Le chapitre fait exactement 2000 mots... Ouah que c'est beau!

Bon après ce moment de sexe débridé reprenons le cours de notre histoire...

Bisous les coccinelles dorées, Sam


Je reste un long moment à lui caresser le dos comme ça. Tellement long qu'il s'endort. Et merde… Moi je suis de nouveau opérationnel. Il avait raison. Je me dégage doucement, essuie son ventre avec mon sous-pull. Je me glisse dans la salle de bain. Je commande une lumière tamisée. L'eau coule immédiatement chaude et je soupire de bien-être. L'eau me brûle un peu au niveau de l'épaule. Je passe ma main dans mon dos. Je sens des points de suture sous la pulpe de mes doigts. Je les avance devant mes yeux. Rouge. Tant pis. Ça arrêtera de saigner tout seul. L'eau aplati mes mèches. Je les ébouriffe d'une main.

J'aspire tellement à une vie calme désormais. Je me savonne en m'imaginant une petite maison, un lac sur la propriété, le jeune quand je pousse la porte. Un frisson me parcours l'échine. Je rouvre les yeux et me retourne une seconde avant que Stiles pénètre dans la pièce. Il ouvre la porte de la douche et se glisse sous l'eau.

- Tu pensais à quoi ? ; il caresse du doigt un premier tatouage

- A ce que pourrait être ma vie future ; je le tire à moi et l'étreins

- Et ça donne quoi ? ; il pose un délicat baiser sur ma gorge

- Une maison, un lac, du calme et toi et moi dans la chambre

- Toi et moi ?

- Tu veux pas ? J'sais pas. J'me suis dit que…

- Ça serait parfait… Mieux que le plan initial de me tuer de tes mains et de faire disparaître mon corps ; il me pince les fesses ; Et si j'ai vraiment un truc ?

- Tu n'as rien bébé. J'ai côtoyé assez de gens… Infectés. Tu n'en fais pas partie ; j'éloigne son visage et plonge mon regard dans le sien ; Je te le promets

- Tu me promets aussi de toujours rester avec moi ? ; quelques larmes bordent ses yeux

- Oui, jusqu'à ce que la mort nous sépare ; je souris en reprenant la vieille formule du mariage

- Tu me promets de me protéger ?

- Oui, au détriment de ma propre vie

- Tu me promets de toujours m'aimer même si ce que j'ai est grave ?

- Oui. A jamais ; j'inspire à fond parce que je ne remets pas en cause le fait de l'aimer, moi un mercenaire sans cœur je suis tombé en une seconde pour ce petit mec, à peine sorti de l'enfance

- Tu me promets de toujours…

- Je te promets tout ce que tu veux mon ange ; je le coupe ; D'être ta lumière quand il fera nuit. D'être ton ombre tous les jours que Dieu fait. D'être le chemin sous tes pas. D'être l'ancre qui te ramène à bon port. D'être l'étoile de tes jours. Le soleil de tes nuits si tu préfères. D'être la pluie quand il fera trop chaud. D'être mari, amant et confident à tous les moments de ta vie. D'être là. Tant que tu voudras de moi. D'être…

- Je t'aime ; il laisse échapper ça avant de se cacher dans mon épaule

- Tu veux que je te dise bonhomme ? Je suis absolument sûr d'être irrévocablement et inconditionnellement amoureux de toi

- Tu peux te reculer que je voie l'œuvre en totalité ?

- Allons y, depuis le temps que tu veux les voir

Je recule de deux pas dans la douche. Son regard parcourt la totalité de ma peau. Centimètre par centimètre. Son doigt parfois caresse une marque, un tatouage en précis. Son regard descend et moi je déglutis. Il passe deux doigts sur les phrases autour de mes hanches. Descend vers le tribal qui orne le méplat de ma cuisse. Il regarde la longue estafilade qui barre mon mollet. Je me retourne à la demande de son regard. Je sens ses mains passer sur mon dos. Je frisonne violemment. Il caresse mes tatouages. Surtout les plumes. Une pour chaque personne que je n'ai pas pu sauver. Et ça en fait. Elles sont barrées de multiple blessure.

- T'es beau ; sa voix brise le bruissement monotone de l'eau qui coule

- TU es beau. Pas moi

- Si. T'es tout en muscle. On sent le fauve prêt à bondir. Comme un loup. Tes yeux verts. Ta mâchoire carrée preuve de ta volonté. Tout en énergie retenue, rassemblée. Excitant ; sa main caresse mon torse de haut en bas ; T'es vraiment, vraiment bandant

- Stiles ; je rougis

- Putain et quand tu rougis c'est encore pire… Viens là ; il me crochète la nuque et il s'enroule autour de moi

Je comprends qu'il veut que je le porte. Alors je le soulève sans difficulté. Je le sens qui cherche quelque chose. Il se tortille. Ce n'est que lorsque la pointe de mon sexe heurte son entrée que je comprends. Je l'arrête. Mais d'un regard, une nouvelle fois, il me fait comprendre qu'il le veut. J'ajuste nos positions et le pénètre d'une lente poussée. Mes mains s'accrochent à la paroi de douche. Je le besogne longtemps. Jusqu'au moment où je le sens se raidir dans mes bras. Ses doigts griffent ma nuque et il se répand sur nous. Je le suis dans le plaisir et garde mes dernières forces pour nous asseoir, toujours enlacés, dans le bac de douche. Malheureusement c'est à ce moment là que l'eau se coupe. Il tend son bras et reprend de l'eau. Je sais pas combien. Je m'en fous on a de quoi payer. Il se love contre moi comme un petit chat. Je le lave, me lave, coupe l'eau et nous sèche.

- C'est rouvert ; il grommelle déjà endormi

- On verra ça plus tard cœur. Tu veux que je mette quelque chose pour dormir, pour éviter de salir les draps ?

- S'en tape ; il me tire encore à lui et je crois l'entendre râler ; Faudrait une chaîne

Il pose sa tête sur mon épaule, sa main sur mon cœur et il s'endort. En totalité allongé sur moi. J'embrasse son front. J'ai envie de vivre avec lui. Quoiqu'il arrive. S'il a un truc ben je le cacherais dans la forêt avec moi et point. Je ferme les yeux et me laisse bercer par son souffle.

C'est une sensation étrange qui me réveille. Je tape les draps autour de moi. Et soupire quand je ne rencontre que du vide. Voilà c'est ça l'étrange impression. Celle d'avoir possédé un mec parfait. Mais qui s'est fait la malle. Je fronce les sourcils… Quoique… Je descends mes mains et heurte une tête. Je prends peu à peu conscience. Et j'arque le bassin. Il grogne.

- Stiles putain ; je halète, déjà trempé

Mais lui, forcément ne peux pas me répondre. Je déglutis et laisse ma main dans sa nuque. De l'autre je m'accroche au drap. Pour pas sombrer. Pour par ruer les hanches en avant. Mais je pourrais ruer puisqu'il me prend jusqu'à la garde. Je palpite déjà. Et il le sent puisqu'il râle. Je sens les vibrations de sa gorge le long de ma verge. J'inspire à fond. Il sait parfaitement ce qu'il fait c'est pas possible autrement. Je l'avertis avant que ce ne soit trop tard mais il me griffe le ventre. C'est presque aussi clair que quand il me disait tais-toi hier. J'éjacule dans sa bouche. Sans pouvoir me retenir. Une fois que j'ai finis, je l'entends avaler. Il embrasse mon aine, mon nombril, il remonte petit à petit. Je l'embrasse passionnément à peine à ma hauteur. Il a un goût étrange. Le mien je suppose. Je le renverse et me met sur le dessus.

- Bonjour ; il ronronne ; Déjà réveillé ?

- Tu sais que tu vas me tuer à ce rythme gros chat ; je regarde le monticule de mèches, j'en tire gentiment une

- J'suis pas gros ; il fait une moue enfantine qui me donne envie de le serrer à l'étouffer contre moi

- Non t'es pas gros. Loin de là. T'es musclé. Tes jambes sont divines. Ton cul on en parle pas. Il faudrait lui vouer un culte. J'adore ta chute de rein… Et j'adorerais la voir quand je te possède ; je murmure contre sa joue en laissant ma main se perdre sur la peau incriminée ; J'aime ton torse. J'aime ta peau de lait. J'ai l'impression d'être un arabe à côté de toi ; pour preuve je pose ma main sur son ventre, il redresse la tête et sourit ; J'aime la forme de tes épaules, rondes, fermes, masculines mais en douceur, j'aime ta taille fine et plate. J'aime tellement de chose qu'il faudrait que je les marque sur le mur de notre chambre

- Tu le ferais ?

- Quoi ? Ecrire mon amour pour toi sur les murs ? Bien évidemment

- Et baiser ma chute de rein ?

- Aussi ; je souris

- Là tout de suite ?

- Là tout de suite ; je l'écrase un peu sous mon poids qu'il voit que je ne mens pas, que je suis à nouveau excité

- Fais le

- Sûr ? ; je mords son oreille

- Est-ce qu'un jour tu arrêteras de me le demander ? ; il me pince la hanche

- Quand je serais mort, pas avant

- A chaque fois que tu me baiseras tu me demanderas ?

- Déjà je te baise pas. Je t'aime. Et oui à chaque fois

- Ok… Alors si ce coup-ci tu pouvais me baiser et pas m'aimer.

- Stiles ; je râle

- Je suis pas en sucre bordel. J'en ai peut-être la couleur mais…

- C'est tes premières fois et je pense déjà t'avoir malmené dans la douche

- Même pas. Regarde ; il se cambre, passe deux doigts entre ses fesses et les ressorts, humides et recouverts d'une substance blanche ; Pas le moindre signe de sang, ok ? Je suis juste…

Je le fais taire d'un baiser. Je l'imaginais pas capable de tant de trivialité. J'ai pas encore décidé si j'aimais ça ou non. A la fin du baiser je le retourne sur le lit. Mon cœur s'affole. Je lâche un long souffle qui va soulever certaines de ses mèches. Il gémit et je me penche sur lui.

- Qu'est ce qu'il y a ? ; je suis déjà affolé

- J'en meurs juste d'envie. Depuis que je t'ai vu dans cette rivière ; sa voix est très grave, chaude j'ai envie de dire

- La rivière ?

- Tu t'es déshabillé pour te rafraîchir devant le monastère. J'ai cru que les yeux m'en sortaient de la tête.

- Oh bordel. Et t'as pensé à ça quand tu m'as vu ?

- Pas de suite. Mais j'ai eu envie que tu me… Renverses dans le train. Même dans la clairière je crois. Vas y maintenant

J'en reviens pas. Moi qui pensais être le seul obsédé, incapable de me contenir. Je le redresse, le fait mettre à quatre pattes et d'une vigoureuse poussée je le possède. Il râle et s'écroule un peu. Je maintiens ses hanches et adopte un rythme rapide et puissant. Je laisse ma violence sortir un peu. Là je le baise, c'est indéniable. Il tend une main derrière lui. Il crochète mon poignet et s'écroule sur le lit. Alors je passe mon bras autour de son torse et je le redresse. Je continue frénétiquement. Cette fois c'est lui qui gémit, geint, râle, murmure, crie à s'en péter les cordes vocales. Je n'ai même pas besoin de le toucher qu'il vient sur les draps. Il se resserre tellement fort contre moi que je ne peux que le suivre. Essoufflé je le tire à moi avant de me rallonger. Ma tête tourne tellement l'orgasme m'a terrassé.