PARTIE 3 Le marchandage

pour une étoile.

Robin :

J'étais en pleine réflexion dans mon bureau, lorsque j'ai entendu Soan glousser dans mon dos. Elle était une des seule à rester en permanence au château.

« -J'aurais besoin de ton aide, lâchais-je à l'encontre de mon amie.

-Ah ouais, pourquoi ?

-J'ai réussi à convaincre une caravane de partir établir une liaison entre Ylisse et Plégia, sauf que les marchands ne partiront que si ils ont une escorte.

-Pourquoi tu ne demandes pas à tes Veilleurs, ils sont là pour ça ?

-La plupart sont partis fonder leurs foyers et les autres sont dans le même état que moi, lui dis-je en montrant mon ventre arrondit.

-Hum, elle posa sont livre pour me rejoindre.

-Ne t'en fais pas, tes amis assassins seront grassement payé pour ce service.

-Mon Maître Altaïr disait que les hashishiyyin œuvrent pour la paix, en toute chose. Si ça peut t'aider à construire un pont entre Plégia et Ylisse, alors je fais tout faire pour que tu y arrives.

-Merci Soan !

-Je vais envoyer un pigeon à notre repaire pour qu'ils prennent les mesures nécessaires. Elle jeta un œil par la fenêtre. Chrom revient du pigeonnier, et il n'a pas l'air très content.

-Ça fait quatre semaines que Frederick est parti, mais ça fait une semaine qu'il n'a plus de nouvelle.

-Je lui avait dit que c'était une mauvaise idée. Râla t-elle.

-Je m'occupe de lui, files envoyer ton message.

-Bien chef, soupira t-elle avant de partir en escaladant le mur.

Je me suis levée et je l'ai regardé faire, en me tournant j'ai vu le titre du livre qu'elle lisait « Kamui x Niles yaoi interdit au moins de 18 ans. » Pourquoi ça ne me surprends pas. Je suis donc descendu avec précaution jusqu'au hall, et, effectivement mon époux était de mauvaise humeur, mais son visage s'éclaira brièvement en me voyant. Il m'embrassa avant de me prendre par la taille pour aller vers la salle d'audience où nous devions régler un mal-entendu entre deux propriétaire terriens.

-Alors, quelles sont les nouvelles ? Demandais-je pendant le trajet.

-Aucune apparition de morts-vivants est a signaler. Commença t-il. Mais toujours aucune nouvelle de Frederick. Cela m'inquiète.

-Ne t'en fais pas, il veut être sûr de n'avoir rien négligé. D'ailleurs, j'aurais besoin de ton approbation.

-A quel sujet ?

-La nomination d'un représentant de Ylisse à la cour Plégiane.

-Encore cette idée ! Robin, je t'ai déjà dis que je n'étais pas d'accord, sans compter que nous ne connaissons même pas le nouveau régent !

-Justement, nous pourrons lier de bonnes relations en envoyant un ambassadeur et en effaçant les actes passés. Cette guerre à fait souffrir beaucoup de monde dans les deux camps. Nous pourrions faire un traité de non-agression et faire un échange de services.

-J'avais oublié que tu étais une diplomate avertie en plus d'être une stratège implacable. Il soupira. Très bien, céda t-il, tu n'as qu'à écrire texte qui scellera notre accord avec Plégia.

-C'est déjà fait. Gloussai-je en montrant un rouleau de parchemin.

-Je vois tu avais tout prévu.

-Eh oui, je suis une stratège implacable, ne l'oublies pas ! »

Chrom :

Robin très fière a donc envoyé une missive pour le nouveau régent de Plégia, celui ci n'a pas répondu, mais, quelques jours plus tard, une délégation de Plégia est venu à Ylisse. Ils n'étaient qu'une dizaine en comptant les soldats. Ils ont plaidés leurs cause devant Robin et moi, deux scribes notaient pour faire un compte rendu qui sera classé dans les archives des deux pays autrefois rivaux.

« -Nous nous réjouissons de la belle initiative qu'a prit Sa Majesté a l'égard de Plégia. Il est vrai que nos pays ne doivent plus être ennemis, mais des alliés.

-De quoi avez vous besoin ? Demandais-je.

-Nous manquons d'hommes pour reconstruire notre pays en ruine, des cultures sont a l'abandon, nos casernes sont presque vides, mais nous avons toujours de l'or et d'autre métaux précieux.

-Très bien, Ylisse vous fournira toute l'aide qui lui est possible. Commença Robin. Plégia est un beau pays, mais qui a été mal gouverné.

-Qui est votre nouveau souverain ? Demandais-je.

-Une personne qui n'a aucun lien avec Gangrel et Valldar ou Aversa, nous nous en sommes assuré. Mais vous devez savoir une chose, nous n'abandonnerons pas le culte que nous vouons à Grima, Qu'il soit maléfique ou pas, notre religion compte dans notre pays.

-Vous ne serez pas converti de force, les rassura Robin, du moment que personne ne porte atteinte à un membre de ma famille et à l'Emblème de feu, tout se passera bien entre nous.

-Bien quels sont les termes de notre accord ?

-Vous n'attendez pas votre roi.

-Reine. Rectifia t-il.Hélas, elle est souffrante et vous prie de l'excuser. Elle nous a spécifié que nous ne devions que très peu débattre des termes, au vu des derniers événements.

Robin me consulta mais, je lui fit un signe de la tête pour lui spécifier que ça n'avait aucune importance.

-Bien, commença ma femme. Je fais faire la lecture du contrat.

Ylisse s'engage à fournir des provisions par caravanes tout les quinze jours jusqu'à que les cultures et irrigations soient remises en place fournir un bataillon de quarante soldats afin de former les recrues Plégiane invitera la population de Ylisse à être solidaire envers la population de Plégia et de se fait, proposer à des familles de s'installer dans les pays respectifs afin de favoriser les échanges.

Plégia s'engage à fournir or et matériaux précieux à Ylisse en guise de réparation de fournir un bataillon de vingts mages et vingts cavaliers d'établir une caravane qui fera la liaison vers Chron'sin, Valm et Regna Ferox invitera la population de Plégia à être respectueux envers la population de Ylisse et proposer à des familles de s'installer dans les pays respectifs afin de favoriser les échanges.

Aucun pays ne devra porter atteinte aux villageois, membre de la cours, ou membre de la famille royale de quelque façon que se soit. Qu'un millier de divinités, parmi les dieux et les déesses de Plégia et Ylisse, soient témoins de ce traité qu'établissent la reine de Plégia et le roi de Ylisse. Sont les témoins le soleil, la lune, les dieux et les déesses du ciel et de la terre, des montagnes et des rivières, de la mer, des vents et des nuages.

Des milliers de divinités détruiraient la maison, le pays et les sujets de celui qui n'observerait pas ce traité. Quant à celui qui l'observera, ces milliers de divinités agiront pour qu'il soit prospère et vive heureux avec sa maisonnée, enfants et sujets.

Les deux diplômâtes se sont accordés d'un regard qui ne dura pas longtemps.

-Les termes de ce contrat sont plus qu'honorable, je suis sûre que cela ravira Sa Majesté. Nous tenons à préciser que si un autre royaume entrerai en conflit avec l'un ou l'autre d'entre nous, le pays qui « reçoit » l'offensive pourra compter sur la collaboration complète de l'autre pays.

Robin a cherché mon accord, je lui donnait d'un hochement de tête. Même si je n'y compte pas trop.

-Cela va de soit. Répondis-je.

-Dans ce cas, le traité peut entrer en vigueur.

Comme les représentants de Plégia n'avaient pas trouvé matière à discuter, le parchemin a été signé par chaque membres et une copie a été donné au diplomate puis nous avons quitté la salle d'audience.

-Une dernière chose, quel est le nom de votre souveraine ? Demandais-je

Il y a eu un léger malaise.

-Allons Chrom, tu vois bien que ces messieurs sont épuisés et qu'ils sont pressés de rapporté tout cela à leur reine. Par ici, je vous raccompagne. »

Elle les invita à avancer, quand tout le monde été passé devant elle, elle me lança un regard que je connaissais bien. Au moment où elle disparaissait des pas se firent entendre dans mon dos.

Valldar :

« -Eh bien, voilà quelque chose qui est agréable à voir, deux pays autrefois ennemis, fraterniser pour les générations futures. Dis-je à l'encontre du monarque sans préambule.

Il se tourna à demi et me coula un regard suspicieux.

-Oh, vous étiez là.

-Oui, je n'allais pas rester sans rien faire pendant que se jouait l'avenir de mon royaume.

-Il ne l'est plus maintenant.

-C'est vrai, j'ai tendance à l'oublier.

Il se tourna enfin vers moi, faisant voler sa cape.

-Cela ne vous peine pas trop de savoir Plégia comme allié ? Lui demandais-je.

-Non, dit-il en serrant quand même des dents. Et vous ?

-Bien au contraire, je me satisfait du résultat. Je ne pensais pas qu'ils accepteraient tout sans rechigner.

-Robin a fait des propositions plus qu'honnête.

Il commença à avancer, je lui ai retenu le bras.

-Comment réagiriez vous en sachant que je l'ai écris avec elle ?

Il a eu mouvement de recule et s'est soustrait de mon étreinte.

-Non...Impossible.

-Et pourtant, c'est elle qui a sollicité mon aide pour le faire. Qui de mieux que son ancien régent pour connaître les besoin de son pays.

-Vous mentez !

-Pourquoi mentirais-je ? Quel intérêt j'aurais à le faire ?

Il m'attrapa par le col et me plaqua contre le mur.

-Vous...Vous me poussez vraiment à bout !

-Eh bien, on perd son sang froid ! Il vous en faut peu.

-Tout ça c'est de votre faute ! Si vous n'aviez pas été là, Robin n'entendrait plus « sa » voie. C'est de votre faute, la votre !

-Oh, vous croyez, qui a décidé de tuer lui même Grima au lieu de laisser Robin s'en charger, je crois bien que c'est vous. Si vous l'aviez laissé faire son travail, elle aurait disparue, mais elle se serait libéré de son emprise. De ce fait, c'est entièrement de votre faute.

Il me donna un violant coup de point dans l'estomac, se qui me coupa le souffle. Je me suis écrasé au sol.

-La paix reviendra quand j'aurai prouvé que vous êtes un imposteur, que vous n'êtes pas mort dans la tour.

Il me laissa en plan, Robin est arrivée quelques minutes après.

-Tout va bien ?

-Oui, oui ne t'en fais pas. J'ai discuté un peu avec ton époux.

Elle m'aida à me relever.

-A se que je vois, vous l'avez contrarié.

-Il n'y a que la vérité qui blesse.

-Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire Valldar. D'ailleurs en parlant de vérité, j'ai cherché dans notre bibliothèque comment les Sages pensaient que le monde était né, mais je n'ai pas trouvé grand chose. Pourriez vous me raconter votre version si elle existe ?

Légèrement surpris, je me suis tourné vers elle, et j'ai vu qu'elle était très sérieuse.

-Mais avec plaisir. »