Bonjour à tous! Je suis désolée pour ce retard de 2 mois (c'est énorme, je sais)! Je suis vraiment désolée et j'espère que vous m'excuserez!
Je suis d'autant plus désolée que je sais ce que c'est que d'attendre la publication d'une fic... et de ne jamais voir cette publication arriver...
Sincèrement, la prépa ne me donne aucune chance de publier pendant des périodes hors vacances, et comme je suis rentrée chez moi (loin de la France...) pour Noël, la fic n'a pas trop été ma priorité.
Pour m'excuser, je vous laisse un chapitre assez long (2000 mots). Par contre, aucune promesse de prochaine publication (la dernière a été vide et va finir dans le Styx...)
Comme toujours, merci à tous ceux qui ont laissé une petite review: armand, justeunefille, , Best34, diminoucrackers, Noumy25, P'tite Poulette, tiphaine et Rose-Eliade. Et un remerciment spécial pour Starky et ses belles paroles, sans qui ce chapitre ne serait pas là aujourd'hui.
Surtout je veux vous remercier vous, mes lecteurs, pour cette patience, et parce qu'aucun d'entre vous n'avez envoyé une review agressive du fait de la longue attente.
Assez de blabla, voila le chapitre 14 (précédé d'un morceau du chap 13 pour la mémoire!):
Oh non ! Il ne faisait pas mine de s'intéresser au tableau d'affichage ! Il le regardait vraiment : il y avait un prospectus des Studios d'enregistrement DOA, avec adresse et plan d'accès. Cervelle d'Algues avait découvert comment arriver aux Enfers avant moi ! Je me rattraperai, j'en fis la promesse. Oh oui, je sauverais cette quête de l'échec. Je sauverais le monde.
14. Un bon gros Toutou
Percy s'est précipité vers la porte, mais Grover l'a retenu.
- Percy ! Attend ! me suis-je écriée.
- Quoi ? Il faut y aller ! Je dois sauver ma... l'éclair !
Grover me dirigea un regard entendu : depuis le début, nous savions que Percy n'avait accepté cette quête que dans l'espoir de sauver sa mère. Au fond, il se fichait de l'éclair de Zeus, et donc du sort du monde.
- Et comment tu comptes t'y prendre ? On ne peut pas y aller comme ça ! lui fit remarquer Grover.
- Biquet a raison, Percy. Sans plan, nous sommes perdus. Sois raisonnable !
- Dix minutes, a-t-il capitulé.
Nous avons donc commencé à réfléchir à notre périple à venir. Nous avons décidé que descendre aux Enfers ne serait pas trop compliqué. La difficulté viendrait après, pour rentrer dans le royaume des morts. Car là seraient les défenses d'Hadès.
- Cerbère ! me suis-je soudainement rappelée. On va devoir passer en face de Cerbère !
Je me suis mise à fouiller dans mon sac, remplit d'objets Aqualand, cherchant quelque chose qui pourrait nous être utile. Rien. Nada.
- Cerbère est un chien, non ? a dit Percy.
- Si on oublie qu'il a trois têtes, oui, a répondu Grover. Un chien. Un méchant chien de garde géant.
Pour la première fois depuis qu'il était arrivé, pleurant, à la Colonie, je vis clairement les méninges de son cerveau tourner à plein régime. Bizarrement, un sourire est apparu sur le visage de Cervelle d'Algues. Et il nous expliqué son plan.
Selon lui, tous les chiens étaient joueurs. Il avait remarqué que tous jouaient avec des bouts de bois (pff, quel observateur...!) dans le parc. Donc Cerbère ne devait pas faire exception. C'est pour ça qu'il avait eu une idée : emmener un bâton au Chien des Enfers, qui avait sûrement besoin de s'amuser après des millénaires passés à surveiller des fantômes. Et cela ferait diversion pendant que nous pénètrerions dans le pays des morts.
Percy finit son explication en brandissant Turbulence et coupant une colonne d'un des lits de Crusty. Nous montrant le morceau de bois récupéré, il déclara :
- À chien géant, remède géant !
Le plan était foireux. Mais, quoique de mon sang Athénien se révolte à cette idée, c'était le seul que nous ayons trouvé.
Pire, me soufflait une petite voix, que Cervelle d'Algues a trouvé, pas toi. Il a été meilleur que toi. De nouveau.
Et c'est ainsi que nous nous retrouvâmes face aux studios d'enregistrement DOA, un bout de bois à la main, prêts à faire les morts pour quelques heures.
- Bon. Vous vous souvenez du plan, a dit Percy.
- Le plan, a hoqueté Grover. J'adore le plan.
Le plan. Celui qui consistait à jouer à « va chercher » avec un chien terrifiant... Il me fallait un plan B ! Moi, fille d'Athéna, ne pouvait me lancer dans une quête sans plan de secours !
- Et si le plan ne marche pas ? ai-je demandé.
- Ne sois pas négative, m'a dit Cervelle d'Algues.
Ce fut plus fort que moi :
- Nous pénétrons dans le Pays des Morts mais je ne dois pas être négative.
Et puis quoi encore ?!
Et là, je vis Percy baisser les yeux, et sortir les perles que lui avait offertes la néréide. Et je compris. Percy était aussi peu sûr de son plan que moi. Il savait qu'il y avait de fortes chances qu'il ne marche pas. Que nous restions morts, dans les Enfers, et qu'il ne puisse jamais retrouver sa mère. Ni sauver le monde d'une Troisième Guerre mondiale. Mais il résistait. Il faisait le fort, le fier, pour être un bon commandant de quête. Il avait l'espoir de réussir.
Nous nous devions de le soutenir. Nous devions mériter le commandant de quête qu'il était.
- Tu as raison, nous allons y arriver. Tout ira bien.
Comme Grover ne réagissait pas, je lui donnai un coup de coude, et lui aussi encouragea Percy.
Puis nous sommes entrés dans les locaux.
On se sentait comme dans une salle d'attente normale, mais sans sentiments. Je m'explique : les gens attendaient, assis ou debout, mais personne avait l'air d'éprouver quoi que ce soit. Ni la peur qu'on ressent avant le rendez-vous chez le dentiste, ni l'anxiété qui précède la rencontre du médecin, ni l'ennui qui accompagne l'attente à la Maire. Rien. Les personnes qui attendaient étaient vides.
Vides et translucides, réalisai-je d'un coup. Dans cette salle, tout était gris ou blanc, et les personnes étaient toutes transparentes. On était entouré d'esprits. Ça donnait la chair de poule.
Le vigile, Charon, commença par réprimander Percy qui avait écorché son nom. Puis il lui demanda ce que nous faisions là. Evidement, Cervelle d'Algues me chercha du regard.
- Nous voulons aller aux Enfers, ai-je dis clairement.
Et je n'ai pas dis un autre mot. Percy s'est mis à marchander avec Charon, qui a omis le fait que nous étions vivants en échange d'une pile de dachmes. Apparemment, les immortels étaient aussi corruptibles que les mortels. Pitoyable. Et c'est donc avec quelques pièces d'or - merci Arès - que nous sommes montés dans un ascenseur, en compagnie de personnes mortes et translucides.
- Qu'arrive-t-il aux esprits qui attendent dans le hall ? ai-je voulu savoir.
- Rien, a répondu notre guide.
- Pendant combien de temps ?
- Pour toujours, ou jusqu'à ce que je sois d'humeur généreuse.
Cela était tellement mal ! Un héro, un homme bien, pouvais rester ici, à attendre, pendant aussi longtemps qu'un meurtrier, un violeur ou un bandit. Les lois divines étaient incompréhensibles. Mais je ne voulais surtout pas fâcher mon interlocuteur.
- Oh, ai-je dit piteusement. C'est... juste.
Charon m'a regardé, l'air de savoir exactement quels avaient été mes pensées.
- Qui a dit que la mort était juste, jeune demoiselle ?
Bien vu. La mort n'était pas juste. Ni la mort, ni la vie.
- Nous en ressortirons vivants, a dit Percy.
Et je l'ai envié pour cet espoir qu'il réussissait à nous transmettre. Je devais l'avouer : Percy avait l'âme d'un meneur, d'un chef. Un jour, il dirigera une armée, et tous les soldats le suivront sans réfléchir. Même moi. Je pouvais le sentir.
Tout d'un coup, l'ascenseur où nous nous trouvions s'est convertit en barque, qui naviguait au lieu de descendre. Charon a troqué son costume italien par une longue cape noire et ses yeux étaient des orbites vides. Il avait pris l'apparence du Croque-Mort, ce qui n'était pas pour améliorer mon moral. Tous les esprits « s'habillèrent » pour leur jugement, avec de longues capes grises et tristes.
Notre barque naviguait péniblement dans des eaux polluées, pleines de déchets étranges, allant de diplômes aux poupées en passant par des trophées et des poissons morts.
- Le Styx, ai-je murmuré. Il est tellement...
Sale. Moche. Triste. Désolant. Horrible. Voila les mots qui me venaient à l'esprit.
- Pollué, a dit Charon. Ça fait des milliers d'années que vous autres humains y jetez tout ce que vous apportez avec vous : vos espoirs, vos rêves, vos souhaits jamais réalisés.
Après cette explication, je ne pus souhaiter qu'une seule chose : que la prochaine fois que je monterai sur cette barque, quand je mourrai réellement, je n'ait rien à jeter dans le Styx.
Mais je savais qu'étant fille d'Athéna, et donc dont le défaut fatal était l'orgueil, j'aurai toujours des rêves trop grands, trop beaux, trop parfaits pour un jour pouvoir tous les réaliser. Je savais qu'en mourant, je devrais jeter beaucoup trop de rêves brisés dans ce fleuve.
Cette pensée m'effraya. Car, à quoi bon continuer à vivre en sachant que j'allais échouer ? Il ne me suffisait que de suivre ces esprits, et je mourrai. J'irai aux Champs d'Asph... Annabeth ! Ressaisit-toi !
Sans y penser, j'ai attrapé la main de Percy. Je devais m'accrocher à lui, une personne vivante, pour ne pas oublier que, moi aussi, j'étais vivante. Que j'avais encore beaucoup à vivre.
Puis nous avons accosté. Les esprits ont débarqués, et nous les avons suivit. La barque est repartie.
Nous sommes arrivés face à deux portes : MORT DIRECTE et ENTRÉE SUR ENTRETIEN.
Grover et moi avons expliqué les rudiments du fonctionnement et de la « justice » des Enfers : le tribunal, dirigé par trois personnalités qui jugent la vie de chaque personne et décide si elle mérite une récompense (l'aller aux Champs-Élysées), une punition ou rien de spécial. Cette dernière option est la plus commune, car tristement, la majorité des personnes se contentent d'une vie simple et légèrement égoïste, qui ne donne aucun droit d'accès aux Champs-Elysées. Les morts vont dans ce cas aux Champs d'Asphodèle.
En continuant d'avancer, nous sommes arrivés au bout des files. Et là se dressait notre grand obstacle : un grand chien noir à trois tête, alias Cerbère.
Le chien a reniflé vers nous, et Percy dit ce que je pensais :
- Il sent l'odeur du vivant.
- Mais ce n'est pas grave, hésita Grover. Parce que nous avons un plan.
Le plan. Effectivement. Le plan.
Percy a alors sortit le bout de lit de son sac à dos et se mit a le remuer face au colosse :
- Hé, mon grand ! Je parie qu'on ne joue pas souvent avec toi.
D'après la grimace que fit Grover, Cerbère devait connaître beaucoup de jurons pour décrire Percy.
Le chien se concentra sur Percy. Sur Percy, pas sur le bout de bois qu'il avait dans sa main. Et quand Percy envoya le bâton au loin, Cerbère ne daigna même pas de regarder l'objet voler.
Alors que Cerbère nous annonçait, par l'intermédiaire de Grover, notre mort prochaine, ma tête se mit à réfléchir à toute vitesse. Dans mon sac... Il n'y avait rien ! Que des objets Aqualand. Une serviette de bain, une brosse à dents, un pull, des lunettes, une balle en caoutchouc... Bingo ! Une balle !
- Attendez ! me suis-je écriée en fouillant mon sac.
J'ai sortit la balle et je l'ai montré au chien à trois têtes.
- Tu vois la balle ? Tu veux la balle, Cerbère ?
Je me revis, toute petite, avec Dobby, au le centre de dressage, écoutant attentivement : « Il est important, surtout pour des races comme le doberman ou le rottweiler, de mêler ordre et jeu. Prenez la balle, que le chien focalise son attention sur elle. Puis passez-la par dessus la tête du chien, en disant ''assis !'' Le chien doit assoir. »
De toutes évidence, je ne pouvais pas faire passer la balle par dessus la tête du chien (surtout qu'il en avait trois). Mais il devait être plus intelligeant que les autres chiens (rappelons qu'il avait trois têtes, donc trois cerveaux), donc je pouvais modifier un peu les règles, non ?
C'est ainsi qu'avec plus d'assurance que je n'en ressentait, j'ai ordonné : « Assis ! »
À mon plus grand étonnement – et soulagement – Cerbère a remué l'arrière train et, en asseyant, a écrasé une dizaine d'esprits.
Pour le récompenser (comme il était conseillé de faire dans notre cours de dressage), j'envoyai la balle à la gueule du milieu.
- Lâche ! ai-je ordonné.
Avec un gémissement, Cerbère m'a obéit. En ramassant la balle déchiquetée, j'ordonnai, avec la même voix autoritaire que j'avais utilisée sur Cerbère, à Percy et à Grover de partir entre les jambes de Cerbère. Le chien a gémit, mais n'a pas bronché. Il était vraiment intelligent ! J'étais sûre qu'avec un peu d'entrainement, ce chien pourrait être exceptionnel.
Quand mes compagnons sont arrivés de l'autre côté du chien, j'ai lancé la balle. Dès que les trois têtes commencèrent à se battre pour le morceau de caoutchouc rouge, je pris mes jambes à mon cou. Pauvre Cerbère ! Je pouvais l'entendre pleurer ! Le pauvre... Il n'aurait plus personne avec qui jouer !
- Comment t'as fait ? me demanda avec incrédulité Percy.
- L'école de dressage. Quand j'étais petite, chez mon père, nous avions un doberman...
Grover m'interrompit car nous devions nous échapper. Mais entendre les plaintes de Cerbère me brisait le cœur. Tout le monde – même aux Enfers – avait besoin et le droit d'un peu d'attention. Tout le monde sans exception.
Je reviendrai ! Je redescendrai aux Enfers pour jouer avec lui, avec une balle à la résistance infinie (que j'aurai préalablement inventée).
J'en fis la promesse.
Seulement, j'espérais que ma promesse ne finirait pas dans le Styx.
Telles étaient mes pensées quand les alarmes des détecteurs de métaux se déclenchèrent.
Ta-dah!
Je ne sais pas si ça se voit, mais ce chapitre a été très très dur à écrire. Je l'ai commencé pendant les vacances de la Toussaint, mais j'ai tout recommencé au début des vacances de Noël. Mon inspiration a déserter ma tête, au profit d'une tonne (littéralement) de connaissances en SVT, chimie, physique et maths...
Joyeux Noël et Bonne Année à tous!
Réponse aux anonymes:
tiphaine: Merci beaucoup. Je suis contente que cette fic te plaise toujours (et j'espère que c'est encore le cas). Bonnes vacances à toi aussi! (même si on en est à d'autres vacances depuis la dernière fois)
Noumy25: Merci beaucoup! Je suis vraiment contente que cette fic te plaise, et recevoir des reviews de temps en temps fait très très plaisir.
Best34: Contente que ça plaise. J'ai prévu de finir le premier tome, et si j'en ai le courage, je continuerai avec le 2eme.
armand: Comme toujours, merci. Te rappels m'obligent à me mettre au travail! À bientôt.
justeunefille: Merci! Savoir que mon interprétation du personnage d'Annabeth (qui est aussi mon perso préféré -avec Percy) te plait! Si tu as des suggestions, n'hésite pas!
