Je suis vraiment désolée pour ce retard -_- C'est juste que vendredi je n'ai pas pu le faire à cause d'une sortie avec ma classe et qu'hier j'ai complètement oublié que je devais poster ce chapitre (oui, je sais, honte à moi -_-). J'espère que vous me pardonnerez. Ce chapitre est le dernier de la fic. Nous remercions tous ceux et celles qui ont lu cette fic et surtout les personnes qui ont posté une review, cela nous a fait très plaisir. Merci à vous JSmelie, Fire666 et Jess62 pour vos encouragements ^^

Fire666 : C'est super le fait que tu t'es lancée dans l'écriture ^^ Je suis sûre que ton prologue n'est pas nul. Que peut-on te donner comme conseil ? Tout dépend sur quoi tu veux qu'on te conseille. Jubei et moi pensons que le mieux serait de lire ton prologue afin de pouvoir te donner des conseils par la suite. Cependant, pour cela, il faudrait qu'on ait ton adresse msn ou alors que tu ais un compte sur ce site pour qu'on puisse s'envoyer des mps.

Une dernière fois, bonne lecture ^^


Chapitre 14 :

Deux mois étaient passés depuis. Les côtes de Sam avaient été correctement soignées après avoir été obligé de rester au lit durant deux longs mois mais… le jeune homme se retrouvait toujours avec ses plâtres aux bras. Il se les était de nouveau cassés suite à une bourde. Alors qu'il était en train de regarder les livres de la bibliothèque de leur oncle, une étagère avait cédé sous le poids des nombreux ouvrages s'y trouvant dessus. Sam avait alors tenté de rattraper l'étagère pour la maintenir et éviter la catastrophe le temps que son frère et son oncle viennent l'aider. Seulement, ses bras n'avaient pas supporté le poids et s'étaient cassés. Bien entendu, il avait dû subir la colère de son aîné qui lui reprochait de ne pas l'avoir écouté comme quoi il devait rester allongé.

Mais, le cadet n'en pouvait plus de cette situation. Il ne pouvait absolument rien faire. Pas même toucher un livre ou son ordinateur. Il pouvait seulement manger, fort heureusement. Manquait plus que Dean lui donne la bectée. Et, si ce n'était que ça, ça irait encore. Cependant, la situation était plus compliquée. Son aîné avait repris la chasse sans lui. Il partait durant plusieurs jours sur une affaire, seul ou accompagné d'un autre chasseur, le laissant seul avec leur oncle. Sam ne supportait pas cela. Il avait peur qu'il arrive quelque chose à son grand-frère, qui n'était en passant qu'un crétin, et il en avait marre de tout.

En ce moment, il se trouvait dans la cuisine, en train de fixer intensément sa tasse de café comme pour y trouver le moyen qui lui permettrait de sortir de tout ça. Il ne savait pas où était parti son oncle, surement en ville pour quelques courses. Quant à son aîné, il était en chasse, et ce, depuis trois jours déjà. Il soupira fortement puis, se redressa tasse en main. Mais, ses doigts tremblèrent et il lâcha l'objet qui se fracassa sur le sol.

« Pourquoi ça n'arrive qu'à moi ? se découragea le jeune homme. »

Il s'abaissa et ramassa les morceaux. Au même moment, la porte d'entrée s'ouvrit et Bobby entra dans la cuisine.

« Mais, qu'est-ce que tu fais ?

-Je…Je suis désolé… J'ai cassé ta tasse et…

-On t'a interdit de toucher à ça. »

Son oncle passa devant lui et ramassa les débris. Sam sentait une colère naître en lui.

« Quand est-ce que tu vas nous écouter ? demanda Bobby.

-Peut-être lorsque vous arrêterez d'être derrière moi.

-On fait ça pour que tu puisses guérir plus vite.

-Je vois ça.

-Sam…

-Non. J'en ai marre de tout ça. Pourquoi est-ce que je dois rester là à ne rien faire ? Quand Dean s'est retrouvé à l'hôpital suite à une affaire qui avait mal tournée avant que je ne l'amène voir un prêtre guérisseur dans le Nebraska, jamais, il n'est resté dans son lit, lui. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé.

-Sam, contrairement à lui, tu as deux bras dans le plâtre. Tu ne peux rien faire.

-Et lui, il avait un problème de cœur.

-Sam…

-Je monte dans ma chambre et ne viens pas me chercher pour manger, j'ai pas faim.»

Le plus jeune sortit de la pièce et monta les escaliers pour rejoindre sa chambre. Bobby le regarda faire tristement. Puis, il termina sa tâche et rangea les courses.


Le soir arriva bien vite et Bobby n'avait pas vu Sam du reste de la journée, chose extrêmement rare mais, comme il l'avait prévenu, il n'était pas descendu. L'oncle se trouvait dans la cuisine à préparer le souper espérant que son presque-neveu descendrait pour manger, ayant raté le repas du midi.

Il était près de vingt heures quand un bruit reconnaissable entre mille retentit à l'extérieur. La porte d'entrée ne manqua pas de s'ouvrir quelques minutes après, laissant apparaitre le propriétaire du véhicule qu'il avait reconnu.

« Hey, Bobby.

-Dean. Ta chasse s'est bien déroulée ?

-Evidemment. Ah, c'est bien, tu prépares à manger. Tant mieux, j'ai faim.

-Ce n'était pas pour toi, au départ. »

L'aîné, qui jetait un œil dans la casserole, releva le regard vers lui.

« Comment ça ?

-Ton frère n'est pas descendu ce midi pour manger suite à un accident de ce matin.

-Aie.

-Comme tu dis. D'ailleurs, tu vas aller le voir et t'expliquer avec lui.

-Il est dans sa chambre ?

-Oui. »

Dean acquiesça et après s'être débarrassé de sa veste en cuir sur le canapé, il monta les escaliers. Une fois arrivé en haut, il frappa quelques coups sur la porte de la chambre de son frère avant de la pousser.

« Sammy ? »

Sauf que personne ne lui répondit. Quoi de plus normal lorsque la chambre est vide. Il fronça les sourcils et partit dans les autres pièces mais, aucune trace de son frère. Il redescendit au rez-de-chaussée et rentra dans la bibliothèque de leur oncle, pas là non plus.

« Bobby, tu es sûr que Sam est monté dans sa chambre ? »

Le concerné releva la tête et fronça les sourcils.

« Comment ça ?

-Il ne se trouve pas à l'étage ou plutôt, il n'est pas dans la maison. »

Le vieux chasseur se passa une main lasse sur le visage avant de se lever. Dean était déjà parti dehors. Ils se partagèrent le secteur de la casse. Le cadet n'était pas parti vu qu'aucun véhicule, dans la capacité de fonctionner, ne manquait à l'appel. Ce fut au bout d'une demi-heure que Dean trouva son frère, adossé à une voiture complètement amochée. Il avait les yeux fermés et les jambes étendus devant lui. Il s'accroupit à ses côtés et le fixa quelques secondes.

Il le savait que son petit-frère ne supportait pas de rester enfermé comme cela dans la maison de leur oncle, lui-même n'aimerait pas. Seulement, c'était Sam et il devait le protéger. Pour cela, il fallait qu'ils gardent un œil sur lui que ça lui plaise ou non. Il approcha sa main de son visage et au moment où il voulut la poser dans ses cheveux, une main lui attrapa son bras.

« Hey, Sammy.

-Dean…, souffla l'appelé, pardon… je savais pas que c'était toi.

-Pas grave. »

Il s'assit à côté de lui, adossé également contre la carcasse du véhicule. Il touchait de son épaule gauche celle de son frère. Un simple contact mais, suffisant pour que Sam se rassure de sa présence.

« La chasse s'est bien passée ? »

Dean remarqua le ton plein d'amertume dans cette question mais, n'en fit aucune remarque.

« Ouais, comme d'habitude.

-T'es blessé ?

-Non.

-Ok. »

Sam se releva sans un mot de plus et laissa son aîné là. Ce dernier fut surpris et grimaça. Il lui en voulait beaucoup pour ne pas lui parler plus. Il se leva à son tour afin de s'expliquer avec lui, mais, il ne put le rattraper avant qu'ils rentrent dans la demeure.

« Ah, Sam. »

Le concerné fit un vague signe de la main en direction de son oncle avant de s'installer dans le canapé et de fixer la télévision, à présent, allumée. Dean souffla puis, se dirigea dans la cuisine pour parler avec Bobby de sa dernière chasse et si possible, de la suivante, s'il y en avait une.

Sam resta durant l'heure qui suivit devant le poste de la télévision. Il lui semblait qu'il ne servait strictement à rien et le comportement de son aîné le maintenait dans ses idées. Il sentit des larmes se poindre et se leva rapidement pour se rendre à l'étage, dans la salle de bain. Il ferma la porte et se passa un coup d'eau au visage. Il ne devait pas pleurer. Non, sinon, son frère ne manquerait pas de le railler. Puis, il s'assit sur le sol de la salle de bain. Depuis quelques jours, c'était devenu son lieu de recueillement avec la casse de Bobby. Il lui semblait qu'ici, il pouvait penser sans être dérangé et c'était le cas. Enfin, en général, car quand il entendit les pas dans l'escalier, il sut que ce ne le serait plus pendant encore longtemps.

« Sammy ? »

Il entendit plusieurs portes s'ouvrir avant qu'il ne voie la poignée de la pièce dans laquelle il se trouvait bouger sans pour autant permettre à son aîné de rentrer.

« Sam ? »

L'appelé respira profondément. S'il parlait maintenant, il saurait immédiatement qu'il avait pleuré. Seulement, les larmes revinrent et il se maudit.

Saletés.

Comme si casser ses bras ne lui suffisait pas, depuis quelque temps, il était devenu plus pleurnicheur, en employant un mot que dirait Dean. Il se les essuya rageusement et se releva avant d'ouvrir la porte à son frère qui le menaçait de le faire sous peine de la détruire.

« Quoi ? fit-il, énervé.

-Tu… »

Mais, Dean stoppa net. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure que Sam avait pleuré et pas qu'un peu.

« Qu'est-ce qu'il y a ?

-Si tu es venu te foutre de moi, Dean, tu peux passer ton tour. Je suis vraiment pas d'humeur à ça.

-Je ne…

-Les garçons, à table. »

Il n'en fallut pas plus à Sam pour s'éclipser. Dean voulut le retenir mais, laissa son geste en suspens. Il fallait vraiment qu'il ait une discussion avec son cadet. Il descendit en soufflant et rejoignit la table.

Le repas se passa relativement bien si ce ne fut que Sam qui ne parla pas, même pour répondre aux questions des deux autres. Puis, une fois qu'il eut fini de manger, il monta dans sa chambre, la fermant par la même occasion à clé. Il resta éveillé jusqu'à ce que son oncle et son frère montent à leur tour. Il entendit son aîné tenter d'ouvrir sa porte, en vain, avant qu'il ne soupire et s'enferme dans sa chambre. Il pleura dans son coussin et s'endormit, épuisé.


Il se réveilla dans les alentours de huit heures. Il se leva et se dirigea au rez-de-chaussée après être passé aux toilettes. Il ne prit pas la peine de s'habiller, de toute façon, cela ne servait à rien. Il se trouvait en tee-shirt, avec une veste dessus, et portait un bas de jogging. Il était également pieds-nus.

Il arriva dans la cuisine où il se servit une tasse de café, puis, il sortit de la demeure afin de s'installer sous le porche. Aussitôt, Rumsfield se mit à gémir. Sam sourit doucement et s'avança vers le chien de Bobby, qui était attaché à la voiture de son oncle. Le chien jappa, tout joyeux d'être enfin détaché.

« Chut, Rumsfield, murmura Sam, je ne veux pas que Bobby voie que je t'ai détaché. »

L'animal le regarda et arrêta d'aboyer. Mais, il continuait toujours de remuer la queue pour montrer son contentement. Le jeune homme parvint enfin à lui retirer sa laisse et le chien partit courir un peu plus loin. Puis, il revint vers le chasseur, qui s'était rassis sur le perron pour boire son breuvage, avec une vieille balle de tennis. Il la lâcha aux pieds du cadet des Winchester et attendit patiemment qu'il la prenne pour la lui lancer.

Sam le regarda, ébahi, mais, finit par sourire. Il se redressa et lança l'objet au loin. Immédiatement, l'animal partit la chercher. Il revint quelques minutes plus tard avec la balle dans sa bouche. Le jeu dura dix minutes environ avant que le chien ne décide que ça ne lui suffisait pas et qu'il n'attrape la veste que le jeune homme avait retiré et laissé sur une marche avant de courir avec.

« Non, Rumsfield. Reviens ici. »

Mais, le chien ne l'écouta pas et s'arrêta un peu plus loin avant de l'agiter dans tous les sens.

« Foutu chien. »

Il courut après l'animal mais, ne réussit pas à l'attraper. Mine de rien, ils s'éloignèrent de la demeure, sans pour autant quitter le terrain de Bobby.


Dean se réveilla doucement à cause du soleil qui avait pénétré la chambre.

Purée, mais, il n'est que neuf heures.

Il décida de se lever, sachant que son cadet le serait surement et comme il comptait lui parler. Il s'habilla et sortit de la pièce. Il jeta un coup d'œil à la chambre de son frère et vit que, comme pour leur oncle, sa porte était ouverte. Dean sourit doucement et descendit les escaliers, sourire aux lèvres. Seulement, il déchanta rapidement en voyant que son cadet ne se trouvait pas dans la cuisine. Il regarda tout autour mais ne le vit pas non plus.

« Où est Sam ?

-Bonjour, Dean. Bien dormi ? Moi, oui.

-Pardon, Bobby. Mais, j'ai vu que sa porte était ouverte et il n'est pas là.

-Je ne sais pas où il est. J'étais tout seul quand je suis arrivé ici. »

Dean fronça les sourcils mais, s'assit sur une chaise tandis que son oncle lui servait une tasse de café. Soudain, des aboiements résonnèrent et les deux chasseurs regardèrent par la fenêtre.

« Mais, qu'est-ce qu'il a ce foutu chien, encore ? dit Bobby en se levant.

-Peut-être qu'une petite-amie vient lui rendre visite. »

Il se prit un regard noir de son oncle et il rigola. Puis, ils se dirigèrent vers la porte d'entrée et Bobby s'aperçut qu'elle était ouverte.

« Tu ne l'avais pas fermée ? lui demanda Dean.

-Si. »

Ils sortirent de la maison et c'est là qu'ils virent le chien revenir, la veste en bouche, et, Sam derrière lui, rigolant comme un malade.

« Rumsfield…reviens-là. »

Le cadet des Winchester s'était arrêté, mains sur les genoux, essoufflé. Il n'avait pas vu les chasseurs présents sur le perron. Le chien le regarda un instant puis, lâcha la veste avant de se diriger vers lui et de lui sauter dessus. Le jeune homme, qui ne s'y était pas attendu, tomba à la renverse tout en rigolant. Puis, Rumsfield se redressa et revint vers son maître qui le siffla.

« Tu vas bien ? »

Sam ouvrit les yeux et vit son aîné qui le regardait inquiet. Il acquiesça doucement puis attrapa la main qu'il lui tendait. Il se remit debout avec son aide et s'épousseta. Il regarda Rumsfield qui remuait de la queue devant son oncle. Ce dernier ramassa la veste de son presque-neveu et laissa rentrer le chien qui alla s'installer devant la cheminée.

Sam sourit un peu plus en reprenant sa veste et il rentra à la suite de Bobby qui avait repris également sa tasse laissée sur les marches. Dean referma la porte et s'aperçut de la tenue de son cadet.

« Tu es depuis combien de temps dehors ?

-Euh… »

Le plus jeune regarda l'horloge murale de la cuisine et lui répondit, un sourire fautif sur le visage :

« Une heure environ.

-Pieds-nus ?

-Pas eu le temps de me chausser. Rumsfield m'avait déjà pris ma veste.

-Normalement, on se chausse dès la sortie du lit.

-Non, pas obligé, rétorqua Sam, je marche souvent pieds-nus, ici.

-Malheureusement, poursuivit Bobby, je lui ai déjà fait la réflexion pendant ton absence. »

Le cadet des Winchester leva les yeux au ciel, sans se départir de son sourire. Puis, il se coucha sur le canapé tout en soufflant. Son aîné passa devant lui pour prendre sa tasse posée sur la table de la cuisine avant de revenir dans le salon et de s'asseoir devant son cadet. Ce dernier regardait le plafond, pensif.

« Sammy ?

-Mmmh ? »

Il vit son petit-frère tourner la tête vers lui et il continua.

« Je voudrais que tu me dises ce qui ne va pas.

-Tout va bien, Dean, souffla le plus jeune.

-Non, ça ne va pas. Tu… tu es distant depuis hier soir. Tu pleures un coup, puis, tu rigoles. Je… S'il-te-plait, je veux savoir. Est-ce que ça concerne la chasse ?

-…

-Sammy ?

-J'en ai marre de tout ça. »

Cela fit mal au cœur de Dean. Son cadet voulait arrêter la chasse ? Il avait bien alors analysé le comportement de son frère ? Bobby les regardait depuis la cuisine, en fronçant les sourcils. Il avait remarqué l'air sombre qu'avait adopté l'aîné des deux frères et il se demanda ce qui allait ressortir de cette discussion.

« Je comprends.

-Vraiment ? demanda Sam en se redressant sur le canapé.

-Oui. J'avoue que je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas laisser tomber jusqu'à maintenant mais, ça devait bien arriver un jour ou l'autre. »

Sam fronça les sourcils.

« Mais, de quoi tu parles ?

-Que tu veuilles arrêter la chasse, fonder une famille et tout le tralala. »

Le plus jeune écarquilla les yeux. Non, ce n'était pas ce qu'il voulait. Lui, il voulait reprendre la chasse, pas l'abandonner. Qui serait-il d'ailleurs pour abandonner une nouvelle fois son aîné ?

« Pourquoi ce n'est pas ce que tu voulais ? s'inquiéta Dean.

-Non. Bien sûr que non. Je veux reprendre la chasse pas l'arrêter.

-Mais…

-Je ne veux pas rester ici alors que je sais que tu risques ta vie sur une chasse, sans moi pour t'épauler. Je veux venir, moi aussi.

-Sammy…tu as tes bras dans les plâtres.

-Ce n'est pas grave… Je… je me débrouillerai, Dean mais, ne me laisse pas à l'arrière. »

L'aîné fixa Sam, d'un regard où se reflétait tristesse, joie mais également fierté. Il était heureux que son petit-frère ne souhaite pas l'abandonner et fier de lui mais, il ne le lui dirait pas.

« Ecoute, demain, à la première heure, on ira à l'hôpital. On verra le diagnostic du médecin et en fonction de ce qu'il dira, je prendrai la décision la plus raisonnable, ok ?

-Ok. »

Dean lui sourit et Sam se jeta contre lui. Il serra ses bras autour du cou de son aîné qui bien que surpris, finit par resserrer l'étreinte. Si ça pouvait le rassurer, soit. Au bout de quelques secondes, ils s'écartèrent l'un de l'autre et Dean déclara :

« En attendant, tu vas à la douche. Tu ne sens pas la rose et je ne veux pas que les médecins ne nous laissent pas entrer par ta faute.

-Hey, je ne pue pas.

-Non, juste à peine, Aurore. Va te laver. Et fais attention de ne pas mouiller tes plâtres.

-Je sais, je mets des gants. Jerk.

-Bitch.»

Les deux frères se sourirent puis, Sam maugréa contre la stupidité de son aîné mais partit tout de même à l'étage pour prendre sa douche. Il allait enfin bouger et peut-être que le médecin lui donnerait son aval pour qu'il puisse retirer ses foutus plâtres. Il l'espérait réellement.


Comme promis, le lendemain, Dean emmena son cadet à l'hôpital pour que le médecin l'examine. Ce dernier fit passer des scanners au plus jeune des deux et il leur demanda d'attendre dans la chambre, le temps qu'il aille chercher les résultats.

« Bon, j'espère que ça ne va pas durer, dit l'aîné.

-Dean.

-Quoi ?

-Les résultats ne sortent pas comme ça, dans la seconde qui suit.

-Tu as raison.

-Comme toujours. »

Dean le fixa sourcils froncés avant d'agiter la main en l'air.

« Très bien. On va en profiter pour mettre les choses au point, tous les deux.

-Comment ça ?

-Pour ce qui va suivre après les résultats des scanners. »

Sam leva un sourcil pour signifier son interrogation.

« Non, Sammy, ne me prends pas pour un crétin. Tu sais parfaitement de quoi je veux parler.

-J'avoue que non.

-Ok. Je vais donc clarifier la situation. Si le médecin déclare que tes bras sont guéris, on attendra encore une semaine avant de partir en chasse.

-Quoi ? Mais…

-Il n'y a pas de mais, Sammy. Je veux que tu t'entraines pendant cette semaine de repos. On ne peut pas se relancer dans la chasse alors que tu ne t'es pas exercé durant quelques mois. »

Le plus jeune admit que son aîné avait parfaitement raison. Il ne pouvait pas reprendre la chasse comme ça sans l'avoir exercée durant deux mois. Alors, il acquiesça pour lui faire comprendre qu'il acceptait l'entrainement.

« Bien, reprit Dean, par contre, si le médecin refuse de te retirer les plâtres, je ne veux pas que tu fasses quoi que ce soit allant contre mon avis.

-Mais…

-Sammy. Pas de chasse, pas d'escapades, rien. Me suis-je bien fait comprendre ?

-Et toi, tu repartiras en chasse en me laissant seul de nouveau.

-Je verrai. On y est pas encore.

-…

-Dis-moi que tu es d'accord avec tout ce que je viens de te dire.

-Dean…

-Sam. »

L'appelé soupira. Il avait envie de dire non, mais, il comprenait aussi ces raisons là. Son aîné avait vu juste aussi.

« Ok.

-Bien. Bon, j'espère que les résultats vont pas tarder. »

Sam sourit. Son frère ne changerait jamais. Ils durent attendre dix minutes de plus, au grand dam du plus vieux des frères, avant que la porte ne s'ouvre sur le médecin.

« Alors, Docteur ? s'enquit Dean.

-Et bien, les os se sont ressoudés mais, ils restent cependant fragiles.

-Vous ne comptez pas m'enlever les plâtres ? s'inquiéta le concerné.

-Je n'ai pas dit ça. Je vais vous les retirer mais, je compte sur vous pour ne pas porter des poids lourds durant encore une semaine. Il faut que vous vous habituez à porter des objets mais, allez-y doucement. Si par contre, vos os se cassent de nouveau dans les prochaines semaines, je ne vous ferai plus de cadeau et vous garderez vos plâtres jusqu'à la fin du temps imparti. Suis-je clair ?

-Oui.

-Et, ce ne sera pas la peine de vous défiler car je connais votre oncle.

-Comment ça ?

-C'est un vieil ami à moi. Je sais également son véritable métier, tout comme le vôtre. Pourquoi, à votre avis, Bobby vous a conseillés à moi ? »

Les deux frères regardaient le médecin, étonnés. Celle-ci, car c'était une femme du même âge que leur oncle, rigola.

« Il aurait pu nous prévenir, protesta Dean, se remettant de sa surprise.

-Il ne peut, tout de même, tout vous révéler. Bon, me suis-je bien fait comprendre ? demanda-t-elle en direction de Sam.

-Oui. Merci beaucoup.

-De rien. Allez, suivez-moi que je vous les enlève. »

Sam se redressa de son lit et la suivit dans une autre pièce où il s'assit sur un tabouret tandis que la femme se munissait d'une machine à roulette. Dean s'appuya contre le mur, les yeux fixés sur son cadet. Il engagea la conversation avec la femme pour tenter d'en apprendre plus sur sa relation avec Bobby tandis que Sam regardait la roulette qui entrait dans son plâtre pour le couper.

Vingt minutes plus tard, l'opération était terminée. Les deux frères remercièrent le médecin.

« Passez le bonjour à Bobby de ma part.

-Nous n'y manquerons pas, lui répondit Sam.

-Merci. Au revoir, les garçons.

-Au revoir. »

Ils quittèrent l'établissement et entrèrent dans la Chevrolet. Dean mit le contact et l'Impala partit.

« Une semaine alors ?

-Oui, une semaine, Sammy. Et après, on attendra que j'ai trouvé une chasse digne de ce nom avant qu'on parte.

-Ok. »

Ils restèrent silencieux quelques minutes et ce ne fut que lorsque Dean coupa le contact une fois arrivés devant la demeure de leur oncle que Sam parla.

« Dean ?

-Mmh ?

-Merci. »

L'aîné lui sourit puis, ouvrit sa porte. Sam le suivit.

« Tu sais quoi, Sammy ?

-Non.

-J'espère que tu n'auras plus jamais de plâtre de ta vie. Ton côté fille ressort, Samantha, et c'est mauvais pour moi, ensuite.

-Je ne suis pas une fille.

-Juste à peine. Je te rappelle que tu as pleuré.

-C'est pas vrai, protesta le plus jeune.

-C'était quoi alors les yeux bouffis et rouges quand tu es sorti de la salle de bain, il y a deux jours ?

-Ce…c'est… Rha, laisse tomber. »

Sam accéléra le pas en direction de la porte d'entrée de la maison de son oncle, sous les rires de son aîné. Bobby qui observait tout cela de la fenêtre de la cuisine, ne put s'empêcher de sourire. Quelles que soient les épreuves que les deux Winchester devaient endurer, il était évident qu'ils y feraient toujours face, ensemble. Et, c'est avec cette optique qu'il accueillit les deux jeunes hommes tout en se promettant que c'était la dernière fois qu'il servait d'arbitre pour dire qui était en tort et qui ne l'était pas.

THE END.


Et voilà, la fin de cette fic. Nous espérons qu'elle vous a plu et merci encore pour l'avoir suivi ^^ Au revoir et à bientôt :)

P.S : Bonne chance et bon courage à tous ceux et celles qui ont un examen à passer d'ici la fin juin (brevet, bac, etc...)