Disclaimer : La plupart des personnages et des lieux appartiennent à J.K Rowling


Message: Je suis vraiment désolé d'avoir mis autant de temps à écrire ce chapitre mais je n'ai pas trouver assez de temps libre pour écrire. Dans quelques mois heureusement tout cela sera fini. Je remercie toutes les reviews d'encouragement et je suis désolé de ne pas y avoir répondu.

Ce chapitre est légèrement plus court que les derniers et j'espère qu'il vous plaira. C'est le dernier chapitre de 'transition' entre la partie 1 et la partie 2 de l'histoire.

Bonne lecture et toutes mes excuses encore...


Chapitre 14 : Le début des Années Noires

- STUPEFIX !

Trois rayons rouges fusèrent vers lui. Il leva instantanément sa baguette : un dôme magique se forma, l'englobant. Les trois sorts percutèrent sa protection et furent absorbés.

Il baissa sa baguette.

Il sourit intérieurement. Son bouclier n'avait pas été ébranlé par la magie des aurors. Les aurors… Eux, l'élite du ministère de la Magie, étaient tout simplement incapables de faire quoique ce soit face à sa puissance.

- C'est tout ce que vous savez faire Messieurs ? Pathétique…, susurrât-il d'une voix froide, Regardez ce qu'est de la vraie magie !

Il leva une nouvelle fois sa baguette. Les aurors instinctivement reculèrent d'un pas. Il y'eut un flash argenté et :

- Aaaaahh !

Un cri déchira l'air. Des flammes, immenses et noirâtres, jaillirent du corps de l'auror le plus proche. L'homme hurla de douleur. Il tomba au sol, les vêtements calcinés, en lambeaux, le visage brûlé. Une odeur de chair brûlée infesta peu à peu l'air.

Il se retourna vers les deux autres aurors, qui choqués, avaient assisté à la scène sans intervenir. Ils se retournèrent vers lui et pointant leur baguette sur lui, les mains légèrement tremblantes.

Il leur jeta un regard amusé :

- Croyez vous vraiment détenir le pouvoir de m'arrêter ?siffla t'il.

Il leva une nouvelle fois sa baguette. Un premier sort puissant frappa les protections des aurors qui se fracturèrent sous le choc. Leurs baguettes s'échappèrent des mains. Puis un second les fit tomber en arrière.

Ses longs doigts blanchâtres se refermèrent sur les baguettes. Il les brisa d'un coup sec.

Un sourire de triomphe se dessina sur son visage. C'était facile, trop facile…

- Je suis ennuyé de votre opposition messieurs, dit-il légèrement déçu. Très ennuyé… J'attendais mieux de votre part. Et Lord Voldemort ne s'encombre pas de faibles…

Il lut dans leurs misérables esprits, la peur immense qui venait de les envahir… Il s'en délecta. Aucune sensation n'était plus enivrante que celle de savoir que l'on détenait la vie d'une autre personne entre ses mains.

Il leva une nouvelle fois sa baguette. Les aurors lui lancèrent un dernier regard implorant. Un sourire mauvais apparut sur son visage. Croyaient ils vraiment qu'il allait les épargner, lui, Lord Voldemort, le seigneur des Ténèbres, le plus grand sorcier que le monde ait jamais connu ?

Il baissa sa baguette et la pointa sur les deux aurors. Plus rien à partir de ce soir ne pourrait l'arrêter dans son ascension au pouvoir…

- Avada Kedavra

Le sortilège de la mort fusa vers l'auror le plus prêt, qui semblait complètement paralysé.

Un sourire satisfait se dessina sur son visage.

Un flash rouge et or coupa la trajectoire de son maléfice et percuta ce dernier. Il y'eut une explosion de particules de lumière, puis une nuée de poussières tomba au sol. Un petit bec d'oiseau émergea alors des cendres.

Il se retourna et fixa avec fureur le vieux sorcier qui se dirigeait vers lui :

- Dumbledore…

D'un geste de sa baguette, il envoya au loin les deux aurors et lança le sortilège de la mort en direction de Dumbledore qui le fixait d'un regard froid. Dumbledore fit un geste de sa baguette. Des planches de bois volèrent devant lui et se prirent le sort. Elles s'enflammèrent.

Il enragea.

- Endoloris

Dumbledore se protégea avec un bouclier qui absorba le sort tout en continuant à se rapprocher de lui :

- Penses tu vraiment que tu puisses me faire souffrir de cette façon, Tom ? demanda Dumbledore d'une voix froide.

Il le foudroya du regard. Comment osait-il ? Comment osait-il l'appeler ainsi !?

- Je m'appelle Lord Voldemort !

Il y'eut un éclair blanc qui secoua l'estrade, puis un second. Il leva sa baguette à temps pour repousser son propre sort que Dumbledore avait contré. Le sort percuta une tribune qui s'effondra dans un grand fracas.

Il tenta de reprendre ses esprits. Dumbledore avait réussi à le surprendre. Il avait failli se faire désarçonné par son propre maléfice contré.

Il ne fallait pas qu'il oublie que le vieux fou avait battu Grindelwald. Mais aussi puissant qu'il l'était Dumbledore ne pouvait réécrire les événements de cette soirée… C'était sa victoire et Dumbledore le savait…

- Tu as perdu Dumbledore… le monde sorcier ne se relèvera pas de ce qui s'est passé ce soir. Plus personne ne se dressera sur mon chemin désormais.

- Tu as tort Tom.

- Je m'appelle Lo…

BANG

Il eut juste le temps de se protéger, mais la puissance du sort le déséquilibra et le fit tomber en arrière. Il eut juste le temps de se relever avant qu'un flash n'illumine la salle.

BAOUM

La partie de l'estrade sur laquelle il se tenait quelques centièmes de secondes auparavant s'effondra. Il dirigea sa baguette sur Dumbledore avant que celui-ci agisse de nouveau. Une flamme immense fusa de sa baguette et percuta le bouclier de Dumbledore. Il essaya de mettre plus de puissance dans son sort mais Dumbledore ne vacilla pas. Il poursuivit son effort pendant encore quelques secondes mais Dumbledore tint bon. Il baissa finalement sa baguette, mettant un terme au sortilège et fixa le vieux sorcier.

Il fronça des sourcils. Les muscles de ses doigts se contractèrent plus fermement sur sa baguette. Dumbledore n'avait pas semblé faiblir durant l'échange. Le vieux sorcier n'était décidément pas n'importe qui…

- Quoique tu fasses Tom, je serai toujours là et je t'empêcherai d'agir. Et je ne serai pas le seul.

- Tu ne peux me battre vieux fou. Personne ne le peut ! Je suis invincible !

- Personne ne l'est Tom., Même pas toi…

- Et toi non plus ! cracha t-il.

Le sortilège mortel fusa vers Dumbledore qui, in extremis, l'esquiva d'un pas rapide sur le côté. Le vieux sorcier répondit par un sortilège puissant qui fut dévié par son bouclier. Le sort frappa le plafond. Des débris de roches énormes se détachèrent et chutèrent vers les sorciers encore présent dans la salle. Dumbledore se retourna et fit un mouvement rapide de sa baguette : les blocs se suspendirent dans les airs comme arrêtés par un filet invisible.

Il en profita. Une boule de feu énorme jaillit de sa baguette et fusa vers Dumbledore. Ce dernier se retourna et imprima un mouvement complexe à sa baguette. La boule de feu qui allait le percuter prit soudain la forme d'un phénix. Le phénix de feu vola au dessus de Dumbledore puis fonça dans sa direction.

Dumbledore agita une nouvelle fois sa baguette : les blocs suspendus foncèrent vers lui à toute vitesse. Il pointa sa baguette sur eux :

- Percussum

Une onde de choc puissante naquit au bout de sa baguette. Elle percuta les blocs de roches qui explosèrent en millions de particules.

Il se retourna : le phénix de feu, les serres en avant, fondait sur lui. Il leva sa baguette :

- Protecto maximum

Un bouclier immense apparut juste devant lui. Le phénix percuta son bouclier. Un flash de lumière intense l'aveugla et…

BAOUM

Une puissance déferlante percuta son bouclier. Il sentit ses yeux s'enfoncer dans ses orbites. Son corps trembla : un flot de magie pure s'échappait de son corps sans qu'il ne puisse rien y faire. La peur le gagna : il sentait son énergie se vider de plus en plus.

Finalement la pression forte qui s'exerçait sur son bouclier se relâcha. Il ouvrit les yeux. Seule la portion de l'estrade où il se tenait avait échappé aux déluges de flammes, le reste n'était plus que débris calcinés.

Il tenta de retrouver son souffle. Son front était couvert de sueur et son cœur battait encore rapidement. Il avait du fournir un effort considérable pour ne pas que son bouclier vole en éclat sous l'attaque dévastatrice, il devait l'admettre, de Dumbledore. Il avait perdu le contrôle des choses…

Dumbledore le fixait toujours de son regard bleu froid et impénétrable, la baguette pointée sur sa poitrine. Son cœur se remit à s'accélérer, un léger frisson le parcourut. Jamais le vieux sorcier ne lui avait paru aussi puissant, aussi terrifiant.

- Croyais tu vraiment que tu allais m'éliminer en quelques coups de baguettes ? Il en faut beaucoup plus que cela pour me maîtriser, Tom, et tu en es incapable…

- La prochaine fois je te tuerai !

Il jeta une nouvelle fois le sortilège mortel puis des sa baguette toucha la marque des Ténèbres sur son avant bras. Elle vira instantanément au noir. Ses derniers serviteurs qui étaient toujours en train de combattre, comprendraient le message…

Il se tourna une dernière fois vers Dumbledore, qui avait esquivé une fois de plus le maléfice, et lui adressa un dernier un regard noir, le visage tordu par la haine. Puis il transplana.

Il réapparut dans une pièce sombre. Seule une faible chandelle, posée sur une vieille table en bois projetait sa lumière sur une vieille et petite coupe en or.

Il caressa délicatement la coupe de ses longs doigts fins, suivant le contour des ornements.

-Helga…, murmura t-il.

Un sourire fin s'étira sur son visage. Il reposa la coupe sur sa table. L'immortalité était au bout des ses doigts. Il la sentait de plus en plus.

Il sortit sa baguette et la pointa sur la coupe. Il ferma les yeux pour mieux se concentrer. La magie était là, fluide, puissante, et terrifiante. Il la sentait palpiter dans ses veines

Il revit le visage effrayé de la sorcière norvégienne alors qu'il s'apprêtait à la tuer. Il ressentit la peur immense qui émanait de ses yeux en larmes et si terrifiés. Cette peur… Cette puissance si envoutante… Le pouvoir de mort… de l'arracher du corps… de la détruire… Il pouvait sentir le goût de cette peur dans sa bouche. C'était si… enivrant.

Il sentit les décharges magiques de plus en plus… Sa baguette commençait à lui brûler les doigts…Il était prêt.

Il rouvrit les yeux, les traits de son visage tiré d'une façon complètement inhumaine. Sa baguette secouée de soubresauts violents restait toujours pointées sur la coupe et il prononça pour la cinquième fois de sa vie d'une voix terrible les mots qui feraient de lui plus qu'un homme :

- Disanimae !


-AAAAAH !

Il irradiait de douleur. Il hurla une nouvelle fois. Le mal était partout, l'asphyxiant, le broyant. Tout était noir, vide.

Il cria à l'aide mais sa voix fut étouffée par l'obscurité qui le comprimait de plus en plus. Il souffrait, il hurlait de douleur. Que cela s'arrête !! Que cela s'arrête !! Il n'en pouvait plus. Que quelqu'un fasse quelques chose…qu'on le tue ! Il n'en pouvait plus. Cela faisait trop mal.

Un nouveau spasme de douleur le parcourut.

- Ahhh !

Jamais il n'avait jamais ressentit une telle souffrance. Il avait l'impression qu'une main s'était enfoncée avec force dans sa poitrine et avait empoignée son cœur pour le retirer.

Il avait l'impression qu'une partie de lui s'échappait, se détachait, se pervertissait, se détruisait.

Malgré la souffrance, il parvint à ouvrir les yeux et ce qu'il vit le remplit de terreur : deux yeux rouges diaboliques étaient apparus au sein des ombres et le fixaient avec une cruauté inhumaine. Il trembla devant ce regard qu'il avait déjà maintes fois croisé. Lui…

- Laisse-moi lai…Aaaargh !!

La pression sur son cœur se fit plus forte, comme si des griffes étaient en train de s'enfoncer dedans pour l'arracher de sa paroi.

Mais alors un rugissement se fit entendre et quelque chose éclata en lui. Quelque chose de puissance le parcourut. Il lut la surprise et la peur dans les yeux rouges. Il se concentra et tenta de mettre toute sa volonté dans la bataille. Quelque chose explosa en lui. Il entendit un cri quelque part. Une vague déferlante balaya les ombres autour de lui, l'étreinte se faisant moins pressante. Il devina plus qu'il ne le vit la souffrance mortelle de la créature tapie dans l'ombre. Il osa lever les yeux vers elle puis au moment où leurs deux regards se fixèrent…tout disparu.

L'obscurité laissa place à un décor blanc, aveuglant. Il y'eut un léger bruit de fond puis ses tympans éclatèrent soudainement: un brouhaha sortant de nulle part avait éclaté tout autour de lui. Des masses verdâtres apparurent dans son champ de vision. Il sentit qu'on lui agrippait les deux bras pour le maintenir. Il tenta de se débarrasser de cette nouvelle pression.

Son corps tremblait et un liquide nauséabond et chaud avait emplit sa bouche et l'empêchait de respirer. Il recommençait à étouffer. Il ne sut pas comment mais il tourna sa tête et il recracha ce qui emplissait sa bouche. Immédiatement l'air emplit de nouveau ses poumons. Et la magie éclata.

La pression sur ces bras s'estompa. Il entendit des bruits sourds puis de nouveaux cris.

- Johnson non ! Cria une voix.

Il y'eut un flash bleu. Quelque chose le brula au niveau du front et tout redevint noir.

Il ne rouvrit les yeux que quelques heures plus tard. Tout était blanc autour de lui. Il tenta de se redresser, puisque visiblement il était allongé sur lit. Mais sa tête douloureuse, l'en empêcha et il se rallongea péniblement.

- Doucement, fit une voix légère sur sa droite. Ou sinon vous allez vous évanouir de nouveau.

Il tourna sa tête et vit une femme d'une quarantaine d'année. Elle était habillée d'une robe verte où brillait une baguette magique qui était croisée avec un os. Instantanément un vieux souvenir surgit.

-Sainte Mangouste, dit il dans un murmure.

Mais assez fort pour que la guérisseuse l'entende. Elle cessa d'écrire sur son parchemin et le fixa. Un léger sourire forcé apparu sur son visage :

- Visiblement vous reprenez rapidement conscience...

- Qu'est ce que je fais ici ?, demanda t- il d'une voix rauque, les yeux tournés vers le plafond tentant de se rappeler.

Mais malgré le désert blanc qu'était le plafond, il voyait encore les deux yeux rouges de Voldemort, bien présent dans sa mémoire. Les visions étaient encore bien présentes dans son esprit. Ainsi la connexion avec le mage noir existait à cette époque…

- Jen'en sais rien, je ne suis là que pour vérifier vos constantes. Le guérisseur va bientôt arriver…Elle est en train de s'occuper de d'autres patients. Avec ce qui s'est passé avec… -une lueur de terreur passa dans soin regard. Elle marqua une pause. Voldemort avait déjà gagné la bataille de la peur visiblement - L'hôpital n'a jamais été aussi surchargé. Mais qu'est ce que vous faîtes ?

Harry s'était levé, malgré sa tête qui pesait des tonnes. Il ne voulait pas qu'on lui pose des questions sur ce qui lui était arrivé : il savait parfaitement de quel mal il avait été atteint. Et cela ne tenait qu'en un mot : cicatrice. Pas besoin de rester une minute de plus ici.

- Je suis en pleine forme et…

- Non vous n'êtes strictement pas en forme et vous allez me faire le plaisir de vous remettre dans votre lit, fit une voix autoritaire qui le cloua sur place.

Il se retourna : une très vielle sorcière, ainsi qu'un homme plus grand et plus jeune, étaient apparus. Tous deux portaient la tenue de guérisseur :

- Vous êtes guérisseur ? demanda t- elle. Non. En revanche je le suis et je vous demande de vous remettre au moins sur votre lit.

Il obéit et s'assit sur le lit, assez intimidé par la vieille guérisseuse.

Elle plaqua sa main sur le front d'Harry puis mit un doigt sur la paupière droite d'Harry la forçant à s'ouvrir. Elle illumina l'œil d'Harry du bout de sa baguette pour l'examiner puis fit de même avec l'œil gauche. Elle prit ensuite le parchemin que tenait la sorcière à côté d'elle et l'examina :

- Hum il semble que toutes vos constances soient normales, fit elle. Mais cela ne me dit pas si vous allez bien. C'est la première fois que j'assiste à un cas de démence pareille.

- Démence ?, fit Harry surpris. Quelle démence ? Je ne suis pas fou.

- C'est que disent tous ceux qui le sont, répliqua t'elle le nez toujours dans le parchemin.

- Peut être faudrait il l'envoyer voirBeltam, murmura le guérisseur à la vielle sorcière.

- L'envoyer voir Beltam, ce psycolegelimens de pacotille ?, fit elle. Non, il serait incapable de s'en occuper. Peut être que…

- Je ne suis pas fou, fit Harry, et je vais très bien merci.

Un sourire furtif était apparu sur le visage de la vielle sorcière.

- Il y'a encore quelques heures, vous étiez en train de vous tordre de douleurs en vous tenant le front dans ce lit, criant à la mort. Alors vous n'allez pas me faire croire qu'après cela vous vous sentez bien. De plus vous ne maîtrisez pas votre magie : vous avez projeté un homme contre le mur et brûlé la main, par je ne sais quelle magie, de Johnson, ici présent, alors qu'il tentait de vous maintenir au lit…

Harry regardala main du guérisseur, qui le fustigeait d'un regard noir, et il y vit un bandage qui en dessinait effectivement le contour.

- … même leCollier de Rebihni, qu'on vous a mis n'a pu contrer vos explosions magiques, mais ça c'est plutôt à mettre sur la mauvaise confection duCollier de Rebihni. Vous êtes souvent sujets à des crises d'angoisse ?

- Crise d'angoisse ? Je vous ai déjà dit que j'allais bien, se révolta Harry même s'il savait que cela ne servait à rien.

- On a trouvé dans votre sang certaines substances inhabituelles. Vous êtes soumis à un traitement particulier ? Comme des herbes anti stress ou des potions anti rêve ?

- Je prends une potion anti rêve, admit il. C'est grave ?

- Plutôt, dit-elle avec une voix sèche. Elles contiennent certains composants qui sont fatales pour votre cerveau et donc à votre équilibre mental. Dans l'état où vous êtes, vous feriez mieux d'arrêter maintenant avant que cela ne s'aggrave. Quelques soient vos cauchemars, vous feriez mieux de les accepter. En parlant d'eux, sont ils liés à cette cicatrice sur votre front ? Elle brûlait tout à l'heure sans oublier que vos mains y étaient collées pendant votre crise. Je devrai peut être l'examiner.

Elle approcha sa main de son front mais il recula en arrière, hors de portée.

- C'est une simple cicatrice. Pas besoin de perdre son temps dessus, dit il en tenant d'être le plus convaincant possible.

Elle lui jeta un regard suspicieux puis commença à écrire sur son parchemin. Harry tenta de se rassurer : il n'y avait aucun moyen pour qu'elle découvre le lien qui le liait à Voldemort. Mais par prudence il fallait mieux déguerpir de cet endroit le plus rapidement possible.

- Vous n'avez aucun droit de me retenir ici : mes constantes sont bonnes. Vous l'avez dit vos même. C'est à moi de décider si je veux me faire soigner ou non. Et je n'ai pas envie de rester quelques minutes de plus ici, fit Harry. Je ne vais pas mourir dans la seconde, non ?

Il espérait que cela fonctionne. Il ne savait pas si les gens pouvaient ne pas se faire soigner sur demande mais il devait au moins essayer.

- De plus, avec ce qui vient de se passer avec Voldemort, je pense qu'il y'a d'autres personnes qui ont plus besoin de votre aide que moi, non ? fit Harry jouant son dernier va tout.

Le guérisseur et la secrétaire eut un sursaut au nom de Voldemort. La vieille sorcière le fixa intensément puis regarda le papier qu'elle tenait dans sa main et le tendit à Harry :

- D'accord, fit-elle.- Harry n'en crut pas ses oreilles.- Remplissez les différentes formalités, cochez la case qui explique que Saint Mangouste vous laisse partir contre l'avis des guérisseurs et qu'aucune poursuite ne pourra être tenu contre l'institut en cas d'accident suite à votre sortie, puis signez et partez.

Harry saisit le papier ainsi que la plume qu'elle lui tendait et commença à remplir le parchemin.

Il signa et redonna le papier à la guérisseuse qui fit une grimace :

- A vos risques et périls. La prochaine fois que vous aurez une crise, ne venez pas ici.

- C'est cela, à la prochaine crise, fit Harry trop heureux de pouvoir enfin sortir.

La vieille sorcière s'éloigna, accompagnée de l'autre guérisseur.

Harry sortit de sa chambre, après avoir retrouvé ses habits et quitté l'horrible tenue que les patients de St Mangouste devaient mettre. Le couloir était rempli de lits, tous occupés. Le spectacle n'était pas beau à voir. Des blessés, des familles en pleurs, des guérisseurs poussant des lits recouverts par des draps qui épousaient la forme d'un un corps humain : la soirée avait vraiment fait des dégâts.

Il se faufila le plus rapidement possible vers l'ascenseur. Il s'en fallut de peu pour qu'il ne glisse sur une édition de La Gazette du sorcier qui trainait au sol, ce qui lui permit d'apprendre en lisant la date, qu'il n'était pas resté une journée ici, mais deux, d'après la date indiqué sur le journal.

Il atteignit enfin l'ascenseur et appuya sur le bouton entrée principale. Il allait enfin pouvoir respirer.

- Ne fermez pas la porte, fit une voix.

Harry bloqua du pied la porte de l'ascenseur qui se refermait. Un guérisseur plus petit que lui d'une demi-tête s'engouffra dans l'ascenseur.

- Merci beaucoup…

- De rien, répondit Harry.

L'homme lui adressa un léger sourire. Une douce chaleur envahit alors le corps d'Harry. Quelque chose d'étrange émanait de cet homme… Quelque chose de bizarre et de familier à la fois… Pourtant il avait tout ce qu'il y'avait de plus normale, mise à part peut être la couleur bleu grise de ses yeux, cachés derrière des lunettes. Des yeux fatigués…
La porte s'ouvrit soudainement et un guérisseur passa la tête à l'intérieur de l'ascenseur :

- Potter, vite ! fit il en faisant un signe de la main intimidant de se presser.

Harry se raidit sur le champ. Son cœur s'arrêtât de battre…Comment cet homme connaissait…

Le vieil homme rejoignit, alors sous le regard surpris d'Harry, l'autre guérisseur … Et il comprit alors…

Il n'y avait pas eu un Potter dans l'ascenseur mais deux : il venait pour la première fois de sa vie de rencontrer son grand-père…


Il déplia la lettre et commença à la parcourir rapidement. Toujours les mêmes phrases… Toujours la même peur…

Voldemort avait plus que gagné une bataille. Il poussa un soupir et reposa la lettre parmi la dizaine d'autres.

Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Il admira, perdu dans ses pensées, la vue sur le parc et sur le lac éclairé par la lumière orangé du soleil couchant. Qu'allait faire Voldemort après ce coup d'éclat ? Combien allait lui résister maintenant?

Il y'eut un bruit derrière lui :

- Bonsoir Albus.

Il se retourna. Acherius Potter venait de jaillir du feu de sa cheminée. Le guérisseur était fatigué, cela se voyait à ses yeux. Dumbledore compatit. Il savait par quoi était passé son ami ses deux derniers jours à Saint Mangouste.

- Bonsoir Acherius. Tu veux prendre quelque chose ?, demanda t-il en montrant une armoire contenant plusieurs bouteilles. Un bon cognac ne pourra te faire que du bien après ces deux dernières journées mouvementées.

- D'accord pour un cognac, répondit Acherius en s'asseyant dans un des fauteuils.

Il sortit la bouteille et versa de son contenu dans deux verres. Il tendit à Acherius son verre puis s'assit dans son fauteuil.

- Tiens Albus. Voila ce que tu m'as demandé.

Acherius Potter lui tendit un long parchemin qu'il venait de sortir de son manteau.

- Tout y est sans exception. Tous ceux qui sont passés par Saint Mangouste depuis les évènements de …

Acherius ne finit pas sa phrase. Albus fit un mouvement de la tête pour signifier qu'il avait compris. Il commença à examiner la liste des personnes qui avaient été internés à Saint Mangouste depuis deux jours. Il connaissait la plupart des noms. Herbert, McKillian, Jesper : des aurors, des fonctionnaires du ministère ou encore des parents d'élèves…

- On a eu de la chance, fit Acherius. Très peu ont été tué en fait. Beaucoup ont été blessé, mais ce sont les chocs psychologiques qui les plus importantes : le choc émotionnel a été énorme et Saint Mangouste n'est pas armé pour faire face à cela…

- Personne n'a été préparé pour faire face à cela Acherius, ajouta t-il. Et il va falloir s'y adapter sinon nous ne voulons pas sombrer dans le chaos.

- Qu'est ce qu'il va faire maintenant ? Attaquer Poudlard ? demanda Acherius inquiet.

- Ne t'inquiète pas pour James. Il n'attaquera pas Poudlard. Il n'osera pas parce que je suis là. Il sait que quoiqu'il fasse il ne pourra gagner cette bataille, ici.

- Donc il est plus faible que toi ? demanda Acherius, une lueur d'espoir brillant dans ses yeux.

- Plus faible il ne l'est en aucun cas. Mais je crois sans modestie que je lui fais un peu peur. Je pense que je l'ai surpris lors du combat. Il ne s'attendait pas à une telle résistance de ma part.

- Va le défier alors, comme tu l'as fait avec Grindelwald ! Met fin à cette guerre. Tu en es le seul capable ! Les gens comptent sur toi. Je compte sur toi !

- Je commence à être trop vieux. Je ne pourrai que le ralentir dans son ascension…Et il le sait…Il sait que je ne serai pas celui qui mettra fin à son règne. Je pense qu'il attend de voir celui qui se lèvera pour lui faire face.

- Mais…

- Cela ne veut pas dire que je ne mettrais pas toute mon énergie dans la bataille.

Il retourna le parchemin. Et son regard se figea sur un nom. Fumseck poussa alors un son mélodieux.

Il se leva et se dirigea vers la fenêtre mu par un pressentiment. La silhouette d'Hagrid venait d'apparaître dans le parc. Une silhouette beaucoup moins massive se joignait à elle.

- Acherius, commença t-il, je suis désolé de te demander cela, malgré ta fatigue…Mais j'aimerais que tu me cherches et me donnes le plus rapidement possible le plus de renseignements que tu pourras sur une personne. Elle est sur ta liste. Voldemort n'est pas mon seul problème en ce moment.

Le vieux guérisseur saisit la liste et la porta à ses yeux.

- Et quelle est cette personne ?

La silhouette à côté d'Hagrid se faisait de plus en plus précise. Il s'agissait d'un jeune homme assez grand.

- Il s'appelle Harry Thunder…


- Prêt pour les examens Harry ?

- Je ne m'inquiète pas pour cela Hagrid.

L'air du parc avait quelque chose d'enivrant. Pas comme l'atmosphère qui régnait à Saint Mangouste… Là c'était plus vivifiant, plus magique…

Il se sentait de mieux en mieux, alors que cela ne faisait que quelques heures qu'il avait quitté l'hôpital.

Une tête de chat sortit de sa sacoche. Il commençait à s'agiter. Harry posa la main sur sa tête et la caressa.

- Eh Toi ! Attends que l'on soit installé. Je te promets que tu pourras faire tout ce que tu veux après.

Le chaton miaula, ce qui fit rire Harry. Après tout il avait bien fait de le garder. C'était lui, d'après ce que Tom lui avait dit il y'a quelques heures, qui avait alerté le barman alors qu'Harry commençait à avoir sa crise. Le chaton avait miaulé jusqu'à ce que Tom décide de voir ce qui n'allait pas. Le chaton l'avait conduit jusqu'à la chambre de Harry, où le vieux barman avait trouvé ce dernier allongé, le corps secoué de soubresaut violent. Ses hurlements de douleur avaient été rendu inaudibles par l'agitation dans le bar.

Harry avait du rassurer le barman tout à l'heure que tout allait bien et qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, que c'était juste un cauchemar terrifiant. Mais le barman ne l'avait pas cru. Allez savoir pourquoi…

- Le directeur est assez occupé avec ce qui s'est passé, fit Hagrid, c'est le professeur McGonagall qui va s'occuper de vous cette semaine. D'ailleurs la voici.

Il venait d'entrer dans le château, et le professeur McGonagall se tenait bien droite à mi hauteur de l'escalier du grand Hall :

- Harry Thunder ? fit elle. Bienvenu à Poudlard. Merci Hagrid vous pouvez disposer. Mr Thunder veuillez me suivre. Je vais vous montrer où vous allez dormir et je vais aussi vous donner les dernières indications.

Harry ne put s'empêcher de sourire. Cette voix lui avait manqué ces derniers temps. Il remercia Hagrid d'un signe de tête et suivit McGonagall.

- Le professeur Dumbledore s'excuse de ne pas pouvoir vous accueillir. Son emploi du temps est assez chargé depuis ce qui s'est passé au tournoi de duel. Mais il m'a assuré qu'il viendrait vous rendre visite à la fin de la semaine.

- Je comprends, fit Harry avec un signe de tête.

Dumbledore viendrait le voir ? Intéressant… Il n'y avait pas à douter que le vieux directeur essaierait d'en découvrir un peu plus sur lui.

Elle tourna à droite. Harry se rappela qu'il y'avait un passage secret juste derrière la tapisserie à sa droite qui menait juste devant la classe de Flitwick. McGonagall tourna une nouvelle fois à droite puis s'arrêtât devant une porte en chêne. Elle lui montra la poignée :

- Après vous, fit-elle.

C'était une chambre simple avec un lit et un bureau. Une porte sur le côté donnait sur une salle de bain. Il accrocha sa sacoche contre le dossier de sa chaise et l'ouvrit. Le chaton sauta sur le lit et regarda fixement McGonagall comme s'il avait découvert qu'elle avait quelque chose de félin en elle :

- C'est mon chaton… j'espère qu'il n'y a pas de problème qu'il reste ici, fit Harry sur un ton d'excuse.

- Les chats sont acceptés à Poudlard. Tout comme les chouettes ou les crapauds. Mais je dois vous dire que j'ai une certaine préférence pour les chats, lui répondit-elle avec un léger sourire.

- On le sait tous, murmura Harry sans qu'elle ne puisse l'entendre.

Elle s'approcha du bureau et sortit un parchemin de son manteau :

- Votre examinateur s'appelle M. Prickett et voici votre emploi du temps pour cette semaine. Vous commencez demain avec l'examen théorique de Sortilège puis l'après midi sera consacré à la pratique. Tous les examens auront lieu dans la grande Salle sauf celui pour Soin aux Créatures !

Il y'eut une détonation et un elfe de maison apparut. La taie d'oreiller qui lui servait de vêtement était bien plus propre que celle de Dobby :

- Oui professeur ? dit il en se courbant vers elle.

- Voici Harry Thunder, dit-elle en lui montrant Harry. Tu te chargeras de lui faire à manger et à aider n'importe quelles de ses requêtes.

- Fulster est fier de vous servir Harry Thunder, couina l'elfe. N'hésitez pas à appeler Fulster quand vous le voulez.

- Euh…merci de vous charger de moi, j'essaierai de ne pas trop être une corvée, fit Harry.

L'elfe salua une nouvelle fois Harry puis disparu une infime seconde avant que le chaton ne se jette sur lui. Ce dernier miaula, cherchant l'elfe du regard.

- Mon vieux, tu l'as raté, fit Harry avec un léger sourire. Il faudra être plus rapide la prochaine fois.

- Mr Thunder, une dernière chose…

Harry se tourna et vit McGonagall sur le perron de la porte.

- … Laissez le professeur Dumbledore réfléchir seul quand il joue aux échecs. S'il y'a un domaine où je suis meilleur que lui, c'est bien celui là et j'aimerai bien qu'il en reste ainsi, fit elle avec l'ombre d'un sourire.

Et elle quitta la pièce, laissant un Harry amusé.

Il se dirigea vers son lit : cela ne servait plus à rien de réviser maintenant, à quelques heures du premier contrôle. Surtout qu'une boule venait d'apparaître dans son ventre à la vue de l'emploi du temps. C'était stupide mais c'était comme cela : lui qui avait vécu les épreuves les plus terribles, commençaient à ne plus se sentir aussi confiant devant un simple petit bout de papier.

Le lendemain matin, Il fut réveillé par quelque chose d'humide et d'assez désagréable. Il ouvrit péniblement les yeux et découvrit le chaton en train de lui lécher la joue.

- Dis donc toi…

Il le prit et le mit par terre, puis regarda sa montre. Elle indiquait 6h30. Il avait encore une heure avant le début des épreuves.

- Tu aurais pu éviter, lui dit-il. J'ai un réveil qui fonctionne très bien aux dernières nouvelles.

Mais le chat ne semblait pas l'écouter et était plutôt absorbé par ce qu'il voyait par la fenêtre. Il se leva, se mit un pull et rejoignit le chaton. La vue était magnifique. Le soleil apparaissait au loin et brillait d'une lumière jaune pale. Tout avait l'air calme, tranquille. Après tout pourquoi pas ne pas y aller ? Il avait une heure devant lui et cela lui permettrait d'oublier le début de stresse qu'il commençait à avoir.

Il s'habilla en vitesse et ouvrit la porte :

-Tu viens, fit-il au chaton.

Ce dernier sauta du rebord de la fenêtre et le rejoignit. Ils déambulèrent dans les couloirs et parvinrent enfin devant la Grande Porte.

Le léger vent frais qui fouettait son visage avait quelque chose de vivifiant. Le parc semblait désert, abandonné. Le chaton en profita pour courser une souris errante. Il le laissa faire et se dirigea vers le lac.

Il retira ses chaussures et trempa ses pieds : l'eau était glacial, mais il s'en fichait parce qu'il était à Poudlard et c'était tout ce qu'il comptait. C'était chez lui.

Il plongea sa main dans l'eau et saisit une pierre plate. Il la fit ricocher sur l'eau, faisant scintiller le lac de mille feux.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait été aussi heureux, aussi insouciant.

De la fumée sortit de la cabane d'Hagrid. Il regarda sa montre. Il avait encore une demi-heure avant le début des épreuves. Il rejoint la rive. A l'aide de son élément, ses pieds séchèrent instantanément et retourna au château. Le chaton apparu derrière un bosquet, exténué. Visiblement il avait du bien se dépenser.

Lorsqu'il arriva dans sa chambre, il appela Fulster qui apparut aussitôt avec des croissants, devançant ainsi ses désirs.

- Merci Fulster. Tu peux disposer, lui dit-il.

Il prit une douche en vitesse. Il n'avait plus que quelques minutes devant lui. Il agrippa sa sacoche et prit un croissant. Il laissa le chaton dormir sur le lit et s'en alla. Au fur et à mesure qu'il s'approchait de la grande salle, l'angoisse se faisait de plus en plus présente. Il sortit son livre de sort pour relire un paragraphe sur un sort de lévitation, puis il descendit l'escalier qui menait à la grande salle. Le professeur McGonagall était en train de parler avec un homme assez vieux. Il avait les cheveux gris et portait une barbe courte de la même couleur. L'homme se tourna vers lui et l'accueillit avec un léger sourire :

- Je présume que vous êtes Mr. Thunder, dit-il d'une voix assez grave. Enchanté je m'appelleHenry Prickett. Vous arrivez à point nommé. Nous ferons plus ample connaissance cette après midi. Votre sujet vous attend à votre table.

Il indiqua une table au centre de la Grande Salle.

- Bonne chance, fit le professeur McGonagall.

Harry voulut la remercier mais sa gorge restait nouée. Il lui fit un léger signe de tête et alla s'asseoir. Il prit la plume à sa droite, la trempa dans l'encrier et lut la première question :

- Citez le sort d'attraction et décrivez le mouvement de baguette pour le faire.

Quatre heures passèrent ainsi. Il fit l'impasse sur une ou deux questions, tenta tant bien mal de répondre à d'autres, mais dans l'ensemble, il était satisfait de ce qu'il avait fait. Il avait à peu près retrouvé les mêmes questions que lors de son examen de BUSE.

Il regagna sa chambre. Il avait deux heures avant que l'examen pratique ne commence. Il appela Fulster, qui évita de peu le chaton qui s'était jeté sur lui lorsqu'il était apparu. Le chaton semblait bien s'amuser avec l'elfe, mais Harry n'était pas trop sûr du sentiment de l'elfe à cet égard.

Il refit quelques exercices avec sa baguette et rejoignit de nouveau la Grande Salle où Prickett l'attendait :

- Mr. Thunder, prêt à passer à la pratique ? Nous allons voir si vous maniez votre baguette aussi bien que votre plume.

- Vous avez…, commença Harry.

- Oui j'ai mais vous ne saurez pas votre note avant la fin Harry Je peux vous appeler Harry au fait ? Après tout, nous allons après tout passer une semaine ensemble.

- Bien entendu, répondit Harry.

- Alors vous voyez cette cruche ? Vous allez la faire léviter, puis vous la ferez successivement changer de couleur, la dédoubler, lui faire apparaître des pattes et enfin la faire chanter. Moins cinq points si elle chante comme une casserole, rajouta t-il avec un sourire.

Ce qui eut le don de faire disparaître complètement le stresse d'Harry.

Il n'eut aucun mal à faire tout les exercices demandés. Comme ils avaient toute l'après midi, Prickett lui fit faire d'autres exercices, qu'il réussit. Puis vint la fin de la journée, et il quitta l'examinateur qui lui donna rendez vous le lendemain dans la serre pour l'examen de Botanique.

Il revint dans sa chambre et prit les cours de Botaniques et de Soins aux Créatures Magiques avec lui puis se dirigea en compagnie du chaton dans le parc où il trouva un coin tranquille contre un arbre pour réviser.

Hagrid vint le rejoindre et compléta certains de ses cours sur les créatures magiques, content d'apprendre des choses à quelqu'un. Le demi géant voulut l'inviter à dîner dans sa cabane, mais Harry refusa poliment. Même si en temps relatif il n'avait pas mangé chez Hagrid, depuis des mois, il avait encore clairement en mémoire la douloureuse expérience de la cuisine d'Hagrid.

Le lendemain passa très rapidement. Sans qu'il ne sache pourquoi, les plantes de la serre semblèrent ne pas apprécier sa présence à certains moments, puis à d'autres il semblait être en symbiose avec elle. Mais il ne fut pas mécontent d'en avoir fini avec.

L'après midi fut encore plus intrigante. Jamais les créatures magiques ne l'avaient laissé s'approcher d'elle d'aussi prêt mais cela ne l'empêcha pas de prendre quelques distances avec le scroutt à pétard présent. Ce dernier d'ailleurs en avait visiblement après son chaton (qui était venu assister à l'examen de son maître plutôt que de découvrir le château.).

Cette fois ci Harry décida de rester dans sa chambre pour réviser l'examen de potion qui tombait le lendemain, et qui était celui qu'il craignait le plus même si les nombreuses heures d'entraînement qu'il avait eu au cours du dernier mois lui avaient donné une certaine confiance dans ses capacités.

L'examen théorique se passa bien. Il n'eut presque pas d'hésitations et rajouta même certains détails sur certaines parties du programme qu'il avait bien préparé. Il dut sécher une question, n'ayant aucune idée dessus.

L'examen pratique fut en revanche beaucoup plus difficile. Il s'agissait de confectionner un contre poison assez instable, ce qu'il n'avait pas fait depuis qu'il avait disparu de son époque. Même s'il connaissait les différentes étapes, il se mélangea quelque peu, à cause de la fatigue, et la potion devint plus liquide et plus orange qu'elle n'aurait du l'être. Lorsqu'il tendit le flacon à Prickett, celui-ci eut un léger sourire puis ils se dirent au revoir.

Harry ne rêvait que d'une chose, celui de retrouver son lit. Tant pis pour la Défense contre les Forces du Mal ce soir : pas de révision. Et de toute façon qui pourrait le contester sur cette matière ? Sans nier les connaissances de Prickett, il devait sûrement savoir plus de choses que ce dernier.

Mais quelque chose d'inhabituelle se passa cette soirée là : il s'était retrouvé tout d'un coup devant un tableau qu'il connaissait bien : celui de la Grosse Dame. Ses pieds l'avaient mené directement devant la chambre commune des Gryffondors. Décidément certains réflexes ne s'oublieraient jamais. La grosse Dame avait été présente et était en train de discuter avec son amie Violette.

La grosse Dame s'était retourné vers lui et lui avait dit de sa voix agacée que le dortoir était inaccessible pendant les vacances. Puis elle avait repris sa conversation avec son amie.

Il regagna enfin sa chambre et ne prit pas la peine de se changer pour dormir.

Le jour d'après, il fit son petit tour au tour du lac comme chaque matin. Puis il fut l'heure de rejoindre la Grande Salle. Il se dépêcha et entra dans la Grande Salle. Prickett le salua d'un signe de tête et Harry s'installa à sa table habituelle et commença l'examen.

Les quatre heures du test passèrent extrêmement rapidement. L'ensemble des questions était assez facile et il n'eut pas de réelles difficultés.

Il rendit sa copie avant le temps impartie, satisfait de ce qu'il avait fait puis rejoignit la cabane d'Hagrid pour déjeuner avec lui sur les rives du lac. Il avait pris la précaution de demander à Fulster de se charger de faire des sandwiches, évitant ainsi au demi géant de cuisiner.

Ils parlèrent de choses et d'autres, enfin surtout Hagrid. Le semi géant lui racontait qu'il s'était querellé le matin même à une de ces têtes de mules, qu'étaient les centaures. Ces derniers étaient assez agités depuis quelques semaines et Hagrid avait subi les effets de cette agitation sur l'un d'entre eux, et il s'en était fallu de peu pour qu'il n'en sorte pas indemne.

Puis ce fut le retour dans la Grande Salle et l'examen pratique commença. Harry fit tout les contres sorts et les boucliers magiques que lui demanda Prickett. Il ne fit pas une seule erreur. Il avait même perfectionné un bouclier qui ne se voyait qu'au niveau ASPIC, à la grande surprise de Prickett.

Prickett lui souhaita bonsoir et Harry regagna sa chambre pour réviser le dernier examen: celui de Métamorphose.

Mais sa nuit fut perturbée par ses cauchemars…ceux qui avaient disparu lorsqu'il avait commencé à prendre la potion anti-rêve, revenaient de plus en plus fort, maintenant qu'il ne prenait plus de potions. Mais si prendre la potion pouvait amener à un certain déséquilibre mental et donc surement par là à un certain renforcement du lien qu'il possédait avec Voldemort, il valait mieux que ses cauchemars proviennent de ces propres souvenirs plutôt que de ceux d'un autre, et en l'occurrence ceux de Voldemort…

Il se réveilla fatigué, ce qui se ressentit lors de son examen théorique. Ce fut, l'examen le plus difficile jusqu'à là. Il mélangea quelques définitions et sécha sur d'autres. Il savait qu'il s'était trompé dans les étapes pour faire changer un être vivant en être inanimé. Il sortit peu satisfait de ce qu'il avait fait. Il n'avait plus qu'à espérer être un peu plus en forme l'après midi pour réussir la pratique.

Mais ce ne fut pas vraiment le cas, et il entra dans la Grande Salle, l'esprit ailleurs, toujours marqué par sa ses cauchemars.

Prickett était déjà là et parlait avec McGonagall. Une table avec divers objets se trouvaient devant lui.

- Bonjour Harry. Le professeur McGonagall s'est joint à nous pour assister à votre performance…

- Seulement si cela ne vous dérange pas Mr. Thunder, fit elle.

- Bien sûre que non, fit-il.

En vérité cela ne le dérangeait pas vraiment qu'elle assiste. De toute façon il serait trop concentré pour s'occuper d'elle.

- Très bien. Commencez alors par cette théière, dit HHH d'un ton enjoué. J'aimerais qu'elle devienne une colombe.

Harry commença les exercices et les enchaîna pendant plus d'une heure. Il dut faire disparaître des animaux de plus en plus gros.

- Très bien, très bien…dit Prickett. Voyons pourquoi ne pas terminer pas un sortilège de métamorphose animale ? J'aimerais que la colombe devienne un rat…

Il se tourna vers McGonagall :

- J'adore ces petites bêtes… pas vous professeur? Vous n'avez jamais tenté de vous faire les dents dessus ?

McGonagall sembla ne pas apprécier la blague visiblement au vue de la moue qu'elle faisait. Ce qui n'empêcha pas Prickett de garder son sourire.

Pendant ce temps là Harry s'était concentré sur son sort. Il pointa sa baguette dans le vide et prononça la formule.

Un éclat de lumière sorti de sa baguette et devint de plus en plus intense. Il frappa la combe qui battait frénétiquement des ailes pour s'envoler. Un museau apparut à la place du bec. Puis les ailes disparurent, les plumes blanches rapetissèrent et devinrent des poils marron.

Prickett le regarda avec un sourire et applaudit:

- Bravo pour aujourd'hui Har…

Mais sa voix se coupa. L'air devint plus froid, la salle plus sombre. La table commença à trembler. Il y'eut une détonation et la carafe en cristal sur la table éclata en mille morceaux. Le rat effrayé sauta et s'enfui de la salle sous le regard noir d'Harry.

Même s'il tentait d'apparaître calme, il bouillonnait à l'intérieur. Cet exercice, ce simple exercice avait déclenché une tempête au plus profond de lui et qu'il n'avait pas prévu. Le rat qu'il avait fait apparaître était la copie conforme de Croûtard ou plutôt devrait il dire Pettigrow…

- M. Thunder, votre main…, fit McGonagall avec une voix inhabituelle.

Il sortit de sa torpeur et regarda sa main : elle était en sang. Visiblement il n'était pas sortit indemne de l'explosion de la carafe.

- Ce n'est rien professeur. Je vais m'en occuper. Pas besoin de m'envoyer à Saint Mangouste, plaisanta t-il. Jevais aller nettoyer cela dans ma chambre.

- Eh bien je vous autorise à quitter la salle Harry, fit Prickett avec un regard inhabituel. Je vous félicite pour votre semaine et j'essayerai de vous transmettre vos résultats les plus rapidement possibles. Je vous souhaite bonnes chances pour la suite de vos études.

- Quant à moi M. Thunder, j'ai quelques affaires à régler qui m'obligent à quitter le château maintenant. Je vous dis donc à la rentrée. Quelques soient les résultats de la théorie, vous avez largement une place dans mon cours aux vues de ce que j'ai vu, lui dit elle avec un sourire franc.

Harry la regarda à demi surpris : McGonagall était très avare en compliment. Au moins l'année scolaire allait bien commencer.

Il regagna sa chambre et alla directement prendre une douche. Il ne remarque même pas que l'eau était froide. Il ressentait encore au fond de lui, cette rage, cette rage sourde qui avait saisit lorsque le rat était apparu, une rage qu'il croyait avoir fait disparaître après avoir accepté le pardon de l'ancien ami de ses parents. Une rage qu'il n'avait pas maîtrisée et qui avait conduit à faire exploser unintentionnellement la carafe. Même sa cicatrice l'avait brulé.

Pettigrow… Le nom résonnait encore comme une menace, il empestait encore le poison…

Il en voulait encore à Pettigrow même si ce dernier l'avait protégé avant de mourir. Mais après tout Harry ne l'avait il pas protégé de Sirius et de Rémus ? Pettigrow venait simplement d'effacer la dette qu'il avait, mais cela n'effaçait pas la trahison, loin de là. Et puis il avait été à deux doigts de la mort quand Pettigrow avait fait sa demande. Il était difficile de garder la tête froide dans ces conditions…

Il sortit de la douche et enroula une serviette autour de sa taille. Il réfléchirait à tout cela plus tard…

Un miaulement le sortit de ses réflexions. Le chaton venait de rentrer de sa visite quotidienne du château.

- Si un jour tu trouves un rat dans les couloirs, je t'autorise à lui rendre la vie impossible…

Il y'eut un craquement sonore.

Fulster venait d'apparaître derrière lui. Il se retourna :

- Bonjour Harry Thun…

Il s'interrompit, les yeux grands ouvert de surprise. Tellement surpris que le chaton arriva pour la première fois à lui sauter dessus. L'elfe tomba à la renverse. Harry se précipita et prit le chaton par la nuque et le tira en arrière. Mais les griffes du chaton était bien attaché à la taie d'oreiller de l'elfe.

Il y'eut un flash lumineux et Harry fut renversé en arrière. Il se releva. L'elfe avait utilisé de sa magie pour se libérer, mais visiblement le chaton n'avait subi aucune blessure. Il pavanait maintenant sur son lit, tel un vainqueur, avec un bout de taie d'oreiller coincé entre ses dents.

L'elfe s'était visiblement remis de l'attaque. C'était étrange qu'il se soit fait avoir par le chat. Non en fait ce n'était pas le plus étrange, …non la chose étrange c'était le regard fixe de l'elfe sur sa poitrine. Il regarda, son pendentif de cristal en forme de phénix se balançait légèrement contre sa poitrine. Il dévisagea alors l'elfe intrigué. Serait-il possible que l'elfe de maison sache d'où provenait son pendentif ?

- Le professeur Dumbledore voudrait discuter un peu avec vous. Il vous attend dans son bureau à 19 heures, fit Fulster qui semblait s'être repris.

Mais Harry nota que l'elfe ne pouvait s'empêcher de jeter quelques coups d'œil furtifs sur le pendentif.

- Très bien Fulster. Merci pour cette semaine. A la rentrée alors peut être…

- A la rentrée Harry Thunder, fit l'elfe.

L'elfe de maison le fixa une dernière fois d'une manière intense à laquelle il n'avait pas habitué Harry cette semaine, puis disparut dans une détonation.

Visiblement l'elfe savait plus de chose que son silence ne voulait l'admettre. Peut être devrait il avoir une discussion avec lui un jour prochain…

Deux heures après il se dirigea vers le bureau de Dumbledore. Le passage pour y accéder était ouvert et il monta les escaliers.

Dumbledore était à son bureau en train de lire une lettre. Harry toqua contre la porte. Le vieux directeur leva ses yeux. Un sourire se dessina sur ses lèvres :

- M. Thunder, entrez donc.

Harry entra tandis que Dumbledore s'était dirigé vers son armoire.

- Vous voulez boire quelque chose ? Je viens de recevoir une bouteille de xérès en provenance de Cadix. C'est en Espagne. Bien sûre cela ne vaut pas un bon Whishy pur Feu, mais tout homme pourrait trouver son plaisir dedans.

- Je n'en ai jamais goûté, admit Harry. Je n'avais pas encore l'âge légal.

- Mais maintenant vous l'avez, fit Dumbledore en souriant et en lui tendant une coupe.

Le vieux sorcier lui fit signe de s'asseoir dans le fauteuil tandis qu'il rejoignait le sien. Dumbledore leva sa coupe et Harry fit de même. Il l'a porta ensuite à ses lèvres. Etait ce un piège de Dumbledore ou non ? Avait-il versé du Veritaserum dedans ? Allait-il lui faire confiance ?

Après quelques secondes, il entrouvrit la bouche : un petit goût sucré vint lui titiller la langue et lui rafraichir le gosier.

- J'espère que vous n'êtes pas trop fatigué après cette longue semaine d'examen, fit Dumbledore gardant toujours son sourire. Je n'aimerai pas que M. Fortarôme vous retrouve épuisé.

- Nevous inquiétez pas pour moi, fit Harry. J'ai eu des expériences beaucoup plus difficiles que cette semaine.

- Ce qui n'a pas été mon cas-il pointa du regard la montagne de lettre qu'il y'avait sur son bureau- après ce qui s'est passé au tournoi de duel avec Voldemort…

Dumbledore le fixa dans les yeux à ce moment là mais Harry ne flancha pas.

- … et la crise politique qui s'est ensuivit, certaines personnes voudraient que je prenne le poste de premier Ministre.

- Mais vous n'allez pas le faire, ne put s'empêcher de rajouter Harry.

Son intervention surprit légèrement Dumbledore.

- Pourquoi donc M. Thunder ?

- Parce que…, commença t-il regrettant d'avoir parlé tout haut, … vous devez vous occuper de cette école, et vous en êtes le seul capable en ce moment. Et puis si vous aviez voulu être ministre, il y'a déjà longtemps que vous auriez occupé ce poste. C'est la troisième ou la quatrième fois que l'on vous propose ce poste et vous êtes toujours là.

Dumbledore le regarda fixement. Harry soutint son regard et tenta de fermer son esprit aussi bien qu'il le pouvait. Si par occasion Dumbledore tentait de s'y balader.

- Je vais effectivement rester à Poudlard l'année prochaine et… être votre directeur, dit Dumbledore avec un sourire et en lui tendant un papier.
Harry le saisit et le parcourut des yeux : c'était ses résultats de buses. Il avait tout réussit, obtenant un Optimale pour la Défense contre les Forces du Mal, les Sortilèges et pour Soins aux Créatures Magiques. Pour les autres matières il avait eu un Effort Exceptionnel, même en Potions. Ce qui aurait pu relever du miracle il y'a encore un an. Comme quoi cela servait de passer ses nuits devant son chaudron.

Un sourire s'étala sur son visage : il allait enfin pouvoir voir ses parents et assister au même cours qu'eux.

- M. Prickett a préféré me les donner plutôt que de les envoyer par hibou comme cela se fait normalement. Il a été assez impressionné par certaines de performances. Ce sont de très bons résultats M. Thunder. Vous avez été bien formé…

Dumbledore le fixa une nouvelle fois intensément mais Harry garda un visage impassible, érigeant une fois de plus ses barrières mentales.

- Un hibou vous sera envoyé avec la liste des fournitures dans les semaines suivantes, ainsi que votre billet pour le Poudlard Express… J'imagine que vous savez comment prendre le train ?

- Quelqu'un me l'a dit. Je saurais trouver, répondit Harry. Après tout des enfants se promenant avec des chouettes dans des cages, il ne doit pas y en avoir tous les jours à Kings Cross, non ?

- En effet, sourit de nouveau Dumbledore. Je vais vous laisser rentrer au Chaudron Baveur. Voulez vous que je vous appelle Hagrid pour vous raccompagner ?

- Non, inutile de déranger Hagrid, je connais le chemin, répondit Harry en se levant. Mais merci de l'offre.

Finalement l'entrevue avait été moins pénible qu'il ne l'avait prévu. Dumbledore se leva aussi et l'accompagna jusqu'à la porte de son bureau.

- Oh c'est déjà arriver à quelques personnes à ma connaissance de ce perdre à Poudlard., avec tous ces passages secrets, et ces escaliers farceurs. Moi-même il y'a un ou deux ans, je suis tombé par inadvertance sur un passe secret dont je n'avais alors jamais entendu parler. Mais cela ne semble pas être votre cas. Vous ne vous êtes pas perdu une seule fois… comme si vous connaissiez déjà le château…

Harry se figea. Dumbledore le fixait de son regard pétillant, un sourire d'avertissement aux lèvres. Qu'est ce que le directeur sous entendait par là ?


Dumbledore se tenait au dessus de sa pensine. Il tournait sa baguette lentement dans le méandre argenté. Une forme presque humaine sortit du volute :

'Ce qui est étrange c'est qu'Harry Thunder n'a pas eu de problème pour trouver son chemin dans Poudlard… C'était comme s'il y avait déjà vécu. Ses pas l'ont mené dans des passages secrets connus de quelques uns seulement. Il s'est même retrouvé devant le tableau de la grosse dame en sachant ce qu'il y'avait derrière' Couina la voix de Fulster, l'elfe de maison.

Il tourna une nouvelle fois sa baguette dans le veloute argenté. Un homme assez âgé apparu.

' Ce jeune homme a du talent Albus. Il sait manier une baguette. … Et garde un œil sur lui j'ai le sentiment qu'il n'a pas vraiment montré ce dont il était vraiment capable…Je suis sûr que c'est lui qui a fait explosé la carafe, sans le vouloir peut être mais il a réussit à le faire... Tu sais il me rappelle un peu ce jeune préfet prometteur qui a disparu dans la nature il y'a quelques années, ce Tom Jedusor'

Tom Jedusor… Bien sure Tom avait été très bon élève, le meilleur même qu'il ait jamais eu. Dommage que tout cela est mal tourné. Il en voyait maintenant les conséquences. Et si justement ce Thunder était de la même nature ? Et s'il était un nouveau Jedusor ? Avait-il vraiment fait le bon choix en le prenant ici à Poudlard ? Mieux valait l'avoir sous sa surveillance que le laisser dans la nature…

Un bruit, derrière lui, l'arracha de ses pensées. Il se retourna et fixa le nouvel arrivant.

- Excuse-moi Albus, fit Acherius Potter en époussetant son manteau. Je n'ai pas vu que tu étais occupé.

- J'en avais fini de toute façon, fit Dumbledore en rangeant sa pensine dans l'armoire. Dure semaine Acherius ?

- Ca se calme, fit Acherius en prenant place dans un fauteuil. Tiens j'ai ce que tu m'as demandé.

Il sortit un feuillet de son manteau et lui tendit.

- Tout ce que tu veux savoir sur Harry Thunder se trouve là dedans. C'est son dossier médical. Enfin une copie. Tu sais que c'est interdit de faire cela, mais je te dois bien cela Albus. De plus je dois t'avouer que ce jeune homme est un cas assez étrange, enfin tu verras par toi-même… C'est du xérès ?, demanda Acherius en voyant la bouteille sur son bureau.

- Tu peux t'en servir un verre si tu veux. Je l'ai ouverte tout à l'heure, dit il tandis qu'il était plongé dans le dossier médical de Saint Mangouste.

Il parcourut rapidement le dossier.

- Une crise de démence ?fit Dumbledore en rabaissant le feuillet les yeux interrogateurs.

- Cela y ressemble énormément pour la guérisseuse Drench, mais cela m'étonnerait que cela soit le cas, fit Acherius en remplissant son verre. Il a plusieurs symptômes de la démence mais certains faits restent inexpliqués… La violence de la crise déjà : les guérisseurs qui s'occupaient de lui n'ont jamais vu cela. C'était comme s'il se battait contre quelqu'un. Il hurlait de douleur. C'était terrifiant à voir et il a provoqué plusieurs accidents magiques : un guérisseur a même été projeté contre un mur. Et quand ils ont voulu mettre un Collier de Rebihni, tu sais ces bracelets qui inhibent une partie de tes capacités magiques, il n'a pas tenu une seconde et a volé en éclat.

- Défectueux ? demanda Dumbledore.

- C'est ce que je pensais…jusqu'à ce que je découvre que ce Collier de Rebihni avait servi le mois dernier et qu'il avait très bien fonctionné.

- Et tu as…

- Oui j'en ai emprunté un bout, fit Acherius en cherchant dans sa poche. Tiens.

Il lui tendit un bout de bois arrondit qui semblait avoir brûlé. Dumbledore repositionna ses lunettes sur son nez et l'examina.

- C'est la première fois que je vois cela, fit Dumbledore dans un souffle.

Il prit le petit bout de bois et l'apporta à une table où plusieurs instruments étaient disposés. Parmi ces derniers trônait une coupole en fer. Plusieurs motifs étranges étaient gravés dessus. Il posa le Collier de Rebihni brisé dessus.

- Il y'a autre chose que Drench a mentionné à plusieurs reprises et elle semblait y tenir beaucoup d'importance. Le jeune Thunder se tenait le front lors de ses crises et quand ils ont pu retirer ses mains du front, ils ont trouvé une cicatrice brûlante en forme …

- En forme d'éclair, fit Dumbledore en plaçant le Collier de Rebihni sur l'instrument en face de lui.

Il sortit sa baguette. Un trait inhabituel, je dois l'avouer. C'est une des premières choses qui m'a intrigué…Revelio

Le Collier de Rebihni s'illumina alors et un souffle puissant le balaya alors en arrière. Il dut se cramponner au bureau pour ne pas tomber. Le feu dans la cheminée s'éteignit d'un coup plongeant le bureau dans l'obscurité.

Des étincelles dorées et vertes surgirent du Collier de Rebihni. Les premières s'assemblèrent pour former un tigre avec des ailes tandis que les secondes prirent la forme d'un serpent dont la queue était liée à celle du tigre. Ce dernier poussa un rugissement qui fit trembler la pièce puis il donna un coup de patte au serpent qui l'esquiva. Le serpent se dressa et sa gueule fondit sur le félin. D'un coup de griffe, le tigre mit fin à la tentative, puis sauta la gueule ouverte sur le serpent. Il y'eut un éclat de lumières et les étincelles se dispersèrent partout.

Le calme revint dans la pièce aussi rapidement qu'il avait disparu. Le feu dans la cheminée se ralluma et éclaira la pièce. Dumbledore se retourna pour observer son bureau. Des feuilles voltigeaient en l'air, des chaises et des livres jonchaient au sol. C'était comme si une tornade avait balayé son bureau.

- Qu'est ce que c'était ?, fit la voix surprise et à demi effrayée d'Acherius.

Le sorcier, tenant fermement contre lui la bouteille de xérés, était cramponné à son fauteuil qui avait été poussé contre le mur sous le souffle de ce qui venait de se passer.

Dumbledore s'approcha du disque d'argent dans lequel il avait déposé le Collier de Rebihni. Il ajusta ses lunettes en demi-lune sur son nez. Le Collier de Rebihni n'était plus qu'un amas de poussière d'où s'élevait une légère volute de fumée. Une volute de fumée en forme d'éclair…

- Nous venons juste de faire l'expérience de l'empreinte magique d'Harry Thunder, fit Dumbledore en remettant tout en place d'un coup de baguette magique.

Acherius émit un sifflement admiratif :

- Puissant le gamin…

- En effet.

Mais ce n'était pas cela qui l'avait dérangé le plus. Non, ce qui le souciait c'était autre chose de bien plus grave…

'Tu sais il me rappelle un peu ce jeune préfet prometteur qui a disparu dans la nature il y'a quelques années, ce Tom Jedusor' fit en écho la voix de Prickett dans sa tête.

Harry Thunder ressemblait bien plus à Jedusor que Prickett n'aurait jamais pu l'imaginer : une partie de son empreinte magique était celle de Jedusor Il soupira … Quel était le lien qui les unissait ?

Il regarda une nouvelle fois l'amas de poussière, tentant d'y décerner un nouvel indice. Prickett lui avait conseillé de garder un œil sur le jeune sorcier… Il allait même devoir garder les deux dessus en fin de compte.


James planta sa fourchette dans un bout de bacon et le porta à sa bouche. Il déplia le journal en face de lui et jeta un coup d'œil rapide à la première page : « Le Ministère autorise les Aurors à utiliser les Impardonnables. La communauté sorcière applaudit » En dessous, se trouvait la photo d'un sorcier assez grand, le corps droit, le visage dure et sévère et arborant une petite moustache. James le reconnut instantanément : c'était Bartemius Croupton, le nouveau chef du département de la Justice Magique, le département où travaillait sa mère. De plus il connaissait un peu le fils de Croupton pour avoir joué contre lui au Quiddicht.

Il parcourut rapidement des yeux l'interview de Croupton, qui était à l'initiative de cette nouvelle législation. Ainsi la ligne politique du Ministère devenait de plus en plus dure.

Depuis le triomphe de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom à la finale du Tournoi de Duel, le mois dernier, les choses n'étaient plus les mêmes. Tout avait changé en Angleterre avec la mise en place du nouveau ministère. Il y'avait eu tour à tour la mise en place d'un couvre feu, une réduction des autorisations d'utilisation de la poudre de cheminette, une libre intervention des Aurors et des Brigadiers sans nécessité de mandat, et une utilisation illimitée du véritaserum. Et maintenant voila que les Aurors pouvaient frapper avec les Impardonnables. Ils ne manquaient plus qu'un contrôle des hiboux et la mise en place de patrouille de détraqueurs et on pourrait croire alors que l'Angleterre était devenue une dictature.

Son père, et lui-même d'ailleurs, voyait d'un mauvais œil ce qui se déroulait, ce qui débouchait toujours à une prise de tête avec sa mère. Mais ils savaient tout deux que c'était nécessaire. Une immense ombre s'était abattue sur l'Angleterre et la peur avait gagné les foyers. Les sorciers étaient effrayés. La suspicion, la trahison, et les rumeurs s'étaient répandues à la vitesse d'un Comète 160. De jours en jours la marque des Ténèbres se faisait de plus en plus présente dans le ciel même si pour l'instant la majeure partie des attaques visaient les moldus. Les destructions et les disparitions faisaient dorénavant partie du lot quotidien.

Le nouveau ministre avait réagi comme tout le monde l'avait attendu, prenant les mesures nécessaires en temps de guerre, même si cela voulait dire la restriction de certaines libertés. Mais à choisir entre vivre pleinement et dangereusement, et vivre confiné mais en sécurité, il préférait que ses proches, ses parents, ses amis soient protégés.

Il engloutit un nouveau morceau de bacon puis s'attaqua à son œuf. Ses nuits avaient été difficile après le Tournoi. Il voyait et revoyait Son visage inhumain défiguré par la haine et par la cruauté. Il revoyait sa puissance terrifiante. Sirius aussi avait été sujet aux cauchemars mais la personne qui avait été la plus bouleversé fut sa mère. Elle ne riait plus lorsqu'ils, Sirius et lui, lui racontaient ce qu'ils avaient subir aux Serpentards. Elle leurs avait même intimé à ne plus en refaire, craignant que la colère des Mangemorts ne s'abatte sur eux. Mais justement les derniers évènements les incitaient en fait plus à continuer de se jouer des Serpentards. Après tout ces derniers n'étaient ils pas des fils de Mangemort pour la plupart ? Autant leur faire subir à un degré inférieur tout de même, ce que leur parent faisaient subir à la société.

Et puis il n'arrivait pas à comprendre pourquoi Dumbledore ne renvoyait tout simplement pas ceux dont les parents étaient connus comme Mangemort. Des gens comme Rogue, Avery ou Nott, n'avaient ils pas proclamer qu'ils rejoindraient Tu-Sais-Qui ?

Il prit une gorgée de jus d'orange. Quoiqu'il en soit, l'année allait être terrible. Poudlard allait aussi devenir un terrain d'affrontement et quoiqu'en pense sa mère il n'allait pas se laisser faire.

- Quoi de neuf ?

Il leva les yeux de son journal et fixa Sirius qui venait de surgir dans la cuisine, les cheveux mouillé. James regarda sa montre. Elle indiquait 10h11.

- Les Aurors sont autorisés à utiliser les Impardonnables. Dépêches toi de manger, dit il en indiquant l'assiette de bacon. Nous n'avons plus qu'une dizaine de minute avant l'ouverture du réseau de cheminette qui nous est autorisée.

- Les Impardonnables ? Fit Sirius, les sourcils fronçés, en s'asseyant. J'espère qu'ils rencontreront Servilius en cours de route et qu'ils l'obligeront d'un Imperio à se laver les cheveux avec un shampoing. Cela serait bénéfique à la communauté entière.

James lui adressa un sourire, et passa à la page sport. Heureusement qu'il y'avait encore le championnat de Quidditch sinon il aurait émigré en Norvège depuis longtemps.

Une dizaine de minute plus tard, ils se positionnèrent devant la cheminée. James y jeta de la poudre de cheminette. Sirius passa en premier :

- Chemin de Traverse

Et il disparut. James s'y mit à son tour. Il prononça sa destination et sentit immédiatement se faire transporter. Il atterrit lourdement et faillit se péter la figure si Sirius ne l'avait pas retenu au dernier moment.

- Merci mon frère, fit James en repositionnant ces lunettes sur son nez.

- Y'a pas de quoi, répondit Sirius, le sourire moqueur. Tu es et tu seras toujours aussi maladroit.

- Potter un jour, Potter toujours, répondit James en guise de réponse. Bon il faut retrouver Lunard et Queudver.

Ils avaient décidé de faire leurs courses ensemble la veille de la rentrée et James les avaient même invités à passer la nuit chez lui.

Le Chemin de Traverse était bondé. Comme d'habitude aurait pu t'on rajouter. Mais justement ce n'était pas comme d'habitude. L'ambiance était différente, elle était devenue morose : les gens ne s'arrêtaient plus pour parler, se disant à peine bonjour, ils jetaient un coup d'œil rapide aux vitrines à la grande colère, la plupart du temps, des enfants qui voulaient rester regarder. Des Aurors et des brigadiers patrouillaient tandis que sur certaines vitrines étaient collé de grandes affiches rappelant les conseils du ministère : « Ne pas oublier d'installer des systèmes d'alarme pour protéger votre maison »par exemple.

Ils s'arrêtèrent devant la boutique de balais sportifs. C'était la seule vitrine qui attirait encore les gens. Un nouveau balai avait été installé en vitrine.

- C'est le nouveau Nimbus mais il ne vaut pas mon Comète, fit James à Sirius. Tu m'accompagnes ? Je dois acheter de nouveaux gants. Les derniers ont été bousillés par un cognard lors du dernier match.

Ils entrèrent puis sortirent quelques minutes plus tard et tombèrent presque instantanément sur un jeune homme assez petit et assez enveloppé et un autre un peu plus grand et surtout beaucoup plus maigre :

- Lunard Queudver, fit Sirius un sourire aux lèvres.

- Salut vous deux, je savais bien que l'on vous trouverait ici, fit Remus de sa voix calme, un petit sourire en coin. J'ai l'impression que vous avez changé pendant les vacances.

James examina attentivement son ami : Remus avait des cernes sous les yeux et semblait assez faible. Surement en raison de la pleine lune de lundi dernier. Peter quand à lui avait un peu grossi et semblait toujours un peu ailleurs même si quelque chose de nouveau s'était ajouté au trait de son visage. Il n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil partout, ce qui intrigua James :

- Qu'est ce qui se passe Queu… ?

Il y'eut un bruit de détonation derrière eux. Ils se retournèrent tous pour fixé un enfant dont le ballon de baudruche avait éclaté. Les Aurors s'étaient approché la baguette en main puis voyant que ce n'était rien, repartirent faire leur ronde. James détourna la tête et trouva Peter soufflant difficilement, la main sur le cœur. Il comprit enfin ce qu'avait son ami : il avait peur… Et il pouvait avoir raison.

Ils allèrent chez l'antiquaire, puis passèrent chez Madame Guipure pour acheter de nouvelles robes et chez Fleury and Bott, où ils mirent une heure avant de pouvoir payer leurs livres.

- Où avez-vous mis vos valises au fait ?, leur demanda James en sortant de la librairie.

- On les a laissés au Chaudron Baveur, répondit Remus. Ce ne serait pas Mary, Lily, Kate et Helen là bas à la terrasse de Fortarôme ?

En entendant le nom de Lily, James leva instinctivement la tête. Son cœur s'accéléra : Lily était entourée de ses amies. Il la vit sourire. Elle était encore plus belle que dans ses souvenirs.

Il mit sa main dans sa poche arrière de jean et sentit le toucher du papier : c'était l'enveloppe qui contenait la lettre qu'il avait écrite à Lily pendant les vacances et sur laquelle sa mère était tombée dessus. Il n'avait pas eu le courage de l'envoyer, préférant la garder avec lui.

Ils se dirigèrent vers elles. Enfin plutôt il se dirigea vers elles tandis que les trois autres suivirent.

- Hello les filles. On peut s'asseoir ? demanda t-il.

Et avant de connaître leurs réponses, il s'installa dans la chaise libre à côté de Lily et lui adressa un sourire. Elle eut l'air un peu gêné.

- Bonjour James, mais vas y installes toi, fit Mary.

Mary était une petite brune assez jolie et la meilleure amie de Lily. Elle était par-dessus tout la fille avec qui il s'entendait le mieux et sa meilleure alliée, convaincue qu'ils, Lily et lui, étaient fait pour être ensemble. Mary fit un léger signe de la tête qu'il ne comprit pas.

- Il y'a un problème Ma…

- Hello. Alors ces vacances les filles, fit Sirius. Tenez voici vos Biereaubeurres les gars.

Il posa les bouteilles et prit une chaise de la table de derrière et s'installa entre James et Peter. James allait prendre une gorgée de sa Bièreaubeurre mais remarqua qu'il y'avait deux bouteilles devant lui :

- Euh Sirius tu m'as donné deux bout…

- Potter, est ce que tu pourrais me dire ce que tu fais à ma place ? fit une voix grave derrière lui.

Il se retourna pour fixer un jeune homme assez grand et brun. Il avait les yeux marron et le fixait avec un air de défi. James le reconnut aussitôt :

- Grantham !Qu'est ce que tu fais là ?

Edward Grantham était un préfet de Serdaigle qui entrait en septième année. Il ne s'était jamais réellement entendu avec lui, le trouvant trop sérieux et un peu superficiel aussi, sans compter qu'il les avait dénoncé une ou deux fois l'année dernière.

- J'étais en train de prendre un verre avec ma copine et ses amies avant que tu n'arrives, répondit-il.

Il posa alors sa main sur l'épaule de Lily. Le cœur de James s'arrêta de battre. Sirius, qui était en train de boire sa Bièreaubeurre, s'étouffa, aspergeant de Bieraubeurre la chemise de Queudver :

- Toi avec Evans !, demanda son ami incrédule. Excuse Peter

- En effet, on est ensemble, répondit Grantham en fixant James d'un air supérieur.

Sa victoire dessinait un sourire éclatant sur son visage. James se retourna vers Mary et le signe de tête affirmatif qu'elle fit eut un effet plus dévastateur sur lui que le sourire de Grantham. Il tenta de croiser le regard de Lily mais celle-ci l'évitait.

Il se leva, défait. La gorge noué, le souffle coupé, il eut de la peine à sortir quelques mots :

- On a des choses à faire…On se verra demain à Poudlard les filles. Bonne fin d'après midi, dit-il.

Puis il partit. Il entendit le raclement des chaises et bientôt il fut rejoint par Sirius Remus et Peter.

- Potter, tu as oublié ta Bièreaubeurre, fit la voix lointaine de Grantham.

Il fit mine de ne pas avoir entendu et accéléra son pas.

Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il fut sûr d'être hors de vue de la terrasse de Fortarôme. Les autres étaient restés alors silencieux. Il explosa alors de colère :

- Qu'est ce qu'il fait avec elle ? Comment a-t-elle pu ? Comment…

De rage il donna un coup contre le mur et le regretta immédiatement. Une vive douleur l'avait saisi. Son souffle était rauque. Il ferma les yeux et tenta de se calmer, mais le sourire de victoire de Grantham était toujours bien présent dans son esprit.

- Ecoutes James, Lily fait ce qu'elle veut. Si elle ne veut pas de toi alors tu devrais peut être un peu la lâché et voir ailleurs, non ?

Il se tourna vers Rémus pour lui répondre mais s'aperçu que ce n'était pas le loup garou qui venait de parler, mais Sirius, son plus fidèle allié. Il se tourna vers lui. Même Rémus semblait intrigué. Sirius le regardait, plus sérieux qu'il ne l'avait jamais été, excepté lors de la finale.

- Regarde par toi-même, elle t'a toujours repoussé. Pourquoi continuer dans le mur ? Lily n'est pas à toi et elle ne le sera surement jamais.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, cette simple phrase le calma. Ces épaules s'affaissèrent et il fixa le sol. Seul Sirius pouvait de telle chose sans qu'il ne le prenne mal. Il devait maintenant faire face à cette réalité, quoiqu'il en coûte. Il mit sa main dans sa poche de jean et la tentation de froisser la lettre fut grande, mais il y résista.

- Allez, fit Sirius en lui donnant un coup sur l'épaule et reprenant son ton enjoué habituel, Je sais ce qui pourrait te relever un peu le moral : une bonne blague sur Servilus.

Le visage du Serpentard remplaça celui du Serdaigle. Il esquissa un sourire. Sirius avait raison : seule une bonne blague pourrait lui changer les idées.


- Bonsoir Tom, fit Harry en s'installant au comptoir. Je prendrai comme d'habitude.

Tom lui adressa un léger sourire et partit derrière une porte. Il revint avec une assiette qu'il déposa devant Harry. Celui commença à manger tandis qu'il lisait les nouvelles. Les Impardonnables ? Ainsi tout commençait à s'enchaîner : Croupton prenait de plus en plus de pouvoir. La guerre allait s'intensifier, les années noires allaient commencer…

Sa cicatrice n'avait pas été très douloureuse depuis la finale. Voldemort ne prenait pas part à l'action, préférant dicter ses ordres.

Le chaton miaula à ses côtés. Il grimpa sur le bar et commença à boire dans le bol de lait que Tom venait de lui apporter. Harry remercia de la tête le barman.

- Prêt pour demain Mr. Thunder ? demanda Tom, qui essuyait les verres avec un chiffon.

Harry replia son journal et sourit au barman :

- Jesuis prêt. J'ai hâte d'être à Poudlard. Mais votre cuisine me manquera je dois l'avouer.

- Vous aussi vous allez nous manquer ici. J'ai été habitué à votre présence…

Harry lui adressa un léger sourire. C'est vrai que cela allait faire drôle de quitter cet endroit. Après tout il y avait vécu pendant deux mois. La veille il avait terminé pour la dernière fois son service chez Fortarôme et ce dernier lui avait proposé de retravailler quand il le souhaitait. Harry avait eu alors un sourire triste qui passa inaperçu : qui sait ce qui allait se passer dans les prochains mois? Puis il avait fait le tour du chemin, souhaitant bon courage aux commerçants qu'il avait fréquenté, et remerciant Aurigia Streisand la vieille sorcière avec qui il s'était lié d'amitié. Malgré les évènements terribles lors du Tournoi de Duel, il avait passé deux bons mois. Il avait espéré rencontrer ses parents sur le Chemin de Traverse mais il ne les avait pas aperçus. De toute façon il savait qu'il allait demain les voir pour la première fois depuis longtemps. Son cœur s'accéléra. Les revoir…Les toucher…Il avait attendu ce moment des années et là le destin lui offrait le plus beau cadeau qu'il n'aurait pu espérer. Il était dans un état de joie immense. Jamais il n'avait dans un tel état.

Il se leva :

- Malheureusement j'ai passé ma journée à flairer dans les rues, et je n'ai pas eu le temps de faire mes valises. A demain Tom.

Il monta les escaliers, le chaton le suivant derrière lui. Il croisa quelques sorciers : la veille de la rentrée, comme à son habitude, la taverne était remplie.

Il tourna la poignée et entra dans sa chambre, un air frais l'accueillit. Le chaton miaula. La fenêtre était ouverte. Il avait sûrement du oublier de la fermer ce matin. Il la referma. Il sentit tout d'un coup quelque chose s'enfoncer dans son dos. Il se raidit.

- Pas un geste ou je te lance un doloris, murmura une voix froide à son oreille.

L'homme força Harry à se mettre au centre de la pièce. Un feu apparut dans la cheminée et éclaira la pièce. Un mangemort se tenait à côté d'un homme qui était assis dans son fauteuil. Harry reconnu immédiatement le petit et robuste homme au front dégarni installé dans le fauteuil : Caractarus Beurk. Il fixa Harry, un fin sourire pervers s'étendant sur son visage :

- Je t'avais dis que je reviendrais m'occuper de toi…Harry Thunder, dit il les yeux brûlant d'une lueur malsaine. Comme tu peux voir j'ai certaines relations qui me permettent d'avoir certains privilèges. Mes amis ici présents vont s'occuper de toi.

- Vous êtes donc obligé de venir à plusieurs pour vous occuper de mon cas. Je suis flatté, fit Harry avec un sourire froid.

- Tu peux rire mon garçon, mais je te promets que dans quelques minutes tu me supplieras d'abréger tes souffrances…

Le chaton cracha, ses poils s'étaient hérissés : visiblement lui aussi avait reconnu le sorcier. Ce dernier lui jeta un regard mauvais puis sortit sa baguette et la pointa sur le chaton :

- Toi…

- Je vous interdit de ..AAahhhhh

Il tomba au sol, secoué de spasme, hurlant de douleur. Il se releva difficilement, le corps légèrement tremblotant. Il jeta un regard de rage au mangemort qui venait de lui jeter un doloris.

- Quand je te disais que tu allais souffrir, et tu pourras crier à l'aide autant que tu le pourras, personne ne t'entendras.

- Oh mais je n'ai pas besoin d'aide, fit Harry la voix faible, le souffle encore coupé, en revanche vous pouvez amenez autant de mangemorts que vous le voulez, je vous battrai encore. Le seul qui pourrait vous sortir de cette situation dans laquelle vous vous êtes mis est Lord Voldemort lui-même.

Ils tremblèrent tous lorsqu'ils entendirent le nom de leur maître. Un des Mangemorts prit la parole :

- De quel droit oses-tu prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres ? Endolo…

- Expelliarmus

Il avait sortit sa baguette en un éclair. Le mangemort fut projeté avec puissance contre le mur. D'un mouvement de la baguette, il dévia les sortilèges de l'autre mangemort et de Beurk. Sa baguette fouetta une nouvelle fois l'air. Les meubles et le lit volèrent à toute vitesse vers les deux sorciers. Il y'eu une explosion et il fut projeté en arrière. Le mangemort, qu'il avait désarmé pointa sa baguette vers lui. Le sort le toucha et il se retrouva suspendu dans les airs, la tête en bas. D'un nouveau mouvement de la baguette il se libéra et envoya le mangemort de l'autre côté de la pièce où il s'effondra sur une table.

La chambre était sans dessus dessous, le lit et le mobilier étaient complètement détruits. Le second mangemort aidait Beurk à se relever. Ce dernier le fixa un regard de haine profonde :

- J'allais te laisser la vie sauve, mais j'ai changé d'av…

- Vous n'avez toujours pas compris, le coupa Harry d'une voix calme mais non dénué de mépris. Vous êtes trop idiot pour admettre votre défaite une nouvelle fois.

Un sortilège de mort fusa alors tout d'un coup vers lui. Il se jeta au sol. Le sortilège le manqua de peu.

- Liana

La liane sortit de sa baguette et s'enroula autour du pied du mangemort. Il fut déséquilibré et tomba en arrière. Il dirigea sa baguette sur Beurk et fit appel à toute sa rage :

- Everbare

Il y'eut un éclair blanc. Plusieurs bruits sourds se firent entendre. Le sol trembla, un nuage de poussière remplit la chambre et lui piqua les yeux. Il se leva :

- Clarus

Le nuage de poussière se dissipa. Il ne pu croire que le décor qui se tenait devant lui avait été sa chambre pendant deux mois, les meubles étaient détruits, des débris jonchaient le sol couvert de poussière. Les trois sorciers étaient inanimés et dans le cas de Beurk un mince filet de sang coulait le long de son visage.

Miaou

Le chaton émergea d'en dessous d'une poutre. Malgré le fait qu'il était recouvert de poussière, il semblait aller bien. Puis après avoir vérifié que le chaton allait vraiment bien, il regroupa les trois sorciers. Des lianes émergèrent de sa baguette et s'enroulèrent autour des trois. Il stupéfixia les trois, les empêchant ainsi de transplaner si l'envie leur venait. Qu'allait-il faire maintenant ? Prévenir les Aurors ? Mais comment ? Il se rappela alors de quelque chose. Il sortit un petit objet noire de sa poche en forme de pyramide et se souvint de ce que lui avait dit l'Auror Scrimgeour quand il lui avait donné l'objet : « si vous avez un problème un jour, serrez le très fort et j'apparaîtrai.»

Il approcha l'objet de sa bouche puis le serra dans sa main :

- Scrimgeour j'ai besoin de votre aide, murmura t-il à l'objet.

L'objet s'illumina fugacement et diffusa une légère chaleur dans sa main. Une vingtaine de seconde plus tard, trois « pop » distincts se firent entendre. Harry pointa sa baguette sur les nouveaux venus. Il reconnut l'uniforme des Aurors. Ils avaient aussi leur baguette pointée sur lui.

- Vous pouvez baisser vos baguettes, il est avec nous, fit une voix grave. Bonsoir Harry Thunder.

Harry reconnut immédiatement le visage de Scrimgeour semblable à un lion.

- Auror Scrimgeour, répondit Harry avec un signe de la tête.

Scrimgeour s'était déjà approché des trois sorciers ligoté. Un air réjoui se dessina derrières les montures en fer de ses lunettes :

- Deux mangemorts et Caractarus BeurkSmith, McKillian occupez vous d'eux.

Les deux aurors s'approchèrent et transplanèrent avec leurs prisonniers, laissant Harry seul avec Scrimgeour qui examinait la chambre, enfin ce qui restait de la chambre.

- Le ministère vous remercie pour ce que vous avez fais. Attraper trois dangereux criminels dans cette période de crise peut se révéler assez bénéfique, pas seulement pour le gouvernement mais aussi pour la population entière… Je suis grandement impressionné par ce que vous venez de faire : maîtriser trois sorciers expérimentés à votre âge, ce n'est pas rien. Que s'est il passé ?

- Ils m'attendaient dans ma chambre. La bataille a commencé et j'ai pris le dessus. Je ne crois pas qu'il s'attendait à ce que je résiste.

Scrimgeour fit un mouvement de la tête puis il examina Harry de derrière ses lunettes :

- Mise à part vos cheveux et vos vêtements recouverts de poussière, on n'a pas l'impression que vous avez participé à un combat. Vous devez avoir une certaine aptitude à combattre. Vous avez déjà envisagé une carrière chez les Aurors ?

- J'y ai pensé. Mais j'ai remis ce projet en parenthèse. Vous m'avez utilisé pour arrêter ces trois personnes. Vous saviez que Beurk allait prendre sa revanche et vous vous êtes servis de moi- le ton d'Harry monta un peu- et qu'est qui ce serait passé si j'avais été tué ? Laisser faire vos travaux par des troisièmes mains. Vous êtes vraiment tombé très bas.

- Personne ne l'aurait remarqué, répondit Scrimgeour les sourcils froncés. Vous n'existez sur aucun registre. A moins que vous nous disiez qui vous êtes réellement, je vois mal comment vous pourriez attenter une action contre les aurors en justice sans que cette dernière ne fasse une enquête sur vous. N'allez pas croire que votre soudaine apparition est restée inconnue de nos services…

Ce fut comme s'il avait reçu un coup de poing dans le ventre. Scrimgeour le menaçait. Il n'était donc pas aussi libre qu'il le pensait.

- Je comprends donc que tant que je vous aide, je n'aurai pas de problème, mais si par mégarde je deviens une épine pour vous…

- …Alors il sera facile pour nous de vous mettre hors circuit. Vous êtes un intelligent jeune homme, vous devez donc avoir conscience de ce qui est bien pour vous, fit Scrimgeour le regard brillant.

Harry fit un signe de tête pour dire qu'il avait compris. Ainsi même à cette époque le ministère tentait de le contrôler. Et pas de doute, il n'était pas né pour aimer les politiques.

- J'espère que vous ne deviendrez jamais ministre Scrimgeour, dit il en lançant un regard noir à l'auror qui restait de marbre, et j'aimerai alors que vous ne me mentionniez pas, si vous rendez la chose publique. Autre chose, Tom le propriétaire devrait être prévenu de ce qui s'est passé ici. Je ne suis pas sûr qu'il apprécie les changements que j'aie opéré ici.

- Très bien, je vais m'occuper de cela.

L'auror quitta sa chambre, le laissant au milieu des débris. Il se dirigea vers la fenêtre pour faire un peu d'air. Mais il se rendit rapidement compte qu'il commençait à pleuvoir de plus en plus fortement. C'était un temps de rentrée.

Il pesta : Dumbledore cherchait qui il était et voilà que le ministère gardait aussi un œil sur lui. Bonjour la discrétion. Il ne manquait plus que Voldemort s'intéresse à lui…


A des dizaines de kilomètres de Londres, un être regardait par une fenêtre l'orage qui s'apprêtait à éclater. Il caressa de ses longs doigts blanchâtres et squelettiques une petite coupe en argent. Des bruits de pas se firent entendre derrière lui brisant ainsi le silence qui régnait dans la salle :

- Maître, fit une voix grave.

Un sourire se dessina sur son visage. Il parvenait à sentir la peur chez l'individu qui venait de l'interrompre dans sa contemplation. Il se retourna. Un de ses fidèles mangemorts s'étaient incliné à quelques mètres de lui, il n'avait pas osé s'approcher plus de lui.

- Qu'est ce qui t'amènes Rosier ? Qu'est ce qui te fait croire que ta venue ici m'est indispensable ? Siffla t-il sèchement.

Rosier se releva et s'approcha de lui, légèrement tremblant. Il déposa quelque chose sur la table qui était devant lui.

Il prit l'objet et l'examina. Il jeta un regard noir à Rosier :

- Que veux tu que je fasse d'un simple bout de bois ?dit il en colère.

- Ce n'est pas un simple bout de bois, s'affola Rosier ne voulant pas être la victime de sa colère. C'est un bout de Collier de Rebihni qui a été brisé il y'a un mois. Vous savez ce qu'est un Collier de Rebihni?

- Bien sûre que je sais ce qu'est un Collier de Rebihni, dit il impatiemment.

- Naturellement votre Grandeur, fit Rosier en s'inclinant. Je n'ai jamais osé remettre en cause votre savoir.

Il pesta. Rosier releva la tête rapidement. Il fit signe de continuer :

- Ce Collier de Rebihni a été mis à un patient le mois dernier. Il a été brisé seulement quelques secondes après que les guérisseurs l'aient mis. J'ai fais mon enquête, le Collier de Rebihni fonctionnait très bien avant cet accident.

- Tu veux dire que la personne dont la magie avait été emprisonné avec, a réussi à le briser.

Il réfléchit. Cette personne devait avoir certaines facultés magiques, mais cela n'avait rien d'exceptionnel. Dumbledore, lui-même et certains aurors et mangemorts seraient capable de réaliser le même exploit.

- En effet, Maître, mais il y' a quelque chose d'intéressant. Acherius Potter s'y est aussi intéressé. Il a emprunté un bout du Collier de Rebihni et ne l'a jamais rendu.

Acherius Potter ? Il fronça des sourcils. Le médicomage possédait des liens étroits avec Dumbledore. Qu'est que le vieux fou avait découvert ?

Il examina une nouvelle fois le bout de Collier de Rebihni. Il pouvait sentir la magie puissante qui était emprisonné. Une magie à la fois familière mais surtout…mortelle.

Il posa le bout du Collier de Rebihni sur la table et prit sa baguette :

- Revelio

Le bout du Collier de Rebihni s'illumina puis un vent balaya la pièce. Il sentit ses vêtements fouetter son corps. Les maigres chandelles qui éclairaient la pièce s'éteignirent, faisant plonger la pièce dans l'obscurité la plus complète.

Des étincelles émergèrent alors du Collier de Rebihni, des étincelles dorées et vertes. Un serpent vert miniature se forma tandis qu'à son extrémité un tigre ailé apparut. Le tigre rugit, puis attaqua le serpent. Celui ne put esquiver l'attaque du félin. Il tenta de le mordre mais un coup de patte du tigre l'assomma. Le tigre se jeta alors sur lui. Il y'eut une explosion et Voldemort se protégea pour ne pas tomber en arrière.

Il releva les yeux, la table jonchait au sol, fissurée en deux. Il regarda derrière lui, la coupe de Poufsouffle ne semblait pas avoir subi de choc. Il examina de nouveau la pièce. Rosier se relevait, l'air hagard. Il se rendit compte alors que son cœur battait à toute allure. Il tenta de retrouver son calme…

Aussi étrange que cela pouvait paraître il venait d'être confronté à sa propre empreinte magique. C'était impossible…mais ce n'était pas ce qui l'effrayait le plus. Non, ce qui l'avait effrayé c'était ce tigre ailé. Une peur immense l'avait saisit et il sut, sans réellement savoir comment, qu'il venait de faire face à un ennemi mortel.

Est-ce que Dumbledore avait aussi découvert cela ? Il fallait espérer que non…

- Qui a été enchaîné avec ce Collier de Rebihni? fit il dans un souffle, les yeux toujours fixé sur la table détruite. Quel est son nom ?

- C'est un jeune homme de seize ans, répondit Rosier heureux que sa requête ait intéressé son maître. Il s'appelle Harry Thunder…

Fin du chapitre 14

J'espère que cela vous a plu. L'intrigue de la seconde partie va se mettre en place peu à peu.

Prochain chapitre: Le chapitre de la rentrée centré sur Harry et James principalement. Peut être Lily aussi..

Si vous avez des questions, des suggestions allez y. je promets d'y répondre sur le champs.

Et encore désolé pour le retard...

Maelstrom