-Merci à : Elyzabeth Watson, Yezel, Yuki-Jiji, Ketsuchi, Asamiaki, Guest 1 et 2, reya et Alisa-kun.
Je tiens à m'excuser pour la lente attente. J'ai réussi à dépasser mon blocage et j'ai enfin pu finir le chapitre tant espéré. J'espère qu'il sera à votre goût !
Demain, je répondrai à toutes les reviews du chapitre 13.
Je dois écrire la suite de mes oneshots sur Kuroko, donc le chapitre 15 viendra après !
Merci beaucoup à toutes les personnes qui m'avaient laissé une review, aux mises en favoris, aux follows ! Et merci aussi aux lectrices/lecteurs anonymes.
Chapitre 14
La nuit était largement avancée quand Minato et Kyosuke arrivèrent à l'auberge. Tout au long du trajet, à part les banalités d'usage, ils n'avaient pas échangé un mot. L'esprit encore complètement accaparé par ce qu'il venait d'apprendre sur son fils, le blond s'était tout simplement laissé guider sans prêter attention à ce qui l'entourait. Très rapidement, son ami avait remarqué son changement d'humeur par rapport à ce matin, mais il ne dit rien et se contenta d'attendre que ce dernier se confie à lui. Ils s'étaient promis de tout se confier, donc il n'avait pas d'inquiétude sur ce point. Par contre, son air hagard et quelque peu préoccupé ne le rassuraient pas vraiment.
Après l'accueil chaleureux de la maitresse du lieu, ayant déjà réservé, il ne perdit pas de temps à la réception. Le sourire bienveillant de cette dernière lui fit se sentir bien, oubliant presque la grosse journée de travail qu'il avait eu. La gent féminine lui accordait toujours ce genre d'attention, c'était plaisant, mais quelque peu pesant à force, mais il avait appris à vivre avec. Et pour une fois depuis pas mal d'années, il avait failli ne pas remarquer ce genre de geste et en fut heureux. Après un dernier regard à la jeune femme, il prit la direction de leur chambre. Minato n'avait toujours pas pipé mot, se contentant de le suivre.
Quand la porte fut fermée, Kyosuke déposa leurs sacs de voyage dans un coin de la pièce et porta son regard sur son compagnon qui ne semblait pas vouloir bouger.
— Mina…
Aucune réponse.
Il réitéra son appel, sans plus de succès. Dans un soupir, il dénoua sa cravate et tout en déposant sa veste sur le lit, il recommença une fois avec plus de force.
— Qu… Oui ?!
— Ça fait plusieurs fois que je t'appelle…
— Excuse-moi…
Se rendant compte de son nouvel environnement, il fit quelques pas dans la chambre, quelque peu perdu. Son esprit était tellement chargé par ce qu'il avait partagé avec son fils qu'il n'avait même pas fait attention à son amant et encore moins au trajet qui les avait mené jusqu'ici. Honteux de sa conduite, il s'avança vers la petite véranda et prit place sur l'une des chaises.
— Je suis silencieux depuis le début ? S'enquit-il tout en tournant la tête vers son amant.
— On peut dire ça… fit-il en le rejoignant sur l'autre chaise.
— Je suis désolé…
— Parle-moi.
— C'est stupide… tu vas te moquer, répondit Minato en se tortillant les mains.
— Jamais de la vie.
Cette simple réponse lui rendit le sourire. Se traitant d'idiot d'avoir agit de la sorte et surtout d'avoir inquiété son compagnon, il parla.
— J'ai appris que Naru avait eu une relation avec un garçon, i ans de cela.
— Oh !
— Tu sais, je n'ai rien remarqué !
— Difficile de se rendre compte de ce genre de chose, surtout si la personne le cache bien.
— Oui… mais tu sais, ce n'est pas ça qui me préoccupe le plus. C'est qu'apparemment la rupture avait été difficile pour lui et je n'ai même pas remarqué sa détresse…
— Mina…
— Je suis son père ! J'aurai pu l'aider, prendre soin de lui et l'épauler, mais je n'ai rien vu ! Répliqua-t-il avec colère.
— Tu n'as pas à te sentir coupable.
— Difficile de ne pas l'être…
— J'imagine oui.
— Je me sens vraiment mal… mon travail me prenait tellement de temps que par moment je me laissais engloutir par lui et finalement je ratais le plus important.
— Naruto-kun ne t'en veut sûrement pas.
— Oui, je sais… mais je m'en veux.
Touché par sa détresse, Kyosuke se redressa et alla s'agenouiller face à lui, tout en déposant une main sur son genou et l'autre sur sa joue, il dit :
— Le passé est le passé, tu ne peux le changer. Mais tu peux faire en sorte que cela ne se reproduise pas, conseilla-t-il en le caressant. Si tu as besoin de parler, je suis là. Alors, ne te cache plus derrière ton mutisme, ça m'inquiète plus qu'autre chose…
— Pardon…
— Tu veux partager autre chose avec moi ?
— Il ressort avec ce même garçon et je me suis ridiculisé en demandant à mon fils comment on faisait l'amour avec un homme, lâcha-t-il d'une traite.
— Oh…
— Jamais je ne m'étais senti aussi honteux de ma vie !
— Je n'en doute pas.
Percevant sa gêne, Kyosuke décida de changer rapidement de sujet, bien qu'il aurait aimé approfondir un peu plus cette conversation. Apprendre que son ami puisse songer aller encore plus loin dans leur relation lui fit, malgré lui, très plaisir. Bien plus que cela même. Rêvant de ce moment depuis tellement de temps — depuis qu'il s'était aperçu de ses sentiments pour lui— il se demandait chaque jour comment il parvenait à tenir sans lui sauter dessus. Ce désir nouveau était étrange, oppressant et si violent qu'il avait peur d'oser franchir ce pas de plus. Pour l'heure, il irait au rythme de Minato. Il avait attendu beaucoup trop longtemps pour tout gâcher maintenant, du moins il espérait y arriver…
Tout en se redressant, il perçut le rouge qui avait pris les oreilles du blond. Attendri, il lui proposa d'aller faire un petit tour dans les environs.
— Quoi ?!
— Oui, cela nous ferait du bien.
— Mais…
— Mina. Je suis heureux d'être ici avec toi, pour l'heure je n'ai besoin de rien d'autre.
« Du moins, j'essaie, » se fit-il pour lui-même.
— Désolé…
— Il ne le faut pas. On ira à ton rythme.
— Mais… ce n'est pas ça, je veux…
— On va marcher, fit-il coupant court à leur conversation.
— D'accord.
Après avoir revêtu leurs vestes respectives, ils quittèrent la chambre. Dans le couloir une employée les salua avec chaleur et un sourire plus que charmeur à l'intention de Kyosuke. Amusé, Minato hâta légèrement le pas pour rejoindre son ami qui l'avait passablement distancé. Percevant sa gaité, ce dernier lui en demanda la raison.
— Oh, juste un truc.
— Partage !
— La fille, elle semblait vouloir te coincer contre un mur, dit-il dans un rire.
— Sérieux ?!
— Tu ne l'as pas vu ?
— Pas vraiment, non… se contenta de répondre l'intéressé en empruntant l'allée pour gagner le jardin. Il faut dire que j'ai mieux à côté de moi.
— Idiot.
— C'est la vérité. Pour moi, tu es plus beau que…
— J'ai compris, le coupa Minato le rouge aux joues.
— Tu sais que tu vires tomate assez souvent ces derniers temps.
— Oh, la ferme ! Répliqua-t-il d'un air boudeur.
— T'es mignon comme ça aussi.
— J'ai l'impression d'être un gamin…
— J'adore ça, assura Kyosuke amusé. Oh !
— Quoi ?!
— Je veux te revoir dans ton uniforme de lycée !
— Ça ne va pas !
— Ça t'irait si bien, murmura-t-il d'un ton rêveur.
— Oublie !
— Mais…
De plus en plus amusé, Kyosuke se mit à imaginer son ami vêtu de la sorte. Dans ses souvenirs, Minato était un adolescent des plus adorables. Son sourire enfantin, sa frimousse boudeuse, son regard, bien que marqué par la douleur, était des plus vivants et son allure assurée, mais tout aussi fragile le rendaient terriblement sociable et attachant. Cependant maintenant, il se demandait comme serait cet homme avec ces vêtements ? Il était sûr que l'image serait totalement différente…
— Arrête de sourire comme ça…
— Désolé…
S'apercevant du décor qui l'entourait, Minato prit le temps de contempler le lieu. Sous cette lumière lunaire, le jardin paraissait tout droit sorti d'un conte enchanteur. Mais ce qui attira immédiatement ses yeux furent les magnifiques roses blanches qui étaient sublimées par les rayons de cet astre lointain, mais paradoxalement si proche. Il n'avait pas le souvenir d'avoir admiré des fleurs aussi belles… Il ne savait pas si c'était cet endroit, cette lumière ou simplement sa manière à lui d'interpréter les choses qui lui faisait paraître ce tableau si rêveur et touchant. C'était un décor simple au fond, mais il s'en dégageait une étrange béatitude. Et pour être honnête avec lui-même, il aimait cela. D'un pas léger il se dirigea vers l'une des roses, sa clarté était mise en valeur par les lueurs de la lune et son élégance était sans pareille.
— Elle est…
— Belle, termina Kyosuke en l'entourant de ses bras.
La chaleur qui émanait du corps solide et rassurant de son compagnon le fit frissonner. Se rendant compte de sa réaction, ce dernier accentua son étreinte, faisant sentir encore plus sa présence contre lui. Mais ce que Minato perçut davantage à travers les vêtements, c'était l'éveil de son membre. C'était quelque peu déroutant, nouveau, cependant en même temps terriblement excitant. Un moment plus tôt, son ami lui avait fait part de sa satisfaction de leur relation actuelle, mais apparemment, son corps réclamait plus. Lui-même en était conscient, pourtant Kyosuke semblait croire qu'il n'était pas disposé à franchir ce pas… Fermant les yeux pour mieux profiter de cet instant, Minato se demanda s'il était réellement disposé à laisser leur rapport tel quel. Certes il n'avait eu personne d'autre que Kushina dans sa vie, que ce soit sentimentalement ou physiquement, cela donnerait une image quelque peu pathétique, mais être l'homme d'une seule femme était-il si étrange ? Pour lui, absolument pas.
Et aujourd'hui, son cœur avait trouvé une personne pour laquelle il battait la chamade à chaque fois qu'il le touchait ou le regardait. À son âge, jamais il n'aurait pu se douter qu'il tomberait de nouveau amoureux… et surtout de son meilleur ami, son frère. Pour être honnête avec lui-même, ce sentiment devait déjà exister en lui. Peut-être que son degré d'intensité était moindre, mais il était sûrement là, au fond de son être… L'amour pouvait prendre divers aspects, mais au final, pour Minato, c'était le seul et unique aspect qui l'intéressait. Celui de pouvoir caresser, toucher, désirer, jouir, embrasser, aimer la personne chérie. Comme en cet instant…
Kyosuke glissa son visage au creux de cou de Minato qui lui facilita l'accès en basculant la tête vers l'arrière. Le souffle chaud de son amant lui fit perdre pied et il se mit à bouger lentement contre ce corps dur et ferme, engendrant par la même occasion une atmosphère plus érotique que jamais. La bouche gourmande s'empara de sa chair tendre et d'un mouvement affamé, il la mordilla et suça avec appétit. La réponse de Minato ne tarda pas, puisqu'un gémissement de plaisir se fit entendre dans le silence du jardin.
Tout en parsemant des baisers ici et là, Kyosuke murmura d'une voix rauque :
— Mina… désolé… mais j'ai envie de toi.
Jamais un timbre de voix ne lui avait paru aussi sexy et électrisant. À cet instant, il était disposé à tout ! Peu lui importait la demande que formulerait son ami, il savait que sa réponse ne serait jamais « non ». Totalement perdu dans les sensations grisantes, il murmura :
— Moi aussi… mais il y a le dîner qui va être…
— Après… grogna Kyosuke en s'écartant. Viens.
— Il faut quand même les prévenir, fit Minato tout en suivant son compagnon.
— Oui…
Arrivé à la chambre, Kyosuke enleva sa veste et la déposa correctement sur le dossier de la chaise, il était certes impatient, mais pas au point de mettre le bazar dans la chambre. Après un regard sur son ami, il dit tout en prenant la direction de la salle de bain :
— Je vais prendre ma douche. J'en ai pour 5 minutes et pendant ce temps-là, interdiction de changer d'avis.
— Ça ne risque pas, assura l'intéressé amusé.
Kysoke lui rendit son sourire et ferma la porte derrière lui. Se retrouvant seul, Minato se tourna vers le lit. Tout en le fixant, ce meuble lui parut soudain trop grand. Paresseusement, il fit glisser sa main tout le long de cette surface qui épousera dans les prochaines minutes leurs deux corps pour la première fois réunis. Le cœur battant, il se laissa lentement choir sur le bord, prenant enfin conscience de ce qui allait suivre. Il était sur le point de faire l'amour avec son amant… Ce serait un grand pas pour lui, dans tous les sens du terme. Bien qu'il se fût documenté sur le sujet avant de venir, une certaine appréhension s'emparait de lui. Et la question la plus récurrente dans son esprit était : allait-il être à la hauteur ? C'était sans doute idiot de se poser ce genre de question, mais il ne voulait pas paraître gauche ou nul… Son attention se porta sur son sac et il se rappela qu'il avait emporté avec lui quelques petites choses, dont un tube de crème…
Lors de ses recherches sur le sujet, et après sa surprise sur le comment et où, son attention fut portée sur deux points importants qu'il avait relevé : la douleur et la protection. Le second, il s'en doutait déjà, mais le premier, il se demanda comment passer outre pour profiter de ce plaisir tant décrit. Et le conseil qui revenait sans arrêt était celui d'une bonne préparation. Alors, il s'était emparé du tube qui se trouvait dans sa pharmacie et l'avait mis dans son sac.
En repensant à cet épisode de la journée, il ne put s'empêcher de sourire. Finalement, peu importait ses dires, il était prêt à avoir une relation sexuelle avec Kyosuke depuis déjà un long moment. Il lui avait fallu juste une sorte de déclic pour s'en rendre compte. Son désir pour son ami était présent depuis leur premier baiser, il avait juste besoin d'un peu de temps pour le percevoir. Maintenant, il se rendait compte qu'il avait réellement grand besoin d'aller plus loin. Cela faisait presque trois ans qu'il n'avait pas eu de relation sexuelle, alors il était en manque…
— Tu peux y aller, entendit-il soudain.
— Tu as déjà fini ?!
— Ouais. J'avais dit 5 min, non ?
— Je vois ça, fit-il en se redressant.
Tout en se mordant la lèvre inférieure, il ne put s'empêcher de détailler avec soin le corps parfait qui se présentait devant ses yeux. Un torse bien proportionné, des muscles appétissants, une peau dorée par le soleil… Pour un homme de plus de quarante ans, il était vraiment désirable. Et lui qui n'avait jamais éprouvé de l'excitation en détaillant un homme, depuis le début de leur relation, il avait tellement hâte de le toucher, de le goûter, de le caresser… Il était tellement beau. Sa langue humecta ses lèvres et une chaleur irradiante embrasant le creux de ses reins le submergea complètement. Quand son regard rencontra celui de Kyosuke, un frisson d'excitation se propagea dans tout son être.
— Arrête de me fixer avec ces yeux-là…
— Com… Je… désolé… balbutia Minato en se dirigeant vers la salle de bain.
— Mina, souffla Kyosuke en se séchant les cheveux. Tu as 5 min.
— O… OK…
Et la porte se ferma.
Le cœur battant à toute allure, Kyosuke pesta contre son désir beaucoup trop présent. Par un simple regard, il s'était senti s'enflammer et un vif tressaillement s'était emparé de lui, engendrant une réaction beaucoup trop violente à son goût. Son sexe pulsait déjà, et il se demanda comment il allait faire pour se contenir quand il l'aurait contre lui, peau contre peau. La seule chose dont il était sûr, c'était qu'il ne le pénétrerait pas à sec. Il n'osait imaginer la douleur que son amant éprouverait à ce moment-là et lui faire du mal n'était pas dans ses intentions. Cependant, fatalement, il ne pourrait y échapper…
— Merde…
Tout en se passant la main dans ses cheveux encore humides, il grogna face à son manque de retenue. Le manque évident de relation sexuelle se faisait sentir et depuis que les sentiments amoureux s'étaient additionnés à l'équation, ce désir était plus fort que jamais. Se laissant tomber sur le bord du lit, il s'empara du téléphone pour repousser l'heure du dîner et à peine avait-il raccroché, la porte de la salle de bain s'ouvrit et Minato apparut, une serviette autour de la taille et une seconde sur ses épaules.
— Je t'ai fait attendre ?
— Non, fit-il dans un souffle tellement il était subjugué par ce qu'il avait devant les yeux.
— OK… Tu veux…
— Approche, le coupa Kyosuke en tendant sa main.
Minato obtempéra en s'en emparant. Après quelques pas, il se retrouva face à son amant. D'un geste vif, le brun l'attira à lui et, plaçant ses mains de part et d'autre de ses hanches, il dit :
— Tu es nerveux ?
— C'est normal, non ?
— Hmm… Tu as raison, répondit Kyosuke tout en déposant sa tête contre son ventre. Je le suis aussi, ajouta-t-il d'une voix retenue.
— On ne dirait pas…
— Je le cache bien, c'est tout. Si je ne me contrôlais pas, tu serais déjà dos au matelas et moi en toi.
— I…idiot ! Répliqua Minato écarlate.
Sentant sa gêne, Kyosuke s'écarta légèrement et fixa Minato avec son regard si pénétrant, puis il fit :
— Mina, tu peux encore changer d'avis.
Tout en s'humectant les lèvres devenues soudainement très sèches, l'intéressé accueillit les paroles de son amant avec reconnaissance. Cet homme ne cessait de mettre ses propres désirs au loin pour son bien-être à lui. « Changer d'avis » ? Il lui était impossible d'y songer.
Pourtant, l'appréhension et l'incertitude étaient présentes, cependant il ne souhaitait pas lui refuser cela plus longtemps. Lui-même en avait très envie et surtout grand besoin. Sentir enfin la chaleur de l'être aimé contre soi, se rendre compte de son amour à travers ses gestes et regard. Tout cela lui manquait, maintenant il osait se l'avouer.
Alors, non ! Il ne changerait pas d'avis.
Il avait goûté à ses baisers, dont les sensations étaient de plus en plus vivaces chaque jour. Ses caresses l'avaient transporté, lui faisant oublier sa douleur et sa solitude. Et en cet instant, il n'aspirait qu'à connaitre le reste. Il voulait tout de lui, absolument tout.
Pour toute réponse, il amorça un mouvement vers le visage de Kyosuke et d'un toucher qui le surprit lui-même, d'une douceur et tendresse unique, il le rassura en déposant ses mains de part et d'autre de son visage, puis il lui embrassa le front. La barbe naissante engendra une étrange sensation, pas si désagréable. Lentement, il attira sa bouche vers la sienne et pour la première fois, il s'empara de ses lèvres pour un baiser. Juste un simple contact, mais qui signifiait énormément pour l'un comme pour l'autre. Les dés étaient jetés, plus moyen de faire marche arrière.
— Je m'arrêterai dès que tu me le demanderas.
— Je ne le ferai pas.
— Ne parle pas trop vite, répliqua-t-il tout en le faisant basculer sur le lit.
Se retrouvant sous le corps de Kyosuke, Minato ne put s'empêcher de tendre la main vers son torse. Malgré les années, il gardait encore un corps magnifiquement sculpté, il ne cessait de se le répéter tellement il en était fasciné. Le contact bien que léger fit tressaillir le plus âgé, et dans un gémissement profond, il se saisit de sa main pour en embrasser la paume. Ce geste ému Minato au-delà des mots. À cet instant même, son cœur se gonfla d'amour pour cet homme si attentionné et généreux. Son désir d'être sien ne fit que croitre au fil des secondes, embrasant son corps tout entier.
Désireux de le goûter au plus vite, Kyosuke se pencha tout doucement vers lui. Ce dernier, dans un moment de gêne, détourna le regard. Mais quand leurs corps se touchèrent enfin, elle s'envola comme par magie. La chaleur qui se dégageait de leurs peaux le surpris et l'émerveilla, elle était brûlante et grisante.
Kyosuke inclina la tête pour prendre sa bouche dans un baiser furtif, cependant dès que leurs lèvres s'effleurèrent, cela se transforma en un échange passionné. Le cœur battant à tout rompre, les lèvres de chacun dévorèrent celles de l'autre, se cherchant frénétiquement dans un contact profond et désespéré. Leurs langues se rencontrèrent dans un ballet sensuel et une succession de caresses s'enchaina. Suçant, léchant, goûtant à la chaleur et à la saveur de l'autre. Jamais encore ils ne s'étaient adonnés à ce genre de choses. Leurs baisers avaient toujours été certes passionnés, mais il y avait toujours une sorte de pudeur dans cette union. Pourtant en cet instant, tout semblait avoir volé en éclat. La faim de l'autre était beaucoup trop présente et le besoin urgent de l'assouvir se faisait sentir.
Les gémissements, le son typique d'un baiser gourmand s'élevèrent dans la pièce, donnant une vision enivrante de leur échange. Ils auraient continué ainsi pendant un long moment encore si le manque d'oxygène ne se faisait pas sentir, les obligeant à se séparer. Après un dernier mouvement de langue, ils rompirent le profond et sauvage baiser.
Haletant, ils se fixèrent avec un désir violent dans les yeux.
— Je… suis en feu… fit Minato d'une voix rauque.
— Moi aussi…
Après un dernier baiser furtif, il délaissa ses lèvres pour faire voyager sa langue le long du cou de Minato. Ce dernier fut saisi d'une sensation plus électrisante que d'habitude. Tout en rejetant la tête en arrière, un profond râle de plaisir lui échappa. Chaque coup de langue provoquait des frissons tout aussi agréables que particuliers. C'était intense, terriblement intense. Quand la main droite de Kyosuke se mit à voguer sur son corps, il frémit d'impatience. Le souffle court et le besoin d'être touché étaient trop présents, alors quand il effleura la pointe d'un téton durci par le désir, il sursauta. Intéressé, Kyosuke redressa alors la tête et lui adressa un curieux sourire avant d'emprisonner ce bourgeon qui semblait bien sensible dans sa bouche. Un agréable gémissement se fit entendre et en écho à sa plainte, il s'arc-bouta vers lui tout en s'accrochant désespérément aux épaules de son amant.
La langue de ce dernier dessinait des cercles humides et tièdes autour de ce morceau de chair si appétissant tandis que sa main dériva vers sa taille, son ventre, puis tout doucement vers la ligne blonde qui ornait la naissance de son intimité encore prisonnière du morceau d'éponge blanc. Pour toute réponse, Minato se mit à bouger contre sa main, les hanches ondulèrent alors contre le drap du lit. Et lorsque Kyosuke commença à aspirer et à sucer son téton, il se cambra complètement, invitant son doux tortionnaire à aller plus loin. Pourtant, il se sentait totalement perdu. Il ne parvenait pas à savoir quelle partie de son corps réclamait le plus les soins de Kyosuke. Tout était tellement nouveau pour lui. En temps normal, c'était lui qui donnait ces gestes, ces caresses… Cependant là, il éprouvait des sensations uniques et encore jamais connues. Malgré tout, il ne voulait pas que cela s'arrête. Il se concentra alors sur le contact de ses mains, la chaleur humide de sa langue, la rigidité de son sexe contre sa hanche et du sien contre la sienne.
Kyosuke releva la tête et observa son visage et sans le quitter des yeux, cette même main qui voyageait sur son corps dénoua la serviette et lentement, il glissa sa main sur son membre gorgé de désir et se mit à le caresser avec soin. Quand son doigt taquina le gland sensible et si chaud, Minato se cambra tout en frissonnant d'impression et de désir. Mais la sensation la plus violente fut quand ce même doigt se glissa à travers la fine couche de chair qui ornait le sommet de son sexe. À cet instant-là, tout son corps fut traversé par une onde électrique encore jamais éprouvée.
— Kyo… tu cherches à me tuer ? S'enquit-il haletant.
— De plaisir.
Souhaitant en faire de même, il délaissa à regret les larges et solides épaules de son amant, de sa main droite, il s'empara de la serviette et d'un geste impatient, il la jeta aussi loin qu'il pouvait. Puis d'un même mouvement, il dirigea son attention sur la fine toison brune qui ornait la naissance de son sexe et se mit à la caresser. Sous le toucher sensuel, Kyosuke frissonna de la tête aux pieds et quand l'autre main de Minato pinça l'un de ses tétons, un grognement primaire se fit entendre. Un gémissement profond et chargé de désir résonna dans la chambre et face à cette réaction violente, le blond était fier de son effet. Comprendre que son compagnon ressentait autant de désir que lui le comblait de satisfaction. Quand ses doigts délaissèrent sa découverte première pour aller à la rencontre de son membre fièrement dressé, Kyosuke ne put qu'inspirer profondément pour tenter de se contrôler, puis se positionna au-dessus de l'homme sous lui.
— Mina, ouvre la bouche.
— Hein ?
— S'il te plait.
Ce dernier accéda à sa demande et il ouvrit la bouche très vite trois doigts s'y engouffrèrent. Perdu, Minato se contenta d'attendre, car pour être honnête, il ne savait absolument pas ce qu'il devait faire.
— Suce.
Surpris, il fixa son amant avec incompréhension. Mais très vite, la réponse lui parvint et il comprit le pourquoi de ce geste. Alors, tout en détournant légèrement la tête il retira les doigts de sa bouche.
— T'as pas besoin de ça.
— T'es fou ! Je te ferai très mal si je…
— Non, je veux dire… regarde dans mon sac.
Kyosuke se pencha sur le côté et regarda le sac ouvert. Et ce qu'il y vit le surprit grandement. Il se saisit du tube et ignora les préservatifs.
— Tu avais prévu la chose à ce que je vois.
— Plus au moins…
— Par contre, désolé, mais les capotes, je déteste ça, dit-il tout en pressant le tube entre ses doigts. De plus, je suis clean.
— Pas de protection alors ? S'enquit l'intéressé avec un sourire. Ça me va. Je suis clean aussi.
— Parfait, dit-il en lui écartant les jambes.
— Atte… répliqua ce dernier tout en les rabattant. Je…
— Quoi ? T'as changé d'avis ?
— Non, mais je voudrai… Je veux que tu… commença-t-il le rouge aux joues. Ne te retiens pas, murmura-t-il d'une voix gênée.
À ses mots, le cœur de Kyosuke rata un battement. Euphorique, il amorça un mouvement vers la bouche de Minato pour un baiser plein de promesses et reconnaissance. Ce dernier l'accueillit en desserrant ses membres inférieurs et dans une invitation, il attira son attention sur son entrée encore vierge de toute intrusion. Sans plus attendre, il présenta l'un de ses doigts vers l'anneau de chair serré et il y glissa en son sein si facilement qu'il en fut surpris. Le mouvement de va-et-vient débuta et le corps de Minato se mit à onduler au rythme de la danse. Très vite, Kyosuke y ajouta un second doigt et son amant lui répondit par un gémissement plaintif, apparemment la douleur se faisait enfin sentir. La douce torture dura un petit moment, les mouvements de ciseaux en lui se multiplièrent et les frottements de son sexe contre le ventre du brun engendraient plus de chaleur et un besoin urgent d'avoir plus. Et au moment où un troisième doigt s'ajouta aux autres, Minato s'arc-bouta et dans un halètement qui aurait pu faire jouir un Saint, il murmura :
— Qu'est-ce que… c'est…
— Ta prostate.
— Quoi ?! Comm… Ahh !
Un autre gémissement se fit entendre et un tressaillement plus violent que les autres s'empara du corps de Minato.
— Oh, je l'ai encore touché !
— Arrête…
— Mais…
— Je ne veux pas venir avec tes doigts, souffla Minato en fixant son amant de son regard bleu azur devenu maintenant électrique.
Tout en tentant de reprendre une respiration normale, il porta son attention sur son propre sexe et ajouta :
— Regarde, je suis déjà à ma limite.
Le membre gonflé par le sang pulsa frénétiquement et le liquide séminal qui en coulait démontrait qu'il risquait de venir prochainement.
— Mina…
D'une douceur dont il ne se doutait pas capable, il lui captura les lèvres dans un contact aérien, presque furtif. Cependant, cette caresse était si douce qu'elle engendra chez les deux hommes un sentiment de bonheur et d'union complète. Après un dernier baiser, ils se fixèrent, puis Kyosuke murmura :
— Je vais te pénétrer.
— Vas-y.
— Respire doucement, conseilla-t-il en prenant son sexe brûlant dans sa main pour le guider dans l'antre de son amant.
D'une lente poussée, il se glissa dans l'intérieur chaud et terriblement étroit de Minato. Le mouvement calculé lui coupa le souffle, tout en s'agrippant aux épaules de Kyosuke, ce dernier inspira et expira profondément pendant que ses muscles les plus intimes s'habituaient à sa présence. C'était quelque peu désagréable… La douleur était plus présente que le reste. Mais il savait que cela changerait très vite.
— Je peux bouger ?
Un simple hochement de tête lui répondit. Inquiet, Kyosuke déposa sa main sur la joue de Minato pour attirer son attention.
— Ça va ? Tu as mal ?
— Un peu…
Sa voix était d'une sensualité si enivrante qu'elle n'eut aucun mal à transpercer le cœur déjà condamné de Kyosuke.
— Ha… C'est si bon d'être en toi. Si doux autour de toi.
Minato laissa échapper un long gémissement et se resserra davantage autour du membre tellement présent et imposant. Comme réponse, il entama ce ballet langoureux et lent qu'ils souhaitaient tant interpréter. Il noua ses jambes autour de son amant, lui intimant plus de contact. Les halètements de plaisir se firent entendre de plus en plus et le désir s'embrasa enfin pour exploser sans ménagement. Plus Kyosuke se glissa en Minato, plus ce dernier cria. Jamais encore il ne s'était autant laissé aller dans l'amour. Pourtant ce soir, il ne pouvait faire autrement, surtout quand le sexe dur et si gros vous labourait sans ménagement ce lieu si étroit et si profond. Quand son pénis toucha sa prostate, un frisson violent se propagea dans tout son être. Les coups de butoir de Kyosuke étaient violents et grisants, lui faisant perdre complètement pied. Le plaisir qu'il ressentait était si difficile à assimiler qu'il ne parvenait même plus à avaler sa salive ou à suivre les rythmes d'une respiration normale. La sauvagerie soudaine des assauts de son compagnon en lui le rendait fébrile et impatient de goûter à la jouissance absolue. Alors, il l'attira encore plus contre lui, son sexe se frotta contre son ventre perlé par la sueur pour avoir un plaisir complet. Plus Kyosuke allait et venait en lui, plus les sensations étaient merveilleuses et électrisantes.
— Mina si tu continues comme ça, je… je vais venir.
— Alors… viens !
— Mais…
Jamais encore le plaisir ne s'était emparé de lui aussi violemment. Il avait l'impression qu'il allait jouir tôt ou tard. La chaleur de Minato était si accueillante, mais surtout il était si étroit… C'était si bon. Tellement bon qu'il ne savait pas comment il avait fait pour ne pas décharger directement après l'avoir pénétré. Plus il bougeait, plus il sentait le point de rupture arriver. Ses hanches accélèrent le rythme de leur danse et soudain Minato se crispa sous lui et un tremblement unique d'un plaisir assouvi se manifesta et un cri de plaisir se fit entendre, très vite suivi de la réponse de son sexe prisonnier de son ventre. L'anneau de chair se resserra encore plus et après un dernier coup de reins, Kyosuke lui répondit dans un gémissement rauque en se répandant à l'intérieur de lui. Les spasmes de plaisir faisaient frissonner leurs deux corps totalement comblés par le plaisir. Sans le quitter, Kyosuke porta son regard voilé par la jouissance sur celui de son amant. Tout en déposant sa main sur sa joue, il essuya la sueur qui ruisselait de son front et dit :
— Je t'aime.
Totalement surpris, Minato le fixa sans dire un mot. Pourtant, sans s'en rendre compte, son corps avait déjà répondu pour lui. Des larmes coulèrent le long de son visage.
— Hé ! Qu'est-ce… tu as mal ? Je t'ai blessé ? Mina !
Tout en lui tapotant la joue, Kyosuke s'affola de plus en plus. Il se souvint alors qu'il avait toujours son sexe dans sa chaleur. Il s'apprêta à se retirer quand Minato resserra davantage sa prise sur la taille de son amant.
— Non ! Reste en moi.
— Mais tu pleures ! Je…
— Ce n'est pas pour ça ! D'ailleurs, c'était magique !
— Alors pour…
— Jamais je n'aurai pensé éprouver ça de nouveau, ou qu'une personne éprouve ça pour moi. Ça m'a juste ému.
— Mais…
— Kyo, je t'aime aussi. Je t'aime ! Je t'aime ! Répéta-t-il totalement heureux.
— Je… je suis au paradis, répondit Kyosuke en déposant son front sur celui de Minato.
— Non, juste dans mes bras.
— Mina.
— Oui ?
— Ç'était magique pour moi aussi.
C'était une étreinte, une union vraiment unique. Maintenant qu'il avait les idées un peu plus claires, il pouvait largement s'en rendre compte. Pendant la grande vague de sensation et de passion qui les avait entrainé l'un comme l'autre vers le plaisir complet et intense, il lui avait été impossible de voir les choses clairement… C'était terriblement fort, et en cet instant, alors qu'ils étaient dans les bras l'un de l'autre, son membre toujours en lui réclamant une étreinte en plus, son cœur se mit à cogner énergiquement contre sa cage thoracique. Il avait de nouveau envie de lui, de fondre complètement à l'intérieur de sa chaleur.
— On recommence ? Entendit-il d'une voix rauque.
— J'osais pas te le demander, fit-il dans un sourire.
— Je suis à toi, complètement à toi.
— Je le suis tout autant, assura Kyosuke en déposant ses lèvres sur celles de son amour.
oOoOoOo
Chez les Uzumaki, plus tard dans la soirée.
— Elle s'est endormie ?
— Oui, enfin…soupira Naruto tout en se laissant tomber à côté de Sasuke.
— Elle semblait être particulièrement en forme aujourd'hui.
— Tu étais là, c'est pour ça… répondit-il en s'adossant contre le dossier du canapé. D'habitude, elle reste dans l'atelier avec mon père et finit par s'endormir non loin de lui.
— Je vois.
Un petit silence s'installa entre les deux hommes. Le dîner avait été agréable et la présence de Sasuke pendant le repas avait donné une autre dimension au moment. Ils avaient parlé de tout et de rien, ils avaient ri, énormément. Son cœur s'était réchauffé et son envie de recommencer ne faisait que croître à chaque minute passée. Un sourire naquit sur ses lèvres et Sasuke ne tarda pas à le remarquer puisque son regard ne l'avait pas quitté.
— Naruto-san.
— Hm ?
— À sourire comme ça, tu me donnes envie de t'embrasser et d'aller encore plus loin.
Amusé, ce dernier sourit davantage.
— Tu attends quoi ?
Pour toute réponse, Sasuke lui pinça le nez dans un geste d'une pure taquinerie.
— Hé !
— Ne me tente pas.
— Un baiser, ce n'est pas…
Dans un soupir, Sasuke se mordit la lèvre inférieure, puis il porta son regard de ténèbres sur les bleus océans de son compagnon.
— C'est vrai… Mais après ce beau moment qu'on a partagé, je doute pouvoir me retenir.
— Et si je ne veux pas ?
— Arrête… Je suis partant pour les câlins et les savoureux baisers, mais…
— Sasuke.
— Je t'ai promis, et je me suis promis à moi-même qu'on irait doucement. Alors, s'il te plait… laisse-moi y aller à mon rythme.
— Désolé…
— Ne t'excuse pas. C'est juste que…
— Je sais, le coupa-t-il en déposant sa main sur sa joue. Tu as trop souffert et tu ne veux pas que ça foire une seconde fois.
— Je ne suis pas aussi fort que j'en ai l'air…
— Ne dis pas ça.
— C'est la vérité, souffla Sasuke tout en fermant les yeux. Pendant ces 6 années, j'ai vécu dans le passé sans oser aller de l'avant.
— Alors, je suis comme toi. À part Rina, je n'ai pas avancé…Je n'ai jamais cru qu'on tombait véritablement amoureux qu'une seule fois. Pourtant, tu as été mon seul et unique amour et je t'ai blessé, terriblement, avoua Naruto ému.
— Naruto-san…
— On ira à ton rythme, mais reste avec moi. Je ferai tout ce que tu veux… juste, ne me quitte pas, fit-il les larmes aux yeux.
— Je t'aime, si fort. Je n'ai aimé que toi. Alors, non, je ne te lâcherai plus, répondit-il tout aussi ému.
— Oui, approuva-t-il dans un sourire.
— Je…
La sonnerie du téléphone résonna dans le salon, interrompant l'atmosphère chargée d'émotion et sentiments. À contrecœur, Sasuke s'éloigna tout en déposant un doux baiser sur le front de son petit ami, il dit :
— Réponds.
— Ah… oui…
Le geste, bien qu'anodin, toucha Naruto au plus haut point. Son cœur s'était gonflé d'amour pour cet homme qui était maintenant son homme !
Tout en se saisissant de son téléphone, il accorda un sourire heureux à Sasuke et décrocha.
— Oui ?
« Naruto ! J'ai besoin d'aide ! »
— C'est qui ?
« Kiba ! Kiba ! T'as oublié ma voix ou quoi ?! »
— Oh… désolé… se contenta-t-il de dire en enlaçant la main de Sasuke dans la sienne.
« Faux frère ! »
— Tu veux quoi ? Je suis occupé là !
« M'en fous ! Je serai à la maison dans 2 minutes, alors ouvre-moi ! J'ai besoin de toi ! Ma vie amoureuse en dépend ! »
— Hein ?! De quoi tu parles ?!
« J'arrive ! Merde le chat !»
— Le chat ?! De…
— Tout va bien ? S'enquit Sasuke inquiet.
— Rien compris…
— C'était qui ?!
— Kiba, un ami de la famille, mon frère de cœur, dit-il en reposant son téléphone. Il arrive.
— Ah !
— Désolé… notre soirée en tête à tête se termine déjà.
— Rencontrer le reste de la famille fait partie du rôle de petit ami, non ? Lança Sasuke amusé.
— Si tu le dis…
Naruto était inquiet. Son ami lui avait paru assez confus et pour le rendre ainsi, il fallait vraiment qu'il soit perturbé par quelque chose. D'ailleurs, depuis qu'il lui avait conseillé de faire le premier pas envers cette personne dont il était amoureux, ils se voyaient de moins en moins. À part les moments où il l'apercevait pendant ses pauses dans son travail, ils se rataient assez souvent. Il ne savait même pas où il en était de son histoire… Après ces mots qu'ils avaient échangés, il avait hâte d'en savoir plus.
Mine de rien, il était très intéressé.
À suivre…
Vous êtes arrivés au bout du chapitre ! Il vous a plu ?
N'hésitez pas à me donner vos impressions !
Merci de continuer de me suivre et de m'encourager !
Je vous dis à la prochaine,
Gros Bisouus
Kain
