Beta-reader : Imliel
14 Aie ! Ça fait mal.
La porte de la salle à manger s'ouvre sur Severus qui se dirige vers la table afin de se servir une tasse de thé bien méritée. Il jette un œil discret aux deux hommes. Jamie qui n'est pas patient pour deux noises l'attaque aussitôt.
-Où est-il Sev ? Ne me dis pas qu'il dort encore, je ne te croirais pas !
Harry entre dans la pièce à ce moment-là et laisse un Jamie, médusé devant la beauté du calice. Masculin, il l'est indéniablement pense le chasseur d'enfants. Ses cheveux bruns sont indisciplinés comme lui a dit Tobiak, ses yeux verts sont tout simplement lumineux, sublimes. Son corps est fin pourtant on devine sous sa chemise le dessin d'une délicate musculature, la taille est fine aussi pourtant il n'est pas efféminé pour autant.
Les yeux de Jamie reviennent sur le visage du survivant qui se prête bien volontiers à l'inspection. Une bouche dont Severus doit profiter honteusement, ainsi que du corps d'ailleurs. Tout dans le visage du garçon lui dit qu'il n'est pas un ange ! En effet, Jamie voit briller dans les yeux verts une lueur de malice qui donne à penser que le Dhampir n'aura pas toujours le dernier mot.
-Ca suffit, Jamie ! Ordonne justement le demi-vampire. Tu l'incommodes.
-Non cela ne me gêne pas, clame le jeune sorcier. Je me présente puisque Severus ne le fait pas : je suis Harry Potter son calice, dit le jeune homme en tendant une main vers le vampire qui lui fait face.
Le chasseur d'enfants prend la main tendue et la serre vigoureusement.
-Jamie Kourakoff, monsieur Potter ! Je suis heureux de faire votre connaissance, on m'a beaucoup parlé de vous et vous avez fait beaucoup parlé de vous aussi.
-Il paraît en effet que mes exploits ne sont pas passés inaperçus. Ceci dit, je n'aime pas en parler.
-Je vous comprends, monsieur Potter. Bien ! Maintenant que ma curiosité a été satisfaite, je vais vous laisser. Je crois que Severus a assez toléré ma présence pour le moment. Je vais voir Slade et ensuite mes protégés, nous nous verrons tout à l'heure, je suppose.
Tobiak et Jamie disparaissent dans un tourbillon et se retrouvent dans la maison de Slade. Les hommes discutent des nouveaux pensionnaires et surtout de la petite Dhampir.
-Laissons Severus prendre en main le cas de cette enfant, leur dit Slade. Il saura mieux que nous ce qu'il convient de faire. Je dois avouer que le seul Dhampir que je connaisse est Severus et que quand je l'ai rencontré, il était déjà adulte et qu'il s'est fait lui-même au fil du temps.
-Je suis allé voir son calice ! Dit le jeune chasseur en soulevant un coin du rideau pour regarder à l'extérieur.
-Alors qu'en penses-tu Jamie ?
-Je dis qu'il a bien fait d'attendre aussi longtemps pour tomber sur une telle merveille, ce garçon est tout simplement sublime ! D'ailleurs celui que je vois passer devant ta fenêtre m'a l'air aussi appétissant, quoique un peu plus âgé, Slade.
-Comment est-il ?
-Cheveux longs blonds, yeux gris, grand, port altier et un…
-Quoi ! Tu mates Draco ? hurle le chef du clan qui voit rouge aussitôt que quelqu'un regarde son dragon.
-Draco ? C'est qui celui-là ? Personne ne m'a dit qu'il y avait d'autres personnes étrangères dans la cité !
-Bienvenue dans la quatrième dimension, Jamie. Il se trouve que notre chef bien aimé a autorisé la venue de deux personnes. Harry ne compte pas puisqu'il est le calice de Severus ? Ces personnes sont Draco et son père. En ce moment, ils vivent chez le maître des potions, notre ami commun.
Le chasseur se retourne subitement vers Slade les yeux grands écarquillés et la bouche ouverte.
-Quoi ! Mais jamais tu n'as dérogé à ta règle, qu'est-ce qui se passe ici ?
-Rien qui ne te concerne Jamie, occupes-toi de tes affaires et fermes-moi le rideau !
-Bon, je suppose que Draco est le plus jeune non ?
-Oui, et je t'interdis de l'approcher !
-Je suis tout à fait d'accord. Moi celui qui m'intéresse est le second. Comment s'appelle-t-il d'ailleurs ?
-Lucius ! Et crois-moi, tu ne fais pas une affaire. Il n'aime pas les vampires ce monsieur je-suis-mieux-que-les-autres.
-Bah ! Tu exagères Tobiak, assure Jamie.
-Ben oui tu exagères Tobiak ! dit un Slade pince sans rire, je l'ai trouvé charmant moi !
-Hein ! S'insurge le vampire, mais il est…..
-Tut ! Tut ! Ne donne pas une fausse image de notre invité à Jamie, dit le chef du clan en faisant un clin d'œil à Tobiak.
-Ah, tu vois même notre chef dit qu'il est cool. C'est très bien, dit le jeune homme en se frottant les mains d'anticipation. Je vais n'en faire qu'une bouchée, je suis sûr qu'il est un bon coup.
-Jamie, surveille ton langage, rouspète le plus âgé.
-Puff ! Tu prends les manières de Severus quand il s'adresse à ses élèves. Ils vont où ces deux blondinets ?
-Probablement à la bibliothèque, Jamie. Et n'appelle pas Draco blondinet, je te prie, ou tu pourrais bien le regretter !
-D'accord, plus un mot sur lui, je promets, dit le chasseur en sortant de la pièce.
-Où vas-tu comme ça ?
-Ben, faire la connaissance de mon futur amant !
Slade soupire, Jamie est incorrigible. Il faut toujours qu'il saute sur tout ce qui porte un pantalon, mais là le chef du clan sourit. Son ami va tomber sur un os et pas n'importe lequel ! Cela promet quelques divertissements aux dépends du jeune vampire qui ne sait pas dans quoi il s'aventure.
-Tu es machiavélique, Slade, rigole Tobiak. Je te laisse à tes devoirs de chef de clan, moi je m'en vais voir la veste que Jamie va prendre.
-Tu me raconteras, dommage que je doive manquer ça. Ceci dit, j'aurai bien aimé voir Draco. Pas grave, je le verrai tout à l'heure.
Tobiak transplane dans la bibliothèque et se met à la recherche des Malfoy. Ceux-ci sont dans la petite pièce où Draco faisait ses recherches. Le jeune homme lève la tête, avide de voir qui entre. Déçu, il salue Tobiak, prend les quelques parchemins qu'il a oubliés la dernière fois et se retourne vers son père qui est aux prises avec un jeune homme très entreprenant.
-Je ne suis pas intéressé, jeune homme. Allez donc jouer ailleurs avec des jeunes de votre âge qui ont encore des boutons sur le nez !
-Je n'ai pas de boutons sur le nez et je vous signale que j'ai de l'expérience.
-Ouais pour jouer dans le bac à sable ! Ricane Lucius.
-J'ai vingt ans, et mes jeux sont plus pervers, si vous voyez ce que je veux dire !
-Ah ça, c'est clair comme de l'eau de roche. Depuis tout à l'heure, vous me faites un rentre-dedans pas possible. On ne peut pas dire que vous soyez subtile ! ajoute Lucius.
-Quand on est buté comme vous, il faut bien que l'un des deux soit plus téméraire, dit Jamie en se rapprochant encore plus près de l'ancien mangemort.
-Attention jeune homme, vous pourriez le regretter. Je pourrais vous faire des choses que vous n'aimeriez pas.
- Quel genre de choses par exemple ? demande le jeune homme aux yeux violets en posant ses lèvres contre la bouche de Lucius.
-Ça, monsieur, répond Lucius en sortant sa baguette et en l'agitant vers Jamie, tout en prononçant une incantation.
-Quoi c'est tout ! Mais ça ne me fait rien !
-Nous partons, Draco, laissons ces messieurs tranquilles. Nous devons retrouver Severus et Harry devant la maison pour visiter la cité, ne soyons pas en retard, fils.
-Oh ! s'exclame Jamie deux minutes plus tard en se tenant le bas ventre de ses deux mains pour cacher l'érection qui déforme son pantalon.
-Quoi ? demande Tobiak.
-Je sais quel est le sort qu'il m'a lancé ! Bordel, ce n'est pas vrai. Le pire, c'est que c'est lui qui doit me le retirer.
-Quel sort Jamie ?
-Celui de l'érection instantanée et quoique je fasse je ne pourrai pas me soulager par mes propres moyens. Enfin si, mais ça peut durer indéfiniment jusqu'à ce que lui me défasse du sort. Au secours Tobiak !
-Oh, Oh, tu as trouvé à qui parler ! Je me trompe ?
-Tobiak, aide-moi, s'il te plaît ! Je te promets de faire ton travail pendant une semaine entière.
-Je suis désolé, je ne peux rien faire pour toi. Il faudra te résigner à aller voir Lucius Malfoy et je crois qu'il ne va pas facilement accéder à ta requête.
-Pitié ! Tobiak ! Tu sais comment se retire ce genre de sort.
-Oui je sais. Il va falloir qu'il te libère lui-même, tout en prononçant le contre sort. Avoue que tu l'as bien cherché !
-Oh putain ! Je ne vais jamais oser me présenter devant lui, se lamente Jamie en transplanant pour se retrouver dans sa petite maison au centre de la cité.
Tobiak, resté seul dans la bibliothèque, lève les yeux au ciel. Il fallait bien qu'un jour ou l'autre Jamie tombe sur plus fort que lui.
Lucius et Draco arrivent devant la maison de Severus et avisent les deux hommes qui les attendent main dans la main.
-Prêt pour la visite, demande Severus aux deux hommes.
Ceux-ci acquiescent et se mettent en marche aux côtés d'Harry et du maître des potions. Il est vingt-et-une heures, les rues sont remplies de monde. Harry, émerveillé, regarde ce peuple fier qui s'est construit, avec l'aide de leur chef, une retraite en dehors de la société sorcière. Ils ont réussi, malgré tous les obstacles, à reconstruire la cité de leurs ancêtres et à vivre dessus. Bien sûr avant la plupart vivaient dans les sous-sols, là où le soleil ne pouvait les atteindre mais avec les centaines d'années, ils se sont plus ou moins adaptés aux rayons mortels.
-Draco ! s'exclame Harry. Regarde ce lac, il est immense ! Tu crois qu'on pourra venir nager ?
-Oui pourquoi pas ! Si tu te sens assez en forme pour ça, nous pourrions venir demain.
Harry tourne son regard vers son demi-vampire, attendant une réaction.
-Harry, tu n'as pas besoin de ma permission pour venir te baigner, s'agace l'homme. Je ne suis pas un tortionnaire, quand même !
-Ouais ! Maintenant peut-être.
-Depuis tout à l'heure, j'aperçois des escaliers qui s'enfoncent dans la terre. Y a-t-ils des gens qui vivent là-dedans ? demande Lucius.
-Les plus âgés, ils ont des problèmes dus à la lumières. Ils sont très vieux, ce qui explique leur confinement. Il y a aussi notre infirmerie, l'école des petits et celle des grands, la grande salle de réunion du clan.
-Pouvons-nous y aller ? demande Lucius.
-Non mon ami, je ne te le conseille pas. Seul Harry a eu ce privilège. Et encore sans ma permission, il est dangereux pour vous sorciers de rentrer là-dedans.
Les quatre hommes continuent la visite de la ville, sous les commentaires de Severus et le regard curieux des vampires qui les entourent. Trois adolescents qui passent par-là avisent Draco un peu en retrait et décident de lui tenir compagnie pour s'amuser un peu. Bien mal leur en prend quand Slade apparaît devant eux et les oblige à décamper sous peine des pires tortures.
-Je sais me défendre, tu sais !
-Contre trois ? demande ironiquement le vampire.
-Je ne suis pas seul, mon père est là, ainsi que Severus et Harry.
-Oui bon, j'ai bien le droit de te protéger. Laisse-moi au moins ce privilège, Draco.
Le Serpentard se radoucit sous le regard inquiet du vampire.
-Rejoignons les autres, tu veux ! Je reste avec toi pour le reste de la visite, dit l'homme en prenant la main de Draco dans la sienne pour que son peuple voit que le jeune homme est sien et qu'il n'est pas question de le toucher.
Une heure plus tard, Lucius demande innocemment à Severus où se trouve la maison de Jamie. Le maître des potions, interloqué, la lui indique de la main puisque justement ils ne s'en trouvent pas loin.
-Pourquoi voulez-vous le voir, monsieur Malfoy ? demande Slade.
-Un petit problème à régler. Rien de grave, rassurez-vous !
L'homme blond tape à la porte du jeune homme qui doit sûrement le maudire à l'heure actuelle, celle-ci s'ouvre aussitôt.
-Tobiak, entre. J'espère que tu as trouvé une solution parce que là j'en peux plus ! Plus je me soulage et plus….
Le jeune homme aux yeux violets se tait en voyant qui se tient dans son salon un sourire sur les lèvres. Il se redresse subitement de son fauteuil et gémit pitoyablement quand son érection douloureuse se rappelle à lui.
-Etes-vous prêt à vous excuser, monsieur Kourakoff ?
-Oui, tout ce que vous voulez mais arrêtez ça !
Lucius s'approche du jeune vampire et l'admire en silence quelques secondes. Jamie ne bouge pas et ne dit rien quand l'homme pose la main sur sa braguette, il n'a pas envie de le voir partir et de rester comme ça un jour de plus. Lentement, le blond fait glisser le pantalon le long des jambes du vampire et passe ses doigts dans le boxer avant de le faire descendre à son tour. Jamie se retient de pousser un cri de plaisir mais s'agrippe aux épaules de l'homme en face de lui, sa tête part en arrière.
-Tu es prêt, susurre Lucius qui amorce un va-et-vient très lent qui rend le jeune homme complètement fou.
Le blond caresse d'une main habile le gland sensible de Jamie qui ne se retient plus, des râles de plaisirs sortent de sa gorge. Lucius sent sa propre virilité se réveiller en entendant ses cris d'extases, ses lèvres malgré lui prennent celle de sa victime qui l'attrape par la nuque et plonge sa langue dans la bouche quémandeuse de Lucius. Les va-et-vient se font plus saccadés les deux hommes cessent le baiser à contrecœur.
-Viens dans ma main maintenant, vampire. Laisse ton plaisir se répandre, demande Lucius tout en prononçant le contre sort.
Le plus jeune se tend en criant dans le cou du blond, se répandant sur le pantalon de Lucius qui se mord les lèvres pour ne pas le rejoindre à son tour. Jamie, haletant comme jamais, n'a pas envie de se décrocher du cou délicieux de son tortionnaire, pas pour le mordre, non, plutôt pour le suçoter pour respirer son odeur.
-Tu as compris la leçon ?
-Oui, je ne te touche pas tant que tu ne le désires pas, murmure haletant le vampire buté.
Lucius soupire, en voilà un qui a de la suite dans les idées. Le blond prend sa baguette et la pointe vers Jamie.
-Non, ne fais pas ça !
-Reste tranquille, je veux juste te nettoyer.
Lucius lance le sort, range sa baguette dans sa manche, se baisse devant un jeune homme hésitant, remonte lentement son boxer puis son pantalon sur sa taille et remet les boutons un à un.
-Tu es magnifique quand tu prends du plaisir. Dommage que tu sois aussi tête brûlée dans tes relations.
-On peut se revoir ?
-Non ! crie le blond en sortant de la maison à grand pas.
Lucius revient dans la maison de Severus grimpe quatre à quatre les marches du grand escalier puis se dirige en courant vers la salle de bain.
-Putain ! Putain ! Là, j'ai besoin d'une douche très froide. Non mais quelle idée j'ai eu aussi de vouloir lui donner une leçon aussi perverse.
