quand je voudrai ton avis je te le demanderai Siegfried, répondit sèchement Kyouko. Elle m'énerve, pourquoi le capitaine laisse cette pétasse faire ce qu'elle veut?

- Parce qu'elle lui plait, répondit Akutsu. Il aime sa façon de faire.

- Moi je ne peux pas la supporter, dit Kyouko. Je ne comprends pas ce qui se passe dans la tête de cette femme, on dirait que tout ça l'amuse.

- Hum, ce n'est pas faux, conclut Siegfried avant de sortir de la pièce lui aussi.

Akutsu sortit également, laissant Kyouko ruminait seul.

- Un de ces jours je te ferai payer tout ça Okiku.

Dans le couloir, Nami et Okiku marchaient d'un pas rapide vers les quartiers de celle-ci. Nami avait une multitude de questions à lui poser mais elle se retint, sachant que des pirates auraient très bien pu entendre leur conversation dans le couloir. Une fois arrivées, Okiku ouvrit la porte, poussa Nami à l'intérieur et, vérifiant que personne ne trainait dans les parages, elle referma la porte.

Une fois ses liens enlevés, Nami poussa un soupir de contentement.

- C'est bon, nous pouvons parler maintenant, dit Okiku.

Nami ne savait pas par où commencer alors elle posa la première question qui lui venait à l'esprit.

- Pou... pourquoi?

- Je sais. J'imagine que ça a dû te choquer, répondit doucement Okiku, reprenant sa véritable voix. Je pense que tu mérites quelques explications alors je vais te dire comment j'en suis arrivée là.

Okiku soupira et tenta d'éclaircir ses souvenirs.

- Tout a commencé il y a près de deux ans. Je naviguais sur un bateau pirate quand les hommes de Fuhen nous ont attaqués. Ça a été un massacre. Pratiquement tous mes nakamas ont été tués et mon capitaine a été vaincu par Fuhen avant de tomber à la mer. En voyant ça… j'ai voulu le secourir mais, ce faisant, j'ai baissé ma garde et j'ai été assommée. En me réveillant j'étais ici avec quelques unes de mes nakamas. On a très vite compris ce qui allait nous arriver... alors... hésita-t-elle.

- Oui ? demanda Nami, un peu inquiète.

- J'ai... j'ai passé un marché avec Fuhen. Je lui ai proposé de rejoindre son équipage. Ça l'intéressait car à part ses trois lieutenants, personne ne m'arrivait à la cheville au combat. J'aurai fait une très mauvaise prisonnière et une bien meilleure alliée. Cependant... tu as vu son équipage... le plus beau ramassis de pervers, de brutes et de psychopathes qui soit. Pour m'y intégrer, j'ai dû... jouer la comédie.

- Oui... j'avais remarqué, répondit Nami.

- Ça a beaucoup plu à Fuhen et il a accepté de me prendre dans son équipage. Enfin... après avoir prouvé... mon allégeance, dit Okiku, la voix brisée.

- Votre allégeance? Comment? demanda prudemment Nami.

- Je... je préfère ne pas en parler, répondit Okiku en baissant les yeux.

Nami comprit qu'elle n'en dirait pas plus. Pour traumatiser une femme aussi forte à ce point, ça avait dû être horrible. Elle changea donc de sujet pour essayer de lui changer les idées.

- Pourquoi vous appellent t-ils Kurohana?

- Ils connaissent tous mon vrai nom. J'avais une jolie prime à l'époque et il n'a pas été difficile pour eux de le découvrir. Cependant... j'ai tué de mes propres mains quiconque osait le prononcer, dit-elle d'une voix sombre.

- Quoi?

- Ces types n'avaient aucun droit de prononcer mon nom, comme s'ils étaient mes nakamas. Je ne leur en ai pas donné ce plaisir. Par contre, pour leur faire accepter mes actes, j'ai dû dire qu'il me rappelait mon ancien équipage et que je préférais en avoir un nouveau. Fuhen a apprécié l'idée et m'a donné ce nom, Kurohana.

- Je vois. Qu'est-ce qui est arrivé à vos nakamas?

- Elles sont mortes, répondit tristement Okiku. Dans cet équipage, plus on est important, plus on a le droit de s'arroger des femmes. J'ai donc pris mes nakamas sous mon aile, espérant les protéger des horreurs que subissaient les autres. En jouant la comédie, on pouvait aisément leur faire croire que je les faisais souffrir. Mais ça n'a pas suffit. Elles ont craquées les une après les autres. Certaines sont devenues folles, d'autres se sont rebellées. Au final, elles n'ont pas survécus. La dernière est morte il y a plusieurs mois.

- Je suis désolée, toutes mes condoléances, dit Nami tristement.

Elle imaginait très bien à quel point cela avait dû être dur pour elle de supporter tout ça.

- Merci. Mais ce n'est pas ce qui va les faire revenir. Par contre, avec ton aide et celle de tes amis, je vais enfin pouvoir les venger.

- Oui, vous pouvez compter sur moi, répondit Nami. Mais si je dois me battre, il me faut mon arme.

- Qu'est-ce que c'est?

- Une sorte de bâton bleu en trois parties avec des boules. Avec je peux contrôler le climat, c'est mon Climat Tact.

- Ouah! Ça a l'air cool! s'exclama Okiku.

C'était la première fois que Nami la voyait avec une expression aussi, enfantine. Sur le coup, elle lui rappelait Luffy. C'était peut-être son vrai caractère avant qu'elle n'arrive à Nadir.

- Normalement, il devrait être avec le butin qu'Akutsu a ramené, continua Okiku. On ira le chercher tout à l'heure. D'abord il nous faut un plan.

- Vous connaissez leur plan et leur défense, on devrait pouvoir facilement trouver la faille.

- Exact, c'est l'avantage d'être infiltrée. Je pense que les hommes de Fuhen ne causeront aucun problème à tes amis. Le souci c'est les trois autres lieutenants et Fuhen.

- Ils sont forts?

- Autant que moi si ce n'est plus. Quand à Fuhen, c'est un vrai monstre.

Nami déglutit. Elle avait un mauvais pressentiment, cela allait encore tourner au combat à mort cette histoire.

- Akutsu sera en première ligne, continua Okiku. En temps normal il serait extrêmement dangereux de le laisser faire ce qu'il veut car c'est un maitre des pièges et embuscades. Mais dans l'état où il est...il est incapable de réfléchir convenablement.

- C'est pour cette raison que vous l'avez provoqué à la réunion?

- Oui... et aussi parce que ça fait du bien de les rabaisser un peu. Pouvoir semer le trouble est aussi un avantage des agents doubles.

- Il a quand même réussit à endormir Luffy avec son gaz, souligna Nami.

- Oui, c'est sa meilleure arme. Il ne faut surtout pas qu'il s'en serve alors que tes nakamas sont tous au même endroit.

- Il y a peu de chances que ça arrive, répondit Nami d'un air blasé. D'habitude ils foncent dans le tas sans aucune stratégie et se dispersent sans faire attention.

- Cette fois cela jouera en notre faveur. Siegfried me préoccupe par contre. Je suis incapable de prévoir ce qu'il va faire.

- Il est vraiment si dangereux? À première vue il n'a pas l'air si méchant.

- Ne te fie pas à son air sage. C'est un foutu psychopathe de première. Je l'ai vu combattre une fois et j'en fais encore des cauchemars la nuit. C'est un fou furieux, il tranche sans distinction ami et allié dans des gerbes de sang et en riant comme un dément. Je crois bien qu'il est schizophrène mais je n'en suis pas sûr. Tout le monde ici le surnomme Nightmare. Si ton ami Zoro l'intéresse, il y a des chances pour qu'il se concentre uniquement sur lui.

- Ça ira. Zoro est fort, il ne perdra pas contre lui, répondit Nami avec détermination.

- Je vois que tu as confiance en eux.

- Oui. Je sais que quoiqu'il advienne on s'en sortira tous. C'est ce que Luffy nous dit à chaque fois et je crois en lui.

- Tu m'as l'air de beaucoup apprécier ton capitaine, remarqua Okiku.

Nami ne répondit mais se sentit rougir. Devant son air gêné, Okiku écarquilla les yeux.

- Nooon. Tu l'aimes? demanda-t-elle.

Voyant que Nami ne répondait pas, elle se mit à rire. C'était la première fois que Nami la voyait rire et c'était agréable à voir même si c'était d'elle qu'elle se moquait. Le rire lui allait mieux que la tristesse.

- Mais c'est que c'est vrai en plus. Ma petite Nami-chan est amoureuse de son capitaine, la taquina Okiku comme une enfant de 10 ans.

- Oui, je l'aime, répondit Nami.

- Vu comment tu le dis, je pense qu'il n'y a pas que ça. Lui aussi? Vous êtes ensemble c'est ça?

- Huum, acquiesça Nami.

- Tu en as de la chance. Ça fait si longtemps que je ne sais plus ce que c'est que l'amour.

- C'est vrai qu'ici, elle n'a pas dû en avoir très souvent. Désolée.

- Ne le sois pas. Je suis contente de savoir qu'il y a encore des personnes qui croient en l'amour. Mais on s'égare. Il reste cet enfoiré de Kyouko, lui il est dangereux. Il est aussi intelligent qu'Akutsu et aussi fort que Siegfried. Il est totalement dévoué à Fuhen, ce qui fait qu'il assure toujours le rôle de dernier rempart. Il ne bougera pas tant qu'il n'y aura pas de danger imminent pour lui ou pour Fuhen. On devra empêcher toute communication entre lui et les gardes jusqu'à ce que tes amis nous aient rejoints. On verra alors à ce moment là.

- D'accord, ça me semble une bonne idée. Et Fuhen?

- Lui il se moque totalement de ce qui peut arriver à ses hommes, il ne bougera pas sa grande carcasse jusqu'à ce qu'il commence à s'ennuyer. Il vaudrait mieux qu'on ait finit à ce moment là.

- Il est si fort que ça?

- Oui, peut-être même plus. Je ne l'ai jamais vu se battre à fond et je ne sais même pas en quoi consiste son pouvoir.

- Il a mangé un fruit du démon? demanda Nami, anxieuse.

- Oui mais j'ignore lequel. Ça doit avoir un lien avec son surnom d'immortel. Ce n'est pas le plus important pour l'instant, on va aller chercher ton Climat Tact et ensuite on attendra l'arrivée de tes amis pour déclencher le plan.

- Oui, répondit Nami, confiante.

Alors qu'Okiku se dirigeait vers la porte, elle se décida à lui poser la question qui la mettait mal à l'aise depuis le début, sachant qu'elles n'auraient plus le temps par la suite.

- Okiku?

- Oui, répondit-elle en se retournant.

- Je sais que ça ne me concerne pas mais... pourquoi? Pourquoi vous avez enduré tout ça?

- Ça t'intéresse vraiment?

- Oui. J'étais comme vous avant. J'ai passé huit ans à travailler pour l'homme qui avait tué ma mère malgré le fait que je le haïssais, lui et ses hommes.

- Vraiment? demanda Okiku, surprise.

- Jusqu'à ce que Luffy me libère oui. J'avais passé un accord avec lui, je devais trouver 100 000 000 de berry pour pouvoir libérer mon village de son joug. Toutes ces années j'ai supporté la solitude et la tristesse dans ce but. C'est ce qui m'a permis de tenir le coup. Alors je me demandais... qu'est-ce qui vous pousse à faire ça?

Okiku regarda Nami et baissa les yeux. Elle avait vécu la même chose qu'elle, elle avait honnête avec elle et elle se devait maintenant de l'être elle aussi.

- Au début, je n'ai pas réfléchit, commença-t-elle. Je voulais juste protéger mes nakamas. Au fur et à mesure qu'elles sont mortes, j'ai pensé à m'échapper. Mais c'est impossible, je ne peux pas quitter cette île toute seule.

- Pourquoi cela? demanda Nami.

- Je ne sais absolument pas naviguer. Si j'avais pris un bateau, j'aurai rapidement sombré. J'ai participé à quelques raids où j'ai eu des occasions mais Fuhen était là à chaque fois. Il n'est pas totalement dupe, il sait que je le hais et que je préfèrerais partir. Il me surveillait donc pendant ces raids. Si j'avais tenté quoique ce soit, il m'aurait tué. Au final ça aurait peut-être mieux valut.

- Pourquoi?

- Il n'y a plus rien qui me retient ici. Si j'étais morte, j'aurai pu dire adieu à toute cette souffrance. Je n'aurai plus eu à supporter tout ça. Mais... je ne pouvais pas mourir. Je ne voulais pas mourir. Je ne pouvais pas accepter l'idée qu'il soit mort. Je voulais le revoir. Je ne pouvais mourir alors qu'il est peut-être vivant, quelque part.

- Qui ça? demanda Nami, intriguée.

- Je t'ai dit que j'étais pirate avant. Et bien comme pour toi et Mugiwara, moi et mon capitaine nous nous aimions. On se connaissait depuis tout petit et on s'était fiancés. Il a été vaincu par Fuhen et il est tombé à l'eau. Mais je suis sûr qu'il n'est pas mort. Je le connais, je suis sûre qu'il s'en est sortit et qu'il me cherche.

Okiku sentit des larmes monter alors qu'elle repensait à l'homme qu'elle aimait. Elle tourna la tête et s'essuya les yeux. Ce n'était pas le moment de pleurer, il fallait qu'elle soit forte pour affronter les démons de Nadir.

- Mais c'est mon problème tout ça, dit-elle vigoureusement pour changer de sujet. Occupons nous du tien maintenant. On va te faire sortir d'ici et mettre un terme aux agissements de Fuhen.

Pour Nami, le récit d'Okiku lui rappelait beaucoup trop un autre pour que ce soit une simple coïncidence. Il fallait en être sûre.

- Dites-moi Okiku.

- Oui?

- Tu ne viendrais pas de Ryugu-jo par hasard? demanda Nami.

- Oui, répondit Okiku, stupéfaite. Tu connais l'île d'où je viens?

- Pas vraiment. J'ai juste rencontré un homme qui venait de cette île récemment. Il avait la peau mat et les cheveux blancs comme vous.

- Oui... c'est une caractéristique des habitants de Ryugu-jo, dit Okiku, abasourdie.

- Il était sur l'île où j'ai été enlevée et il nous a raconté une histoire qui ressemblait beaucoup à la votre. C'est un ancien capitaine pirate et...

- Comment s'appelle t-il?! l'interrompit Okiku.

- Quoi? Répondit Nami surprise de sa vive réaction.

- Son nom! Quel est son nom?!

- Il s'appelle Ryuji, répondit Nami, se préparant à une autre réaction.

Mais Okiku s'était figée, ses yeux s'humidifièrent et bientôt des larmes coulèrent le long de son visage. Elle ferma les yeux et se mit à trembler.

- Okiku? Ça va?

Okiku ne répondit pas mais releva la tête et ouvrit ses yeux toujours embués de larmes.

- Il est vivant... il est vivant. Ryuji...tu es toujours en vie.


Vous allez me dire, on s'en doutait mais bon... Franchement sans la bande-annonce, est-ce que vous auriez deviné? Et oui, Okiku est la fiancée de Ryuji.

Sinon, vous avez aussi découvert les deux autres lieutenants de Fuhen, Kyouko et Siegfried. Ce dernier est bien évidemment inspiré du personnage de Soul Edge qui devient Nightmare dans Soul Calibur. Quand à Kyouko, son nom veut dire violence ou meurtre en japonais, je n'ai pas cherché bien loin.

N'hésitez pas à lâcher des commentaires, que ce soit pour la rubrique, l'histoire ou quoique ce soit d'autre.

Ussop: T'es vraiment un fan de One Piece hein?

Moi: Ouais. Et j'en suis fier.

Chopper: Eh! C'est quoi ce fond d'écran sur ton ordi?

Moi: Ah, c'est un fan-art de Luffy et Nami en train de dormir l'un contre l'autre. Ils sont mignons hein?

Franky: Ils sont super!

Robin: Ils ont l'air si paisibles.

Nami (entre dans la pièce): Qu'est-ce que vous regardez?

Zoro: Un fond d'écran de toi et Luffy en train de dormir ensemble.

Nami: Quoi?! Comment t'as récupéré ça?! Tu nous as pris en photo?! Tu vas banquer un paquet... pour ça...

Tous (regardent Nami): ...

Nami: Quoi?

Moi: C'est juste un fan-art, pas une photo.

Nami (super gênée): Oui, oui, bien sûr que c'est un fan-art, je le savais. C'est impossible que tu puisses avoir une photo vu qu'on n'a jamais...

Zoro: Oh my god!

Ussop: Vous avez dormis ensemble?!

Nami (toute rouge): Mais non! C'est pas du tout ce que vous croyez! Il s'est endormi sur moi et... je voulais pas le réveiller! De toute façon j'étais trop fatiguée pour le déplacer!

Zoro, Franky et Ussop: Ha ha ha ha!!!

Nami (tremble et serre les poings): ...

Moi (flippe): Oh oh, ça va exploser.