Je suis heureuse que cette histoire vous plaise autant.
Je vous remercie pour tous vos review, qui m'encourage. Je papillonne de bonheur à chaque fois que je reçois un de vos commentaires.
Sans vous, j'aurais déjà abandonner depuis longtemps. Il n'y a que du bonheur (je crois) dans ces chapitres. Excusez moi. Quelque chose arrivera (peut-être... :P) bientôt :)
Bisouuuus à toutes.
Ps: Je t'embrasse Mrs Headly. Chacun son tour, c'est moi qui appréhende.
Mes yeux papillonnèrent. La chambre était un peu éclairée grâce au soleil (derrière les nuages). Je tournais prudemment ma tête vers la gauche, sentant un poids contre moi. Edward était allongé, son visage contre mon épaule, son corps entremêlé au mien. Il avait les yeux clos et sa respiration était régulière.
-Tu dors ? Chuchotai-je naïvement.
Je posai mes lèvres contre les siennes une fraction de seconde.
-Non, idiote… (Il m'enlaça, me collant contre lui). Je voulais voir quel effet cela fait de ses réveiller par un baiser… (Je l'écoutai en souriant). Et puis, je te rappelle que je ne peux pas dormir.
-Je sais… Alors, tu as trouvé cela comment ?
-Oh, bah… il faudrait que j'y repense… C'était vraiment médiocre… (Je fronçai mes sourcils). Non, c'était… vraiment très plaisant. Superbe.
-Ah ?
-Bien sur !
Je souriais, aux anges.
-Tu es sûr que tu ne dormais pas ? Pourtant on aurait dit que tu…
-Vrai. Enfaite, je somnolais… Enfin, même pas ! J'avais évacué chaque pensées (même les miennes) et je ne pensais à rien… Voudrais-tu te lever ou est-ce que tu préfères traîner encore un peu ?
-Me lever !
J'accompagnais les gestes à la parole. Edward se mit debout à son tour. J'étais tellement prise à contempler son visage que je remarquai seulement qu'il était torse nu. Il avait enlevé sa chemise. Je rougis et secouai mon visage afin de regarder autre part. Nous étions chacun derrière l'un des côtés du lit. Je pris mes affaires alors qu'il s'exclamait, m'ayant vu :
-Tu rougis ?! Il ria.
-Ce n'est pas drôle ! J'aurais put m'en passer ! Et puis, tu es tellement…
Je fis un geste désinvolte de la main. Il me fit son sourire en coin et se retrouva devant moi en une fraction de seconde.
-Je t'éblouis… encore ?
Il passa la paume de sa main sur mon visage, accompagné de son doux sourire.
-Po… Possible, bégayai-je.
J'étais exaspérée par moi-même. Je caressai son torse du bout des doigts et lui envoyai un sourire ravissant lorsque je sentis son corps pris d'un frisson. Je fis un pas sur le côté afin de me dégager de sa vue et de retrouver mes esprits. Petit passage par la salle de bain oblige ensuite. Il n'était plus là quand je ressortis habillé et propre. Je jetai ma nuisette sur le lit et sortis, prenant mes affaires de cours. Je descendis avec Jasper (croisé dans le couloir) en riant.
Tu as une tête à faire peur Bella… N'est ce pas ? Cela se voit que je viens de me lever ? Mince alors… Non, j'ai dormi toute la nuit… Merci de t'inquiéter pour moi… Toute la nuit j'ai dit ! Oui… Comme un gros bébé… Arrête de m'embêter… S'il te plait… Stop ! Hé ! Mes cheveux… Je viens de me coiffer… Oublie et laisse-moi vivre loin de toi ! Oui… Je me porterai beaucoup mieux… Puisque je te le dis !
Je m'installai sur la table du salon (qui ne servait jamais à manger) tout en sortant mes livres et en me recoiffant maladroitement.
-Où est Edward ? Demandai-je à personne en particulier.
-Dans la cuisine ! J'enlève ce qui pourrait arrêter de te rendre cinglé : la nourriture. Lança l'intéressé.
J'haussai les épaules en riant et commençai à me pencher sur mon travail. Jasper s'assit sur la chaise à côté de moi. Je me retournais vers lui en levant mes sourcils, avec un sourire sur les lèvres et un regard légèrement interrogateur.
-Je peux t'aider ?
-J'en ai pour cinq minutes tu sais…
-Et a deux, pour encore moins.
Je le remerciai et lui donnais mon livre de biologie et le nombre des exercices alors que je faisais trente lignes (en français) sur un sujet idiot. Il fit ensuite quelques phrases en italien, un résumé qui devait faire quinze lignes sur la guerre civile qui faisait une page, et je m'occupai de la philosophie ainsi que des équations.
Je le remerciai un peu plus tard. Il me répondit que ce n'était rien et je me laissai aller contre le dossier de la chaise. Je n'avais encore pas vu tous les Cullens. Je me demandais où ils étaient passé. Peut-être partit chasser.
-Et maintenant ?
-Voudrais-tu partager avec moi une partie d'échec ?
Je passais ma main dans mes cheveux, gênée.
-Je ne sais pas vraiment jouer. Je n'en ai jamais fait trop souvent.
Il me battrait d'autant plus facilement fut sa seule réponse. Quelques instants plus tard, nous commencions. Je faisais mes gestes un peu au hasard. Edward vint une minute après se mettre de l'autre côté de la table.
-Tu sais Bella…
-Oui ?
-J'ai beaucoup réfléchi et…
Je n'aimais pas du tout le ton qu'il employait. Je fis un geste de la main à Jasper, signe d'excuse et d'attente. Je me levai et allait devant Edward les bras croisés sur ma poitrine.
-Je veux tuer Laurent.
-Mais…
-Il t'a fait souffrir et je veux le faire payer pour ça.
-Ca…
-Je ne peux pas supporter. Il doit se rendre compte de son geste.
-Tu…
-Sentir qu'il n'aurait jamais du faire ça.
-Edward…
-Pour la souffrance qu'il t'a fait connaitre et…
Je laissai retomber mes bras et serrai les points. Je criai :
-Tu vas m'écouter oui ?! Si Laurent ne m'avait pas transformé, je ne serai pas là, en face de toi, avec toi !!
Il garda le silence et Jasper s'éclipsa pour nous donner plus d'intimité. J'allais sur le canapé et il me suivit.
-Il n'y a pas de problème là dedans, cela n'a fait que nous retrouvé et nous rendre l'un à l'autre. Je lui dirais plutôt merci, à ta place. Même si… cela ne s'est pas passé comme je l'aurais souhaité… (Je grimaçai et lui aussi), ça s'est fait et c'est trop tard. Nous ne pouvons plus reculer. Tu n'as pas à faire cela… (Je me rapprochai de lui et caressai son visage en pleurant). Je t'ai et c'est incroyable. Je veux profiter de toi chaque seconde, maintenant. T'avoir avec moi. Ne pas te laisser partir chasser… Après tout, on s'en fiche de Laurent. Oublions-le. Maintenant, nous n'aurons plus de problème. Plus rien ne pourra nous séparer. C'est toi et moi. Pour toujours. Jusqu'à ce que le temps s'arrête.
Il s'allongea sur le dos et m'attira à lui, me mettant sur lui. Son visage était extrêmement prêt du mien. Nos jambes entremêlées. Et nos sourires éclairant nos visages. Mes larmes ratérissaient sous ses yeux pour ensuite continuer, comme si c'était lui qui pleurait.
-Excuse-moi pour cette petite dispute ma Bella.
-C'est plein de disputes, un bonheur.
-Anouilh, Antigone.
Je lui souriais avec complicité et cachai mon visage dans son cou.
Il me dit que c'est aussi plein d'autres petites choses... Le bois qui craque, la mer se fracassant contre les rochers, les oiseaux volants, le bruit d'un vieux coffre à jouet qu'on rouvre et qui grince, une grand-mère toute fripée tel une pêche trop mure, se rouler dans l'herbe, être insouciant, garder ses rêves d'enfants, caresser du bout des doigts les touches d'un piano, l'art, une photo accroché contre le mur, la peinture qui craque, une place de cinéma, un hamac se balançant avec légèreté, des mots, s'envelopper dans une couette, un doudou, les roses qui s'ouvrent chaque matin et qui se referment… Mais aussi une famille… Mais surtout… moi, être enlacé, nos corps n'ayant aucun espace nous séparant, l'odeur de ma peau, mes cheveux au vent, le son de mon rire, mes lèvres sur les siennes, mon corps et ses courbes, mes rougeurs, me toucher, ma voix, mon prénom, ma maladresse, l'effet que je lui procure lorsque je le touche, mes doigts caressant son nez ou n'importe quelle partie de son corps, lorsque je lui prend son nez entre mon index et mon majeur, mon regard quand je le regarde, ma pudeur, que nos familles nous disent ce qu'ils voient quand ils nous regardent, ma gêne, lorsque je me mors la lèvre inférieure, moi et lui, la résonnance d'un « nous », m'entendre lui dire « je t'aime ».
-Et j'en passe… murmura-t-il tout doucement.
Je me relevai un peu et le regardais droit dans les yeux, plongeant au fond d'une mer sans fin. Ses paroles m'avaient bouleversé. M'avait-il vraiment dit tout cela ? Je m'approchai lentement, comme pour faire durée le plaisir ou alors peut-être parce que je me demandais Est-ce que je le mérite ? Il me dépassa et plaqua sa bouche contre la mienne. Il entoura ma taille de ses bras et me colla contre son corps un peu plus. Je passai un de mes bras sous sa nuque et l'autre dans ses cheveux. Il passa ses bras sous mon maillot et m'encercla, croisant ses bras dans mon dos, s'accrochant à ma peau se trouvant au dessus de mes hanches. Je l'embrassai avec le plus de ferveur possible, voulant lui montrer que moi aussi je l'aimais. Je quittai ensuite sa bouche, n'en pouvant plus et embrassais ses paupières closes tout en caressant sa joue. Je suivais de mon index la courbe de ses cernes violets.
-Pourquoi n'es tu pas aller chasser ? Murmurai-je.
Je picorai son visage de baiser. Il m'en offrait quelques uns lorsqu'il en avait l'occasion mais j'étais trop envahissante pour qu'il puisse y arriver. Son souffle était tout aussi désordonné que le mien.
-Parce que… J'aurais loupé ça.
Je lui fis un sourire tendre et continuai encore un peu jusqu'à ce qu'il se morde la lèvre en souriant. Il tourna la tête pour regarder derrière et je suivis son regard. Tous les Cullens étaient dans le hall, nous regardant. Une fois encore, j'avais oublié le monde nous entourant. J'ouvris la bouche, souriais, me mordis ma lèvre inférieure et rougis.
-Oups.
Edward lui, souriait, complètement décontracté. Seul le regard d'Esmé m'attirait surtout. Elle nous regardait avec tendresse, un sourire sur le visage et la main là où aurait dût battre son cœur alors que nous nous bécotions comme deux cinglés sur le canapé.
-Et bah dit donc ! (Emmett)
-C'est que Bella prend le dessus ! (Alice)
-Elle dirige tout ! (Rosalie)
-Et plus important, Edward est soumis ! (Jasper)
-Je n'ajouterai rien ! (Carlisle)
Esmé fit une petite tape sur le dos de leur tête en leur envoyant un regard noir.
-Quoiiii ? Lancèrent en chœur les cinq Cullens.
Elle n'ajouta rien et secoua sa tête, exaspérée.
*
-Alice !
Une fois encore, ce petit monstre m'avait fait peur. Elle venait de me sauter dessus (par derrière) en criant et sautant telle une petite puce dans les couloirs du lycée. J'allais sortir les retrouver, étant à la récrée de dix heure. Elle se laissa glisser, pour retomber les pieds à terre avant de me faire un énorme sourire. Je la regardai des points d'interrogations plein les yeux.
-Demain… Première fois pour toi ici…
-Mais quoi donc ?!
-Il y aura du soleil plus ou moins à certains moments de la journée, murmura-t-elle.
-Nous ne pourrons donc pas venir, terminai-je.
C'était vrai. Depuis plus d'un mois que j'étais ici, je n'avais encore pas gouté au soleil.
Elle hocha la tête en souriant et me prit ma main. Au lieu d'aller directement retrouver les autres, nous entrâmes dans les toilettes où Rosalie était déjà. Elle lui fit par de la nouvelle avant de l'imiter (c'est-à-dire : Se pencher au dessus des lavabos afin de se recoiffer et de se remaquiller). Je souriais en les voyants.
-Pourquoi faites-vous cela ? Ca ne sert…
-A rien… Bla bla bla. On sait ! Me coupa Alice.
-Question de bon sens, Continua Rosalie, Quoique je n'insinue pas que tu n'en à pas ! (j'entendis Alice sourire en murmurant : « Ca, ça reste à voir ! ») Mais, tu nous connais…
Je m'asseyais sur le meuble ou reposaient tous les lavabos et balançaient mes jambes dans l'air.
-Nous voulons nous refaire une beauté pour nos amoureux ! Termina Alice.
Je n'en éprouvais pas le besoin. Je ne pris pas ça méchamment, nous n'avions pas le même tempérament pour certaine choses, voilà tout. Elles finirent de longues minutes plus tard et nous sortîmes, allant vers la cour. Au moment même où nous passâmes la porte afin de rejoindre nos chers et tendres, la cloche sonna. Je soupirai, fit un signe de la main à mes deux amis-sœurs et partis en direction de mon prochain cours, m'abattant sur mon sort de ne pas avoir pu voir ma belle Alex et mon Edward.
Tic Tac. Tic Tac. Tic Tac.
Les deux heures avant le repas furent longues. J'essayais de m'échapper de mon ennui devenu un rituel dans la contemplation du paysage (vert) de Forks. A travers les fenêtres les montagnes s'entremêlaient, certains nuages tellement bas qu'ils les frôlaient, tels de la barbe à papa ou du coton. J'avais l'impression de pouvoir les touchers en brassant ma main dans l'air.
Je sortis de la salle de classe, les mains dans les poches, prenants des grandes bouffés d'air (comme si cela servait à quelque chose !) et regardant mes pieds. Alex arriva en courant derrière moi et me prit par le bras. Je relevai la tête et lui souriais. Elle m'entraîna avec elle dans sa course folle, me faisant courir pour aller à la cafétéria.
Nous nous assîmes après avoir pris une bouteille d'eau chacune, une pomme pour Alex, un donut pour moi. Je l'effritai de mes doigts fins avant qu'Edward s'assoit à mes côtés en m'embrassant dans la nuque. Je tournai ma tête vers lui et lui souris. J'apportai les bouts détruits de mon donut à ma bouche afin de le déguster. Edward soupira et roula des yeux :
-Elle recommence !
Je me pinçai les lèvres pour retenir mon rire et regardai Rosalie (en baissant la tête) sous mes cils, le regard complice. Elle pouffa et je ne pus que la suivre. Personne ne compris entièrement. Je pris un bout de ma pâtisserie et l'envoyai à l'autre bout de la table, visant la bouche de Rosalie. Elle le rattrapa, bien entendu, avant de l'avaler goulument.
-Elles font une bonne paire les deux là… murmura Emmett.
Nous lui tirâmes la langue. Edward me prit mon donut.
-Assez mangé pour aujourd'hui.
-Quel rabat-joie tu fais, lui dis-je avant de picorer son coup de baiser pour me faire pardonner d'avance.
Il me regarda, l'air sévère avant d'avoir son sourire moqueur accroché sur le visage et de me caresser la main. Il s'approcha de mon oreille, ses lèvres les frôlant et me demanda :
-Demain, pourrais-je t'avoir rien qu'à moi et te sortir ?
Je fronçai les sourcils avant d'hocher la tête.
*
J'entrais dans la salle de grec et allait m'assoir à ma place, seule. Lorsque je passais dans la rangée, une fille se prénommant Zoé me regardait. Elle avait de longs cheveux bruns parsemés d'ondulation, son visage était dessiné avec des traits fins, et elle était assise deux rangs devant moi. C'était le genre de fille qui était votre confidente et qui n'était pas extraverti… Comme Angela il y a des années… Elle me souri timidement, voyant que j'avais intercepté son regard et je lui rendis un sourire que j'espérais beau sans être effrayant.
*
Le reste de l'après-midi passa désespérément lentement si on oublie la physique chimie avec mon petit lutin et la récrée de quatre heures où Edward, avant de prendre cinq minutes avec les autres, m'avait bécoté sans relâche lorsqu'il ne me parlait pas, dans un recoin isolé de la cour.
