Si vous ne voyez pas les reviews aprés cette phrase c'est que vous avez un chapitre d'avance, faites attention :D.

Bonne lecture !

.

QUESTION

"Don't run, stop holding your tongue."

Brave. Sara Bareilles

.

.

Harry revint en cours fringuant le mardi suivant. Il dut cependant passer par la case Dumbledore. Harry s'attendit à des remontrances sur son comportement dangereux mais le directeur le félicita de profiter de sa jeunesse. Il y avait un tel un décalage entre la vraie raison de sa présence et ce que Dumbledore attendait de lui... Harry se dit alors qu'il devait réellement mal supporter le fait qu'il ait dû lui faire vivre tout ça. Il avait craint que Dumbledore regrette les actes qu'il n'avait pas encore commis mais le directeur le rassura en disant que si ça les avait menés ici, c'était qu'il y avait encore de l'espoir. Harry y croyait il fallait qu'il croit, sinon il deviendrait fou.

La première chose qu'il fit en revenant en cours fut de s'asseoir près de Rebecca.

- Est-ce que tu vas bien ?

- Tu ne m'as pas loupé mais il a suffit d'une petite crème pour tout remettre dans l'ordre. Je n'arrive pas à croire que tu m'aies battue alors que tu étais malade comme un chien ! C'est rageant.

Harry rigola et la jeune fille lui donna un coup de coude en souriant.

- Il faut que je batte mon petit-ami pour revenir sur le devant de la scène, à présent.

Le blond jeta un œil sur le calendrier qu'il tenait dans un petit carnet. Le mois de novembre était passé affreusement vite. C'était déjà la dernière semaine. Harry traça un cercle. Severus avait renoncé à courir après les Gryffondor et Harry se dit que ça avait eu du bon, de tomber malade et de l'inquiéter. Ça en disait un peu plus sur les nouvelles priorités de Severus.

Sa journée se passa tout à fait normalement. Il n'eut droit à aucune remarque désobligeante de la part de James et Sirius qui se faisaient discrets, sûrement à cause de la fin de la semaine. Il mangea de nouveau avec appétit et fut accueilli comme un roi dans la salle commune des Serpentard. Artus hurlait que cette année, ils gagneraient la coupe. Harry laissa son capitaine profiter de l'humeur joyeuse des Serpentard en confiant à qui voulait l'entendre qu'il n'avait fait que suivre le plan de ce dernier. Il s'éclipsa furtivement et alla chercher un peu de tranquillité en cuisines.

Regulus s'y trouvait. Dès qu'il vit Harry, il bondit de sa chaise et l'observa avec un air déconfit. Il n'avait pas l'air bien.

- Regulus ?

- Je sais ce qui t'est arrivé dans la salle de bains…

Harry fronça les sourcils et pinça les lèvres. Il regarda tellement durement Regulus que ce dernier faillit reculer. Le jeune Black se demanda alors ce qu'il lui avait pris de s'attaquer à lui en début d'année. Il y avait quelque chose de profondément adulte dans ce regard vert. Quelque chose qui lui faisait dire qu'il faisait fausse route depuis le début sur comment mener sa vie. Il s'empressa d'ajouter.

- Ce n'était pas moi… Je ne te ferai pas ça…

Le visage d'Harry se détendit mais Regulus avait toujours cette impression étrange qu'il fallait lui faire confiance à lui, plus qu'à quelqu'un d'autre.

- C'est bon. Ne dis rien.

- Tu ne veux pas savoir ? Tu ne veux pas te venger ?

- C'est Mulciber, n'est-ce pas ?

Le silence de Regulus fut une réponse suffisante. Harry s'assit et Regulus se posa à coté de lui.

- Je ne comprends pas. Tu devrais être énervé, les remettre à leur place !

- Tu crois que ça aurait marché, avec toi ? Si tu m'as suivi dans la forêt interdite, ce n'était pas pour me serrer la main, n'est-ce pas ?

Regulus devint livide.

- Je dois le peu d'amitié que tu as pour moi à une licorne et pas à mes remontrances à propos de tes folles croyances. Tu penses sincèrement que j'arriverais à quelque chose avec Mulciber et tes amis ?

Regulus baissa les yeux et serra son pantalon entre ses doigts. Harry avait raison : il ne lui avait pas voulu que du bien, il avait voulu donner une correction au blond, de la même façon que Mulciber l'avait fait. Sauf que lui avait échoué.

- Je vais te dire comment ça va se passer. Soit je leur parle directement et ils se moquent copieusement de ce que je leur dis. Me connaissant, je ne les brosserai pas dans le sens du poil, ça attisera encore plus leur haine envers moi. Soit je me venge aussi bassement. Ils avaleront difficilement le fait d'être humiliés et leur haine sera toujours aussi forte. C'est ce qu'il se passe quand on se retrouve face à des personnes qui sont incapables de penser par elles-mêmes.

- Tu ne vas rien faire…

- Je n'ai jamais dit ça, il me semble.

Le visage de Regulus se releva. Il mordilla sa lèvre furieusement.

- Qu'est ce que tu attends de moi exactement, Regulus ? Tu veux que je fasse preuve d'une grande force de caractère et que je te montre que personne ne me marche dessus ? Qui penses-tu que je suis, exactement ?

Les yeux de Regulus s'écarquillèrent, Harry avait visé juste.

- Ça m'énerve qu'ils s'attaquent à toi… Je ne veux pas qu'ils s'attaquent à toi.

- Mais ça t'énerve aussi que je ne fasse rien.

- C'est juste que… Je ne comprends pas.

- Même si je t'expliquais le pourquoi du comment, tu ne comprendrais pas. On ne résout pas toujours tout par la violence ou par des marques de puissance. Si c'est ce qui semble le plus te convaincre, je pourrais tuer la licorne que tu aimes tant, le gentil Perry ou peut-être la chimère. Il parait que c'est une preuve de puissance que d'en venir à bout.

Regulus porta sa main contre sa bouche et observa Harry avec terreur.

- Tu ne ferais pas ça ?! couina t-il.

Harry se pencha vers lui et le regarda le plus sérieusement du monde.

- Ce que tu ne comprends pas, Regulus, c'est qu'il y a des gens qui, lorsqu'ils savent qu'ils sont puissants, se permettent de tuer ce que bon leur semble pour montrer à tous ce dont ils sont capables. Je ne ferai rien de tout ça. Je ne suis pas ce genre de personne… Enfin, je ne le suis plus.

Le blond se releva et soupira.

- Je te crois quand tu dis que tu ne faisais pas partie de ce coup monté totalement stupide, mais tu devrais vraiment te poser des questions sur tes fréquentations.

Harry commença à s'éloigner.

- Harry !

Il se retourna et observa l'air suppliant de Regulus.

- Est-ce que… Retournera-t-on dans la forêt ? Juste tous les deux ?

Harry lui adressa un doux sourire.

- Si tu veux, Regulus.

Le jeune brun regarda Harry s'éloigner puis se tourna vers Perry qui chantonnait en nettoyant ses assiettes. L'image de l'elfe mort tué par Harry s'imposa dans son esprit et il se sentit terriblement nauséeux. Il ne pouvait pas exister des personnes capables de tant de cruauté. Pourtant, Harry avait connu quelqu'un qui avait bu du sang de licorne. Regulus serra nerveusement son bras. Il ne savait réellement plus quoi faire.

Harry retourna dans sa chambre et trouva William assit sur son lit. Il se posa à coté de lui et William fronça légèrement les sourcils.

- Disparaître seul alors que tu t'es fait attaquer et que tu es resté alité trois jours, c'est vraiment sérieux.

- Tu te conduis comme une mère.

William le fusilla du regard et Harry se permit de sourire.

- Je ne risque rien. Il y a une sirène folle de moi qui me protège.

Harry s'allongea sur le lit, laissant ses jambes pendre sur le rebord du matelas. William passa une main par-dessus lui et se pencha au-dessus du blond.

- Je n'ai pas d'écailles, il me semble.

- Je parlais de l'autre sirène.

William tourna la tête vers la vitre. La femme poisson flottait en les regardant, un sourire amusé sur le visage. Le brun reporta son attention sur Harry.

- Qu'est ce que tu lui as fait pour qu'elle te suive à la trace ?

- C'est mon charme naturel. N'en doute pas.

- Je n'en doute pas une seule seconde. Severus m'a vu t'embrasser.

Harry ouvrit la bouche, estomaqué par la façon dont William passait du coq à l'âne.

- Oh.

- Oh ? C'est tout ce que ça te fait ?

- Il ne m'en a pas parlé, alors je suppose qu'il s'en fiche.

- Je suppose le contraire : il me fusille du regard.

- Tu te comportes de la même façon avec Artus.

- C'est légitime.

Harry se redressa un peu et posa un baiser furtif sur ses lèvres avant de s'allonger de nouveau.

- En ce qui me concerne, le monde entier peut le savoir, je m'en fiche. Mais si ça te dérange, je vais arrêter de te dévorer du regard.

William s'allongea à coté d'Harry et glissa ses doigts contre les siens.

- Tu le vis plutôt bien. Tu es le premier garçon que j'embrasse, la première personne avec qui je sors, et j'ai l'impression que tu as fait ça toute ta vie, Harry…

Le blond se mit à rigoler.

- C'est exactement ce que je pense de toi. Tu ne sais même pas à quel point mon cœur bat à chaque fois que tu me touches. Ce n'est pas que je le vis bien, c'est juste que je le vis, je pense. Ça ne me parait pas horrible. Je devrais revenir sur le fait que tes cheveux ne sont pas longs et ne sentent pas la vanille, ou sur celui que tu n'as pas de seins. Mais avec une fille, je n'aurais même pas ce genre de discussion bizarre.

Harry se tourna vers William.

- Tu trouves que c'est bizarre et que j'accepte ça trop vite ? Je veux dire, on ne se connaît que depuis trois mois…

William siffla.

- Et on ne sort ensemble que depuis même pas trois semaines. On est dans la norme, je crois…Regarde Cassie et Rebecca.

- Je crois que je suis bien avec toi et que ça me parait naturel, Harry. Je crois que j'avais peur que tu fasses marche arrière, que tu te rendes compte qu'être avec un garçon ne devait pas exister.

Harry ne s'était pas posé cette question. Pour lui, ce n'était pas la différence entre les sexes qui le dérangeait. Tout ce qu'il voulait, c'était un peu de chaleur et la sensation d'être aimé. Que ça soit une fille ou un garçon lui importait peu, en vérité. Il serra plus durement ses doigts contre ceux de William et se lécha les lèvres. Il y avait tout de même quelque chose de plus intense dans les baisers de William que dans ceux de Cho et Ginny. Cette dureté, cet empressement, c'était sûrement de cette façon qu'il embrassait lui aussi. Ils s'embrassaient avec l'impatience d'en vouloir plus, de ne pas être modéré ou tendre envers la personne en face. Il pouvait s'acharner parce qu'en fasse la personne n'était pas fragile, il ne fallait pas la traiter comme une princesse. Harry se rendit compte que sa pensée était un peu misogyne, que malgré tout Ginny avait quelque chose de plutôt masculin dans sa façon d'agir. C'était une fille forte, solide, au tempérament de feu et qui laissait paraître peu de choses. Pas comme Cho ou Hermione.

- Harry ?

Le blond plongea son regard dans les deux cercles couleur miel de William puis s'approcha doucement et s'empara de ses lèvres. William se tourna complètement et glissa sa main libre dans les cheveux d'Harry. C'était ça qu'il aimait : l'envie frustrante de William de tout vouloir dans un seul geste. Lui aussi voulait plus de choses tout d'un coup, des choses qu'il n'osait imaginer. Sa main à lui se faufila sous le haut du brun et le contact de sa peau contre la sienne le fit trembler de tout son long. Le torse de William était tout de muscles et d'os, il devinait les côtes sous sa peau et son ventre plat tendu. Il pouvait refaire la ligne de ses pectoraux et la courbure de ses abdos, s'il descendait un peu plus il trouverait l'étroitesse de ses hanches et pourrait passer son doigt dans le creux que formait son pantalon sur l'os iliaque jusqu'à la naissance de son bas ventre. Tout en y pensant, Harry se força à laisser sa main sur sa poitrine.

La langue de William avait déjà abattu tous les barrages de chair qui la menait à celle d'Harry. Ces baisers appuyés et désordonnés le rendaient fou, lui-même ne savait pas s'il était doué pour embrasser, il se laissait totalement faire par l'inexpérience touchante de William. Ils étaient deux novices qui faisait semblant de savoir ce qu'ils faisaient. Harry, lui, n'en savait rien, il voulait juste profiter du corps qui se tenait contre lui et de tout le bien et le réconfort qu'il lui apportait.

William voulut se redresser un peu mais des voix se firent entendre. Il se releva d'un coup et s'assit rapidement près de la fenêtre. La sirène rigola et William la fusilla du regard. Cassie et Rogue entrèrent dans la chambre.

- Tu es revenu, Harry ? On allait partir à ta recherche.

- Dis plutôt que tu es parti faire un baiser d'au revoir à Rebecca.

Cassie se laissa tomber sur son lit.

- Vous pensez que j'ai une chance de gagner ?

- Tu es obligé de gagner, grogna Severus.

- Toi, Mulciber, Lisbeth et Harry êtes déjà en lice, il y en a bien un de vous quatre qui arrivera en final.

- Dis plutôt que tu ne veux faire aucun effort, plaisanta William.

- J'ai juste suivi Beckie. Ça ne me dérangera pas de perdre.

Harry se tourna dans son lit en rigolant. Il était vraiment tombé sur la meilleure chambre de Poudlard.

OooooOooooO

Cassie se fit battre par Rebecca. Le combat dura longtemps : aucun des deux ne ménagea l'autre et ce qu'il ressortit du combat fut le sourire de Cassie et Rebecca. Ils s'amusaient clairement. Il n'y avait ni haine ni enjeu important. Ils étaient là parce qu'ils avaient voulu s'affronter dans la bonne humeur, et c'était ce qu'ils avaient fait. Tout le monde avait pu voir que Rebecca était vraiment la reine des sortilèges et que Cassie cachait parfaitement bien son jeu.

Le duel avait été magnifique et personne n'en voulut à Cassie d'avoir perdu parce que sa performance avait été époustouflante. Et même si on l'avait critiqué, il n'en aurait sûrement rien eu à faire : Rebecca ne tarissait pas d'éloges sur lui et ça lui suffisait amplement.

- Donc, résuma t-elle, il ne reste plus que seize participants. C'est la fin de la première manche vu que Roy a gagné juste après nous.

- Alors, il reste combien de Serpentard debout ? demanda William.

Rebecca sortit son carnet de notes et compta les participants sous les yeux de Cassie, William, Severus, Harry et Lily. Tout le groupe était de nouveau réuni dans une salle d'étude, leurs devoirs étalés de façon totalement désordonnée pour Harry et Cassie et parfaitement rangés pour le reste du groupe. Harry s'était rendu compte au fil des jours que tout ceux qui l'entouraient étaient des têtes. Lily était presque aussi intelligente qu'Hermione et faisait ce qu'il fallait pour être en haut du classement. Severus avait sa faculté de réviser compulsivement même les choses qu'il avait déjà vues et revues. Rebecca était une Serdaigle et pour Harry, il n'y avait pas besoin d'en dire plus : elle s'organisait de façon logique pour ne jamais être débordée. William était juste naturellement doué, il n'avait pas besoin de faire d'efforts : son cerveau était une éponge constamment mouillée et absorbait toutes les informations sans ciller. Harry avait compris qu'il disait vrai quand tout ce qu'il souhaitait était vivre sa vie tranquillement sans se prendre la tête. S'il y mettait un peu plus du sien, il aurait pu largement être au-dessus de tout le monde. Cassie et lui, par contre, étaient du genre à se contenter d'exceller dans les matières qui leur convenaient.

Malheureusement pour Harry, avoir déjà travaillé le programme ne l'aidait pas, il avait du mal à se concentrer et ne prêtait attention qu'à ce qui l'intéressait. Envolées, ses bonnes intentions de tout revoir correctement ! Pourtant, il devait l'avouer, ses notes étaient bien meilleures que lors de ses premières années à Poudlard et Harry mettait ça sur le compte de son nouvel entourage.

Avant, il se laissait porter par toutes les histoires qui le détournaient de son travail et se reposait sur Hermione pour les notes. Le soutien de Ron pour ne rien faire était de taille. Maintenant, il avait Lily, Severus et Rebecca pour le pousser d'avantage et il avait tout intérêt à suivre leur rythme. Harry ne s'en plaignait pas : en fin de compte, il adorait leurs heures d'étude. Il se sentait comme un élève terriblement normal et ça le rendait heureux. Les jours passaient et il comprenait les paroles de Dumbledore. Il en profiterait tout le temps qu'il serait là.

- Chez les Serpentard, il reste Mulciber, Harry, Lisbeth et Severus. Chez les Poufsouffle, il y a Migale, Roy et Wilbert. Chez les Serdaigle, on retrouve Toune, Pickette, Line et moi et pour finir, les Gryffondor sont représentés par James, Sirius, Lily et Adèle.

- Vous savez sur qui les Serpentard de dernière année ont parié ?

Cassie leva la main tout sourire.

-J'ai tous les paris qu'il vous faut. Serpentard voit Harry ou Mulciber gagnant ! Désolé pour toi, Severus.

Le brun haussa les épaules mais Lily lui tapota gentiment le bras. Cassie continua :

- Les Poufsouffle parient sur Migale. Inutile de vous faire un dessin pour les lions, désolé pour toi aussi Lily mais le vote est unanime : c'est James Potter le futur champion. Et pour les Serdaigle, ils votent aussi pour James comme gagnant du tournoi.

Ils regardèrent tous Rebecca avec des yeux ronds.

- Nous ne sommes pas fous, c'est peut-être une question de soutien et de sympathie pour vous mais il y a de l'argent en jeu et gagner des paris est notre dada.

- Rassure moi : tu as parié sur Harry, au moins ? demanda William.

- Je vous aime beaucoup, les gars, mais soyez réalistes : Harry a très peu de chances de battre James Potter ou même Sirius Black.

- Harry, dis quelque chose ! siffla Severus qui en avait déjà trop entendu.

- Les Serdaigle font des statistiques pour savoir qui va gagner en fonction des notes des élèves. Si on se base sur ça, je n'ai aucune chance, en effet.

Rebecca le regarda avec un air suspect.

- Qu'est ce que tu caches, Adams ?

Harry ramassa ses affaires et ne dit rien. William se leva à son tour pour le suivre, laissant les quatre autres en plan. Severus se tourna vers Lily.

- Tu as parié sur quelqu'un ?

- Oui, dit-elle.

- Sur qui ? demanda Cassie.

- Sur Harry. Pardon, Severus, mais je pense qu'il a toute ses chances.

Severus secoua doucement la tête.

- J'ai parié sur lui aussi. Cassie, tu as parié sur qui ?

- Sur Rebecca !

- Vous vous rendez compte que vous allez tous perdre, cingla Rebecca.

Mais aucun d'eux n'avait l'air de vouloir changer d'avis.

OooooOooooO

William suivit Harry dans les couloirs en silence. Si lui avait dû parier sur quelqu'un, il l'aurait fait sur Harry mais c'était le genre de jeu stupide qui risquait de lui faire perdre de l'argent. William n'aimait pas perdre, il l'avait déjà dit mais c'était vrai pour tout ce qu'il entreprenait. C'était aussi pour cette raison qu'il était de nature jalouse, parce qu'on pouvait perdre des proches. Harry avait quelque chose. Il était un adolescent étrange. Sa façon de bouger ou de parler d'une voix toujours posée, la plupart du temps sans aucune réelle intonation, faisait de lui une personne un peu à part.

William voyait Harry sourire, rigoler, faire des blagues ou lancer quelques piques à James Potter ou même à Severus mais il y avait toujours une lueur étrange qui brillait dans ses yeux. Comme si ce n'était pas tout à fait naturel, comme s'il assistait à une scène, y participait mais n'était pas vraiment là. C'était ça qui intriguait William et qui l'avait attiré.

Il était sûr que ça avait attiré d'autres personnes. Ça ne se voyait pas mais le brun était attentif à l'entourage d'Harry, Severus était attaché plus qu'il ne s'en rendait compte, Lily ressentait évidemment plus qu'une simple amitié pour lui mais ce qu'il n'aimait pas, c'était les regards qu'Harry ne voyait pas. Ceux d'Artus, parfois durant les repas, comme si Harry était un objet précieux, et ceux de Regulus Black aussi. William n'expliquait pas ce qu'il voyait chez Regulus, il n'arrivait pas à savoir ce que le brun lui voulait mais tout était là devant lui : beaucoup de gens regardaient Harry. Le Quidditch et les duels facilitaient encore plus ses regards et pourtant, Harry restait là sans être vraiment présent.

Pour William, il n'y avait qu'un mot qui s'imposait à lui concernant le blond. Perdre. Il n'avait pas Harry mais il perdait déjà et perdre, il détestait ça. Il se demandait encore comment Harry avait accepté la chose si facilement. Enfin, si facilement… Façon de parler. Sa fuite après leur premier baiser avait été la seule preuve qu'Harry avait tout de même conscience de son environnement. Juste assez pour que William s'assure qu'Harry était réel, que ce n'était pas juste un fantôme qui errait parmi eux, ou une hallucination collective. Harry était humain et il avait paniqué et, quelque part, ça l'avait soulagé. Harry pouvait avoir peur et pouvait tomber malade, aussi. C'était une autre preuve de réalité. Mais William voulait en être sûr et l'avoir contre lui. Le sentir trembler et gémir pouvaient être d'autres preuves. Celles qu'Harry pouvait avoir du plaisir, ressentir du plaisir, aimer. Et William adorait être la source de son souffle saccadé et de ses mains baladeuses. Il voulait être sûr qu'Harry puisse ressentir quelque chose et, de cette façon, faire en sorte de ne pas le perdre.

Il avança rapidement et regarda autour de lui puis, d'un mouvement d'épaules, il plaqua Harry contre la pierre froide. Les yeux du blond s'écarquillèrent.

- Will…

Mais la bouche du brun l'empêcha de poursuivre sa phrase. Sa langue le pénétra, impétueuse, violente. Harry ferma les yeux mais ceux de William restèrent ouverts. Il fallait qu'il s'assure que tout ça était vrai. Ses mains glissèrent sous le haut d'Harry et le blond entoura sa nuque de ses bras. William le laissa imposer son baiser, la langue d'Harry jouait contre ses lèvres et c'était excitant à un point inimaginable. Sa main à lui remonta dans le dos du blond, longea sa colonne et, du bout des doigts, butta sur les bosses que faisaient ses vertèbres.

Harry était maigre. Tout son corps était à l'opposé de son comportement. Quand Harry parlait, on ne pouvait que se taire et pourtant, ça aurait été facile de le battre, de le briser. Cette pensée horrifia William et il gémit tristement contre ses lèvres. Harry prit ça pour des encouragements et appuya son corps contre le sien.

Il se frottait à lui, oubliant totalement qu'ils étaient dans les couloirs de Poudlard. William s'en fichait complètement, tout ce qui comptait c'était la douceur de la peau qui s'étirait sous ses doigts. Le bassin d'Harry se frotta contre sa cuisse et William sourit intérieurement. L'excitation évidente du blond le rendait fou de désir. Des voix se firent entendre au loin mais William continua à serrer ce corps bien plus frêle et petit que le sien. Il cessa de l'embrasser et posa sa bouche contre ses cheveux puis il entendit le petit rire d'Harry.

- C'était pour quoi ?

- Il faut une raison particulière ?

- Non, tu peux faire ça quand tu veux.

William embrassa le front d'Harry et ils se séparèrent. Le blond caressa doucement ses doigts, William se mit à sourire et prit sa main dans la sienne. Il ne perdrait pas Harry.

OooooOooooO

Feutenfer mordillait le bas de son pantalon et Harry ne trouvait pas la force de le repousser. A côté de lui, Regulus tentait de le dessiner et soupirait bruyamment en constatant que l'animal était incapable de se tenir tranquille. Hagrid, dans son infinie inconscience, les avait laissés tous les deux en compagnie de la chimère. Elle avalait à présent son poids en viande et même si elle faisait toujours la taille d'un gros chien, Regulus affirmait que d'ici deux mois elle aurait doublé de volume. Harry ne voulait pas y penser. Il espérait que d'ici là, elle se serait envolée vers d'autres contrées.

Ils avaient eu la joie de croiser la licorne en venant rejoindre le lion mais celle-ci avait tapé docilement le sol de son sabot avant de repartir en arrière. Harry pensait vaguement qu'elle devait être effrayée par la chimère. Regulus avait boudé un peu en voyant que Feutenfer se dirigeait d'abord vers Harry alors que c'était lui qui passait son temps à le nourrir mais sa petite moue passa rapidement quand l'animal magique lécha sa main.

- Je crois que tu attires les animaux magiques…

Harry poussa doucement la gueule de l'animal et la chimère s'empressa de lécher sa main. Il releva la tête vers Regulus qui avait fermé son cahier.

- Pardon ?

- Les animaux. Ils t'aiment bien. Feutenfer, la licorne, les centaures, Lord…

Harry continua la liste mentalement en y ajoutant la sirène.

- Peut-être ai-je l'air appétissant ?

- Tu plaisantes ! Tu as la peau sur les os.

Harry fronça les sourcils. Il s'était épaissi ce dernier mois et ne comprenait pas pourquoi tout le monde continuait à dire ça. De plus, Severus était aussi maigre que lui. Harry se leva et Feutenfer s'attaqua à ses chaussures. Le blond se baissa pour repousser sa gueule et sa main dérapa sur ses canines. Harry siffla de douleur et fit un bond en arrière.

- Harry !?

Harry observa sa main et entendit le mugissement plaintif de l'animal. Ce dernier s'était accroupi en position de faiblesse.

- C'est bon, c'est juste une coupure.

- Tu plaisantes !?

Regulus se jeta sur sa main et Harry l'ouvrit la coupure avait viré rapidement au mauve et le blond écarquilla les yeux.

- Que se passe-t-il ?

- C'est du poison.

Harry fit rouler ses yeux dans ses orbites en soupirant. Ne pouvait-il donc pas vivre une vie, ou au moins une semaine, sans problème !? Feutenfer se redressa et approcha sa gueule de la main d'Harry qui recula de nouveau. L'animal gémit tristement.

- Je crois qu'il veut t'aider.

- Ou me dévorer vivant, oui…

- Harry… Donne-lui ta main.

Harry le fit en grimaçant. Que risquait-il, après tout ? Mourir, ou mourir ? Feutenfer sortit sa langue et lécha la blessure. Une douce sensation de chaleur traversa sa main, lui rendant sa couleur normale, et ce ne fut plus qu'un trait mince d'où son sang coulait doucement. Harry souffla de soulagement et caressa la tête de la chimère.

- Évite de me mordre, la prochaine fois.

L'animal rugit doucement et donna un autre coup de langue sur la peau d'Harry.

-Tu vois, les animaux t'adorent.

Harry ne répondit rien mais fit un rapide saut à l'infirmerie en rentrant à Poudlard. Regulus l'accompagna et ils tombèrent sur Sirius. Les yeux du cadet s'écarquillèrentil se figea puis s'adressa à Harry.

- Je t'attends dehors.

Regulus sortit de l'infirmerie sans un regard pour Sirius. Harry passa devant lui et Sirius le suivit.

- Tu t'es fais quoi ?

- Je me suis fait mordre par un lion.

- Je ne me souviens pas t'avoir mordu.

Harry se tourna et lui sourit. Pomfresh fit son apparition et Harry lui dit qu'il s'était coupé avec un couteau. Elle lui donna un baume qu'il passa sur sa plaie sous le regard intrigué de Sirius. Le brun s'empara alors de la main d'Harry et ouvrit de grands yeux sur la cicatrice qui s'y trouvait.

- Qu'est ce que c'est que ça ? murmura-t-il.

Harry récupéra sa main. Il la regarda et devina les minces traits de la punition d'Ombrage.

- Une punition pour que je n'oublie pas que mentir, c'est mal.

Il se leva et plongea sa main dans sa poche.

- Comment va-t-il ?

- Qui ça ?

- Mon frère, Adams. Comment va mon frère ?

- Tu devrais peut-être lui demander toi-même.

Harry laissa Sirius sur ses mots. Regulus ne l'avait pas attendu, il n'en avait pas eu la force apparemment. Il retourna dans la salle commune des Serpentard et y trouva Cassie, tentant de venger William aux échecs. Harry s'assit à côté du brun et salua de la main la sirène. Celle-ci lui fit la moue en désignant la cicatrice mais Harry lui fit un immense sourire. Elle lui tira la langue et disparut.

- Harry, arrête de draguer cette sirène…

- Vous êtes tous jaloux.

- Échec et mat !

Cassie leva les mains en signe de victoire et William lâcha un « Yes » de satisfaction. Harry se leva et se posa à côté de Severus.

- Tu l'as laissé gagner ?

Severus lui adressa un sourire conspirateur.

- Moi ? Jamais.

Et ils rigolèrent tous les deux.

OoooOoooO

Harry soupira devant le calendrier. Il restait moins de deux semaines et demi avant les vacances de Noël et il se sentait rongé par la tristesse. Severus avait reçu une lettre de sa mère lui demandant de revenir pour les fêtes et il était naturel que tous les enfants quittent le château pour retrouver leurs familles. Harry revécut ce moment de désespoir de la même façon qu'il l'avait vécu durant tant d'années : il avait l'impression d'être abandonné et inutile. William avait émis l'idée de rester pour les vacances mais Harry avait refusé catégoriquement. Il savait que le frère de son petit ami revenait exceptionnellement d'Australie et jamais Harry ne laisserait William rater cette occasion de passer un Noël avec lui. C'était aussi trop tôt pour inviter un orphelin.

- Tu pourrais venir chez moi.

Harry regarda Lily avec des yeux ronds.

- Quoi ?

La jeune fille l'observait avec l'air le plus sérieux du monde.

- Je ne suis pas heureuse de savoir que tu vas passer les fêtes de Noël seul.

Le blond secoua la tête.

- Je ne les fête pas seul : il y aura les professeurs et... Mmh...

- Harry, ne me raconte pas de bêtises. Et puis, c'est trop tard j'ai déjà envoyé une lettre à mes parents pour demander si je pouvais t'inviter et ils ont dit oui.

Harry avala sa salive de travers et se mit à tousser. Lily tapota son dos doucement en souriant.

- Tu as fait quoi !?

- J'ai pris les devants. Harry, j'habite dans la même ville que Severus ! On pourra se voir tous les trois ! Dis oui !

- Tu l'as dit à Severus ?

- Oui.

Harry écarquilla les yeux.

- Et il est d'accord ?

- Oui. Il avait même l'air plutôt content.

Le blond soupira. Le fait que Severus soit au courant pour lui et William avait du lourdement peser dans la balance. Mais Harry ne savait pas si Severus faisait ça parce qu'il pensait ne rien avoir à craindre de la part d'Harry ou pour embêter William. Depuis que son petit ami lui avait fait remarquer la légère animosité de Severus à son égard, Harry voyait très bien son ancien professeur regarder William un peu durement.

Personne ne semblait vouloir être sur la même longueur d'onde dans leur groupe. Cependant, le plaisir de savoir que les parents de Lily aient accepté écrasait sans peine l'inquiétude de la réaction de William. Après tout, c'était aussi ses grands-parents qu'il allait rencontrer. Sa vraie famille.

Tout d'un coup, l'idée lui parut véritablement logique.

- Tu te rends compte que tu vas accepter un Serpentard chez toi ?

- Et toi, tu rends compte que tu vas chez une Gryffondor qui n'est même pas de sang-pur ? Ça veut dire que tu es d'accord ?

Harry fit un immense sourire à Lily.

- Je serais extrêmement heureux de passer ces fêtes de fin d'année avec toi.

Lily lui rendit son sourire et leur discussion repartit sur le duel qui aurait lieu jeudi. Sirius Black allait affronter l'élève de Serdaigle, Toune. Harry avait décidé de ne pas y assister, ça serait plutôt mal vu car tous les Serpentard ne s'y rendraient pas. Lily lui promit de lui faire un compte rendu complet du duel. Ils quittèrent leur placard secret en même temps et, tout en riant, ils ne virent pas Peter Pettigrow qui les vit sortir les yeux ronds.

La réaction de James Potter ne se fit pas attendre longtemps. Après un cours de potions houleux en fin d'après-midi où la tension était palpable, James prit à parti son propre fils.

Lily, Severus, William, Cassie et Harry marchaient en discutant quand une main se posa sur son épaule. Harry se tourna rapidement pour tomber nez à nez avec James. Il se dégagea de son étreinte et avait déjà sa main sur sa baguette. Sans le savoir, William et Cassie en avaient fait de même.

- Incroyable que tu aies encore des amis, Adams… Mais j'imagine que les Serpentard aiment avoir des traîtres dans leurs rangs !

Harry fronça les sourcils et croisa les bras pour montrer qu'il ne s'abaisserait pas à répondre à ses menaces.

- Je ne sais pas de quoi tu parles, Potter. Tu dois vraiment t'ennuyer dans ta propre maison pour foutre ton nez dans nos affaires.

- Je serais ravi si c'était le cas. Seulement, quand tes histoires empiètent sur les miennes, je mets mon nez où je veux.

- De quoi parles-tu exactement ?!

Harry avait pris un air franchement ennuyé. Il jeta un œil à Sirius qui regardait ailleurs. Remus n'avait pas l'air serein et Peter affichait un sourire narquois. Harry frissonna. Il ne pouvait pas croire que Peter fasse encore partie de leur bande. N'avait-il pas montré que sa peur était celle d'un loup-garou ?James et Sirius avaient-ils fermé leurs bouches sur cette informations pour ne pas blesser Remus ? Il se sentit tout d'un coup épuisé par ce petit jeu. Peter avait du raconter quelque chose sur lui pour se faire bien voir et ça les menait une fois de plus à une confrontation idiote.

- Je parle du joli petit couple que toi et Lily formez.

La jeune femme se figea et Severus tourna vivement la tête vers elle alors que William faisait pareil du côté d'Harry. Bon, au moins, se dit-il, James n'était pas du genre à faire circuler des rumeurs : il était direct et ce côté typiquement Gryffondor fit plaisir à Harry. Trop pressé qu'il était d'avoir la vérité sans même se soucier de la future réaction de Lily. Harry avait une terrible envie de rigoler mais sa mère le devança. Elle explosa de rire. James, Sirius et Remus la regardèrent, stupéfaits, tandis que le visage de Peter se décomposait.

Elle s'appuya sur Severus pour ne pas s'écrouler au sol en rigolant. Au bout d'un moment, elle essuya ses yeux et fusilla James du regard.

- Tu es pathétique. Je me demande bien ce qui t'a fais croire une chose pareille.

- On vous a vus sortir d'un placard tous les deux en même temps.

- Tu nous espionnes, Potter… Tu m'espionnes, moi ? Tu es donc si peu ouvert pour ne pas accepter que je sois amie avec un Serpentard, ou en couple avec lui ? Bon sang, alors Harry est le plus ouvert d'entre vous ! Lui, au moins, ne se laisse pas bouffer par votre guerre stupide !

James rougit furieusement et Harry constata que ces mots avaient aussi touché Sirius et Severus. Lily s'approcha de James et pointa son doigt contre le torse du jeune homme.

- Ne viens pas jouer les rois protecteurs ou je ne sais quoi. Je ne suis pas ta propriété, je fais ce que je veux avec qui je veux, Potter, et plus vite tu te seras mis ça dans le crâne, mieux tu te porteras.

- Oh, bon sang, Lily ! Tu ne peux pas sortir avec lui ! Il est…

- Il est quoi ?! Harry est quelqu'un de bien, de mieux que toi, sur beaucoup de points d'ailleurs. Il est aimable et ne me considère pas comme une chose.

- Je ne t'ai jamais considérée comme…

James répugna à utiliser le mot qu'elle avait employé. Il était rouge de colère et de honte aussi, sûrement, mais il ne fit pas demi-tour.

- C'est un Serpentard, Lily !

- C'est un ami, James. Un ami que je vais inviter chez moi pour les vacances, ai-je besoin de ta permission pour ça aussi ?

- Tu vas quoi !?

Cette fois-ci, c'était la voix de William qui venait de s'élever. Le garçon regardait Harry, furieux. Le blond lut toute la jalousie sur le visage de William et se sentit bêtement content de le voir s'énerver. William se tourna vers Lily.

- Tu as invité mon petit ami à passer les fêtes chez toi !?

Cette fois-ci, ce fut au tour d'Harry de défaillir. Lily le regarda les yeux ronds, elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois comme un poisson. James était totalement décontenancé mais Sirius souriait franchement et même Remus avait un petit sourire au coin des lèvres. Harry se tourna vers James.

- Et bien, voilà qui éclaire vos lanternes. Vous êtes satisfaits ?

Harry n'attendit pas de réponse, il se détourna du groupe et avec toute la prestance dont il pouvait faire preuve malgré son envie de rire, il se rendit en classe de sortilèges. Cassie le suivit en souriant, de même que Severus qui n'avait pipé mot mais grimaça en passant devant William. Ce dernier fusilla les Gryffondor du regard. Lily se tourna vers le petit groupe et leur lança un regard noir.

- Vous n'êtes vraiment que des idiots !

.

A suivre

Lire vos commentaires est un véritable plaisir, dites moi ce que vous en avez pensé. Coeur sur vous et à vendredi !