Bonjour bande de petits pédés. Joyeux galurins en pain d'épice. Mdrrrr ceci ne veut foutrement rien dire.

En bref, bienvenue dans le monde gay des bisoucouilles.

Wah, j'arrive pas à être sympa dans mon intro, dsl. #homomaispastrop

Disclaimer :

Mathieu Sommet et ses personnages ne m'appartiennent pas. Antoine Daniel non plus.

Au fait, je me contrefous de leur vie irl en fait. Ils sont et font ce qu'ils veulent. Moi, j'utilise juste l'image qu'ils donnent d'eux. Et je les connais surtout via leur fanbase. Donc je ne me base que sur un ramassis de conneries fictives. Voilà, je voulais clarifier ça depuis un moment déjà.

Je n'écris pas dans un but lucratif. Par contre, l'histoire, le passé des personnages et les OC m'appartiennent.

Résumé du chapitre précédent : Episode 11 : Mathieu qui tombe malade, il bosse trop ce con (bichette) [waoh je suis hyper cynique ce soir…]

Rating du chapitre : T , on entre dans une ambiance un peu plus joyeuse. J'aime. Merde, je bande.

L'alcool doit être consommé modérément. (lol)

Musique écoutée lors de l'écriture : Ben j'sais plus, j'ai pas l'idée de noter ce que j'écoute… Mais là c'est du De Palmas au moment où je recopie sur pc. Je me lève dans 5 heures lol. Allez, c'est parti


Episode 12 : Quand le cœur est malade

Il serait cliché de dire que Mathieu enchaînait pot de glace sur pot de glace, tout en regardant toute la saga Bridget Jones, vautré dans un plaid bien chaud et une boîte de mouchoirs sur les genoux. Ah non, ça c'est réservé aux filles. Pardon.

Il serait cependant objectif de dire qu'il regardait pour la quatrième fois le même épisode de WTC ?! une bière à la main, l'autre sur ses couilles bien viriles. Ouais, mais une boîte de mouchoirs sur les genoux quand même. Depuis quand un mec ne pleure pas sérieux ? Ils ont les mêmes glandes que nous ces pédés.

Bref. [n'entrons pas dans le débat de l'inconditionnel « les gays sont forcément moins virils » sinon je sens que je vais devenir encore moins agréable]

Quand le cœur est malade, peu importent les apparences. Sa barbe poussait déraisonnablement. Cela faisait déjà deux semaines que Maître Panda et le Geek le suppléaient dans la recherche de vidéos à commenter, supervisés par Alice. Et si le soleil brillait dehors, le teint de Mathieu était de plus en plus blafard. Même le Patron disait ne pas vouloir le baiser s'il était dans cet état – ce qui témoignait de la gravité de la situation, sous un autre angle, certes.

Le Geek avait proposé une thérapie digne du film Mon Poussin. Alice demandait à ce qu'on lui retirât ses bouteilles d'alcool, ce qui s'avéra inutile car Mathieu, le bougre, s'approvisionnait directement dans la cave du Patron. Celui-ci avait encore disparu, donnant tout de même plus de nouvelles qu'Antoine, qui quant à lui devait se terrer quelque part à Fraissinet-de-Lozère ou à Félines-sur-Rimandoule(1). Mathieu aurait voulu croire à un cauchemar dont la crédibilité était fortement réduite par les beuglements de ses camarades. Ils croyaient bon pour son moral de le laisser le moins seul possible. Du moins, ils se rappelaient toujours à lui ! Quoi de mieux que quelques hurlements pour se rétablir, hein ?! Aucun ne savait réellement comment l'aider.

Alors lui, essayait de le noyer, mais il flotte, ce putain de chagrin(2). Il se pensait ridicule, sa réaction disproportionnée. A pleurer une déception amoureuse si dérisoire, illusoire, pathétique. Mais sa raison était dépassée par la noirceur de ses pensées. L'espoir éteignait sa joie de vivre, il le rongeait à petit feu flammes dans son cœur, qui brûlaient encore malgré la quantité de larmes versées, espérant l'éteindre peut-être, l'étouffer. Mais il s'étouffait tout seul dans son silence. Dans la solitude. Dans son mal être. Dans sa peur. Celle de perdre son meilleur ami, d'être rejeté, de souffrir à jamais.

Il ne se souvenait que trop bien du dernier appel partagé avec Antoine. Son hypocrisie si peu subtile, presque sarcastique. Il n'aimait pas mentir. Il lui en voulait tellement. Il s'en voulait tellement d'avoir développé de tels sentiments. Il lui en voulait tellement de ne pas les partager, de ne pas les voir, de ne pas l'aimer comme lui l'aimait, de ne pas souffrir comme lui souffrait, jour et nuit. Il était amoureux, lâche. Son esprit lui hurlait de tout avouer, de tout abandonner, d'espérer, d'aimer. Son corps peinait à assumer tous ces litres de liqueur avalés. Sa tête tournait.

Il s'imaginait clairement courir, essoufflé, épuisé. Ses yeux ne parvenaient jamais à se fixer. Il voyait trouble. Il pleurait ? Son cœur pleurait. Son âme hurlait. Puis une silhouette. Antoine ? Il essaya de la rattraper, cette ombre si proche et pourtant si distante. Mais plus il courait, plus elle s'éloignait. Puis elle le laissa seul dans une obscurité oppressante. On lui tira la main. Il criait, cherchant aveuglément une aide, un secours. Une lumière. Un amant. Son cœur lui faisait si mal… Ses entrailles le brûlaient, encore. Il courait à nouveau. Il cherchait. Un murmure le fit se retourner dans tous les sens, perdu. Il se retourna et se retrouva face au Patron [screamer].

« Gamin ? Mathieuuu ?! Ah, bah enfin bordel. »

Il faisait nuit. Les éclairages publics se reflétaient sur son radioréveil. Il était 3h45. Le bruit des voitures le rassura. Il était de retour dans son lit.

« T'es con. T'es un lâche. T'es faible, gamin. Tu espères peut-être que l'alcool te donnera des couilles ? Tu veux mettre fin à tes jours, seul, dans ton lit ? Comme un chien ? Je t'en empêcherai gamin. »

Sa phrase resta en suspens, comme si la réciproque avait un jour été vraie.

« Ton corps peut pas encaisser tout ça. Alors peut-être que ça t'amuse ta p'tite tragédie amoureuse. Ah ça ouais c'est facile de boire tous les jours, ça le je le sais mieux que personne. Mais j'en ai ras-le-cul de te voir vautré dans ton lit à chialer. Ras-le-cul d'assister aux conseils de guerre des autres abrutis qui ont peur de te voir crever comme la merde que tu es. Serait peut-être temps que tu te sortes les doigts du fion. Il habite à deux coins de rue, t'as qu'à les lui mettre dans son cul à lui, tu verras après si ça lui a plu. Ça vaudra toujours mieux. Tu vaux plus que ça Mathieu. C'est pas toi ça. T'es pas une loque. T'es pas faible normalement. Toi tu lui aurais déjà fourré ta langue dans la bouche à ce crétin. Et depuis quand tu me piques mes bouteilles ? Te bourrer la gueule au whisky putain ! Ta gerbe coûte cher, gamin. »

Le Patron quitta la chambre, respectant la dignité de Mathieu qui ne parvenait plus à retenir ses larmes. Ses paupières se fermèrent, interrompant le flot de larmes, coupant leurs sillons.

Il ne sut jamais s'il avait rêvé. Une chose était sûre : il se sentait légèrement moins lourd. Moins seul. Une ombre venait d'apparaître dans l'obscurité, une ombre réconfortante.


(1) Désolée, je devais vraiment trouver des noms de villages paumés, ça me fait trop marrer xDD

(2) Paroles d'une chanson de Christophe Maé (une gâterie au premier qui trouve) parce que ben ça m'y faisait trop penser. Cette chanson ne m'appartient pas. JE L'AI JUSTE DANS LA TETE MAINTENANT BORDEL, MERCI


The end !

Rendez-vous au prochain chapitre ! (il me reste 4h20 de sommeil T-T)

Valete !