Un chapitre pas facile à écrire. Mon esprit devait toujours se trouver dans la forêt. =)

"Iyvane": La tension est retombée et j'espère que tu n'as pas trop souffert =)

"chotsala": Merci beaucoup, cela me touche, j'espère que tu apprécieras la suite.

"Ellisa": Tout d'abord, merci beaucoup de ton retour. Je suis vraiment touché de ta proposition. J'avoue que j'hésite à accepter. Cette fiction est mon petit bébé. Je me dois de le bichonner et qu'il soit niquel. Cependant, aussi égoïste que cela puisse paraître, c'est un projet que je mène en total secret et que j'aimerai garder pour moi. Je t'avoue à nouveau que j'ai un peu honte de me montrer égoïste devant mes lecteurs. J'espère que cela ne gâchera pas le plaisir que tu pourras avoir en me lisant.

Appréciez votre lecture, en tout cas j'espère.

Merci à tous de me suivre. N'hésitaient pas à commenter, recommenter, rerecommenter et laisser des messages. J'aimerai connaître vos avis, tous vos avis.

Que la joie demeure ainsi qu'Harry Potter.

Chapitre 14

Harry déambulait dans les couloirs de Poudlard, le regard perdu dans le vague. Pensif, il tentait de se remémorer tout ce qui s'est passé depuis sa blessure dans la forêt interdite. Après s'être réveillé à l'infirmerie, il avait pensé ses plaies et peaufiner les réponses qu'il donnerait au directeur et au ministère qui ne tarderait pas à venir le questionner.

Le professeur Dumbledore franchit les portes de l'infirmerie deux heures après son réveil et vint s'asseoir à nouveau à côté de lui. Un air de déjà vu se dit Harry. En effet, cette salle était l'endroit où il se retrouvait le plus depuis son retour à Poudlard et durant sa scolarité futur. Il aurait mieux fait d'installer un dortoir permanent.

- Et bien, cela devient une habitude mon cher. N'êtes-vous pas un peu maso sur les bords ? Demanda d'un ton amusé le directeur.

- Je m'en passerai bien, grimaça le jeune homme.

- Un bonbon à la menthe ?

- Euh non merci.

Comme d'habitude, le vieil homme savait le désemparer et lui faire perdre la tête très rapidement. Aillant toujours deux voire trois coups d'avance, Harry pouvait parier que quelques soit les questions qu'il se posait, il avait déjà les réponses. Il faut dire que le jeune homme ne faisait rien pour être discret et avait progressivement attiré l'œil du professeur Dumbledore, jusqu'à du chantage de sa part. Par conséquent, il ne savait plus sur quel pied danser avec lui.

- Harry, Harry Harry, soupira le directeur en enlevant ses êtes une énigme. Et je m'y connais en énigme.

- Je vous remercie monsieur.

- Qui vous a dit que cela était un compliment ? Demanda Dumbledore, une branche de lunette au bord des lèvres et le regard pétillant de malice.

- Qui vous a dit que cela n'en était pas un ?

Harry lui souriait. Dumbledore, malgré ses qualités et ses défauts, ne changeait pas à travers les années. Curieux et bienveillant la plupart du temps, il représentait un repère temporel important pour Harry même si le vieil homme n'était pas au courant de sa situation et qu'il se méfiait énormément de lui. Il lui devait en plus la vie dans la forêt car il serait mort quelques minutes après si le jeune homme n'avait pas bu cette potion de gué , maintenant, il devait lui donner des réponses, même si Lily avait du raconter leurs péripéties.

- J'aimerai... vous remerciez.

Comment cela le remercier ? Harry avait, une nouvelle fois en la présence du directeur, la bouche ouverte, l'air stupide.

- De quoi ? Bafouilla le voyageur temporelle.

- Vous avez fait mon travail, à savoir protéger les élèves. N'essayait pas de jouer le modeste, Miss Evans m'a raconté les détraqueurs, votre capture et la détermination ainsi que le sacrifice que vous avez fait pour la sauver. Elle n'a abordé que les grandes lignes mais je crois que c'est ce que l'on peut appeler du bon travail. Vous avez ma reconnaissance et celle de toute l'équipe pédagogique de Poudlard.

Surpris par cette déclaration, Harry ne sut quoi dire devant ces remerciements,visiblement sincère. Il se contenta d'hocher la tête en signe de remerciements, de tels félicitations se devaient être inscrit au fer rouge dans la mémoire du jeune McDavies.

- C'est pour cela que je compte vous proposer à l'ordre de Merlin, troisième classe. Ne me remerciez pas, vous le méritait amplement et l'espoir que vous allait insuffler à la société sorcière ainsi qu'à la nouvelle génération vaut toutes les récompenses Je vais … Oui ?

Harry l'avait écoutait à nouveau et son sang c'était glacé en assimilant ce que le directeur venait de dire. Tout cela allait trop loin et il ne devait stopper le directeur avant qu'il ne le prenne en photo pour être en première page de la gazette du sorcier. C'est pour quoi il s'était permis de se redresser et de tenter de l'interrompre.

- Je peux vous demander une faveur ?

- Bien sûr mon ami.

- Je ne veux pas de récompenses. A aucun moment, mon nom ne doit être cité dans la presse, ni dans les rapports du ministère, ni dans les registres des écoles. Il ne s'est rien passé pour moi.

Dumbledore le regardait intensément. Il ne semblait pas surpris outre mesure mais ses yeux plissés indiquaient une réflexion intense de la part du vieil. Il lui donnait vraiment mal au crâne même si Harry doutait de sa capacité à perturber le plus grand sorcier de tous les temps.

- Pourquoi ? Demanda le vieil homme.

- Je n'aime pas me mettre en avant, répondit Harry en balayant la question d'un air de la main.

- La dessus, nous sommes d'accord. De qui avez vous peur ?

- Pardon...? De personne ! Pourquoi vous dites cela ? S'énerva le voyageur

- Vous faites tout pour être transparent, un fantôme. Je ne me trompe pas, je pense, en disant qu'il y a eu deux étapes. La première, vous étiez un vrai courant d'air. Aucun ami, aucune relation avec les autres, à part de la haine envers des camarades, annonçait le directeur. Puis, l'agression. Et la deuxième, vous vous ouvrez au monde et à l'école. Peu d'amis une nouvelle fois, au moins une mais vous étendez votre influence et construisez un réseau d'information. Assez impressionnant, lorsque l'on sait que vous êtes le petit nouveau. Votre temps à la bibliothèque est aussi impressionnant pour quelqu'un qui ne semble pas très investi en cours.

Harry avait senti son pouls s'accélérer au fur et à mesure de l'exposé de Dumbledore. Idiot, sombre idiot. Il fallait être inconscient pour penser qu'Albus Dumbledore ne savait pas ce qui se passait dans son école. Il avait pensé être plus discret dans ces agissements. Se maudissant pour son incapacité, il attendait à quelle sauce il allait être manger.

- Je me suis intéressé à Henri Smith, qui était venu suite à votre chute dans les escaliers selon vos dires, enchaîna le président du Magemmot en faisant apparaître un dossier. C'est à partir de ce moment que vous avez changé de comportement. Vous comprendrez ma surprise en apprenant que ce monsieur n'existe pas et que le ministère nie en bloc l'avoir envoyé à votre chevet. Surprenant n'est ce pas ?

- Oui, en effet,répondit Harry dont la gorge était aussi sèche que le désert.

- Mais bon, vous le savez déjà je suppose... La question est donc, que voulez cet homme ?

- Euuuh il m'a posé des questions sur l'accident et...

- Harry, Harry, Harry... soupira le directeur de sa voix de vieil homme. Je suis là pour vous aider. Il n'y a que vous et moi. Je vois bien que vous n'êtes pas libre de vos mouvements. Laissez moi vous aider.

La tentation était forte. Pouvoir partager ses inquiétudes et ses peurs avec son ancien mentor, avoir de l'aide pour résoudre la multitude de problèmes qui le préoccupent depuis le début de l'année. Mais il ne pouvait pas, se contentant de se murer dans le silence.

- Bien. N'oubliez pas ce que je vous ai dit. Si quelque chose vous revient, vous savez où est mon bureau.

Le cœur gros,Harry regarda son mentor se lever, se retourner et se diriger en direction de la sortie. A chaque pas de ce dernier, il sentait qu'il allait regretter de n'avoir rien dit. Cependant, ses lèvres restèrent serrés et le directeur sortit sans se retourner.

Et comme il l'avait demandé, aucun membre ou délégué du ministère n'était venu le voir. Plusieurs fois, il avait remercié silencieusement son directeur de l'avoir couvert. Mais inconsciemment, cela lui menottait un peu pus les mains, se sentant redevable envers le vieil homme. Harry se doutait bien qu'Albus pensait la même chose. Il connaissait le système, le pratiquant avec certains indics ou personnes qu'il jugeait utile à certaines enquêtes. Dur moralement mais efficace. Il commençait à comprendre ce que cela pouvait faire sur un homme qui avait des valeurs.

- Tu devrais arrêter de penser, cela va griller ton esprit de serpentard.

Harry leva brusquement la tête pour faire face à un James Potter, visiblement moins amical que la dernière fois. En posture défensive, le jeune homme semblait être remonté contre lui. Intrigué, le serpentard observait le sang et or qui serrait les poings.

- Tu n'as pas l'air en forme Potter. Tu veux un câlin ? Ironisa Harry.

- Ta gueule sale serpent ! Qu'as tu fait à Lily ?

L'élu fronça des sourcils suite à la question posée. La discussion avait mal commencé et cela s'annonçait encore plus mauvais. Mais déjà que voulait-il dire ? Faire du mal à Lily ? Il ne l'avait pas vu depuis des semaines, depuis leur jogging dans la forêt. Son jeu favori du moment était d'ailleurs d'éviter Miss Evans le plus possible. Très fort à ce jeu, Harry n'avait cependant pas réussi à se détourner du chemin de son amoureux transi.

- Comment cela qu'est ce que « j'ai » fait ? » s'étonna-t-il.

- Joue pas à cela McDavies, tu sais très bien, s'énervait le jeune gryffondor. Elle ne parle à personne de ce qui s'est passé et cela l'a fait souffrir !

- Quoi ? Tu viens m'insulter et m'interpeller parce que ta petite copine ne veut pas te raconter une expérience désagréable ? Mon dieu que c'est...

James l'empoigna pour le plaquer contre le mur. Ivre de colère, le jeune homme lui lançait des regards à faire pâlir les morts. Mais Harry en avait vu d'autre et se contentait de le regarder calmement, sans faire de gestes brusques. Si il se sentait peiné par l'attitude de son père, il pouvait comprendre. Dans la même situation avec Ginny, il aurait brûlé ciel et terre pour avoir le fin mot de l'histoire. Il faut croire que c'est de famille.

- Elle quitte les Trois balais seule et disparaît, comme de par hasard, avec toi après une attaque de détraqueurs. Après quelques heures, vous êtes retrouvé et Lily ne veut pas parler de ce qu'il s'est passé. Même à ses meilleurs amis !

- Dont tu fais parti maintenant ?

- La ferme ! Cria le jeune James en resserrant sa prise sur sa proie. Avoue, c'était un piège tendu par tes petits copains, hein ? Attendre qu'elle soit seule et la prendre par surprise. Mais cela ne se passe pas comme tu le souhaites car elle se libère et vous vous faîtes choper par Dumbledore. Tu l'as menacé pour qu'elle ne dise rien et que tu ne te fasses pas renvoyé.

- Un peu tiré par les cheveux, non ? Et puis, où sont les preuves ?

- J'en trouverais. Je saurais ce que tu lui a fait. Et tu en paiera le prit fort !

James le relâcha et tourna les talons, laissant Harry McDavies troublé, triste des accusation de son père et déçu d'avoir la chemise toute froissée. Mais ses pensées se tournèrent vers Lily. Fidèle à ses valeurs, elle ne voulait pas parler de ce qu'elle avait vu avant d'en avoir parlé avec lui. Les tuniques beige et la scène de Préaulard. Heurement, elle n'avait pas vu Smith au camp.

Harry avait suivi le parcours sans faute de la jeune gryffondor dans le camp, tout du moins, lorsqu'il arrivait à la distinguer. Il ne voulait pas se lancer des fleurs mais ses sorts de désillusions étaient d'une efficacité presque redoutable, tant ce sortilège rendait les choses quasi invisibles. Cela n'équivalait pas ceux du directeur de Poudlard mais il s'en rapprochait, ce qui était une grande fierté pour son disciple. Sa puissance magique n'égalait pas non plus celle de Dumbledore mais ses professeurs et instructeurs avaient vanté son potentiel magique qui s'était mis au grand jour après la mort de Voldemort. Une maturité magique qui la conduit... en 1977, dans un camp de mangemorts. Belle évolution de carrière... Arrivé devant son objectif, il souleva le pan de toile qui faisait office de porte et entra. Comme il s'en était douté, le lieu était agrandi magiquement et la pièce principale faisait environ quarante mètres carré avec des tables artisanales ainsi que des chaises. Sommaire mais assez fonctionnelle pour tenir un meeting. Un bureau de fortune contre un pan de toile vertical rempli de photographies animés laissait supposé que le camp était un poste avancé. Les baguettes et leurs affaires étaient posé en évidence sur la table comme un trophée. Il s'en empara et fourra celle de Lily dans sa petite bourse.

- Bonjour Harry.

Faisant volte-face, il mit en joue, de sa baguette fraîchement retrouvée, l'intervenant qui n'était autre qu'Henri Smith, son agent de liaison avec ALPHA, habillé de la même manière que les mangemorts du camp. Soit il en faisait parti, soit il était dans la même situation que l'étudiant devant lui, ce qui pourrait être un avantage.

- Alors comme cela on a des idées noirs Smith ? Demanda Harry, le tenant toujours en joue.

- Disons qu'ALPHA a une vision globale du monde qui inclut celle de Voldemort, répondit d'une manière enjouée. Vous êtes doué monsieur Harry, très doué. J'étais sur que nous avions fait une bonne recrue.

- Je ne suis pas une recrue.

- Vous travaillez pour moi, que vous le voulez ou non mon cher, déclara poliment Smith. N'oubliez pas le petit dossier... Où en sommes nous d'ailleurs pour notre petite affaire ?

Harry était pieds et poings lié, comme toujours depuis sa rencontre avec son ami du jour. C'est donc ainsi, qu'il se mit à lui dire tout ce qu'il avait appris. Sa vie, ses cours, ses goûts, ses habitudes. Pas grand chose en quelque sorte mais Smith en fut impressionné.

- Et bien, et bien! Bravo ! Très intéressant.

- Maintenant que vous êtes satisfait, je m'en vais et on en reste là, tenta le jeune homme.

- Voyons Harry, ne soyez pas stupide, vous n'en avez pas fini, s'amusa Henri Smith.

Un long silence s'installa alors que le vert et argent n'avait pas le temps de traîner avec cet homme. Harry devait repartir, vite, avant que les mangemorts ne s'aperçoivent de leurs fuites. Ensuite, les encagoulés lanceraient les recherches et traqueraient la moindre trace. Il devait prendre les devants et donner du temps à la rouquine. Cela c'était dans ses cordes. Il allait partir à l'opposé et...

- Tuez-le.

La voix de l'agent d'ALPHA le ramena brusquement à la réalité et ses mots lui avaient fait comme un électro-choc. Deux mots. Deux petits mots qui peuvent détruire deux vies. Celle de son professeur. Sa vie. Plus rien ne serait comme avant.

- Non, répondit-il, la bouche sèche.

- Ce n'était pas une proposition mon ami.

- Pourquoi ? Pourquoi le tuer ? S'indigna le jeune homme.

- Je ne pose pas ce genre de question, termina l'agent avant de se retourner et de quitter la tente.

Harry n'avait pas bougé d'un pouce, fixant le pan de toile, abasourdi par l'ordre de Smith. Une nouvelle fois, pieds et poings liés. Une même pensée, une nouvelle fois. Deux mots. Deux petits mots qui peuvent détruire deux vies. Celle de son professeur. Sa vie.