Et un nouveau drabble ! Oui, il faut que je me grouille parce que je pars le 12 pour une semaine sans ordi, donc j'ai encore deux demandes à traiter avant de partir. Je sais pas si j'y arriverai, mais si ce pas le cas, je posterai quand même avant de partir un drabble que j'ai déjà fait et qui attend d'être posté. Donc si tout va bien, je posterai un autre drabble, voire deux, dans les jours qui suivent.
Donc pour ce drabble, c'est bien la suite du RusCan 2. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, je vous conseille de le lire avant de commencer celui-là. Sinon, à titre personnel, autant la première partie de ce drabble était un peu raté selon moi, autant la partie deux, donc celle-ci, me plait assez. J'espère qu'elle voue plaira aussi !
Bonne lecture et gros bisou !
One-shot 14 : Student!Matthew x Bad boy!Ivan
K+
Lorsque Matthew sortit du bâtiment scolaire pour se rendre dans le parc du lycée, il fut ébloui par les rayons lumineux de l'astre solaire qui frappèrent contre sa peau de porcelaine. Un large sourire orné ses lèvres, contrairement à d'habitude où seul un rictus timide fleurissait. Non, cette fois, c'était un franc sourire tel qu'il en avait rarement eu auparavant. Son sac en bandoulière pendant à son épaule, et un certain empressement dans les pas, il se dirigeait vers un endroit précis, rencontré la cause de ce sourire ravi.
Bientôt, à quelques mètres de lui à peine, sous le châtaigner du lycée, arbre situé à l'écart des bâtiments et donc peu fréquenté par les élèves, il vit la haute et forte silhouette, dos à lui, de celui qu'il cherchait. Ses cheveux mi-blonds mi-gris, son jean beige, son sweat noir et son éternelle écharpe rosée autour du cou, même en plein mois de juin. Matthew savait à quel point le garçon détestait montrer son corps aux autres, couverts de cicatrices qui aux yeux du blond étaient sexy à mort.
Son sourire se fit encore plus grand, plus lumineux si c'était possible, avant qu'il ne s'approche en douceur du garçon face à lui. Une fois qu'il ne fut plus qu'à quelques centimètres à peine de l'autre étudiant, il l'enlaça par-derrière enroulant ses bras autour de sa taille et déposant sa tête entre ses omoplates.
L'autre ne sursauta pas, on aurait presque pu croire qu'il n'avait pas senti Matthew l'étreindre, mais ce dernier savait qu'il n'en était rien. Quand il le relâcha, Ivan, car c'était lui, se retourna vers lui, un sourire moins large mais tout autant heureux que celui du Canadien aux lèvres. Il prit ce dernier, à peine plus petit que lui de quelques centimètres et qui lui arrivait au menton dans ses bras. Une étreinte douce et chaleureuse dans laquelle les deux protagonistes se perdirent avant de débuter un baiser passionné qui ravit leurs sens.
A peine un mois qu'il s'était rencontré et en peu de temps, ils étaient passés de simples connaissances, à petits-amis en passant bien évidemment d'abord par la case meilleurs amis.
Personne n'en savait rien. Personne ne connaissait leur relation secrète. Matthew ne voulait pas en parler à ses parents, bien qu'ils soient eux aussi deux hommes, mais il était trop en froid pour pouvoir leur en parler sereinement. Et puis, il ne voulait pas que son frère sache, il serait capable de lui voler son seul bonheur à un simple claquement de doigts. Ivan avait beau lui répétait qu'il n'appartenait qu'à lui, le Canadien ne pouvait s'empêcher de penser que si le Russe et son frère faisaient connaissance, sans aucun doute que son petit-ami aurait le béguin pour Alfred. Tout le monde l'aimait et l'admirait. Toutes les filles voulaient sortir avec lui et tous les garçons le regardaient des étoiles dans les yeux d'admiration. Alors Matthew n'avait qu'une seule crainte, Ivan à beau détester son jumeau, s'ils rentrent en contact, le petit blond savait qu'Ivan le préférerait à lui, comme tout le monde. Alors il tenait éloigné son amant de son frère.
Et du côté d'Ivan, sa mère était morte et son père était tellement intolérant vis-à-vis des homosexuels qu'il le déshériterait à la seconde-même où il apprendrait que son fils en faisait partie. Ivan avait aussi deux sœurs, mais sa cadette était tellement folle amoureuse de lui, que si elle apprenait que le Russe avait un petit-ami, elle irait tuer Matthew dans les secondes qui suivraient. Il lui restait sa grande sœur, toujours maternelle envers lui depuis sa plus tendre enfance, mais il préférait attendre quelque temps avant de lui dire.
Alors les deux amoureux profitaient simplement du bonheur simple qu'était le fait de rester entre eux. Sans personne pour les juger. Rien qu'eux deux.
Mais bientôt, la sonnerie annonçant la fin des cours vint casser le cocon confortable dans lequel ils s'étaient murés. Maintenant, tous deux allaient devoir se séparer et retourner respectivement chez eux, chacun de leur côté puisque leurs maisons étaient à l'opposé l'une de l'autre. Matthew eut un regard triste vers Ivan, lui signifiant toute la réticence qu'il avait à le quitter, mais le grand Russe lui offrit un baiser de réconfort.
- Je te promets de t'envoyer des messages ce soir, mon ange ! On pourra discuter un peu, hein ?! Lui murmura-t-il tendrement à l'oreille.
- D'accord ! Répondit Matthew avec une bouille réjouie qui fit fondre le cœur de glace d'Ivan. Il fallait dire qu'il n'arrivait pas à résister au doux visage de son chéri. Il pouvait lui demander n'importe quoi qu'il le ferait.
C'est sur un dernier baiser qu'ils se mirent en route vers la sortie de l'école, où tous les lycéens se ruaient rapidement, avant que tout deux ne se séparent pour prendre une route différente et totalement opposée. Matthew, après un dernier signe d'au revoir à son petit-ami, se mit en marche pour atteindre son arrêt de bus. À la station, il n'eut pas à attendre longtemps avant que le transport en commun n'arrive et il y grimpa.
Il s'installa à une place à l'arrière, juste devant la banquette du fond, et plaça dans ses oreilles, ses écouteurs. La douce voix de Céline Dion se répandit dans sa tête comme une fumée éparse, apaisant le jeune étudiant qui ferma doucement les yeux.
À demi-somnolent, il se réveilla brusquement lorsqu'il réalisa que le prochain arrêt était le sien. Il se dépêcha de descendre une fois le bus stoppé. Sa maison était à quelques pas, il devait marcher un peu pour l'atteindre. À l'entrée de cette dernière, il sortit les clés de son sac et rentra enfin chez lui.
Ne saluant même pas ses parents et son frère dans le séjour, il grimpa à l'étage et s'enferma dans sa chambre. Sans plus attendre, il alluma son PC en veille et se mit directement sur son site de Chat. Apparemment, Ivan lui avait déjà envoyé un message, il y avait 7 minutes, comme l'indiquer l'ordinateur. Il ouvrit le message : « Coucou, my Maple Angel ! Oui, je ne pouvais pas attendre plus, je voulais t'envoyer tout de suite un message. Comment ça va chez toi ? Tes parents t'ont dit quelque chose quand tu es rentré ? Et ton frère ? Il ne t'embête pas au moins. Tu sais que je t'aime ?! ».
Matthew eut un petit rire attendri et son cœur fondit agréablement dans sa poitrine à la lecture. Ces messages lui faisaient tellement chaud au cœur. Il ne tarda pas plus à répondre : « Salut, mon gros ours d'amour ! Tout va bien chez moi… pour le moment. Je n'ai parlé ni à mes parents ni à Alfred. Quand je suis rentré, je me suis précipité sur mon ordi pour voir si tu m'avais envoyé un message. J'ai souri lorsque j'ai vu que tu me l'avais déjà envoyé. Je t'aime tellement ! Tu es mon seul bonheur, Ivan ! Le seul en qui j'ai confiance, le seul qui m'aime pour ce que je suis réellement et je t'aime tant, mon amour ! ».
Puis, il appuya sur la touche « Envoyer ». Il savait que son message était niais au possible, voire carrément stupide, mais ce qu'il avait écrit, il le pensait. Et tant pis si on se moquait de lui à cause de sa gentillesse et sa douceur, il était comme ça.
Un nouveau message, de la part de son petit-ami, ne tarda à arriver. Débuta alors une véritable discussion amoureuse entre les deux protagonistes qui s'envoyaient leurs pensées, leurs vies, leurs façons de penser, tout ça entrecoupé de mots d'amour glissaient dans le texte. Mais ni Ivan, ni Matthew ne savaient que leur romance secrète était mise en péril par un autre personnage. Un personnage un peu trop curieux qui avait des doutes quant à leur relation et qui refusait de les voir ensemble.
.
- À TABLE !
À la voix de son père qui l'appelait, Matthew envoya un dernier message à Ivan, lui disant qu'il allait manger, puis, laissant tout ainsi, il sortit de sa chambre pour rejoindre la salle à manger, sans penser une seule seconde que quelqu'un profiterait de son absence pour voir ses mails. Alors que le jeune homme blond descendait les escaliers en direction de la cuisine, son frère se précipita dans sa chambre et s'installa à son bureau. L'écran de veille noir afficha la page que Matthew avait laissée, par un simple mouvement de souris.
Alfred eut alors tout le loisir de lire chacun des messages que les deux tourtereaux se sont envoyés. Comme le temps lui manquait, il ne fit que lire en diagonale, ne s'attardant sur rien d'autre que les petits mots doux et surnoms niais qu'ils se donnaient. Il plissa les yeux lorsque ceux-ci tombèrent sur des mots tels que « mon amour », « je t'aime », « tu es mon plus grand bonheur »,« je suis si heureux de t'avoir rencontré »…
Cette fois, il n'y avait plus aucun doute que son frère était en couple, et Alfred était même presque persuadé de l'identité du petit-ami, et cela ne lui plaisait pas du tout. Ses doutes s'étaient confirmés, son petit frère chéri et cette espèce de grosse brute épaisse sortaient ensemble. Ça, ça n'allait pas du tout ! Il allait devoir faire quelque chose, et vite… C'était intolérable ! Il ne laisserait pas une telle erreur prendre de l'ampleur. Il n'avait pas d'autres choix, il allait devoir les séparer… Définitivement !
.
Alfred avait donc décidé de briser le couple de son frère… Pour son propre bien, évidemment. Le blond connaissait parfaitement quel genre de personne était Ivan Braginski, et dans tous les cas, pas une personne bien pour son frère, c'était certain ! Il allait s'y prendre comme un véritable héros et sauver son frère des griffes de ce Russe perfide qui avait pris possession de l'esprit pur et naïf de Matthew.
Tout d'abord, il devait être particulièrement discret sur son projet. Il ne devait en parler à personne.
Pour cela, pas bien compliqué, il ne devait parler à personne, et ne pas semer le doute dans l'esprit des gens. Il allait devoir être très discret, lui qui ne l'était pas vraiment (du tout). Ses parents ne devaient rien savoir, ni la relation de Matthew, ni le plan d'Alfred, eux qui s'inquiétaient tellement, ces derniers temps, du comportement un peu rebelle du plus jeune de leur fils et de sa froideur vis-à-vis d'eux. Alfred savait que si son jumeau adoré était aussi mal depuis peu, c'était à cause de la relation néfaste qu'il avait avec le cendré.
Il avait déjà son plan en tête.
Il commença à observer son frère, à la maison, à l'école. Il voulait savoir à quels moments de la journée ils se voyaient. Ainsi, il retint plusieurs petits détails qu'il marqua sur un petit carnet. Il lui arriva même à plusieurs reprises de fausser compagnie à ses amis pour espionner son frère, mais celui-ci était tellement discret qu'aucune fois il ne put le suivre jusqu'à son petit ami.
La prochaine étape allait être de devenir le confident de son frère, jusqu'à ce qu'il décide de lui parler de Braginski. Ça ne devait pas être trop difficile étant donné qu'il était son frère. Entre frères, on se livre souvent nos secrets.
Cela faisait à peu près quatre ou cinq jours qu'Alfred tentait de rassembler des indices lorsqu'il décida de parler à son frère. Ce soir-là, quand Matthew rentra des cours et se précipita dans sa chambre, son aîné le suivit. Il toqua à la porte et n'attendit même pas la permission pour entrer. Il découvrit son cadet sur son lit, son ordinateur sur ses genoux. Mattie releva la tête à l'intrusion et posa un regard interrogatif sur son jumeau.
- Mattie, il faut qu'on parle !
Au vu du ton sérieux d'Alfred, ton qu'il utilisait Très rarement, Matthew comprit que c'était important. Il fit signe à son frère de s'asseoir sur le lit avec lui tout en déposant son ordinateur un peu plus loin. Alfred approcha et s'assit contre les oreillers, à côté de son jumeau à boucle. Il le prit même dans ses bras, à la surprise du plus timide qui ne s'en plaignit pourtant pas et répondit même à l'étreinte confortable. Là, c'était certain, quelque chose pesait sur le cœur d'Alfred.
- Qu'est-ce qui se passe, Al ? Demanda timidement Matthew.
- Ce serait plutôt à toi de me le dire, Mattie. Pourquoi tu es si distant avec nous ces derniers temps ? Est-ce qu'on a fait quelque chose de mal pour que tu veuilles à peine nous adresser la parole, à nous, ta famille ? Dis-moi, Matthew ! Répondit l'aîné en enfouissant son visage dans les cheveux de son cadet.
Matthew se senti gêné, il ne savait pas quoi répondre, il ne pouvait pas le dire, surtout pas à celui qui lui causait des problèmes lui-même.
- Mattie, tu sais que tu peux tout me dire ?! Tu le sais, ça, non !?
- C'est rien !
Alfred se détacha un peu et regarda sceptiquement le plus jeune.
- Tu te fiches de moi, c'est ça ? Je vois bien, moi, que ça ne va pas ? Tu es distant, tu nous évites sans cesse, tu ne parles plus à Papa et Daddy ou seulement en cas de nécessité absolue ! Même moi, tu ne me regardes plus, tu ne parles plus, c'est à peine si j'existe ! Alors je veux savoir ! Pourquoi tu nous rejettes comme ça, qu'est-ce qu'on a fait ?
Matthew soupira. Etait-ce vraiment une bonne idée de tout raconter à son frère ? Bon, c'était son frère quand même, mais… C'était tellement compliqué ! Oh, et puis tant pis, il se lançait !
- C'est juste que… depuis toujours… j'ai l'impression que personne ne fait attention à moi. Je veux dire, c'est même pas une impression, c'est exactement ce que je vis. Je n'ai aucun ami, personne ne me parle jamais, personne ne me connais. Alors que toi… toi, tu es le fils parfait !
Il se recula quelque peu, cassant l'étreinte avec son frère pour pouvoir, enfin, lui dire ce qu'il pensait.
- Papa et Daddy ne regarde que toi, tes bonnes notes, ton comportement exemplaire, ta popularité au lycée… Tout ce que tu touches se transforme en or. Tu es… parfait en tout point ! Alors que moi… moi, je ne suis que le fils ingrat, l'erreur, celui qui n'aurait pas dû voir le jour. Moi, je ne suis fort en aucune matière, je suis absolument nul en sport, je n'ai aucun ami… je ne sers strictement à rien ! Voilà ce qu'il y a !
Il y avait tellement de haine, de peine, de mépris dans ses paroles qu'Alfred avait reculé de peur. Il n'avait jamais vu son frère dans un tel état au bord des larmes, le visage rouge de colère, un tel sentiment de tristesse émanait de lui. Alfred était mal, très mal, il n'avait jamais pensé que son frère avait un complexe d'infériorité par rapport à lui. Il se sentait mal de ne jamais l'avoir remarqué. Il voulait tant le consoler, il ne supportait pas de voir son frère dans un tel état de haine, alors il approcha ses bras pour pouvoir le prendre dans ses bras, mais avant qu'il n'y arrive, Matthew recula vivement. Les larmes se mirent finalement à dégringoler sur ses joues et il tenta de les cacher avec son avant-bras.
- Dégage ! Ordonna-t-il doucement, des sanglots dans la voix.
Alfred savait qu'il ne tirerait rien de plus ce soir, alors il sortit, se maudissant intérieurement d'avoir, non seulement échoué dans son plan, mais en plus, d'avoir fait pleurer son petit frère chéri.
Lorsqu'il entra dans sa chambre, la rage avait pris le contrôle en lui, il se détestait de n'avoir jamais rien vu jusque-là, que ce soit son frère qui lui ait fait remarquer, après des années à vivre dans l'ombre, qu'il se sentait seul au possible. Quel idiot il était !
Alors qu'Alfred se sermonnait intérieurement, Matthew dans sa chambre, se précipita sur son portable, chercha dans son répertoire le nom de son aimé. Lorsqu'il arriva sur « Ivan », il appuya sur message : « Chéri, j'ai besoin de te voir ! C'est urgent ! Je t'en prie ! », puis il pressa la touche « Envoyé ».
Et tandis que l'écran afficha « Message envoyé », à quelques kilomètres de là, l'écran d'un autre portable s'alluma en vibrant. Au son de son téléphone, le garçon qui venait de recevoir un message l'attrapa et afficha le message. Une certaine panique le prit à la lecture de ces quelques mots. Sans se poser plus de questions, il enfonça son portable dans la poche arrière de son jean et se précipita dans son séjour. Son père était devant la télé, regardant un match de foot, un bol de chips posait à côté de lui et une bière dans la main, tout en grognant sur la façon de jouer de joueur.
Ivan ne fit pas attention à lui, ni à sa grande sœur qui sortait de sa chambre à cet instant lui demandant où il allait. Il se précipita à l'entrée, mit ses chaussures et sortit de leur petit appartement miteux. Il dévala les escaliers du vieil immeuble délabré et se précipita à la plus proche station de bus de chez lui. Il devait rejoindre son chéri au plus vite. Dans le bus, il eut le temps d'envoyer un message à ce dernier lui disant qu'il arrivait au plus vite. Il lui donnait rendez-vous dans le petit parc près de chez Matthew.
Puis, il s'assit et prit le temps de respirer un peu. La nuit n'était pas encore tombée dehors, mais le soleil menaçait de disparaître bientôt pour l'autre côté du monde. Les nuages avaient pris une teinte orangée et les derniers rayons perçaient de derrière les immeubles de la cité. Ivan prit une grande inspiration, il devait se détendre. Il avait paniqué au message de son petit-ami. Il expira, ignora encore une fois sa sœur qui cette fois l'appelait depuis son portable. Il le laissa vibrer contre sa cuisse sans y prêtait plus attention.
De retour dans la maison des Bonnefoy-Kirkland, Matthew reçu le message réponse de son Russe. Ni une ni deux, aussi discrètement que possible pour ne pas attirait l'attention de son jumeau, Matthew descendit au rez-de-chaussée, enfila ses chaussures et sortit par la porte de derrière. Il courut ensuite jusqu'au petit parc proche de chez lui, sans même regarder derrière lui, un sourire heureux enfin présent sur ses lèvres. Le blond ne mit pas longtemps à arriver, essoufflé, mais heureux, il s'assit sur le banc le plus proche attendant son amant. Plusieurs minutes passèrent, mais Matthew ne s'inquiéta pas outre mesure, Ivan habitant la cité presque à l'opposé de la ville tandis que lui habitait une charmante petite banlieue, il mettrait sans doute encore quelques minutes à arriver. Ce qui était en effet le cas, car Ivan arriva bientôt, tout aussi essoufflé que lui quelques minutes plus tôt. Ce dernier se précipita sur son petit-ami et le prit dans ses bras, sans prendre en compte la certaine violence de ses mouvements. Mais Matthew n'en prit même pas compte, trop heureux de se retrouver dans les bras de son amant chéri. Celui-ci, doté d'une force incroyable, souleva son corps pour que Matthew puisse enrouler ses jambes autour de sa taille et ses bras autour de son cou. Ils s'embrassèrent passionnément sans se douter que quelqu'un fût témoin de leur étreinte.
- Je t'aime tant, Ivan ! Murmura Matthew en posant son front contre celui de son vis-à-vis une fois qu'ils eurent brisé leur baiser.
- Je t'aime plus encore, Mattie ! Fit en retour le Russe en baisant ses lèvres doucement.
Soudain, à leur droite, un bruit de bruissement de feuilles attira leurs regards. Alfred se tenait là, debout face à eux, les regardant avec un ils-ne-savaient-quoi dans le regard.
- Alfred ? S'écria Matthew, sa voix montant cruellement dans les aigus. Il se laissa glisser au sol.
- Est-ce que vous vous aimez vraiment ? Fut la seule réponse d'Alfred.
Les deux amoureux se regardèrent interrogativement, puis leurs regards convergèrent à nouveau vers l'aîné des jumeaux. Matthew répondit pour eux :
- Bien sûr !
Mais ce n'était pas lui que son frère observait. Ses yeux étaient posés sur le Russe qui soutint son regard.
- Ce que je veux savoir, c'est si toi, Braginski, tu aimes mon frère ?
Son ton était des plus sérieux. Ivan continua de le regarder en face et répondit sans flancher.
- Oui, je l'aime plus que tout !
Alfred baissa la tête, un sourire heureux se peigna sur ses lèvres.
- Alors d'accord !
Et sur ce, il se précipita vers le couple et les enlaça, à leur grande surprise. Heureux qu'Alfred accepte le fait qu'ils soient ensemble, ils lui rendirent son câlin. Cependant, l'aîné des frères murmura tout de même discrètement dans l'oreille de l'amant de son frère chéri, en guise d'avertissement :
- Ose le faire pleurer ne serait-ce qu'une seule fois, rend-le malheureux, et tu es mort, Braginski, c'est clair ?! Susurra-t-il, menaçant.
- Ça risque pas d'arriver, Jones ! T'en fais pas pour ça ! Répondit l'autre sur le même ton et tout aussi doucement.
Ils se séparèrent finalement tous et se sourirent mutuellement.
Et bonnes vacances aussi, pour ceux qui sont déjà ou qui vont l'être. Et pour ceux qui ont pas de vacances, bonne chance ! Désolée pour les fautes s'il y en a, j'ai pas trop eu le temps de corriger aujourd'hui, je voulais vraiment poster rapidement.
