Avertissements : Attention chapitre bourré de guimauve dégoulinante et dernier chapitre avant l'épilogue!
J'espère que cette fin va vous plaire! *va stresser dans un coin*
14. Ignorer Harry Potter ou comment parvenir à ses fins
Ce ne fut pas le lundi matin que Harry s'aperçut d'un changement. Il s'était tellement habitué à cette nouvelle Pansy complètement allumée que parfois il ne se rendait même plus compte de sa présence partout où il allait. Il ne savait pas ce qu'elle cherchait réellement, l'embêter, attirer son attention ou simplement lui gâcher son année. Il ignorait ce qu'il avait fait pour mériter ça. Lui qui avait tant essayé de l'oublier, là c'était tout bonnement impossible. Le seul endroit où il ne la voyait pas c'était dans la tour des Gryffondor. Il ne voulait pas entrer dans ce petit jeu sadique qui consistait à le suivre partout, à le bousculer, à l'effleurer à la moindre occasion et à le saluer au moins dix fois par jour. Elle ressemblait à une groupie, un peu comme Colin Crivey à ses débuts. Fort heureusement ce dernier s'était calmé depuis. Il ne retrouvait plus la Pansy dont il était tombé amoureux et rien que pour cela il ne voulait même plus lui adresser la parole, ni lui montrer que ses manigances fonctionnaient sur lui ou le touchaient. Ça l'agaçait juste et le rendait colérique envers les autres. Même si Hermione regardait ça d'un rire amusé la plupart du temps, souvent elle paraissait pensive à ce sujet et plutôt peinée dans de rares cas. Ron lui conseillait de lui jeter un bon vieux sort pour la faire déguerpir, de lui plonger la tête dans un chaudron pour lui rafraichir les idées ou pire de la jeter dans le lac pour que le calmar géant s'en occupe. Harry avait pris ses idées à la dérision, mais il n'avait pas été loin de penser comme lui à plusieurs occasions
Pansy était installée seule à la table des Serpentard ce matin-là, elle s'était levée tôt juste pour n'avoir affaire à personne. Elle ne voulait ni voir Harry, ni parler à quiconque. Bien entendu, elle s'était amusée à essayer de faire réagir Harry de toutes les façons possibles et imaginables, mais celui-ci n'avait pas eu la réaction qu'elle attendait, en réalité il n'avait pas la moindre réaction. Se faire passer pour une folle par toute l'école ça allait un moment, mais pour aucun résultat probant, c'était juste démoralisant. Daphné et Blaise arrivèrent en face d'elle lorsqu'elle s'apprêtait à quitter la table. Ils n'osaient plus lui adresser la parole depuis des jours. Ils avaient du mal à comprendre son comportement. Elle voulait en parler à quelqu'un bien sûr, mais au fond elle préférait garder ce petit secret pour elle. Ce secret qui la faisait sourire dès qu'elle y pensait. Elle ne voulait pas le partager, ça serait comme trahir Harry. Elle jeta un regard dénué de toute expression vers eux.
—J'arrête, déclara-t-elle.
Blaise arqua un sourcil interrogateur tandis que Daphné lui demanda directement ce qu'elle comptait arrêter.
—J'arrête tout, ça fait des jours que vous me le dîtes donc voilà c'est aujourd'hui le début de la fin.
—Tu vas vraiment retenir tous tes élans envers Potter ? questionna Blaise en écarquillant les yeux sceptique.
Pour toute réponse elle partit en relevant la tête digne. Ses deux amis restèrent perplexes un moment avant d'être soulagés. Pansy Parkinson était de retour.
Lorsque le trio entra dans la grande salle, ils ne perçurent pas les regards étranges que posèrent certains Serpentard sur eux. Ils avaient pris l'habitude de rester dans leur bulle depuis quelques jours.
Ce ne fut que pendant le cours d'histoire de la magie que Harry constata un petit changement. Parkinson ne s'était pas mise à la table à côté de lui. Il ne recevrait donc nul bout de parchemin de sa part ni regard insistant. Cela l'avait laissé désorienté un moment avant qu'il ne chasse ces idées de son esprit. Ron en discuta directement à Harry le soir même, cela semblait surréaliste que la blonde ne soit plus dans les parages et peu de personnes avait manqué ce détail. Harry s'installa sur le fauteuil près de la cheminée dans la salle commune et écouta distraitement Ron déblatérer sa joie de vivre en l'absence de la Serpentard accrochée à leurs basques.
Harry repensa au cours de Défenses Contre les Forces du Mal, Pansy l'avait ignoré pendant les deux heures. Il n'avait cessé de jeter des regards inquiets vers elle, mais elle avait semblé ne pas le voir. Ça le rendait triste à présent, alors qu'il aurait enfin dû être ravi qu'elle ait arrêté son manège. Il n'avait pas été dupe ces trois dernières semaines, tous ses regards, tous ses gestes, tous ses mots étaient prémédités, calculateurs et pas le moins du monde naturels. Se sentir ignoré à présent était sans doute beaucoup plus réaliste. Il soupira, peut-être que le lendemain elle ferait de nouveau attention à lui et ça l'exaspérerait probablement aussi.
Cependant, ce ne fut pas le cas, il l'avait à peine aperçue pendant le repas du midi dans la grande salle. Elle n'était pas sur le chemin quand il revint du cours de botanique. Elle n'était pas devant la porte avant son cours de sortilèges et il ne la vit même pas le soir.
Le lendemain, Lavande avait repris sa place en potions et Pansy était de retour avec ses amis qui chahutaient. Il ne la vit pas à la bibliothèque ni dans les gradins durant l'entrainement. Il ne la croisa pas à la volière ni dans le parc quand il neigea le jeudi.
…
Tout le château était en effervescence à l'occasion de la Saint-Valentin. Les élèves avaient été autorisés à sortir du château pour se rendre à Pré-au-lard en fin d'après-midi, sous une constante surveillance de la part d'une bonne douzaine d'Aurors, qui avaient l'air autant ravi les uns que les autres d'être présents pour surveiller une bande d'adolescents aux hormones en folie. L'idée émanait de Dumbledore qui souhaitait revoir un peu de gaité dans ce château devenant fort lugubre en ces temps troublés.
L'air était glacial et le sol était recouvert de neige, le trio décida donc de s'abriter au trois balais pour boire une bière afin de se réchauffer. Les plus téméraires marchaient main dans la main dans les rues, tous couverts de bonnets et d'écharpes. A peine distinguait-on les visages des élèves.
Ron racontait des blagues vaseuses auxquelles Harry et Hermione riaient allégrement, un peu aidés par leur bière au beurre qui réchauffait leur estomac et leur gorge.
—Et Dean a dit à Seamus que s'il continuait comme ça, même un scrout à pétard…
Ron laissa sa phrase en suspens, un groupe de Serpentard venait d'entrer à grand fracas dans le pub. Hermione et Harry tout comme lui s'étaient retournés vers eux. La seule personne que vit Harry dans cette foule, ce fut Pansy qui retirait son bonnet électrisant ses cheveux devant le regard moqueur de Zabini. Elle lui donna un coup d'écharpe.
Ron avait repris la conversation comme si de rien n'était mais Harry ne l'écoutait plus. Il fixait Pansy Parkinson qui s'asseyait près de Malefoy. Elle était juste dans son angle de vue. Il n'avait même pas besoin de se tordre le cou pour l'observer. Si elle dirigeait ses yeux droit devant elle, elle l'aurait également dans son champ de vision.
—Ensuite McGonagall est arrivée et a surpris l'imitation de Seamus ! continua Ron.
Hermione leva les yeux au ciel. Elle écoutait son ami, mais était plus intriguée par Harry qui semblait obnubilé par la table au fond de la salle.
Soudain Pansy croisa le regard de Harry qui semblait empli de tristesse. Elle tourna les yeux vers Drago, mais elle ne put s'empêcher de les rediriger vers Harry, juste pour savoir s'il l'observait encore. Et il la fixait toujours. Elle se leva brusquement en bousculant Daphné et sortit de la salle en courant. Harry n'en avait pas loupé une miette.
Il en avait assez de son comportement changeant, elle allait le rendre fou. Il se leva sans prêter attention à ses deux amis qui le fixaient étrangement et sa chaise pivota deux mètres plus loin dans le feu de l'action. En sortant du pub, il la vit en train de lui échapper. Il dut courir un peu pour la rattraper et se planta devant elle.
Elle paraissait frigorifiée, elle lui jeta un regard furibond en resserrant son écharpe autour de son cou et mit ses mains dans ses poches.
—Qu'est-ce que tu me veux ? lui lança-t-elle avant qu'il n'ait pu émettre le moindre son.
Il bougea ses pieds sur place comme pour se réchauffer. Il se frotta la nuque l'air gêné.
—Qu'est-ce que tu attends de moi Pansy ?
—Plus grand-chose à vrai dire.
— Explique-moi alors à quoi tu joues ?
—Potter, je ne joue pas. J'espérais juste quelque chose et tu n'as rien fait enfin surtout rien dit !
—Pourquoi m'ignorer de la sorte alors ?
—Pour te faire réagir, chuchota-t-elle.
Elle sortit les mains de ses poches et souffla dessus. Elle s'apprêtait à partir. Il la retint par le bras, peut-être un peu trop brusquement, car elle continua à le dévisager froidement.
—Pourquoi moi Potter ? Je n'ai rien d'une Gryffondor. Je suis lâche, antipathique et parfois même menteuse. Je ne suis pas populaire, je n'aime pas tes amis et surtout je suis à Serpentard. Tu ne sais pas qui je suis réellement donc je te le répète, pourquoi moi ? criait-elle en mettant ses gants.
Il n'y comprenait plus rien à ses propos. Tout allait de travers. Qu'est-ce qu'elle lui racontait ?
Il prit le bonnet de ses mains et le plaça sur sa tête, la jeune fille en fut étonnée. Elle resta figée devant lui sans rien dire. Des flocons neiges commencèrent à tomber. Elle sourit, alors il leva sa tête vers le ciel comme un enfant et éclata de rire.
—Je sais que tu aimes la neige autant que moi Pansy, déclara-t-il.
Ses yeux brillaient comme une petite fille, elle ôta un de ses gants et tendit la main pour attraper quelques flocons. Elle gloussait. Son sourire était si beau que Harry ne le quitta pas des yeux. La neige se mit à tomber plus vite et plus fort. Elle retira son autre gant et déploya ses deux bras comme des ailes et elle tournoya sur elle-même en riant. La neige lui redonnait son enfance perdue. La neige la rendait naturelle et insouciante. Elle s'arrêta à cause du tournis que lui avait infligé ses gestes et fixa Harry qui ne l'avait pas lâché une seconde des yeux.
—Je sais que tu caches ta baguette sous ton oreiller quand tu dors car tu es toujours sur tes gardes, continua-t-il comme s'il n'avait pas cessé de parler pour l'observer.
Elle ne répondit rien.
—Tu as cette expression sur ton visage quand tu souris et celle-là quand tu es vexée.
Il l'imita et elle prit son attitude choquée.
—Tu trouves toujours les meilleures insultes même au pire moment, rajouta-t-il.
Elle fit un petit pas vers lui et mit ses mains dans ses poches.
—Tu es bornée et aussi entêtée que moi, et ce n'est pas peu dire.
Pansy se mit à sourire sans détacher son regard de lui.
—Tu es nulle en Quidditch mais meilleure en potions. Tu es capricieuse, impatiente et tu aimes critiquer tous tes amis ainsi que tes ennemis bien entendu. Tu hurles sur tout ce qui bouge quand tu es en colère, mais même si tu es survoltée la plupart du temps c'est pour te donner de grands airs, car dans le fond tu es très sensible et tu prends tout à cœur.
Elle tordit sa bouche gênée.
—Quand tu dors, tu as l'air si paisible qu'on dirait une autre personne. Tu es beaucoup plus courageuse que tu ne le penses, tu peux me croire car pour supporter autant de Serpentard en même temps, je ne vois pas d'autre explication.
A cette remarque, il parvint à la faire rire. Le ton de Harry devint plus doux au fur à mesure de ses paroles.
—J'aime te voir rire Pansy. Tu es quelqu'un d'exceptionnel, je te trouve magnifique. Dans tes yeux je ne vois que de la douceur et dans tes gestes que de la tendresse.
Il devenait presque ridicule avec ce genre de mots, il le savait très bien, mais il ne pouvait s'empêcher de les prononcer.
—Tu me laisserais dire tout un tas d'âneries pendant des heures sur toi et je sais que tu serais capable de ne pas me répondre juste pour m'énerver…
Les yeux de Pansy brillaient de joie, d'émotion et de froid. Elle s'avança prudemment de Harry, le prit dans ses bras et posa sa tête sur son épaule. Surpris par ce geste, Harry resserra ses bras sur elle.
—Merci Harry, chuchota-t-elle au creux de son cou.
Il respira l'odeur fruitée de ses cheveux en fermant les yeux.
Elle se détacha de lui et repartit sans qu'il ne la retienne. Il entendit un raclement de gorge qui le fit se retourner vers le pub. A la porte se trouvait Ron et Hermione, et un groupe un peu plus de loin de Serpentard. Certains avaient un regard choqué, d'autre un regard attendri et d'autres étaient au bord de l'évanouissement. Les premiers à bouger furent Ron et Hermione.
Ils rentrèrent ce soir-là sur le chemin menant vers le château sans un mot.
…
—Cela ne te concerne pas Drago ! brailla Pansy en braquant un doigt furibond sur lui.
Ils étaient dans la salle commune, la petite scène n'échappait donc à personne. Les seuls qui n'étaient pas là étaient vite descendus de leur chambre voir ce qui se tramait et ils n'en furent pas déçus.
—Qu'est-ce que tu foutais dans ses bras Pansy ? cria le blond sans se démonter. Merde c'est Potter ! Je n'ai jamais cru sincèrement que tu avais craqué sur lui !
Pansy le fixa excédée.
—Tu m'as bien dit que j'avais des gouts de chiottes, je ne vois pas en quoi ça te surprend tout d'un coup !
Elle était bien loin de penser qu'Harry était de mauvais goût, il était le seul délice qu'elle désirait plus que tout.
Adrian Pucey était installé à une table et jetait des regards inquiets vers les deux Serpentard se criant dessus.
Blaise tenta de stopper les grands gestes de Malefoy et se fit bousculer sur le côté.
—Tu as toujours des réactions disproportionnées Drago surtout quand il s'agit de Potter ! continua Pansy les yeux brillants.
—Parle pour toi ! répliqua Drago. Ça fait des semaines que tu as un comportement excessif et tu es devenue tellement dingue que même Pucey préférerait sûrement se mettre un Avada que repenser à vos petites séances de bécotages !
Adrian se leva soudain en entendant son nom et se dirigea vers le blond. Il se plaça entre Pansy et lui. Il tira Malefoy par le bras et le força à s'asseoir sur le fauteuil. Drago avait un regard méprisant que Adrian ne calcula pas une seconde. Le joueur de Quidditch était imposant et avec son air blasé et rassurant, personne n'aurait osé répliquer à son ton implacable. L'attrapeur plutôt maigrichon ne faisait pas le poids, tout le monde savait qui ressortirait vainqueur d'un affrontement.
—Malefoy tais-toi ça vaudra mieux, déclara-t-il sereinement.
Pansy fixa Adrian reconnaissante et honteuse. Elle monta les escaliers, apaisée. Elle ne voulait pas rester, elle savait que ça allait encore dégénérer. Elle le savait depuis qu'elle avait vu les autres l'après-midi la regarder en train d'enlacer Harry. Elle en avait fait exprès justement. Harry était dos à eux et elle avait lancé un regard brillant à tous ceux qui les observaient.
…
Le lendemain, Harry sortit du terrain de Quidditch en dernier. L'entrainement avait été difficile à cause du froid, mais il avait été productif donc il était plutôt ravi. Pansy était appuyée contre l'une des poutres qui portait les gradins. Harry resta figé un instant et se dirigea vers elle. Ses pensées tournoyèrent en lui si vite qu'il se colla rapidement à elle. Il posa une main dans son cou et l'embrassa doucement. Son balai tomba au sol, mais les deux jeunes gens n'y prêtèrent pas la moindre attention. Sa seconde main se plaça sur l'épaule de la jeune fille. Pansy se sentit enivrée par la douceur de ses gestes, de ses lèvres chaudes contre les siennes qui contrebalançaient avec l'air glacial environnant. Mais ils n'avaient plus froid tout à coup l'un contre l'autre. Les bras de Pansy vinrent à leur tour serrer Harry en dessous de ses épaules. Il se sentit si bien qu'il sourit en l'embrassant. Il avait à présent ses lèvres dans son cou juste en dessous de son oreille, elle soupira de contentement. Elle ouvrit les yeux et glissa sa main droite dans les cheveux désordonnés d'Harry.
—Je n'avais pas oublié à quel point c'était si bon, susurra Pansy à son oreille.
Il éclata de rire. Tout ça pour en arriver là. Elle n'avait plus aucun doute sur les sentiments d'Harry à son égard. Ce qu'il avait déclaré à son meilleur ami il y a des semaines de cela à quelques mètres de là était vrai. Aussi vrai que ses sentiments à elle. Elle aimait Harry, elle l'avait pourtant toujours su au fond d'elle, mais la douceur de son corps contre elle renforça ses émotions. Oui elle l'aimait. Elle aimait ce brun à lunettes qui était à Gryffondor. Elle ne pensait pas aimer les héros, les hommes qui étaient chevaleresques mais elle en était là, là dans ses bras à se sentir si bien et enfin à sa place. Ils restèrent là immobiles quelques secondes jusqu'à ce que Harry la prenne par la main et l'emmène sous les gradins.
Pansy se tendit en s'asseyant en face de lui. C'était le même endroit où il lui avait déclaré qu'elle était horrible et qu'elle lui avait avoué qu'elle était la cause de sa maladie.
—Tu ne m'en veux plus ? questionna-t-il.
—C'était plutôt à toi de m'en vouloir, après tout tu as dû rester enfermer pendant des semaines à cause de ce que j'ai fait.
Harry lui sourit en lui caressant la main.
—Si tu n'avais pas fait cela, on n'en serait pas là.
—C'est étrange Harry, lança-t-elle pensive. La maladie du baiser qui nous pousse à nous embrasser, c'est le monde à l'envers.
Il éclata de rire.
—Si tu m'avais embrassé ce jour-là, j'aurais sans doute pris la chose assez mal, il faut l'avouer Pansy !
—Comme si à l'époque j'avais songé une seule seconde à le faire !
—Pourquoi d'ailleurs, pourquoi avoir craché dans mon verre ?
Pansy tordit la bouche un peu gênée.
—Tu étais Potter, le garçon détestable qui a levé la main pour que je vienne lui servir des petits fours ! Et puis tu étais avec cette greluch…la fille Weasley !
—Ainsi donc tu étais jalouse !
—Non ! se récrimina-t-elle. Tu ne m'as même pas remercié !
Harry continua à rire et se mit à réfléchir à toute vitesse. Il ne se rappelait pas avoir appelé Pansy ce jour-là.
Pansy s'allongea sur le sol et posa sa tête sur ses genoux. Il lui caressa le bras sans un mot. Elle se sentait si bien. Elle fit glisser sa main lentement sur la cuisse humide d'Harry qui portait toujours sa tenue de Quidditch. Elle avait toujours été attirée par les joueurs de Quidditch, mais celui-là c'était le meilleur d'entre tous.
Harry tapa sa main sur son front comme s'il avait été illuminé par une idée brillante. Elle tourna son regard vers lui d'où elle était. Il souriait le bougre en plus.
—Je me rappelle de ce moment ! Ginny et Hermione me saoulaient avec une histoire de garçon, oui ce garçon McLaggen, je déteste toujours ce genre de conversations, alors j'ai fait signe à Luna de nous rejoindre et elle ne m'a pas vu. Par contre toi oui tu es venue avec tes « amuses-bouches », ceux qui avaient le goût d'œufs pourris. Tu m'étonnes que je ne t'aie pas remercié !
Pansy se mit à rire elle aussi. Ce rire cristallin qu'il adorait tant.
—En vérité tu as été malade à cause de McLaggen ! gloussa-t-elle.
Harry l'embrassa de nouveau pour la faire taire, et puis parce qu'il en avait rudement envie aussi.
Ah enfin, ils sont bêtes ces deux là. Heureusement qu'on ne se complique pas tous la vie comme ça :).
A demain pour l'épilogue, qui est très court.
