Le lendemain matin, le cours de Botanique fut annulé : la neige qui avait commencé à tomber pendant la nuit s'était transformée en un véritable blizzard, et le professeur Chourave voulait mettre des chaussettes et des écharpes à ses mandragores. Depuis que les plantes avaient revêtu une importance si cruciale, car elles seules pouvaient ramener Miss Teigne et Colin à la vie, elle ne faisait plus confiance à personne pour s'en approcher, et surtout pas à Lockhart, qu'elle avait chassé à coup de sorts de balayage en hurlant « qu'elle faisait ce métier depuis plus de trente ans et que ce n'était pas un gringalet tout juste bon à écrire des livres pour ménagères en manque de sensations fortes qui allait le lui apprendre ! » Tout Poudlard en parlait encore !
Harry, alors qu'il était à la bibliothèque et travaillait discrètement, entendit avec un sourire que des élèves de Pouffsouffle avaient malgré tout peur de lui. Ils ne l'avaient pas vu, ni lui, ni Léo, qui sauta sur leur table sous sa forme de lionceau, et leur fit peur en les regardant et en grondant d'un air menaçant. Les élèves n'osaient pas déloger le lion de leurs parchemins, et il ne cessa de gronder et ne s'en alla que lorsque les élèves eurent retiré leurs paroles. Dans son coin de bibliothèque, Harry ricana. Quels idiots ! Il n'y avait que des simples d'esprit pour refuser à ce point l'évidence…
Cependant, en sortant de la bibliothèque, Harry déchanta. Alors qu'il montait les escaliers pour retourner à sa salle commune, ses devoirs terminés, il passa dans un couloir extrêmement froid et extrêmement sombre, les torches ayant apparemment été éteintes par un courant d'air glacial. Perdu dans ses pensées, repassant dans sa mémoire les derniers résultats de ses cours avec les Serdaigle, pour préparer celui du soir, il trébucha et tomba la tête la première sur quelque chose qui se trouvait au milieu du couloir. Se relevant et regardant ce qui l'avait fait tomber, Harry grimaça.
Justin Finch-Fletchey, un Pouffsouffle Né-de-Moldus de deuxième année, qui lui avait tenu la jambe lors du premier cours de botanique gisait sur le sol, le corps froid et rigide, pétrifié. L'expression de son visage montrait toute la surprise qu'il avait ressenti en se retrouvant face à son agresseur, réaction normale lorsqu'il s'agit probablement d'un serpent géant. Et à côté de lui se trouvait la chose la plus étrange que Harry ait jamais vu de toute sa courte vie actuelle…
Nick-Quasi-Sans-Tête, qui n'était plus d'un blanc de perle transparent, mais qui semblait maintenant sombre, comme constitué de fumée, flottait, immobile, quelques centimètres au dessus du sol. Son visage arborait la même expression d'horreur que Justin.
Harry frissonna. C'était donc pour ça qu'il se sentait nauséeux depuis ce matin. L'espace d'un instant, il se sentit en colère contre lui même et contre Poudlard. Il pouvait ressentir le malaise du château, il savait quand il y avait un problème, mais par les couilles de Merlin, pourquoi ne pouvait-il jamais arriver à temps pour empêcher les choses de se produire ? Et non d'un foutu chaudron de Snape remplit de mucus de veracrasse, ses instincts s'étaient donc tellement émoussés !? Il fut un temps ou il aurait largement pu prévoir les attaques, mais il prêtait de toute évidence moins d'attention à Poudlard que lors d'une certaine époque. Autrefois, il réussissait à empêcher même de banales rixes de couloirs !
Il sortit un parchemin et écrivit rapidement un mot. D'un mouvement de baguette, le parchemin se transforma en oiseau de papier et s'envola jusqu'à la salle de métamorphose. Il espérait simplement que McGonagall aurait son message et qu'elle serait la seule à passer par là. En entendant un caquètement inquiétant, il stupéfixia Peeves avant qu'il ait le temps d'ouvrir la bouche et de se mettre à hurler. Quelques minutes plus tard, McGonagall était à ses côtés.
-Que s'est-il passé ? Balbutia-t-elle, impuissante à gérer cette nouvelle crise.
Harry haussa les épaules.
-Nick-Quasi-Sans-Tête ne peut pas mourir une deuxième fois. Justin a sans doute vu le Basilic à travers lui.
Harry fit léviter Justin devant lui et le conduisit avec Nick jusqu'à l'infirmerie, McGonagall lui ouvrant la voie pour s'assurer qu'aucun élève ne se trouvait sur le chemin. Le temps d'arriver au déjeuner, les portraits avaient déjà répandu la nouvelle. Le fait que Harry semblait avoir trouvé Justin et Nick seul, n'arrangea pas sa réputation, et petit à petit, certains élèves désertèrent ses cours particuliers. Levant les yeux au ciel, Harry ignora les rumeurs. Qu'ils étaient bêtes ! Et de toute façon, la plupart d'entre eux passeraient leurs examens sans problèmes…
Mais Harry commençait à s'impatienter. Les attaques s'enchaînaient, et il n'avait toujours aucun signe de Salazar. Les professeurs commençaient à remettre en question ses méthodes. Il y avait déjà quatre victimes, dont deux élèves ! Mais le temps passant, la psychose retomba. Après quelques semaines sans qu'il ne se passe rien de notable, les élèves se calmèrent un peu, revinrent dans ses cours, tellement plus intéressants que les cours au programme. Et enfin, Harry le trouva !
Un jour, alors qu'il s'apprêtait à se rendre au dîner, Léo accourut vers lui à toute vitesse, slalomant entre les jambes des étudiants. Il lui dit en pensée qu'il avait trouvé un objet portant la Magie de Salazar ! C'était la même Magie qui suivait cette étudiante rousse de Gryffondor, que Harry lui avait demandé de surveiller ! Elle s'était débarrassé de l'objet !
Aussitôt, Harry se mit à courir derrière Léo, qui le mena jusqu'aux toilettes des filles du deuxième étage. Ils s'arrêtèrent net tous les deux en entendant Rusard pester contre quelque chose qui lui donnait apparemment plus de travail, il parlait de serpillière et d'aller voir McGonagall. Lorsque Harry fut sur qu'il s'était éloigné, Léo et lui s'avancèrent dans le couloir pour tomber sur une gigantesque flaque d'eau qui s'étendait dans tout le couloir. De toute évidence, Mimi Geignarde avait encore inondé les toilettes ! On l'entendait geindre d'ici…
Harry s'avança vers le fantôme, qui semblait se cacher dans ses toilettes habituelles, chouinant et gémissant plus fort que d'habitude, si c'était possible.
-Que se passe-t-il, Mimi ? Demanda-t-il, Léo, curieux petit lionceau à ses pieds.
-Qui est-ce !? S'exclama Mimi d'un ton misérable. Vous venez encore me jeter quelque chose ?
Et puis elle pleurnicha un peu moins fort en constatant que c'était Harry.
-Pourquoi voudrais-je te jeter quelque chose, Mimi ? Qui a fait ça ?
-Je ne sais pas! Répondit-elle en faisant jaillir de l'eau des conduits. J'étais juste là, à m'occuper de mes affaires, quand quelqu'un a trouvé amusant de me jeter un livre à la figure !
-Tu n'as pas vu qui c'était ? Demanda Harry, légèrement impatient.
Il connaissait déjà la réponse, de toute façon. Mais il ne voulait pas paraître désagréable au fantôme. Sa non-vie devait déjà être bien assez déprimante…
-Non… J'étais juste assise dans mon tuyau, à penser à la mort, quand le livre m'est tombé directement sur la tête… Répondit-elle. Il est par là, il est trempé, dit-elle en désignant un endroit sous les lavabos.
Harry s'approcha et, se penchant, trouva un petit carnet de cuir noir. Effectivement, il était trempé. Il ne s'embêta pas à lui lancer une batterie de sortilèges. Ginny Weasley et Lucius Malefoy l'avaient après tout tenu sans risque. Il le ramassa.
Comme le lui avait dit Lucius Malefoy, c'était un journal intime. D'origine moldue apparemment, acheté à Vauxhall Road, Londres. La date un peu effacée qui se trouvait sur la couverture lui apprit qu'il datait de cinquante ans auparavant, ce qui correspondait avec tout ce qu'il savait. A l'intérieur, sur la première page, se trouvaient écrit les mots T. M. Riddle, à l'encre délavée. Harry feuilleta brièvement le journal. Les pages semblaient entièrement vierges. Il sourit. Décidément, Salazar le prenait pour un idiot ! Il empocha le journal et discuta brièvement avec Mimi pour la réconforter, avant de la quitter pour aller dîner.
Le soir même, bien tranquille derrière les rideaux de son lit, il prit sa plume et le journal. A titre de test, il laissa une goutte d'encre tomber sur la première page. Comme il s'y attendait, l'encre disparut, comme absorbée par le journal…
Souriant, il rechargea sa plume et écrivit.
Bonjour Tom. C'est Harry.
Les mots disparurent, et il d'autres apparurent.
Bonjour Harry. Comment vas-tu ?
Pas trop mal. Je m'ennuie en cours. Et toi ?
Ça va. J'ai retrouvé la mémoire tu sais ?
Harry frissonna. Enfin. Enfin, il allait pouvoir avoir son amant près de lui. Il n'arrivait pas à y croire…
C'est vrai ? Ne put-il s'empêcher de demander.
Lorsque les mots suivants apparurent, il pu presque sentir le sourire de Salazar à l'intérieur.
Ça l'est. Nos idioties en haut de la tour Sud me manquent…
Harry sourit. La tour Sud avait autrefois été sa chambre. Elle avait été le témoin d'autant de joutes sexuelles, que physiques ou verbales… Il poussa un soupir. Il aurait adoré bavarder comme ça avec Salazar pendant des heures, mais il avait aussi des questions à lui poser…
A moi aussi. Maintenant, pardonne moi d'être aussi brusque, mais à quoi riment toutes ces attaques ?
Les mots disparurent. Les suivants mirent un peu plus de temps à apparaître.
Je sais. Je suis désolé. Mais j'ai envie de te voir. Je ne reviendrai pas au prix de la vie d'une étudiante, si c'est la question, je ne suis plus un Mage Noir ! Mais j'ai envie de te voir. Je devais attirer ton attention. Au fait, tu savais que cette Ginny Weasley en pince pour toi ? Elle ne cesse d'écrire des âneries du genre « Cher Tom, Harry m'a regardée aujourd'hui. C'est sans doute parce que mon frère, Ron, était en train de se bâfrer comme un porc à côté de moi au repas, mais il m'a regardée. Il est si beau ! Je crois qu'il m'aime bien… Il a pris deux parts de tarte à la citrouille, comme moi ! »
Harry leva les yeux au ciel et se retint d'exploser de rire.
Elle n'a toujours pas pigé qu'il lui manque un certain nombre d'attributs pour me plaire. Et une Magie complémentaire à la mienne. Si tu ne la tue pas, as-tu une idée de comment tu pourrais revenir ?
La encore, les mots mirent un certain temps à revenir. Salazar semblait réfléchir.
Oui et non. J'ai bien une idée de rituel. Mais je suis encore tellement faible ! La part de moi que tu as croisée l'année dernière est la seule à pouvoir agir. Moi, je ne suis qu'un journal. Et les autres Horcruxes sont soit des objets, soit le familier de Tom, un serpent du nom de Nagini. Ou toi-même. Il faut que cette part de moi qui possédait Quirrell retrouve un corps. Ensuite, nous pourrons accomplir un rituel pour réunifier mon âme. Mais du coup, Tom doit d'abord trouver de l'aide. Se trouver un nouveau serviteur, ou bien récupérer quelques uns des anciens…
Il est hors de question que tu libère tes Mangemorts !
Je n'en ai pas besoin. Un certain nombre sont en liberté. Quelques uns pourraient être des alliés. J'ai cru comprendre que Severus était toujours à Poudlard, et que Lucius l'avait rejoint ?
Oui, Severus est toujours professeur de potions, et aussi mon tuteur, depuis que Dumbledore est à Nurmengard. Lucius enseigne les Traditions Sorcières…
Les Traditions des Sang-Purs. C'est une bonne chose. Bien fait pour ce vieux fou. Severus est quelqu'un de bien.
N'est ce pas ? Veux-tu que je contacte Lucius et Severus pour toi ?
Pas encore. Les choses sont encore trop incertaines, et ils sont utiles à Poudlard. Quant à toi, tu ne peux pas disparaître des radars pour partir à ma recherche, le Monde Sorcier flipperait trop ! Mieux vaut attendre encore un peu que les choses se précisent. Que je trouve un rituel qui tienne la route. Tom Jedusor possède une quantité de livres de Magie Noire assez impressionnante, je suis sur d'y avoir lu quelque chose qui pourrait convenir autrefois. Mais pour l'instant, je suis trop faible pour faire quoi que ce soit. Je dois d'abord recouvrer des forces. Ensuite, on verra…
D'accord. Ce n'est pas comme si nous n'avions pas l'habitude de patienter, n'est ce pas ? Par contre, à propos de la première fois où tu as ouvert la Chambre des Secret, tu as tué Myrtle*, n'est ce pas ? Comment ça s'est terminé cette histoire ?
La encore, Harry patienta un peu avant de lire la réponse.
Tu ne vas pas aimer. Poudlard allait être fermé si on attrapait pas un coupable. Et je ne pouvais pas supporter cette idée, ça aurait voulu dire que j'aurais du retourner dans cet horrible orphelinat Moldu pendant les vacances, et surtout y rester. J'ai du accuser quelqu'un. Le coupable attrapé, j'ai pu rester à Poudlard… C'est un arrangement avec le directeur de l'époque auquel je n'ai malheureusement pensé qu'à seize ans. Je peux te montrer si tu veux. Ce sera plus simple…
Harry n'hésita qu'un court instant.
D'accord.
Les pages du journal se mirent à tourner, et s'arrêtèrent à la date du treize Juin. En dessous de la date apparut ce qui ressemblait à un écran de télévision miniature. Pour mieux voir, Harry y colla son œil. Aussitôt, il eût l'impression de tomber, et se sentit comme aspiré à l'intérieur du journal…
Lorsque Harry sentit sous ses pieds la dureté du sol, il reconnu immédiatement l'endroit ou il se trouvait. Les cachots. Il se trouvait dans une salle de classe, un étudiant de Serpentard, devant lui, observait le couloir en se cachant derrière la porte. Un étudiant de haute taille, le teint pâle, avec des cheveux couleur ébène, légèrement ondulés…
Merlin, Salazar était trop sexy ! Quel dommage qu'il ne puisse que suivre le cheminement du souvenir… Autrement, il aurait sans doute allongé son amant sur une table et aurait passé le reste de sa vie à l'intérieur du journal…
Ils attendirent tous les deux environ cinq minutes ainsi, jusqu'à ce que des bruits se fassent entendre. Harry entendit le bruit d'une porte que l'on ouvre, et une voix qu'il connaissait bien parla.
-Allez… Je vais te faire sortir d'ici… Allez… Dans la boite…
Il aurait pu reconnaître cette voix et cette façon de parler entre mille…**
Soudainement, Tom sortit de sa cachette et Harry le suivit dans la pièce d'à côté. Un gigantesque garçon était accroupi devant un placard à la porte entre-ouverte, un coffre de bois ouvert devant la porte.
-Bonsoir Rubeus, commença Tom.
Le garçon ferma la porte du placard et se releva.
-Qu'est ce que tu fais ici, Tom ?
Tom s'approcha.
-C'est fini, dit-il. Je vais devoir te dénoncer, Rubeus. Ils parlent de fermer Poudlard si les attaques continuent.
-De quoi tu…
-Je ne pense pas que tu avais l'intention de tuer qui que ce soit. Mais les monstres ne sont pas de bons animaux de compagnie. Je suppose que tu l'as laissé sortir pour qu'il fasse un peu d'exercice et…
-Il n'a jamais tué qui que ce soit ! Dit le grand garçon, s'appuyant contre la porte close.
De derrière lui, Harry pouvait entendre un drôle de bruit, comme un cliquetis…
-Allez, Rubeus, dit Tom, se rapprochant. Les parents de la fille morte arrivent demain. Le moins que Poudlard puisse faire est de s'assurer de massacrer la chose qui a tué leur fille…
-Ce n'était pas lui ! Rugit le garçon, sa voix se répercutant dans le couloir sombre. Il n'aurait pas fait ça ! Jamais !
-Écarte-toi ! Menaça Tom, brandissant sa baguette.
Son sort éclaira le corridor d'une lueur aveuglante. La porte derrière le grand garçon s'ouvrit avec une telle force qu'il fut projeté contre le mur opposé, et du placard sortit une énorme chose poilue, avec un enchevêtrement de pattes noires, de nombreux yeux luisants et une paire de pinces comme des tenailles ! Tom brandit sa baguette de nouveau, mais il était trop tard ! La chose le bouscula et s'enfuit dans le couloir pendant que Tom essayait de partir à sa poursuite, levant une dernière fois sa baguette. Mais le grand garçon se jeta sur lui, saisit sa baguette et le jeta au sol en criant « NOOOOOON ! ».
Il y eut un tourbillon de couleurs et Harry se sentit projeté hors du journal. Reprenant lentement son souffle, il se hâta, en revanche, de reprendre la plume…
Tu as fait accuser Hagrid ! Méchant garçon !
Je suis sur qu'il est toujours adorable, mais c'était un danger public ! Il avait des ennuis toutes les semaines ! Rien que cette année là, il a essayé d'élever des petits de loups-garou sous son lit, il est parti se balader dans la Forêt Interdite pour lutter avec des Troll, ou en l'occurrence, il planquait et élevait une araignée géante dans un placard !
…L'année dernière, il était parti pour élever un dragon…
Dans sa cabane en bois ?
…
Tu te fous de moi ?
Même pas !
Merlin, il n'a vraiment pas changé ! Hagrid était un bon garçon, mais pour la sécurité de tous, et surtout pour la mienne, j'ai du le faire accuser…
J'aurais juste préféré que ce soit quelqu'un d'autre. Il a été la première personne à faire preuve de gentillesse à mon égard dans cette vie. Qu'est devenue l'araignée ?
Elle a foutu le camp dans la forêt interdite. Il l'avait appelée Aragog. Je crois même qu'il lui a trouvé une compagne, ce cinglé ! La forêt doit être remplie d'araignées géantes à l'heure qu'il est ! Comment ça, la première personne à faire preuve de gentillesse à ton égard ?
Les moldus qui m'ont élevés (et à qui Dumbledore m'a confié) aimaient à peu près autant la Magie que tes camarades de l'orphelinat…
… Les enfoirés !
Qui ça ? Les Dursley ou Dumbledore ?
Tous !
Boarf. Dumbledore est parti pour moisir à Nurmengard et les Dursley sont en prison pour maltraitance. Maison de redressement pour le gamin.
…T'as pas chômé pendant le procès du vieux, hein ?
Nan ! Dépêche toi de revenir, je t'attends !
Venant d'un idiot que j'ai attendu depuis plus de sept cent ans, c'est l'hôpital qui se fout de la charité !
Faut avouer… Bon, écoute, il est deux heures du matin. C'est pas que je n'ai pas envie de discuter avec un mec aussi sexy que toi pendant des heures, loin de là, mais je commence à fatiguer. Bonne nuit.
C'est vrai, tu me trouve sexy ?
Et comment ! Tu n'as pas vraiment changé, quelque part…
Toi par contre, tu es différent, non ? Tes cheveux blonds vont me manquer, je me souviens qu'ils étaient noirs quand tu étais bébé…
Si ça peut te consoler, ils sont toujours incoiffables.
C'est parce que tu ne t'en occupe jamais qu'ils sont toujours dans un état déplorable !
Je sais. Justement, j'ai toujours adoré quand tu t'en occupais…
…Abruti ! Bon, bonne nuit !
A bientôt, Tom.
J'espère bien. Mais il faudra que Ginny Weasley récupère le journal à un moment donné si on veut pouvoir se parler…
On verra à ce moment là. Pour le moment, j'aimerais te garder encore un peu avec moi…
J'approuve ! A demain ?
A demain, Tom.
Dors bien Harry.
Merci. Toi aussi. Si c'est possible.
Et avant que Tom ne puisse répondre, il referma le journal. Sinon, ils étaient partis pour la nuit. Ils avaient toujours pu, comme ça, passer des heures à se raconter des âneries…
*Myrtle Elizabeth Warren est le véritable nom de Mimi Geignarde, ce qui fait qu'en anglais, elle est appelée « Moaning Myrtle ». Mimi, ce n'est pas un prénom, si ? Ce n'est qu'un problème de traduction, mais du coup, je pars du principe que ce n'est qu'un surnom…
**Dans la version originale, Hagrid a un accent très reconnaissable : il transforme les you en yeh, les you're/your en ye're/yer, et il mange des syllabes, entre autres. Je crois même qu'il fait des fautes…
