Voilà enfin ce fameux chapitre 14, arrivé plus vite que prévu !

Je n'aime pas le chiffre 13 :'D - oui, oui, je suis une grosse superstitieuse...

Bref, je finis actuellement ce chapitre juste avant d'aller en cours.

Enfin bon, ces temps-ci j'ai VRAIMENT envie de commencer une nouvelle fiction sur le thème d'Haikyuu ou de BHA… Seulement je souhaite aussi conclure celle-ci. J'avais envisagé de la réécrire tellement je retrouve d'erreurs de mes anciens écrits. Au final j'ai eu un peu la flemme alors j'ai préféré poursuivre. Désolée à tous ceux qui débutent cette fiction ! Je vous promets de m'améliorer dans les prochaines ! (en vérité j'ai déjà commencé à les écrire, mais je préfère arriver à un certain avancement avant de les publier...)

Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente lecture !


Chapitre 14

La nouvelle commençait à se répandre.
Haizaki, l'ancien joueur et capitaine du club de basket pourrait avoir été renvoyé pour une autre raison que celle expliquée dernièrement.
Il n'aurait non pas, insulté violemment d'autres membres du club mais agressé la manageuse du groupe, Mizuki Kuroko. Les fans de celle-ci commencèrent à chuchoter : des voix, comme quoi le jeune homme serait devenu violent avec ses camarades, et en particulier avec la troisième équipe du club, qu'il considérait comme bonne à rien.

« Haizaki chéri » fit une fille.

Celle-ci était au milieu d'un groupe de fans, qui l'avait entouré. Ne voulant pas perdre la face, le jeune homme contenta de rester stoïque, avant de sourire, tout continuant à dire que cela n'était qu'une rumeur. Il vit Kuroko et plusieurs membres de la Génération des Miracles rassemblés plus loin dans le couloir.

« Les filles, ce n'est pas ma faute si Kuroko est sortie avec moi alors qu'elle aimait Kise. »

Il souligna bien la dernière phrase afin qu'elle soit entendue de tous. Le couloir bruyant devint soudainement plus calme, ou s'installa même un silence pesant.

« Quoi, elle aime Kise.. ? » chuchota une voix.

Kuroko leva un regard anxieux vers son « ex petit-ami ». Evidemment qu'il avait un plan. Maintenant qu'il sortait plus ou moins avec Kise, il allait s'attirer de nouvelles foudres. D'autant que les fans de celui-ci se comptaient par millier.

« Celui-là alors… » Maugréa Aomine.

Haizaki esquissa de nouveau un sourire.

Ce petit sourire bien énervant qui faisait enrager 99.9% de ses camarades masculins. Ce petit sourire provocateur dont il avait le secret. Kuroko serra les dents, détournant vivement la tête. Il ne perdait rien pour attendre. Il garda cependant son sang-froid. Son cœur battait quasiment à la chamade mais il continua de rester d'un calme olympien. Il savait pertinemment que c'était de la provocation.

Pas question de tomber une nouvelle fois dans le piège. Il avait suffisamment souffert comme ça. Puis il eut une idée. Un peu dangereuse certes, mais qui pouvait marcher contre Haizaki. Il suffisait juste de rester calme. L'idée était cependant le contraire de ses habitudes, mais tant pis. Il ne pouvait pas laisser les choses ainsi. De toute façon, c'est qu'aurait prononcé sûrement l'un des membres de la Génération des Miracles. Quoiqu'ils étaient particulièrement dociles depuis tous ces évènements.

« Ce n'est pas moi, qui ait fait du chantage à quelqu'un afin de devenir capitaine alors que je n'en ai pas les capacités » fit-il d'un ton monocorde tout en accentuant chaque mot d'un ton agacé.
« Quoi ? Répètes un peu pour voir ? »

Un demi-sourire intérieur se dessina dans l'esprit de Kuroko. Celui-ci continua de rester calme.

« Oï Kuroko, laisses le, allons en cours » s'inquiéta Aomine.

La colère d'Haizaki monta d'un cran. Lui ? Se faire rabaisser par ce sixième joueur fantôme ? Ce gars carrément discret qui sert d'électron libre à l'équipe ? Qui est en plus devenue une femme ? Un sourire sarcastique se dessina sur ses lèvres.

« Hé, le sixième joueur fantôme ! »

Le cœur de la jeune fille s'arrêta un instant.

« Tu ne la confonds pas avec quelqu'un d'autre ? » fit une voix.

C'était celle de Midorima. Le jeune homme était comme les autres, agacé par la situation. Mais dans tous les cas, il savait que Kuroko n'allait pas se faire prendre. Néanmoins, Haizaki avait déjà réussi à attirer l'attention. Kuroko fut mine de ne pas l'entendre, poursuivant sa route sans se retourner. Ses amis l'imitèrent. Haizaki pouffa, puis continua de sourire et de parler aux filles qui l'entouraient.

« Désolé les filles, pour une ex, elle m'a donné du fil à retordre. En plus vous voyez, elle me laisse genre seul pour aller avec un autre mec. »

« Tu as raison » fit l'une d'entre elles « Si elle ne voulait pas sortir avec toi, elle n'aurait jamais dû le faire »

« Cette fille est complètement ingrate. »

Bien que le petit groupe se soit éloigné d'Haizaki, ils avaient tous entendu. Aomine se retenait à contrecœur de le frapper. « Ce type mérite plus que des baffes » jurait-il intérieurement. Mais comme lui avait dit son capitaine, tout cela n'était qu'une stratégie – Haizaki n'était pas bête, il faisait constamment exprès de les provoquer. Akashi demeurait silencieux – d'un côté, le jeune homme était plutôt content de la situation, si Kise « sortait » avec Kuroko –celui-ci avait moins de risques de se faire agresser. De l'autre il était un peu triste le jeune homme aurait sincèrement voulu être à sa place – mais il était intérieurement soulagé de ne pas l'être si le collège apprenait qu'Haizaki avait quitté son poste de capitaine tout en étant largué par sa copine pour que celle-ci aille avec lui, qu'aurait-on pensé de Kuroko ?

On se serait dit qu'elle était sûrement l'une de ces filles, aguicheuses, qui passaient leur temps à « séduire » les hommes de « pouvoir » alors que ce n'était pas le cas.

Quelques jours s'écoulèrent après cet évènement. Le jeune roux commença à éviter la jeune fille passant son temps à dire qu'il était occupé, permettant ainsi à celle-ci de se retrouver seul avec Kise – mais aussi pour qu'on ne puisse pas avoir le moindre soupçon de ses sentiments. Ceux-ci, par ailleurs, grandissaient au fil des semaines. Le capitaine commençait à jalouser le couple en question, comme pas mal de ses camarades.

A l'issu d'un habituel entrainement de fin d'après-midi, Kise se doucha et quitta plus tôt les vestiaires, s'excusant au passage à ses coéquipiers, tout en leur souhaitant une bonne soirée.

« Ils ont l'air de bien s'amuser » commença Aomine en passant une serviette autour du cou.

« Oui – leur couple est connu dans toute l'école maintenant » fit Suzuki, un des membres de la seconde équipe.

« Dites, vous croyez qu'ils l'ont déjà fait ? »

Les membres de la Génération des Miracles, qui étaient tous occupés à se changer, eurent une réaction de surprise pour le moins synchronisée. Aomine manqua de s'étouffer avec sa bouteille d'eau, Midorima fit tomber quelques cours de ses mains, Akashi se figea un instant avant de continuer de boutonner sa chemise – seul Murazakibara continuait de s'empiffrer avec sa nonchalance naturelle.

« Fait quoi ? » répéta-t-il en continuant d'avaler quelques chips.

« Ça, pardi »

« Ça ? »

« Mais enfin Murazakibara-kun ! »

« Je pense qu'il ne vaut mieux pas lui expliquer » toussa nerveusement Midorima en remettant ses cahiers en place. « Sur ce, il faut que j'y aille »

« Et attends ! On t'accompagne ! »

Midorima ne s'arrêta pas – au contraire même, il pressa davantage le pas. Ce dernier ne voulait pas qu'on le rattrape et qu'on sache qu'il prenait des cours du soir (Bien que tout le monde soit au courant). Des cours, qui faisaient de lui un éternel second au classement général, juste derrière Akashi – une chose, qui l'agaçait.

« Non merci, ça ira » fit-il avant d'accélérer et claquer la porte.

Il retrouva furtivement les deux manageuses, rangeant les dernières affaires du gymnase avant de s'éclipser pour de bon. Il s'attarda vers la sortie de celui-ci mais au moment de pousser la porte, celle-ci s'ouvrit brutalement, propageant un peu de lumière extérieure. Un peu, car une silhouette se dessinait devant celle-ci, se mettant à travers de son chemin. Midorima écarquilla aussitôt les yeux, en même temps que les deux jeunes filles à ses arrières. Cette forme, ils prirent un temps pour la reconnaitre mais ils la reconnurent aussitôt. C'était Minami.

Comme à ses habitudes la jeune fille s'avança vers le coach de la classe. Le gymnase, qui s'était vidé depuis la fin de l'entrainement se remplit du peu d'élèves qui étaient resté au vestiaire. Beaucoup d'entre eux chuchotait son nom à mi-voix. Bien qu'éloignés, la jeune femme pouvait presque tout entendre. Elle demanda de voir en privé le coach afin de remettre quelques papiers à celui-ci. Elle discuta un moment avec lui, puis quitta aussitôt la pièce à la surprise des deux joueurs. Ils étaient pratiquement sûrs qu'elle jouait un rôle. Le jeune homme s'arrêta un instant. Depuis quand, Minami, était-elle si proche du coach. Cette femme, à l'allure forte, sui ne pense jamais aux autres, ni aux conséquences – qui sert de superviseuse? Beaucoup de questions se posaient dans son esprit. Par précaution, le jeune garçon décida de la suivre. Que manigançait-elle ?

« Midorimacchi ? » fit une voix.

Ce surnom, cette intonation, cette manière de parler et de donner ce suffixe à tout le monde, il savait pertinemment de qui il s'agissait sans même adresser un regard. Cela le fit d'ailleurs sursauter. Le jeune homme étouffa un cri, en demandant à Kise de baisser d'un ton, afin de ne pas se faire remarquer mais c'était trop tard… Minami avait déjà disparu.

« Kise ! Bravo, j'y étais presque ! Tu n'étais pas parti ? »

« J'avais oublié ma carte étudiante… je suis venu la récupérer… mais c'est plutôt à moi de poser une question-là, tu fais quoi exactement ? »

« A ton avis, imbécile, Minami pardi »

« Quoi, tu veux la suivre ? »

« Ouais. »

« Cette femme est dangereuse. Akashi nous a prévenu de ne pas trop nous approcher d'elle. »

« Tu dis ça parce que t'es satisfait que Kuroko soit une femme hein ? »

Le jeune blond déglutit. Au fond, Midorima avait bien raison. Au fond de lui, le jeune homme espérait que les choses se poursuivent ainsi. Bien que les sentiments du jeune homme ne soient pas réciproques, le jeune homme ressentait une certaine satisfaction. Il éprouvait le désir secret que les choses changent.

« Ouais » admit-il.

Le binoclard écarquilla les yeux. C'était bien la première fois, qu'il voyait Kise, un être aussi simplet, assumer les choses ainsi. D'habitude, l'ancien Kise aurait dit : « Bien sûr que non » ou autre chose.

« Bon, on la suit ? »

« Hein ? »

« La suivre. S-U-I-V… »

« Ça va, ça va, j'ai compris. »

« Vous aviez l'intention de faire quoi sans nous ? »

« Ah… »

Derrière eux, se dressait le reste de la Génération des Miracles. Seul, un certain capitaine faisait exception.

« Et Akashi ? »

« Pas vraiment » soupira Kuroko.

Kuroko se sentait relativement coupable. Le jeune homme se remémora des paroles de ce dernier. En effet, afin d'éviter les conflits actuels – et le temps que tout cela passe – Akashi avait pris ses distances. D'un côté, Kuroko savait que, comme Midorima, Akashi était constamment occupé entre ses activités scolaires, extra-scolaires et intellectuelles, le jeune homme avait décidé de s'y consacrer davantage. Ainsi, il avait plus ou moins une bonne raison de ne pas les voir.

Kuroko en profita pour informer rapidement de ses actes par sms. Ainsi leur « mission » se poursuivit. La Génération des Miracles, avait bien l'intention de suivre Minami. Kuroko se sentit un peu coupable. C'était quand même, l'une de ses amies d'enfance. Bien qu'il ne garde que quelques souvenirs, il savait qu'elle n'était pas une amie d'enfance ordinaire. Hormis ce qu'elle lui a fait, Minami était la fille d'une des amies de sa mère, mais également sa voisine. Cependant, suite à la mutation de son père, la jeune femme dut déménager et ils ne se sont plus revus après cela.

Ayant connu la jeune femme, il se dit, qu'elle avait sûrement une bonne raison. Des exclamations le firent revenir à lui, oubliant ses pensées.

« Tu as vu ? »

« Bah oui, on est pas aveugle » souffla Aomine.

Il ne l'exprimait pas, mais on pouvait sentir la colère de l'Ace. Kuroko écarquilla les yeux. Il peinait à y croire. La scène, qui se tenait devant lui, allait au-delà de son imagination.

« Pourquoi » poursuivit Aomine « Pourquoi, diable, discute-t-elle avec notre capitaine ? »

Kuroko sentit soudainement la poche de sa jupe vibrer. C'était un message d'Akashi.

« As-tu terminé de la suivre ? Si tu lis ce message, c'est parce que je discute actuellement avec elle. »

Kuroko se redressa, prenant au passage, Kise par le bras. Ce geste ne le rendit pas indifférent. Néanmoins, il n'était pas question de penser cela. Kise secoua la tête, afin d'éloigner ses arrières pensées. En groupe, ils s'approchèrent davantage, pour mieux entendre.

Devant eux, Minami et Akashi discutaient. Mais ils ne pouvaient guère écouter leurs paroles.

Ils s'approchèrent encore un peu.

Les paroles se distinguaient, doucement. Mais ce n'était pas assez. L'oreille tendue, ils s'approchèrent davantage, faisant bien attention à ne pas se faire remarquer.

La poche de Kuroko vibra de nouveau. Un nouveau message de leur capitaine

« Je suis sincèrement désolé »

« Akashi ? »

L'œil de Kuroko se détourna immédiatement vers lui. Son amie d'enfance, Minami, se jetait sur son capitaine. Le jeune roux prit un coup si violent que son corps flancha sur le sol. Immédiatement, les membres de son équipe sortirent de leur cachette – afin d'éviter un nouveau désastre.

« TU LES AS APPELE N'EST-CE PAS ? ESPÈCE D'ENFLURE »

« C'est eux qui ont décidé de te suivre »

« ON M'ACCUSE ENCORE N'EST-CE PAS ? »

« JE N'ÉTAIS PAS NON PLUS COURANT. JE N'ÉTAIS AU COURANT DE RIEN JUSQU'À CE QUE.. »

Akashi sentit les larmes monter. Il interrompit nette sa phase, hors d'haleine.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? » répéta Kise.

Le souffle court, Kise vit son capitaine reprendre sa respiration. Ce dernier paraissait nerveux. Il poussa ensuite un long soupir avant de poursuivre :

« Je suppose que cela ne sert à rien de le cacher…. C'est pourquoi je t'ai écrit ça Kuroko »

Kuroko déglutit. Il ne comprenait pas. Il sentit son corps battre fortement dans sa poitrine. Mais ce n'était pas un battement comme les autres. C'était un battement qui l'inquiétait – qui lui faisait éprouver une certaine tristesse. Akashi ouvrit la bouche – mais au moment de parler, Minami lui coupa la parole :

« Au gros, si Kuroko est désormais dans cet état, c'est à cause de cet imbécile »

« Quoi ? »

La respiration de l'ancien joueur fantôme s'arrêta une fraction de seconde. Avait-il bien entendu ?

« Minami et moi…. Faisons partis de la même famille ».

A suivre….


Voilà, voilà… je ne sais pas ce que vous pensez de ce chapitre… je dois avouer que vos avis m'intéressent ! En tout cas, toujours un grand merci à ceux qui me suivent !