Je suis là, moi, mais toi, où es-tu ?

La vie au dix-neuvième siècle n'était pas de tout repos, même s'il s'agissait d'un monde parallèle, certaines choses étaient présentes.

(La plupart, en fait.

Oui, parce que, à part le coup de Lautréamont et Laforgue sont vivants au même moment, parce que pourquoi pas, peu de choses différaient réellement.

Oh, oui, et Lautréamont était connu, aussi.

Mais à part cela, c'était tout.)

De ce fait, les choses pouvaient parfois mal se passer.

En clair, on pouvait tomber malade.

(Enfin, vous le direz, comme aujourd'hui. Oui, certes, mais disons que les choses ne s'amélioraient pas immédiatement.

Oh, et sans oublier le fait que Laforgue était mort de maladie.

Du moins, dans la ligne temporelle de Marie.

Et donc celle de tout le monde, hein, il n'y avait que cette version là de l'histoire qui était complètement absurde.)

Chose qui arriva à Laforgue au bout d'un moment.

Ce qui fit complètement paniquer Lautréamont, qui lui-même était toujours en bonne santé.

(C'est bon, hein, on sait suffisamment peu de choses sur lui pour que je puisse inventer ce que je veux comme détails.

Et puis, au pire, on peut dire que cette histoire là n'a rien à voir avec la vraie.

Ce qui est… totalement le cas par ailleurs.)

Bien sûr, Laforgue se soignait, mais cela ne changeait rien, le fait est que Lautréamont était toujours inquiet, et il tenta de se tourner vers Marie.

Parce qu'après tout, elle venait d'ailleurs, du futur, d'une autre version de l'histoire, elle pourrait bien trouver quelque chose, non ?

Sauf qu'il ne la trouva pas.

Elle était repartie pour un temps, et ne reviendrait sans doute pas avant un certain moment.

Il restait inquiet, par ailleurs, en fait, c'est là qu'il avait compris que c'était Marie qui avait eu raison.

S'ils n'avaient rien dit ce jour-là, devant elle, ce n'était pas parce qu'ils ne lui faisaient pas confiance, non, pas du tout.

Mais parce qu'ils n'arrivaient pas encore à accepter ce qu'il y avait entre eux, et ils n'avaient pas pu mettre de mots sur cela.

Mais maintenant ?

Maintenant ce n'était plus la même chose pour Lautréamont.

Laforgue n'allait pas mourir, pas maintenant, cela, ils le savaient tout deux.

Mais cela ne changeait rien au fait qu'il avait eu peur.

Et qu'il avait toujours peur.

Ce n'est pas quelque chose qui risquait de changer, mais le fait est qu'au moins il savait ce qu'il voulait.