Bittersweet Romance
Disclaimer : Les persos ne sont pas à moi, je ne fais que les emprunter et les rendre sans même les abîmer !
Couple :America x England
Note :
- Merci à Leikkona pour la bêta!
- Je m'excuse par avance si les personnages sont OoC. Je tente de l'éviter à tout prix, mais malheureusement je ne maîtrise encore pas bien les persos!
- Il n'y a aucun ordre chronologique pour les drabbles. Cela sera précisé au début.
Tease
De nos jours
France était un pays extrêmement tactile. Tous ceux qui le côtoyaient pouvaient en attester : si on passait outre le fait qu'il avait tendance à se rapprocher des gens avec qui il discutait, il n'était pas rare que les mains de la nation remontent pour se poser sur le bras ou l'épaule de son interlocuteur. Ce fait était d'autant plus marqué lorsque c'était Angleterre.
Déjà parce que le Britannique n'aimait pas ça (même s'il ne disait rien, le regard assassin parlait pour lui) et surtout parce qu'il avait bien compris que c'était un des moyens les plus efficaces pour taquiner le couple. Aussi lorsque l'envie le prenait, il passait un bras autour des épaules d'Arthur ou d'Alfred pour les charrier un peu.
L'Anglais ne disait rien. Son éternel rival savait que ce n'était rien de méchant et il ne voulait pas lui faire le plaisir de s'énerver pour si peu. C'était ce que Francis cherchait, après tout. L'Américain par contre…
- Stupid Frog… arrête ça, fit Arthur alors que son cou se faisait encercler par France.
- De mauvaise humeur, Angleterre ? s'amusa l'autre nation.
Un regard noir lui répondit, avant que l'autre homme ne cherche à se défaire de son étreinte, sans succès. Le mécontentement fit place à une légère inquiétude alors que le regard émeraude glissait vers Amérique, quelques mètres plus loin, en train de parler avec Canada. Nul besoin de suivre son regard pour savoir que la jeune nation, malgré sa discussion, les observait.
- Ne me dit pas qu'il est jaloux ? devina Francis.
- He is, et si ça ne te dérange pas, j'aimerai éviter qu'il me fasse la réflexion, grogna son captif.
France resserra son étreinte plutôt que de le relâcher, contraignant Arthur à se pencher un peu en avant alors qu'il se retrouvait proche, trop proche, de l'autre nation. Il se mit à jurer dans sa langue.
- Voyons mon lapin, tu me dois bien ça, non ? Après t'en être pris à moi sans raison, souffla le français, en souvenir de ce qui s'était passé avec le tableau noir, quelques temps auparavant.
Angleterre siffla son mécontentement avant de tourner la tête, touché.
- Je ne sais pas à quoi tu joues… fit le Britannique, excédé.
- Tu me remercieras plus tard, sourit son rival.
Du coin de l'œil, il avait vu Amérique saluer son frère avant d'avancer dans leur direction. Ce ne fut qu'une fois arrivé à leur hauteur qu'il défit son emprise pour pousser Arthur, déséquilibré, dans les bras d'Alfred et couper court à tout début de dispute.
Les bras de la jeune nation se refermèrent autour du Britannique qui se mit à râler de plus belle, trouvant cette démonstration de possessivité ridicule. France ne put qu'approuver, bien qu'il préféra rigoler de l'attitude hostile de l'Américain à son égard alors qu'il s'éloignait.
Un jour peut-être, se dit-il alors qu'il venait embrasser Canada sur la tempe, peut-être avouerait-il que cette jalousie était d'autant plus ridicule qu'il n'était plus célibataire, lui aussi.
Tease : Allumer (au sens figuré) mais il a surtout le sens de Taquiner, plaisanter.
France était parfait pour ce rôle.
