Je n'ai plus de bêta reader donc je m'excuse pour les éventuelles fautes d'orthographe, de frappe … même si j'ai fait attention, il peut en rester. La personne qui postera la 200ième review pourra lire en exclu une partie du prochain chap (une dizaine de page word environ) donc à vos claviers si ça vous tente.

Chapitre 24 : Invités, première partie.

Le lendemain, le jour de Noël, Harry se réveilla tard, se sentant assez mal ! Que ce soit du à l'excès de bière au beurre qu'il avait consommé la nuit dernière, au gros repas de fritures qu'il avait mangé au restaurant chinois, ou à son oubli de ses exercices d'Occlumencie, il n'en avait aucune idée. En ce moment, Harry n'en avait que faire. Même son long repos ne lui avait pas fait grand bien. Ça allait être une matinée difficile.

Pour être précis, ce n'était pas qu'Harry avait oublié ses exercices d'Occlumencie, c'était juste qu'il ne les avait pas fait. Une semaine auparavant, quand son double ne s'était pas montré, ce qu'Harry avait avec raison présumé être une indication qu'il faisait une pause dans son entraînement, Harry avait aussi décidé de renoncer à ses méditations nocturnes qu'il faisait habituellement, pour voir ce qui allait se passer.

Chacun des nombreux livres d'Occlumencie qu'il avait lu affirmait que de nombreuses choses étaient possibles comme résultat. La plus grande possibilité était que ses nombreuses sphères mentales commenceraient à se détériorer, et libéreraient ses pensées dans la couche externe de son esprit. Une autre théorie était que toutes les expériences qu'il avait eu depuis sa dernière méditation se regrouperaient dans ses pensées bénignes, mais que son esprit interne autrement resterait intacte. N'étant pas sûr, Harry avait décidé d'utiliser les vacances pour le découvrir. Même avec les aventures journalières qu'il avait avec Neville, Harry était plus détendu et déstressé qu'il ne l'avait jamais été à Poudlard. Sachant qu'il y avait une grande possibilité qu'il aurait été amené à l'infirmerie pour être tombé inconscient pendant des jours, ou d'autres incapacités, Harry voulait découvrir par lui-même ce qu'il se passerait avant que cela ne se produise réellement. Et avec ses antécédents, ça serait avant la fin de l'année scolaire.

Pourtant, alors qu'Harry prenait une douche longue et chaude dans sa luxueuse salle de bain, il essaya de se concentrer sur son mal de tête, et il détecta ce qui l'avait causé. Plus que qu'une simple gueule de bois ; plus que simplement son esprit encombré par des pensées non triées, Harry sut ce que c'était d'après la teinte. C'était noir, et mauvais, et ça provenait de Voldemort.

Depuis sa dernière vision ; celle lors de laquelle le dernier groupe de mangemorts n'avait pas répondu à la convocation, et où Lucius avait été chargé de les retrouvés ; Harry avait senti très peu de choses par son lien. Un des revers, malheureusement, d'être un Occlumens aussi accompli. Normalement une personne prendrait ce silence comme de bonnes nouvelles, mais pas Harry. Dans son cas, il savait que Voldemort ne resterait pas silencieux plus longtemps ; surtout en considérant les renseignements sur la prophétie qu'il avait eu de Malfoy. Depuis Halloween, Harry s'était attendu à des rapports des actions de Voldemort dans la Gazette du Sorcier. Maintenant il n'avait plus de raison d'attendre, qu'est-ce qui l'empêchait de lancer des attaques massives sur les gens ? Cependant, les seules nouvelles qui continuaient à être rapportées étaient sur les attaques des Détraqueurs sur les moldus et quelques familles sorcières.

Maintenant, pour la première fois depuis des mois, la tête d'Harry lui faisait mal, et sa cicatrice le picotait. Ça serait bien son genre de lancer une attaque le jour de Noël, et Harry souhaitait déjà que le jour se termine.

« Bonjour Winky, Dobby. » Puisqu'Harry n'avait pas bien dormi, il pouvait seulement espérer que ses autres amis avaient bien dormis. Alors qu'il sortait de sa chambre et entrait dans la cuisine, Harry remarqua que Neville était déjà en train de manger à la table, mais il avait l'air en un peu meilleur état qu'Harry. Ils avaient veillés bien trop longtemps hier soir.

« Nous a bien dormis, Mr Harry Potter monsieur ! » répondit Dobby. « Winky voulait faire plus que dormir hier soir mais Dobby était trop fatigué. Mais Mr Harry Potter monsieur ne veux pas savoir à propos de ça, n'est-ce pas monsieur ? »

« Dobby ! » cria Winky. « Tu es un mauvais elfe de maison de parler de cela ! Méchant Dobby ! » Harry faillit rire de la rougeur qu'il y avait sur son petit visage. Elle s'accordait quasiment à celle de Neville, alors qu'il comprenait finalement ce que Dobby avait sous-entendu dans son commentaire. Il avait fallu longtemps, mais au moins maintenant Harry savait avec certitude que Dobby et Winky étaient plus que des collègues et des camarades de chambre.

« Ouais, » plaisanta Harry, « Méchant Dobby ! Un homme galant ne raconte jamais, Dobby! Rappelles-toi de ça. »

« Hum, euh, » bafouilla Neville, « Je pense que j'ai terminé. » Il faillit trébucher sur son pied, dans son mouvement pour mettre son assiette dans l'évier. « Je vais regarder la télé jusqu'à ce qu'on parte, d'accord Harry ? » Il n'attendit même pas une réponse. Devant la possibilité de discuter encore plus de la vie sexuelle des elfes de maison, Neville se précipita hors de la pièce.

« Je crois que tu lui as fait peur Dobby ! »

Harry rit et se servit des œufs au plat et du bacon, tandis que Dobby se tapa le dos de la main, puis il rangea les restes du petit déjeuner.

Un peu plus tard, Harry avait terminé, et il alla rejoindre Neville dans la pièce moldue. Pour une fois, il ne regarda pas une chaine de jardinage, mais cette fois c'était un film, et il ne s'embêta pas à éteindre quand Harry le rejoignit. Neville savait qu'ils allaient aller sur le Chemin de Traverse, puis qu'ils se rendraient à Sainte Mangouste dans l'après-midi, mais en dehors de ça, Harry ne lui avait pas dit grand-chose de ce qu'il avait prévu.

« Près pour une grosse journée, Nev ? Je pense que tu as hâte de voir tes parents. »

« Ouais, » approuva-t-il, « Merci encore Harry. Je sais qu'ils ne disent pas grand-chose, mais ce sont mes parents, et ils sont tout ce que j'ai. Ça ne serait pas Noël pour moi si je n'allais pas les voir. »

« Ne t'en fait pas, » lui dit Harry. « J'aimerai avoir quelqu'un avec qui passer les vacances chaque année. De toute manière, je dois juste dire quelques mots à Rémus, et je pense qu'on va passer la matinée à aller en marchant jusqu'au Chaudron Baveur. J'imagine qu'une fois sur place on déjeunera, puis on restera aux alentours, on ira ensuite à Sainte Mangouste quand tu seras prêt. Tu pourras même t'arrêter à Gringotts si tu en as besoin. »

« Ça parait bien Harry, mais Rémus est déjà parti. Il a dû partir avant même qu'on se lève. Il y avait une note sur la table de la cuisine qu'il rentrerait tar et qu'on ne devait pas l'attendre. C'était important ? »

Harry fronça les sourcils. « En quelque sorte. Écoute Neville, je veux que tu sois prêt pour tout aujourd'hui. Ma cicatrice s'est réveillée, et ça veut généralement dire que Voldemort prépare quelque chose. Il y aura des patrouilles d'Aurors sur le Chemin de Traverse, mais juste au cas où, je veux que tu sois prêt à te défendre toi-même. D'accord ? »

Neville sembla inquiet. « Rien ne va vraiment arriver aujourd'hui, n'est-ce pas ? Je veux dire, même les mangemorts ont des familles auxquelles rendre visite le jour de Noël ! Il n'attaquera pas aujourd'hui. »

Harry n'était pas d'accord. « Il le peut Neville, ne serait-ce que parce que ce serait inattendu. De toute façon, je ne suis sûr de rien, je veux juste être extrêmement prudent aujourd'hui. Je porterai mes vêtements en peau de dragon, et je veux que tu mettes aussi ton portoloin. De cette façon, si quelque chose se passe, on sera couvert. Je vais écrire une petite note à envoyer par Hedwige, et je pense qu'on partira quand j'aurai terminé. Je suis désolé d'être un rabat-joie ; je veux juste être prudent. »

Neville acquiesça et retourna regarder son film tandis qu'Harry se rendit dans la bibliothèque pour écrire sa lettre.

Chère Ministre Bones,

Désolé d'être aussi direct, mais je me suis réveillé ce matin avec ma cicatrice douloureuse, et je suis certain maintenant que Dumbledore vous a dit ce que cela signifie. Je ne suis sûr de rien, mais ça ne m'étonnerait pas que Voldemort tente quelque chose aujourd'hui. Si vous le pouvez, je vous suggérerais d'appeler quelques Aurors en renfort, ou au moins d'en avoir quelques uns prêt en cas d'alerte. Je sais que c'est la période de Noël et tout ça, mais je préfère prévenir que guérir. Quoi qu'il en soit je vous laisse décider (la balle est dans votre camp), je pensais que vous deviez être au courant.

Harry Potter

P.S. : Si rien ne se passe, passez un joyeux Noël, et s'il vous plait souhaitez la même chose à Susan pour moi. Et puisque je n'ai pas encore eu l'opportunité de vous le dire ; félicitation pour votre poste de Ministre (même si c'est seulement temporairement). Ça fait du bien d'avoir une personne compétence à ce poste pour changer.

Ce n'était pas la meilleure lettre qu'il ait jamais écrite, mais elle n'était pas mauvaise. Prenant d'autres morceaux de parchemin, Harry en écrivit une autre comme celle-là à Rémus, et une troisième à Dumbledore. Même si Harry était toujours en colère contre l'homme, Dumbledore était vraiment la meilleure personne à qui transmettre l'information.

Se tournant face à Hedwige qui était perchée sur le dossier de sa chaise, Harry lui attacha les trois lettres à une patte. « Ma fille, va porter ces trois lettre maintenant. Celle pour Madame Bones en premier, puis Rémus et ensuite le professeur Dumbledore. Ça va aller ? »

Hedwige hocha la tête, et dans un éclat de flammes dorées et blanches, elle disparut. Quelque chose, Harry se demandait si elle ne faisait pas ça juste pour frimer, mais puisque sa maison n'avait pas de fenêtres qui s'ouvraient, il ne pouvait pas la blâmer.

Il ne fallut pas longtemps pour qu'Harry et Neville soient prêts, et rapidement ils prirent l'ascenseur pour le rez-de-chaussée. Il y avait une famille de trois dans l'ascenseur quand les portes s'ouvrirent, donc Harry du lancer un sort d'Olbivate pour modifier leurs souvenirs. Ce n'était pas une des choses qu'il avait dit à Neville qu'il pouvait faire, mais c'était réellement inévitable. Harry n'était pas trop préoccupé. Non seulement Neville ne fit aucun commentaire stupide comme ''Mon dieu Harry, tu peux lancer un Olbivate, » mais il ne cligna même pas des yeux. Quand il y réfléchit, Harry sut que ça ne pouvait pas être surprenant. Après avoir admis être capable de lancer un sort de Fidélitas, et de pouvoir créer des portoloins, et cacher son utilisation de la magie au Ministère, plus les sorts avancés qu'il avait montré à Neville la semaine dernière, un simple sort d'Olbivate n'était pas aussi difficile.

Une fois dans la rue, les deux garçons regardèrent longuement autour d'eux, pour une fois oubliant la possibilité que Voldemort ruine la journée. Un tapis de neige avait tombé la nuit dernière, et elle avait recouvert les rues sales de Londres. C'était une image parfaite de Noël. Jamais auparavant Harry ne s'était senti comme faisant partie d'un film de Noël qu'il avait regardé, et il avait longtemps attendu cela. C'était dans des moments comme ça qu'Harry devait se rappeler que même avec toutes les mauvaises choses qui lui étaient arrivés l'année dernière, c'était quand même une des meilleures années de sa vie.

La plupart des boutiques étaient fermées, c'était Noël après tout, mais un petit nombre étaient ouvertes. La plupart étaient des stands vendant de tasses fumantes de cidre et du coca, et Harry en acheta deux pour lui et Neville alors qu'ils descendaient la rue. Neville choisit un coca, Harry prit un cidre, et ils étaient tous les deux heureux. Il s'était passé cinq jours depuis qu'ils avaient passés du temps ensemble dans le Londres moldu (sans compter la nuit précédente, et ils se promenaient tous les deux tranquillement en regardant les vitrines et en admirant les décorations de Noël.

Presque une demi-heure plus tard, les tasses depuis longtemps terminées, les deux garçons passèrent devant une église dont la messe se terminait. Des familles entières sortaient par les grandes doubles portes, et Neville remarqua une autre messe allait bientôt commencer. Il voulait y aller et regarder ; comme les sorciers ne suivaient aucune religion d'après ce qu'Harry avait pu voir ; et que c'était un des concepts qu'il avait expliqué à Neville mais qu'il n'avait pas entièrement compris. Harry n'était pas certain que c'était une bonne idée, mais voyant qu'ils avaient beaucoup de temps à perdre, il accepta mais seulement après avoir fait promettre à Neville de s'installer dans le fond et de ne rien dire.

Ils reçurent tous les deux des regards curieux alors qu'ils entraient (ce n'était pas normal que deux adolescents se rendent à la messe sans y être forcés par leurs familles), mais ils furent rapidement ignorés. Calmement ils prirent un siège, et ils attendirent que l'église se remplisse.

Pendant les quelques minutes avant que cela ne commence, Harry rappela de nouveau le peu qu'il savait lui-même du Christianisme à Neville. Dans le monde sorcier, Noël était strictement des vacances passées en famille. Il y a trois cent ans, selon la rumeur, il y avait un sorcier mentalement déséquilibré du nom de Chris Cringle, qui utilisait la cheminette dans les maisons des gens, et laissait des cadeaux derrière lui pour ceux qui le méritaient. Selon la rumeur il avait un peu perdu l'esprit après qu'un sort perdu l'ait frappé, et il avait commencé cette coutume pour atténuer son excès de bonne humeur des vacances. La plupart des personnes recevaient de beaux cadeaux, et ceux qu'il connaissait personnellement et qu'il n'aimait pas il leur laissait des morceaux de charbon brûlé. Le charbon brûlait dans la cheminée et détruisait le système de cheminette qui serait arrêté pour quelques jours. Laisser du charbon brûlant pour ceux qu'il n'aimait pas était l'idée que ce faisait Chris d'une blague pratique. Des années plus tard, quand Chris mourut, ses enfants continuèrent la tradition, en souvenir de leur père qu'ils aimaient beaucoup. Au fil des ans, bien que l'histoire ait été modifiée et amplifié, l'histoire fut connue des moldus. Maintenant les descendants de Chris recevaient des tonnes de lettres chaque année, grâce à tous les petits enfants dans le monde qui écrivaient à ''Santa'' (le Père Noël, Santa Claus NDT). La tradition n'avait pas duré plus longtemps que la génération des enfants de Chris, et maintenant ils étaient probablement la seule famille qui n'attendait pas avec impatience la saison de Noël. La première fois que cela arriva, les crackmols qui travaillaient à la poste moldue ne surent pas quoi faire, cacher autant de lettres qu'ils ne pouvaient envoyer de manière moldue. Au fil des ans, le volume de lettres avait augmenté, mais puisque les lettres pour ''Santa'' n'étaient jamais arrivée au mauvais endroit ou retournée à l'expéditeur, ils avaient continués à envoyer des lettres. Quand Harry avait appris ceci dans un des quelques cours d'Histoire de la Magie pendant lequel il était resté éveillé, il s'était demandé combien de lettres la famille Cringle avait reçu de Dudley. Peut-être qu'il pourrait les convaincre de faire le voyage en mémoire du bon vieux temps et de leur laisser du charbon brûlant ?

Mais expliquer la religion moldue à Neville ; Marie et les trois rois mages, et Jésus qui était né sans père, et dont on pensait qu'il était le fils de Dieu ; était plus difficile qu'Harry ne l'avait pensé. Neville n'avait pas encore bien saisi le concept de Dieu, si vraiment compris comment les vacances représentaient cette sainte naissance dans une étable, dans une ville du nom de Bethléem, quand ça signifiait aussi ''le Père Noël'' et les cadeaux, et aussi passer du temps en famille

Heureusement, assister à la messe ne nécessitait pas de la part de Neville une grande compréhension de la religion. En vérité, Harry savait que la plupart des gens qui y assistaient en savait seulement un peu plus que lui. La messe de Noël était la seule fois dans l'année où ceux qui se sentaient coupable de ne pas aller régulièrement à la messe y allaient pour montrer qu'ils étaient de bons chrétiens. C'était ce que faisaient les Dursley pendant les années qu'Harry avait été forcé de vivre avec eux. Ils avaient toujours laissés Harry seul dans un parc pendant qu'ils allaient à la messe, les cinq fois qu'il pouvait s'en souvenir. Mais le parc était proche de l'église de Little Whinning, et Harry avait pu quelques fois entendre les chants à travers les fenêtres. Cela plus les cours de musique à l'école primaire avait ancré en lui quelques uns des chants d'église chantés pour Noël, et Harry fit de son mieux pour aider Neville à suivre.

Quand la messe fut terminée, Harry décida qu'ils avaient passés assez de temps dans la partie moldue de Londres. Il était déjà midi passé, et la ville commençait à se réveiller de son sommeil. Neville entendit même d'autres chansons alors que des conducteurs de calèche chantaient dans la rue de leurs voix angéliques. Le trottoir où ils étaient menait à l'Orphelinat St Bart, et Harry et Neville donnèrent tous les deux le peu qu'ils leur restaient d'argent moldu aux personnes qui faisaient la quête pour l'orphelinat.

Finalement, ils atteignirent la petite porte sombre donnant accès à leur monde, et Neville fut le premier à franchir la porte. Une fois le seuil franchi, Harry remarqua qu'il n'y avait pas la gaîté des vacances. Il y avait des clients dans un coin, quelques hommes au comptoir, et ce bon vieux Tom édenté derrière le bar. Il fit un signe de la main en direction d'Harry et de Neville et parce qu'ils n'étaient cette fois pas sous déguisement, ils échangèrent quelques mots.

« Hey Tom, joyeux Noël ! » fit joyeusement Harry. Juste parce que tout le monde dans la pièce ignorait les vacances, ça ne voulait pas dire qu'il devait le faire.

« Bonjour Harry. Bonjour, Mr Londubat, Joyeux Noël à vous aussi, même si j'apprécierais que vous baissiez le ton de vos voix. Tous le monde n'apprécie pas autant les vacances que vous semblez le faire. » Pour illustrer son propos, Tom montra l'homme qui avait reniflé en entendant leur souhait de joyeux Noël et qui s'était éloigné du joyeux duo.

« Désolé, » marmonna Neville.

« Donc, qu'est-ce que vous faites ici aujourd'hui, au lieu de passer du temps avec vos amis et vos familles ? » demanda Tom.

« Hé bien, nous allons aller à Ste Mangouste voir les parents de Neville, » lui répondit Harry, « Mais nous voulons d'abord faire un petit tour sur le Chemin de Traverse. Je n'y ai jamais été pendant Noël, et Neville dit qu'il y a plein de nouvelles choses à voir. »

Se rappelant le sort de Franck et Alice Londubat, Tom fut désolé pendant un instant, puis il fut d'accord avec eux que le Chemin de Traverse valait un coup d'œil à cette période de l'année. Ils continuèrent la conversation pendant un instant, et décidèrent de sauter le déjeuner car ils avaient pris leur petit déjeuner peu de temps auparavant, Harry et Neville se dirigèrent rapidement vers l'arrière du bar. Avant qu'ils ne partent Harry pensa à l'avertissement qu'il avait donné aux autres parce que sa cicatrice lui avait fait mal, et il savait qu'il devrait donner le même conseil à Tom.

« Tom avez-vous a-t-on donné un de ces nouveaux portoloins que le Ministère a distribué ? » demanda Harry.

« Un portoloin ? Oh oui, ils en ont donné à tous les commerçants du Chemin de Traverse. Le mien est accroché sur le mur dans le coin. » Harry se retourna pour le voir, et il vit une grande poignée clouée au mur, dans un coin encombré derrière une grande table et des chaises.

« Heu Tom. Il est plutôt inaccessible là, vous ne pensez pas ? » souligna Harry. « Actuellement, vous devez passer trois chaises et pousser une grande table pour ne serait-ce qu'atteindre le portoloin. Il ne servira pas à grand chose en cas d'attaque. »

« Hé bien c'était le plus grand mur accessible, et c'est là que le Ministère a dit qu'il devait être mis. Je suppose que je pourrais déplacer les meubles, mais ça fait très longtemps que je ne l'ai pas fait, j'en ai presque peur. »

Harry souris à cette pensée. Il supposait que le Chaudron Baveur avait été un repère stable dans le monde magique depuis tellement longtemps que déplacer les meubles était presque impensable. Cependant, la cicatrice d'Harry le dérangeait toujours, et il demanda à Tom d'y réfléchir, au moins pour aujourd'hui. La clientèle du jour de Noël était petite, et Tom n'avait pas besoin de toutes les chaises.

« Hé bien, » fit Tom après qu'Harry lui ait redemandé, « Je pense que je pourrais déplacer la table une fois que les clients du déjeuner seront partis. J'ai de l'espace que je n'utilise pas en ce moment dans la réserve, et je pense que ça ira. Pour vous Harry, je m'arrangerais. »

« Merci Tom, » fit Harry. « Je pense que vous ne le regretterez pas. » Tom haussa un sourcil, mais Harry et Neville était déjà en direction du Chemin de Traverse. Neville tapa sur les briques puisqu'il était arrivé le premier, et bientôt l'entrée du Chemin de Traverse s'ouvrit.

« Wow, » fit Harry. « Ça a l'air vraiment différent. »

Harry n'exagérait pas. Les rues étaient bordées d'un tapis blanc immaculé de neige qui n'avait pas été touché par les chasse-neiges et les voitures. Chaque vitrine avait des petits arbres et des couronnes fièrement disposés, avec des prix spéciaux pour les vacances et de la publicité pour leurs produits. Précédemment, Harry était seulement allé sur le Chemin de Traverse pendant l'été, quand les commerçants du Chemin de Traverse mettaient l'accent sur les écoliers. Maintenant cependant, pas seulement les enfants mais chacun pouvait trouver quelques choses de particulier parmi les nombreuses vitrines, et Harry était stupéfait de combien merveilleux et plus fait pour les adultes apparaissait le Chemin de Traverse.

« C'est super, n'est-ce pas ? » demanda Neville. « J'vaais l'habitude de venir sur le Chemin de Traverse quand j'étais plus jeune. Ma grand-mère n'avait pas beaucoup de plaisirs pendant les vacances, et j'adorais regarder toutes les familles s'amuser ensemble. Je me rappelle une année, quand il n'avait pas neigé, tout un groupe de personnes s'était réuni dans un parc et ils avaient jetés simultanément un sort pour en conjurer. Il devait y avoir deux cent personnes qui conjuraient de la neige ! C'était super, et il y en avait des tas pour jouer. Une énorme bataille de boules de neige s'est engagée entre tous les enfants. Je n'étais pas autorisé à les rejoindre, mais je me rappelle les avoir regardé. Ça paraissait très amusant. »

Harry ne put que hocher la tête, alors qu'il était choqué de la vie abritée qu'avait vraiment mené Neville. Sa grand-mère ne l'avait même pas autorisé à se joindre à une simple bataille de boules de neige ? Quel était le danger ? Harry doutait que Neville aurait pu être blessé, mais ça n'avait pas d'importance maintenant. Tout cela c'était le passé, et Harry voulait se concentrer sur le futur.

« Pourquoi il y a tellement de gens ici, Neville ? » demanda Harry. « En fait, pourquoi il y a tant de personne ici maintenant ? Je sais que quelques boutiques seront ouvertes, mais je ne m'attendais pas à ce que le Chemin de Traverse soit aussi fréquenté. »

« Ce n'est pas comme dans le Londres moldu, Harry. » répondit Neville. « Chacun prend sa matinée pour ouvrir ses cadeaux et passer du temps avec sa famille, mais le Chemin de Traverse rouvre au moins à partir de midi. Le Chemin de Traverse ne ferme jamais. Pour Noël les boutiques ferment généralement tôt le soir précédent et ouvre tard le jour de Noël. C'est simplement normal je pense. Même quand Tu-Sais-Qui était au sommet de sa puissance la dernière fois, le Chemin de Traverse fonctionnait toujours. C'est un pilier du monde magique ! Au moins ici au Royaume-Uni.

De nouveau, Harry fut surpris que les coutumes sorcières et moldues soient aussi différentes. Il sourit simplement, ne voulant pas s'attarder sur les différences. « Viens Neville, allons-y ! »

Pendant les deux heures suivantes, Harry et son ami s'amusèrent beaucoup à regarder les boutiques, achetant quelques objets qui semblaient intéressants. Harry avait besoin de plus d'ingrédients de potion, et Neville voulait acheter de la pommade pour Trévor (sa peau devenait sèche en hiver), mais en dehors de cela, la plupart de leurs achats étaient futiles et spontanées. Harry s'amusa beaucoup.

Il fit même quelques arrêts pour voir des gens qu'il avait déjà rencontrés avant. Lemarin Leeds fut heureux de revoir Harry, qui était toujours aussi enchanté de sa malle. Il laissa Lemarin savoir que tout fonctionnait parfaitement, et il rappela à l'homme qu'il était toujours enregistré par les mesures de sécurité d'Harry, mais à n'utiliser qu'avec la demande express de Dumbledore. Maintenant plus que jamais (avec dix personnes illégales emprisonnées dans sa malle), Harry était nerveux à propos que des gens aient accès à sa malle.

Walt Whiggman fut heureux de voir Harry, et il le remercia pour les lettres qu'il envoyait après chacun de ses matchs de Quidditch. Harry était déjà convaincu que le nouveau balai aurait un succès énorme, et Neville était d'accord. Harry fit les présentations et Walt fut ravi d'entendre que Neville était batteur ; son ancienne position! Puisque le balai pour batteur était l'autre prototype terminé, et que Walt était de bonne humeur, il promit à Neville qui lui ferait une réduction spéciale sur le balai quand il serait en vente. Neville fut heureux de l'entendre (il volait encore sur un vieux Comète), et il promit de profiter de l'offre.

Cela amena une autre question à l'esprit d'Harry. « Walt, quand sortiront ces nouveaux balais ? Ils sont toujours prévus pour l'été prochain ? »

« L'été prochain en effet, Harry. A moins que des choses horribles ne se passent, et que je doive attendre jusqu'à Noël prochain, je devrais avoir quelques centaines de balais pour chaque position prêts et emballés au moment où vous partirez de l'école pour l'année. Toutes les modifications et des changements de dernière minute ont été faits, j'attends seulement que mes investissements arrivent à terme. Je ne voulais pas faire courir des risques à ma boutique pour faire les balais ; au cas où ils ne marcheraient pas ; donc j'ai investi dans des placements à longs termes avec les gobelins il y a deux ans. Une fois les investissements arrivés à terme, je devrais avoir bien assez d'argents pour un premier essai, avec de l'argent en réserve. Et je peux utiliser les profits des ventes des balais pour en fabriquer encore plus. La deuxième sortie sera la plus grande. Je pense à en faire quelques uns de spéciaux, il n'y en aura pas beaucoup, mais je n'ai pas encore décidé. En plus, j'ai quelques mois pour réfléchir et décider. »

Tout cela semblait très technique et assez bien couvert pour Harry, et il laissa tomber l'affaire. A l'origine il avait pensé qu'il pourrait investir avec Whiggman pour faire ses balais, car ils allaient assurément bien se vendre. Harry savait qu'il n'avait pas besoin de gagner de l'argent, mais il voulait quand même gagner sa vie d'une certaine manière. Il avait de nombreux investissements dans tant de compagnies différentes (moldues ou non), il pensait que ce serait une bonne idée de continuer à sponsoriser des boutiques prometteuses. Vivre sur la fortune de ses parents et de Sirius n'était as réellement gratifiant, et Harry voulait faire sa propre vie.

Harry évita la visite chez Ollivander le fabriquant de baguettes, car Neville ne savait toujours pas pour sa deuxième baguette, mais ensemble ils visitèrent presque toutes les autres boutiques. Harry emmena même Neville dans l'Allée des Embrumes pour la première fois de sa vie. Neville avait été effrayé au début, mais après qu'Harry lui ait promis que ce n'était pas aussi mauvais qu'il le craignait, son ami accepta avec réticence. Le fait que la sombre allée était presque complètement vide, sans doute en raison des vacances, aidait grandement les choses.

Neville fut fasciné par toutes les étranges et nouvelles boutiques où il n'avait jamais été auparavant. Harry désigna la boutique de tatouage (même s'il n'admit pas y être allé), la boutique de bric à braque, et une librairie occulte, et Neville s'aventura même dans une animalerie consacrée exclusivement aux serpents et aux araignées.

L'audition d'Harry fut assaillit par les sifflements de centaines de serpents, et Seth se plaignit ; quelque chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. La plupart des serpents étaient gardés en cage, mais quelques uns des plus grands étaient autorisés à vadrouiller comme ils le voulaient, et cela rendit Harry très mal à l'aise.

Neville sembla ne pas s'en inquiéter, car il était trop excité par sa découverte. Une espèce rare d'araignée était en vente dans une cage sombre et humide, et Neville s'exclama que c'était la friandise préférée de Trévor, mais qu'elles étaient notoirement difficiles à trouver. Il n'en acheta pas car les petites créatures seraient mortes avant qu'il ne retourne à Poudlard, mais Neville prit un catalogue ainsi il pourrait les commander par la poste.

En sortant de la boutique, Harry désigna même l'endroit où il avait été attaqué, et où Hedwige était devenue un phénix. Neville n'avait pas encore entendu toute l'histoire, et Harry ne la lui raconta pas en entier. Il ne voulait pas révéler combien il avait été proche d'être tué, mais Neville pensa qu'il avait vu une légère tache rouge sur les pavés où Hedwige avait touché le sol.

Hedwige, en parlant de l'oiseau, n'était pas encore revenue de sa livraison de courrier, ce dont Harry était reconnaissant. Si elle le surprenait à retourner dans l'Allée des Embrumes, particulièrement en considérant ce qui lui était arrivé la dernière fois, elle aurait été en colère.

Une demi-heure plus tard ; ils revenaient finalement tous les deux dans les rues principales du Chemin de Traverse, quand ils rentrèrent littéralement dans la dernière personne qu'Harry s'attendait à voir.

« Hey, » s'écria la personne depuis le sol où elle avait atterri. Harry n'avait pas réalisé qu'il l'avait frappé tellement fort pour l'envoyer au sol. « Regardez où vous allez ! »

« Désolé, » fit Harry, en se penchant pour offrir l'aide de sa main pour se relever. Ce fut à ce moment qu'il remarqua la couleur surprenante des cheveux sous la capuche noire et la forme petite et mince de la personne qu'il connaissait assez bien.

« Tonks ! Qu'est-ce que tu fais-là ? »

« Salut Harry. » le salua-t-elle. « Je ne savais pas que c'était toi. Contente de te voir, mais une tape dans le dos n'aurait-elle pas été plus appropriée que de me faire tomber par terre ? »

La relevant, Harry sourit. « Oh aller ! Je t'ai à peine touché. Il est plus probable que tu avais trébuché sur ta cape et que tu as utilisé le fait que je t'ai heurté comme une excuse. »

« Ouais, mais ça a marché, n'est-ce pas ? » grimaça-t-elle. « Qui est ton ami ? »

« Oh, désolé. Neville, voici Nymph…, euh Tonks. Tonks, voici Neville. Ne vous êtes vous pas rencontrés l'année dernière au Ministère ? »

« Ssshhh, Harry, » fit Tonks soudain sérieuse. « Pas si fort. Je suis sous couverture ; d'où la capuche noire. Neville, hein ? Londubat, n'est-ce pas ? Tu sembles différent depuis la dernière fois que je t'ai vu. Tu t'es entraîné ou quelque chose comme ça ? » Comme si Neville ne rougissait pas assez, Tonks saisit le biceps du garçon et le serra légèrement. Étant à moitié moldue elle aussi, Harry savait que Tonks connaissait ce que le levé de poids et l'entraînement apportait à une personne. Elle avait probablement entendu parler des équipements d'entraînement par Mac Gonagall, et elle le taquinait simplement.

« Hum, » bredouilla Neville, « Un peu. »

« Ça te va bien. Continue comme ça. Donc Harry, qu'est ce que tu fais sur l'Allée des Embrumes ? C'est assez sûr pendant la journée, particulièrement aujourd'hui, mais c'est quand même un endroit sombre. Dumbledore ne serait pas content s'il savait que tu étais venu ici. Il est déjà assez fâché, je pense. Penses-tu vraiment que c'est sage d'autant l'énerver ? »

Harry fronça les sourcils. « Je m'en moque de ce que Dumbledore penserait de ça. Penses-tu qu'il devrait se sentir concerné par combien j'ai été énervé par ses manipulations ? »

Tonks fit un geste d'indifférence avec ses mains. « Hey, ne t'en prend pas à moi. Je demande juste. Minerva nous a dit à moi et aux autres ce qu'il s'est passé quand tu es parti de l'école. Nous avons eu une réunion le lendemain, et presque personne n'a cru que tu avais dit ces choses. Ron et Ginny ont expliqués les choses à Molly, donc ça va aller avec elle, et je pense que Dumbledore s'attendait à moitié à ce qu'il s'est passé, mais tu aurais du voir les autres. Rogue réclamait ton expulsion, et Hagrid ne savait pas quoi faire. Ce n'est pas souvent que certains d'entre nous voient Dumbledore admettre avoir fait une erreur, et Hagrid semblait ne pas vouloir le croire. »

Cela surprit Harry. « Dumbledore a admit qu'il avait fait une erreur ? En essayant de me forcer à rester à l'école ? Hé bien, je ne pensais pas qu'il l'admettrait finalement. »

Tonks secoua la tête. « Non Harry, il a admis qu'il avait fait une erreur en envoyant Minerva pour essayer de te faire revenir à l'école. Il a dit qu'il aurait du le faire lui-même. Beaucoup d'entre nous pensent que ce qu'il a essayé de faire n'est pas bien, mais il veille seulement sur toi, Harry. Au moins il n'a pas dit que Rogue aurait dû y aller. Je pense que Rogue essaye de se racheter du moment où tu t'es enfui cet été. ''A plus la poire !'' Je ne crois pas l'avoir déjà vu s'agiter autant qu'en ce moment ! » Tonks riait maintenant, et Harry mit rapidement Neville au courant de comment il avait échappé à eux trois sous cape d'invisibilité quand il était allé retrouver Rémus.

« Ça ne semble pas aussi mauvais que ce que j'avais entendu en classe de potion, Harry. » fit Neville. « Cette histoire avait l'air bien pire. Je n'aurais jamais pu faire face de cette manière au professeur Rogue. »

« Quel cours de potion ? » demanda Tonks avec impatience. « Pourquoi je n'ai pas entendu parler de celui-là ? »

« Hé bien, » admit Harry avec un sourire, « Ce n'est pas vraiment le genre d'histoire que Rogue partagerait avec d'autres personnes. Je suis certain qu'il punit les élèves qui la mentionnent. » De nouveau, Harry passa quelques moments à souligner les moments drôles qui s'étaient passés ce jour-à dans la salle de classe de Rogue, et plus tard dans le bureau de Dumbledore. Il ne l'avait jamais raconté avant, comme le lui avait ordonné Dumbledore, mais cela ne lui traversa même pas l'esprit. Harry savait qu'il pouvait faire confiance à Neville pour ne pas répandre l'histoire, et Tonks était une adulte, et elle ne dirait rien aux étudiants. Qui s'en ferait si elle utilisait l'information pour embêter Rogue aux réunions de l'Ordre ?

Après qu'ils aient arrêtés de rire de l'humiliation de Rogue, le groupe s'installa sur un banc au bord de la route. Il était en fer forgé ; froid et humide de neige ; mais un rapide sort de réchauffement régla le problème. Pour ne pas éveiller les soupçons, Harry laissa cet honneur à Tonks.

« C'est une excellente histoire. Mais où as-tu appris le sort de restreinte, Harry ? Il est assez difficile à lancer, et je ne connais que quelques livres qui le mentionnent. Je ne l'ai appris moi-même que pendant ma troisième année d'entraînement d'Auror, et même alors, ça m'a prit quatre mois pour le réussir. »

« Oh, » fit Harry, « Un des livres que j'ai acheté l'expliquait. Rappelle-toi quand je suis allé sur le Chemin de Traverse et que vous avez été forcé de me chercher ? J'ai acheté presque cinquante livres ce jour-là ; un grand nombre d'entre eux étaient des livres avancés. Je les ai étudiés depuis. » Secrètement Harry était heureux car il n'avait mis que deux mois pour maîtriser le sort. Oui, il n'avait pas de doute qu'il avait passé plus de temps à s'entraîner que Tonks pendant son entraînement d'Auror, mais il se sentait quand même heureux.

« Qu'est ce que tu fais là, de toute manière, Tonks. Tu as mentionné le fait que tu étais sous couverture. C'est à propos de quoi ? »

« Ne le sais-tu pas Harry ? Après tout, c'est à cause de toi si je suis ici à me geler. Après que Dumbledore et le Ministre aient tous les deux reçus une lettre de ta part, une réunion de l'Ordre a rapidement été organisée. Deux douzaine d'Aurors supplémentaires ont été appelés au travail. Certain d'entre eux patrouillent comme à la normal, et d'autres comme moi travaillent sous couverture. Nous sommes ici sur le Chemin, à Préaulard, aux bâtiments du Ministère, et à quelques autres endroits. Je ne sais pas ce que tu t'attends à ce qu'il se passe, mais si quelque chose se passe, nous serons prêts. »

« J'espère que personne n'est fâché de devoir travailler à Noël, » admit Harry. « Je pensais simplement que c'étai mieux d'être préparé. »

« Ne t'en fait pas Harry ça l'est. Dumbledore et le Ministre Bones ont tous les deux été d'accord, donc ce n'est pas comme si nous te blâmions tous. Oui, quelques Aurors ont été mécontents de devoir travailler aujourd'hui, mas c'est plus des petites querelles que de vraies plaintes. Les seuls appelés à travailler, qui n'étaient pas déjà prévus, sont ceux sans familles proche comme moi. Sans femme, mari ou enfants ; la plupart d'entre nous n'avions rien de prévus de toute manière. Et personnellement, je préfère largement être ici qu'à la maison. Mon père a fait un lait de poule de façon moldue hier soir et c'est horrible. Il a forcé tout le monde à en boire pour ne pas avoir à la jeter. Berk ! J'ai peut-être froid, mais au moins je suis sobre, et ne me bats pas à coup de cookies. C'est préférable, merci bien. »

« Se battre à coup de cookies ? » demanda Neville confus. « Est ce que c'est une sorte de coutume moldue pour les vacances ? Ça semble amusant. »

Harry et Tonks rirent tous les deux, et Neville rougit d'embarras jusqu'à ce qu'ils lui disent ce que ça voulait réellement dire. Il avait peut-être subit une légère humiliation, mais au moins le garçon apprenait.

« Ok, les enfants, je ferais mieux d'y retourner. J'ai du travail à faire. » Tonks décoiffa les cheveux d'Harry d'une manière maternelle, comme si elle n'avait pas juste quelques années de plus que lui. « Sois juste prudent. Je ne suis peut être pas entièrement d'accord avec Dumbledore que le mieux est de t'enfermer, mais ça reste quand même dangereux d'être dehors Harry. Il y a des douzaines de personnes qui te recherchent, et il ne suffit que d'un sort bien placé pour que les choses tournent mal. Sois prudent, et assures-toi d'avoir quitté ces rues avant qu'il ne fasse noir. Je sais que tu verras bientôt Dumbledore, donc j'espère que vous arriverez tous les deux à une sorte d'arrangement. Et pour ce que ça vaut, je pense que Sirius aurait été heureux que tu vendes le Quartier Général. Ne laisse personne te dire le contraire. Nous détestions tous les deux cet endroit en grandissant. »

« Ok et merci, Tonks, » fit Harry. « Sois prudente toi aussi. Ma cicatrice me fait toujours mal, et ça ne dure jamais longtemps avant qu'l ne se passe quelque chose. Nous avons seulement un autre arrêt à faire avant de rentrer à la maison, mais tu seras probablement dehors toute la nuit. Garde les yeux ouverts. » Harry ne ressemblait plus à un adolescent joyeux, il était maintenant mortellement sérieux. Tonks sembla heureusement saisir son attitude, et elle hoche solennellement la tête. Avec Harry confirmant ses soupçons, elle savait que quelque chose se passerait aujourd'hui. Le seul problème c'était où cela allait-il se passer ?

Après que Tonks soit partie, et qu'Harry et Neville se soit diriger vers le Chaudron Baveur, Neville demanda à Harry ce qu'était le Quartier Général et ce que Tonks avait voulu dire.

« Désolé Neville, mais je ne peux pas t'en dire plus. Le Quartier Général est le bâtiment où l'Ordre du Phénix tient ses réunions. Moi, Ron, Ginny et Hermione le savons parce que nous avons dû y rester l'été dernier. Je t'en aurais bien dit plus, mais Dumbledore l'a protégé par un sort de Fidélitas. C'est comme ça que j'ai eu l'idée de l'utiliser moi-même, en fait. Le bâtiment appartenait à Sirius, et il me l'a laissé dans son testament. J'ai menacé Dumbledore de le vendre quand nous avons eu des différents il y a un moment, et à ce moment je ne le pensais qu'à moitié. Mais ce n'était pas une si mauvaise idée, et je vais réellement le faire. C'est une des choses dont je devrais m'occuper après la visite des Weasley et des Granger. Je dois rencontrer Dumbledore pour qu'il enlève le sort de Fidélitas afin que je puisse montrer l'endroit à d'éventuels acheteurs. »

« Comment prévois-tu de faire ça, Harry ? Pas d'offense, mais tu ne peux pas vraiment forcer Dumbledore à faire quelque chose, tu sais. Il est le plus puissant sorcier au monde ! S'il ne veut pas que tu vendes l'endroit, il peut certainement t'en empêcher. »

Harry sourit. « Ne t'inquiète pas, Neville, j'ai quelques idées. J'en ai déjà quelques unes sous la main, prêtes au cas où. Je serais prêt. Il y a certaines choses vis-à-vis de moi qui peuvent influencer même la décision de Dumbledore, et je commence à réaliser comment l'utiliser. Il y a un an, j'étais j'aurais été malade à l'idée d'utiliser mon statut pour obtenir un traitement spécial. Mais quand les autres ne jouent pas franc jeu, je n'ai pas de scrupule à faire pareil. »

Neville voulait en savoir plus, mais Harry évita le reste de ses questions, et ils arrivèrent bientôt par cheminette à Ste Mangouste, et les deux garçons atterrirent sur leurs pieds. Neville avait respecté sa promesse à Harry, et il lui avait appris à se réceptionner correctement. Ça avait pris une heure de trajets allés-retours par cheminette entre sa Cachette et le Chaudron Baveur, et la moitié de son stock de poudre pour apprendre, mais maintenant Harry arrivait à se réceptionner correctement.

Le secret, Neville lui avait expliqué, était qu'Harry devait comprendre que son corps n'atterrissait pas réellement quand il voyageait par cheminette ou par portoloin. Il était transformé et transporté par magie, et il se retrouvait au lieu d'arrivée dans la même position qu'au départ. Donc à chaque fois qu'Harry fléchissait les genoux, et se préparait à un atterrissage rude, il se catapultait lui-même au sol. Même quand la cheminée n'était pas assez grande, il devait rester parfaitement droit, et faire confiance à la magie et au système pour l'amener à destination. Seulement en ne bougeant pas et en laissent la poudre ou le portoloin faire leur effet, il pourrait arriver sur ses pieds.

Une fois de plus à la réception bondée de Ste Mangouste Harry ne put s'empêcher de se rappeler sa première visite l'année dernière, quand il était venu rendre visite à Mr Weasley après que Nagini l'ait mordu. Avec toutes les personnes attendant d'être examinées, et les nombreuses personnes en robes vertes, virtuellement la seule différence qu'Harry remarquait était que les patients qui attendaient d'être examinés étaient différents. Même le portrait de Dilys Derwent, une ancienne directrice de Poudlard, et une Médicomage fit un clin d'œil à Harry, comme elle l'avait fait l'année précédente. Harry pensait qu'il voyait de l'inquiétude sur son visage, mais avec les portraits, on ne pouvait jamais dire avec certitude.

« Quatrième étage, c'est ça, Neville ? » essaya de se souvenir Harry. Il savait que Mr Weasley avait été au premier étage, et que quand ils étaient partis à la recherche du salon de thé, ils étaient tombés sur Gilderoy Lockhart, ils avaient terminés au quatrième, même s'il n'en était pas sûr ;

« Ouais, » répondit Neville. Sa voix parvenait de loin, et Harry remarqua que Neville s'éloignait déjà dans les couloirs. Se dépêchant de le rattraper, Harry ne put s'empêcher de demander si Neville ne voulait pas un peu de temps seul avec ses parents pendant leur visite. Harry était certain qu'il pourrait trouver le salon de thé cette fois ou bien il s'occuperait pendant que Neville serait avec ses parents. Neville n'était pas de cet avis.

« J'aimerais que tu vienne, » dit-il, « Si ça ne t'ennuie pas Harry. J'aimerais te présenter, car je n'ai pas pu l'année dernière. Maman et Papa ne réponde généralement à personne, mais quelque fois des nouvelles personnes éveillent leur intérêt. D'ailleurs, je suis sûr que le professeur Lockhart aimerait te donner des autographes. Il s'est entraîné, tu sais. »

« Oh Merlin, » soupira Harry. « Ne me dit pas qu'il est encore ici ! Il n'a pas encore retrouvé la mémoire ? Ça fait plus de trois ans. »

Neville rit. « Non, j'en ai bien peur. Je l'ignore simplement quand je viens rendre visite. Habituellement il passe tout son temps à lire ses vieux livres, et à signer des photos. Mais au moment où il a terminé, il a oublié qu'l l'a fait, et il doit recommencer. Au moins il ne s'ennuie jamais. J'ai entendu les Médicomages l'année dernière dire qu'ils lui donnaient de l'encre qui s'évapore, ainsi ils n'ont pas à jeter un si grand nombre de photos. Il a probablement signé chacune d'entre elle des centaines de fois maintenant. »

Le duo atteignit l'aile Janus Thickey et Neville regarda autour et sortit sa baguette pour ouvrir la porte d'un Alohomora. Harry se rappela que c'était un sort pour ouvrir et que les Médicomages devaient faire pareil à chaque fois. Neville avança rapidement, et Harry le suivit après avoir prit une profonde inspiration.

L'année dernière, il y avait seulement quelques occupants dans la pièce. Les parents de Neville ; se rappela Harry ; plus Mr Weasley, Lockhart, Bode (qui avait plus tard été tué par un Filet du Diable), et une femme complètement couverte de fourrure. Ça faisait donc six patients dans une pièce assez grande pour vingt. Maintenant cependant, plus de la moitié des lits étaient utilisés, et Harry et Neville n'étaient pas les seuls visiteurs.

« Neville, » murmura Harry, « Qui sont tous ces nouveaux patients ? J'avais l'impression que cette aile n'avait pas beaucoup de nouvelles admissions. »

« Je ne sais pas, » répondit Neville. « C'est la Médicomage Bosworth là-bas avec le couple blond. Elle est responsable de cette aile. Je suis sûr qu'elle va venir quand elle me verra, et nous pourrons alors lui demander. »

Harry hocha la tête, mas Neville ne le vit pas, car il avançait déjà vers le fond de la pièce, où les rideaux autour de ses parents étaient encore tirés.

Décidant de donner un peu d'intimité à Neville, Harry s'approcha à contrecœur de Lockhart ; ne sachant pas quoi faire d'autre.

« Bonjour. Est-ce que je vous connais ? On m'a dit que je suis une personne très connue, donc je pense que vous êtes un fan. Comme c'est gentil à vous de venir me voir. »

« Bonjour professeur Lockhart, » soupira Harry. « Content de vous revoir. »

« Professeur vous dites ? Hé bien, comme c'est intéressant. Je ne pense pas l'avoir déjà entendu auparavant. Je vous ai appris tout ce que je sais, je pense, n'est-ce pas ? Quelle chance pour vous. »

Les dix minutes suivantes furent les plus longues de la vie d'Harry, car il fut forcé de prétendre être intéressé alors que Lockhart lui proposait d'échanger des lettres de fan, et il fut forcé d'accepter sept photos dédicacées de la part de l'homme. Heureusement avant qu'Harry n'ait du répéter pour la quatrième fois qui il était, Neville lui fit signe, et Harry partit précipitamment.

« Merci Neville. Je pense que je commence à préférer l'homme en tant que professeur. »

Après cela Neville présenta Harry à ses parents, qui étaient allongés dans deux lits, avec des regards blancs et vides. L'année précédente, Harry n'avait vu que Alice Londubat, car son mari était resté caché derrière un rideau. Ce n'était plus la femme joviale et un peu joufflu de la vieille photo que Maugrey lui avait montré, elle était maintenant une frêle femme avec de fins cheveux blancs. Elle ne semblait pas différente de la dernière fois, et son mari semblait dans le même état.

Le père de Neville, bien que pas aussi mince et en mauvaise état que sa mère, avait une expression encore plus vide dans les yeux. Occasionnellement la mère de Neville saisissait sa main, ou clignait des yeux et semblait presque intéressée par ce que Neville disait. Son père cependant, restait simplement à regarder droit devant lui, ne donnant même pas un signe qu'il savait qu'ils étaient là. Neville ne semblait cependant pas s'en faire. Il discutait de son année, et de combien il avait changé. Il parlait de sa nouvelle baguette, qu'il était devenu batteur dans l'équipe de Quidditch de Griffondor, des entraînements de duel qu'il avait fait avec Harry, et de ses progrès en Botanique.

Pas pour la première fois, Harry se demanda pour qui c'était pire. Harry ; qui avait perdu ses parents à un si jeune âge, et ne les avait jamais connus, ou Neville ; qui avait seulement deux coquilles vides des gens aimants et courageux que ses parents avaient été. Ce n'était pas de plaisantes pensées.

« Salut, Neville, mon chéri ! Je ne savais pas que tu allais venir en visite aujourd'hui. Ta grand-mère m'a informé qu'elle serait loin du pays cette année, et j'ai pensé que tu resterais à l'école. Quelle bonne surprise. »

La Médicomage Bosworth s'était finalement approchée d'eux, et elle avait interrompue les pensées dépressives d'Harry. Elle semblait être une femme très gentille. Et de la manière dont elle parlait, Harry présuma qu'elle connaissait très bien Neville. Elle était probablement en charge de ses parents depuis longtemps.

« Bonjour Médicomage Bosworth. C'et bon de vous voir. Joyeux Noël. Je suis chez un ami cette année, et je ne manquerais ma visite pour rien au monde. Harry, voici la Médicomage Bosworth. Médicomage Bosworth, voici Harry Potter. »

« Oh mon, » s'exclama la Médicomage. « Quel ami tu as Neville. Harry, je suis ravie de vous rencontrer. Franchement, avec toutes les histoires que j'ai entendu, je suis surprise de ne pas vous avoir vu ici avant. Avec tous les ennuis que vous vous attirer, j'aurais pensé que vous seriez l'un des patients les plus fréquents de Ste Mangouste. »

Harry sourit. « Heureusement, Mme Pomfresh à l'école est une bonne Médicomage, ou je n'ai aucun doute que j'aurais fini ici. Mais j'ai réussi à passer toute l'année jusqu'ici sans une visite. C'est un record pour moi. » Harry ne sentit pas la nécessité d'ajouter qu'il avait soigné ses propres blessures dernièrement, avec l'aide d'Hedwige et de ses amis elfiques.

« Oui, » répondit-elle, « Poppy Pomfresh est en effet une Médicomage de talent. Elle a été formée ici, vous savez, avec certains des meilleurs Médicomages de l'époque. J'étais quelques classes au dessus d'elle, mais même alors, elle était prometteuse. C'est bon de savoir que vous ne laissez pas rouiller ses compétences. »

Tous les trois continuèrent à discuter pendant quelques minutes et Neville demanda l'évolution de la condition de ses parents. Sans surprise, il n'y avait pas de récents changements. Il n'y en avait pas eu depuis plus de dix ans.

« Médicomage Bosworth, » demanda Harry une fois que la conversation eut ralentie, « Je me demandais pourquoi il y avait tant de patients dans cette aile cette année ? L'année dernière, il n'y en avait que cinq et même alors Neville avait dit qu'il n'en avait jamais vu autant auparavant. »

Le sourire avait quitté le visage de la femme alors qu'elle répondait. « Hé bien, Mr Potter, ce sont des temps dangereux que nous traversons j'en ai peur. Avec Vous-Savez-Qui de retour, je suis certaine que je n'ai pas besoin de vous le rappeler, il y a plus d'attaques sur les gens qu'à la normale. Ça me rappelle la première fois, mais heureusement ça n'est pas encore aussi mauvais ; merci Merlin. Outre Franck et Alice, le reste ici sont des victimes des détraqueurs. Peu de sorciers et de sorcières ont été embrassés ; la plupart étaient des moldus en fait ; mais ils finissent quand même ici quand ça arrive. Quelle pitié. »

Regardant autour, Harry fut soudainement frappé de combien c'était étrange de savoir ça. Presque tous les patients de la salle étaient des victimes sans âmes, attendant juste de mourir à cause de leurs corps qui se détérioraient lentement. Harry avait appris des cours de DCFM de Lupin que les victimes sorcières duraient généralement une année ou deux avant d'expirer. Les moldus s'ils étaient chanceux, duraient deux fois moins longtemps. Regardant la pièce, Harry reconnut même un des visages pâle. C'était Peter Gowkins, la victime du Chemin de Traverse autre qu'Ambre, qui avait été embrassé. Si Harry s'était donné la peine de mémoriser leurs visages, il aurait reconnu certaines des autres patients comme des Aurors qui avaient été embrassés à Azkaban lorsque Voldemort avait attaqué.

N'en sachant pas plus, Harry demanda, « Donc c'est ici que les victimes moldues des détraqueurs sont envoyées ? »

La Médicomage Bosworth hocha la tête. « Oui, mais pas dans cette aile. Cette aile, et une autre comme celle-ci, sont réservées uniquement aux sorciers. Ste Mangouste a dû s'agrandir, et nous avons ajouté cinq étages supplémentaires pour les victimes moldues. Nous avons dû les modifier pour que ça ressemble à un hôpital moldu, ainsi leurs familles peuvent venir les voir. Jusqu'ici, nous avons prêt de deux cent moldus admis ici après avoir été embrassés. Trois sont morts à ce jour, ils étaient très malades quand c'est arrivé. J'ai peur que ce ne soit qu'une question de temps pour le reste. »

Deux cent ? Harry ne savait pas qu'il y en avait déjà autant. ''Mr Weasley doit réellement avoir des difficultés à calmer les autorités moldues, avec un tel nombre'' pensa Harry.

« Je souhaite juste que les familles sorcières rendent visite à leurs proches aussi souvent que les moldus le font. Tout le monde n'est pas comme mon cher Neville. La plupart des gens oublient simplement leurs proches quand ils sont admis pour un séjour à long terme. Je suis surprise que tant de visiteurs soient venus aujourd'hui, franchement. Personne n'est venu de toute la matinée, et puis soudainement tout le monde a eu des visiteurs. »

D'un geste de la main, Bosworth désigna tous les corps de la salle. Harry ne pouvait voir aucun de leurs visages car ils étaient dos à lui ; mais il y avait des personnes visitant chaque patient. Le couple blond discutait encore avec une femme comateuse dans son lit, et il y avait cinq autres personnes penchées sur des patients apathiques. Cela semblait étrange, comme s'ils n'étaient pas réellement intéressés par les patients. En fait, ils parlaient principalement entre eux, tandis qu'ils gardaient leurs regards sur les patients.

« Hé bien, » fit Neville, « C'est Noël. Peut-être qu'ils ont simplement pensés que c'était un bon moment pour visiter leurs proches. J'aime passer voir mes parents pendant les vacances, et peut-être que c'est pareil pour eux ?

« Peut-être Neville, c'est simplement étrange, c'es tout. J'ai travaillé dans cet hôpital pendant plus de soixante ans, et je sais quand quelque chose est étrange. Maintenant, je vais aller surveiller les autres. Bonne journée à vous deux et c'était un plaisir de vous rencontrer Mr Potter. Vous être un bon ami d'accompagner Neville voir ses parents. »

Harry remercia la femme de sa gentillesse, et Neville le surpris en allant embrasser la femme avant qu'elle ne parte. Apparemment c'était une habitude car ne elle ni Neville ne rougit ou ne sembla montrer de la gêne.

Une fois qu'elle fut partie, Neville retourna parler avec ses parents, tandis qu'Harry scannait la salle. Seul le couple blond agissait comme Neville, comme s'ils rendaient visite à un de leurs proches. Le reste des gens dans la salle agissait de manière étrange Aucun de se déplaçait dans la pièce, et ils se parlaient à voix basses les uns avec les autres. Sentant que quelque chose n'allait pas, Harry utilisa sa montre, et activa une des fonctions spéciales. Il l'avait arrêté quand il était entré dans l'hôpital, car tous les appareils et matériaux brouillaient ses capteurs. Maintenant, cependant, Harry pressa le bouton de son bouclier, et activa son détecteur de la Marque des Ténèbres. Une fois cela fait, une secousse douloureuse assaillit le bras d'Harry. Selon sa montre, il y avait un mangemort dans la salle. Et lui ou elle était assez proche !

Nonchalamment, Harry se rapprocha de Neville, et du coin de l'œil, il vit le couple blond se pencher pour enlacer la personne qu'ils étaient venus voir. Il était évident qu'ils se préparaient à partir, et Harry n'avait aucun doute qu'une fois qu'ils seraient partis, l'enfer se déchaînerait. La plupart des personnes restantes dans la salle étaient des mangemorts ; ou du moins une d'entre elles ; et ils attendaient que la Médicomage et les autres partent. Harry ne savait pas comment ils avaient su qu'ils devaient l'attendre à Ste Mangouste dans cette aile spécifique, mais ça n'avait maintenant plus d'importance.

« Neville ! » murmura fermement Harry. « Neville, nous avons des problèmes. Ne te retourne pas ; écoute simplement ce que je dis. »

Neville racontait à ses parents les records qu'il avait faits aux jeux vidéo quand Harry l'avait interrompu A l'avertissement, il s'arrêta aussitôt, et se figea de peur. Harry n'était jamais aussi sérieux sans raison. Avec tous les avertissements qu'il avait donné aux gens toute la journée, Neville savait qu'Harry ne plaisantait pas.

« Il y a au moins un mangemort dans la salle avec nous, peut-être cinq. Une fois que le couple blond sera parti, je pense qu'ils vont m'attaquer. Jusqu'ici, je ne pense pas qu'ils savent que je les ai remarqués, et c'est notre seul avantage pour l'instant. Cinq contre deux, ce n'est pas génial, surtout quand on ne sait pas qui ils sont. Je vais essayer d'attirer leur attention, et je veux que tu restes ici. Avec de la chance quelqu'un entendra le combat, et viendra voir ce qu'il se passe. Nous devons simplement tenir jusque là. D'accord ? »

« Je peux t'aider Harry. » fit Neville. Il ne se sentait pas très courageux en ce moment, mas il savait qu'il ne pouvait pas laisser Harry combattre seul tant de mangemorts. Tout comme au Ministère, soudainement il était jeté dans une situation hors de contrôle, et tout ce qu'il pouvait faire maintenant c'était de faire de son mieux.

« Je sais que tu le peux Neville, mis tu ne dois pas. Reste ici et protège tes parents. Ils ne peuvent pas éviter ou bloquer les sorts et ils sont sans défense. Rappelles-toi du sort de bouclier que nous avons appris. Si tu as l'occasion d'envoyer quelques sorts, très bien, mais ne laisser pas tes parents sans protection. »

Le temps passait, Harry le savait, alors qu'il voyait le couple rassemblait ses affaires et refermer le rideau autour de la personne à laquelle ils avaient rendu visite. Aucun des autres n'avaient encore bougé ; tous tournaient encore le dos à Harry ; et il utilisa le temps accordé pour regarder autour de lui, essayant de déterminer le meilleur endroit pout faire face aux mangemorts. Il aurait pu transplaner au Quartier Général de l'Ordre en une seconde pour obtenir des renforts, mais depuis l'attaque de Voldemort à Azkaban, ils avaient accrus la sécurité et avaient mis des barrières anti-transplanage à chaque étage.

Lui et Neville avaient tous les deux leur portoloins, mais même cela n'était pas une idée parfaite. Les parents de Neville seraient laissés en arrière aux mains des mangemorts et ce n'était pas acceptable. S'ils pouvaient bouger, ou même se rapprocher tous les deux, Harry savait qu'il aurait pu leur faire toucher sa montre et les envoyer au loin. Mais ils étaient trop loin dans des lits séparés, et le portoloin qu'Harry avait fait pour Neville n'était pas assez grand et puissant pour transporter plus d'une personne. Bien qu'il soit impossible de suivre un portoloin, il était possible d'en détecter l'utilisation, et Harry avait prit cela en considération quand il avait fait celui de Neville. Plus il était petit, plus il était difficile à détecter, et Harry l'avait fait aussi faible que possible, tout en étant assez puissant pour emmener Neville loin du danger. Maintenant cependant, ça ne semblait plus être une bonne idée. Neville connaissait aussi la limitation, donc il ne sortit même pas le portoloin ? Harry pouvait toujours en faire un autre, mais son expertise n'était pas encore du niveau de celle de Dumbledore et Harry avait besoin d'une méditation et d'une concentration de cinq minutes pour faire un portoloin, et il n'allait certainement pas avoir ce temps maintenant.

La seule chance d'Harry était de rester et de se battre. Espérons qu'il puisse mettre hors de combat ou effrayer autant de mangemorts jusqu'à ce que la sécurité arrive, et c'était le plan auquel il allait se tenir. Le problème était de trouver une position défensive dans la salle ; loin des autres patients ; ainsi ils ne seraient pas visés. C'était une grande salle en forme de pentagone, et il y avait des murs plus loin avec les lits non occupés. Harry pensa que ce serait le meilleur endroit pour combattre, et il devrait métamorphoser rapidement quelque chose pour se cacher.

« Rappelle-toi, Neville ; reste avec tes parents Avec de la chance ils seront trop occupés à me combattre et oublieront que tu es là. Si tu peux envoyer des sorts, c'est bien. Autrement reste-là et veille sur les autres patients. Il y aura surement des sorts qui vont être lancés un peu dans tous les sens. »

Neville hocha simplement la tête, et il sortit prudemment sa baguette de sa poche sans attirer l'attention. Se tenant déjà entre les lits de ses parents, la seule autre chose qu'il pouvait faire était de trouver quelque chose pour se barricader. Harry suggéra qu'il métamorphose quelque chose au moment où le combat commencerait, mais ça n'avait jamais été un des points forts de Neville. Harry espéra juste que la plupart de l'attention serait centrée sur lui.

Harry n'eut pas à attendre longtemps après que le couple blond ait fait ses derniers adieux, et ne franchisse la porte. A la seconde où ils franchirent le seuil, les cinq autres visiteurs se retournèrent rapidement et abaissaient leurs capuches. Le plus proche de la porte lança un sort de fermeture et un de silence, tandis que les quatre autres se tournèrent vers l'endroit où étaient les deux garçons avec leurs baguettes levées. Mais tout ce qu'ils virent, ce fut Neville accroupi derrière un épais mur de pierre métamorphosé. Harry n'était nulle part en vue.

« Subefy ! » fit Harry depuis sa nouvelle position, cela rompit le silence qui s'était installé après le départ du couple. Les mangemorts ne devaient pas l'avoir entendu car le sort de couleur bleu les pris par surprise, et ils furent tous les deux immédiatement englué par le sort.

« Vous me cherchez ? » Harry railla les autres. Non seulement il voulait éloigner l'attention de Neville, mais Harry voulait aussi se reprendre de voir son sort fonctionner avec tant de succès.

Jeté avec sa baguette normale, Harry avait finalement utilisé le sort assommant modifié avec un succès manifeste. Il avait un peu discuté avec Neville à propos de ce sort pendant la semaine d'entraînement ; et Neville avait même été volontaire pour être un cobaye, mais Harry avait été réticent. Maintenant il était ravi que le sort fonctionne et que les deux mangemorts qu'il avait visé aient été assommés. Ils se tenaient tous les deux entre deux lits et étaient tellement proches qu'Harry n'avait pas pu laisser passer l'occasion de les mettre hors de combat dès le début. Maintenant si son sort assommant tenait (vocalement modifié en l'honneur du nez cassé de Neville au Département des Mystère), les attaquants ne seraient plus que trois, ce qui était bien mieux.

Harry n'eut pas le temps ne voir qui étaient les hommes qu'il avait eu, mais il en restait trois, Rodolphus Lestrange était reconnaissable, et apparemment il était le chef. Ce fut lui qui s'adressa à Harry.

« Hé bien Potter, je vois que tu as appris quelques nouveaux tours, tu es pourtant toujours… »

« Mineo Tergum ! » cria Harry. Il ne prit pas la peine d'écouter ce qu'un stéréotype de mauvais gars comme Lestrange avait à dire, et il espérait pouvoir envoyer un autre sort avant que le véritable combat ne commence. Lestrange fut assez rapide pour bloquer le sort mais il fut dévier et vit frapper la jambe d'un innocent patient. Le sort qu'Harry avait lancé faisait que le sang sortait par les pores de la peau, et en quelques secondes la cuisse de l'homme saignait sous ses habits d'hôpital. Harry se rappela de le soigner plus tard s'il en avait la possibilité, et il jeta son autre sort en direction de la taille du mangemort. Plus bas et il aurait frappé un des lits.

« Tu payeras pour ça ! » ricana Lestrange. « Vous deux, » il pointa les autres, « Réanimez Blaycock et mon frère, et allez après l'autre gamin. Je m'occupe de Potter. »

Bien que ce n'était pas une situation idéale, Harry se sentait plus confiant qu'avant. Avec de la chance pendant que les autres essaieraient de réanimer leurs amis, Harry serait à un contre un tandis que Neville pourrait même arriver à lancer quelques sorts depuis sa position abritée. Avec un peu de chance, il pourrait rapidement défaire Lestrange, et aider Neville avant que les autres aient fait trop de dégâts.

Sans un mot de plus, Lestrange conjura un rideau pour dissimuler ses camarades à Harry, ainsi il ne pouvait pas voir ce qu'ils faisaient. Puis Lestrange commença à jeter de multiples sorts à Harry, qui réussit à les éviter et à bloquer les trois premiers avant que le quatrième ne le frappe.

Ça avait été ''Extorqueo,'' et Harry reconnut le sort au moment où il frappa son épaule. Il disloquait toutes les jointures qu'il touchait, le bras d'Harry pendait misérablement dans sa manche, et sa baguette tomba au sol. Sa veste aurait pu absorber une partie du sort mais parce qu'il n'avait pas de manches, ce n'était pas efficace. De même le bouclier de sa montre était bien trop faiblir pour un aussi puissant sort de douleur.

N'ayant pas de défense, et ne pouvant pas reprendre sa baguette avec son bras inutile, Harry plongea sous une civière vide pour attraper sa baguette. Sa main gauche était encore fonctionnelle, et Harry se félicita de s'être entraîné avec elle. Bien que loin d'être aussi précis ou puissant qu'avec son bras normal, au moins il pouvait continuer le duel.

Au moment où il plongea au sol, le carrelage du mur derrière lui explosa dans un nuage de poussière, et la tête d'Harry fut recouverte de débris. Ne s'en préoccupant pas, Harry renversa la civière sur le côté et envoya un barrage de sorts dans la direction générale où Lestrange s'était trouvé. Ne voulant pas frapper des innocents, Harry utilisait seulement des sorts de désarmements et de restreintes au début. Il risquait quelque chose de plus dangereux seulement s'il pouvait clairement vois sa cible.

« Tu payeras pour ça ! » ricana Lestrange. « Vous deux, » Il pointa les autres, « Réanimez Blaycock et mon frère, puis allez après l'autre gamin. Je m'occupe de Potter. »

Le visage de Neville pâlit de peur alors qu'il entendait les instructions donné par l'homme qu'il savait responsable de l'état mental de ses parents. ''Pourquoi je me retrouve à faire face à deux mangemorts, et Harry en a seulement un ?'' pensa-t-il. Il n'y avait aucun moyen que Neville puisse en battre deux à lui tout seul même avec le mur de pierre qu'il avait métamorphosé. C'était un travail bâclé, mais inspiré par le duel de Harry contre Rofordit, c'était la première chose à laquelle Neville avait pensé. Et bien que pas la plus jolie chose, c'était au moins solide et robuste. Sans parler du sort de rebondissement qu'il avait aussi jeté dessus. Tout comme dans le duel d'Harry, ça avait été enseigné lors des séances de l'AD il y a des semaines, et Neville fut heureux qu'il n'ait pas eu de problèmes pour le faire. Plus tard, il réalisa que ça lui avait peut-être sauvé la vie.

Cependant en se demandant pourquoi les hommes ne l'avaient pas encore attaqué, Neville sortit de derrière son abri pour regarder les deux hommes en train d'essayer de réanimer ceux qui étaient tombés. Neville avait entendu Harry lancer ce qui semblait être un sort standard assommant mais la couleur bleue marine inhabituelle faisait qu'il était différent. ''Ça doit être le sort assommant personnel dont Harry m'a parlé'' réfléchit Neville. ''Et dire que je pensais qu'Harry perdait son temps avec ça !''

Ayant peu de chance de réussir, les deux hommes tournèrent momentanément toute leur attention vers les mangemorts tombés, et Neville choisit ce moment pour attaquer. Harry lui avait dit de protéger ses parents (ce qui ferait de toute façon), mais aussi d'attaquer s'il le pouvait. Donc utilisant son courage de Griffondor, il pointa sa baguette vers le mur et cria « REDUCTO ! »

C'était le sort qui causait les plus de dégâts que connaissait Neville, et l'explosion qui suivit le prouva suffisamment. Malheureusement, Neville avait été si rapide à lancer le sort qu'il n'avait pas visé correctement, et le sort passa au dessus de la tête des deux hommes, frappant une fenêtre. La fenêtre vola en éclats et sortit complètement du mur, et si Neville n'avait pas été aussi déçus que son sort ait manqué sa cible, il aurait été fier de sa puissance. Cependant du verre et du mortier tombèrent sur leurs tête, et Neville vit un des hommes avec une coupure à la joue.

Décidant de retourner la faveur, Neville évita juste à temps un sort de Réductor qui lui avait été lancé, mais heureusement, il rebondit contre son mur métamorphosé et repartit vers les mangemorts. De nouveau sous le feu, mais cette fois prévenus, un des deux mangemorts réussit à détourner le sort au dessus de leurs têtes, et il fit un trou dans le mur.

« Rodolphus, les gars ne se réveillent pas ! » cria le mangemort avec une coupure à la joue. « Les Enervate de fonctionne pas et ce damné gamin s'est barricadé derrière un mur ! »

« Détruisez ce putain de mur alors, » fut la réponse qui arriva entre deux sorts que Neville ne reconnut pas. Il espérait qu'Harry s'en sortait bien, mas il n'avait pas encore entendu de cris, et Harry criait aussi des sorts, Neville l'entendait.

« Putain de merde, » murmura Neville, évitant un autre sort qui le ramena à la situation présente. Les deux mangemorts avaient oubliés leurs camarades tombés à ce qu'il semblait, et tous les deux envoyaient maintenant des sorts vers Neville et sa barrière. Sachant que le sort de rebondissement ne tiendrait plus très longtemps sous les sorts, Neville rassemblait le courage qu'il pouvait et pointa sa baguette en direction du mur, ajoutant ses propres sorts à ceux qui étaient envoyés. La plupart du temps il bloquait juste ceux qui passaient son mur, mais il en jetait aussi quelques uns lui-même. Il réussit à jeter un des mangemorts contre l'autre, et à leur lancer une boule de feu, qui enflamma leurs robes. Les deux hommes noyèrent les flammes avant qu'elles n'aient pu faire beaucoup de dégâts, mais au moins ça les avait ralentis. « Harry, » pria Neville, « S'il-te-plait, dépêche-toi ! »

Toujours au sol sous une civière, mais au moins avec sa baguette dans sa main, Harry ne termina pas son barrage de sorts avant qu'il n'ait conçut un plan d'attaque. La défense de la civière ne suffisait pas, et Harry n'avait aucune idée de son but, et il était coincé dans un petit espace avec peu de place pour éviter les sorts. Sa vitesse et sa taille était un avantage dans ses techniques de duel, et Harry n'avait pas la chance de les utiliser au sol. Sachant qu'il n'y avait qu'un mangemort contre lui, Harry décida de saisir sa chance d'un combat en face à face, et bannit la civière en direction de Lestrange. Arrêtant son sort d'un mot, il réussit à lever son bras gauche à temps pour envoyer la table au loin. La force qui avait frappé sa main était forte, mais seulement assez forte pour faire reculer sa main de quelques pouces, et pour provoquer une forte piqûre. Quand il se retourna pour faire face à l'endroit où s'était trouvée la civière, il vit une brillante lumière provenant du bout de la baguette d'Harry.

« Protego, » s'écria-t-il. Il ne savait pas quel sort c'était, mais il passa directement à travers son bouclier et ne fit apparemment rien. Ne s'arrêtant pas pour se féliciter de sa bonne chance, Lestrange répliqua avec un Endoloris en direction d'Harry, qui l'évita facilement.

Harry avait plongé à gauche alors que le sort volait là où il s'était trouvé, et il contre attaqua avec un Relashio. Le sort de lancé de flamme avait bien fonctionné contre Goyle sur le Chemin de Traverse, mais Lestrange était bien plus talentueux. Il conjura un bouclier physique qui bloqua les flammes, même s'il fondit un peu. Harry ne s'en préoccupa pas. Son dernier sort avait frappé le mangemort à travers son bouclier et maintenant ça l'empêchait de lancer un sort assommant. Et très probablement il ne le savait même pas !

Harry lava quelques fois sa baguette vers le sort de flamme qui était toujours actif, jusqu'à ce que le bouclier de Lestrange ne soit plus qu'une masse de métal. Mais sachant que la barrière ne tiendrait pas longtemps, Rodolphus se lança au sol, bannissant son bouclier, et il jeta un rapide sort de découpe à Harry.

Toujours maintenant le sort de feu vers la tête du mangemort, Harry eut à peine le temps de remarquer que son sort de rencontrait pas de résistance, et il s'écarta du chemin juste au moment où le sort allait l'atteindre. Réussissant à éviter le pire, le bras endommagé d'Harry fut de nouveau touché.

Chaque fois qu'Harry le bougeait brutalement, son bras droit irradiait de douleur, et ses articulations disloquées frottaient les unes contre les autres. A côté de cela, la douleur que la petite mais profonde coupure lui causa, il la sentit à peine.

« Impedimenta, » contra Harry, juste avant que son corps n'atterrisse sur le côté. Son objectif fut manqué, car il n'avait pas l'habitude de lancer ses sorts de la main gauche, et Rodolphus avait presque autant de réflexes que lui. Le sort vola trop à droite, et il frappa des fleurs qui ornaient le haut d'une table. Harry se demanda brièvement si les fleurs survivraient au sort, mais il dut éviter un autre sort et fut sortit de ses pensées.

Neville avait vu quelques flashs de couleur de derrière le rideau qui le séparait d'Harry, mais il n'avait pas eu le temps d'y penser car il était occuper à lutter pour sa vie. Quelques minutes seulement étaient passées depuis qu'Harry l'avait averti d'un possible danger, mais déjà Neville souffrait d'une dizaine de blessures mineures, et les deux mangemorts qu'il combattait pouvaient dire la même chose.

Après sa boule de feu conjurée, ses deux adversaires savaient qu'ils n'allaient pas réussir à s'approcher de la position protégée de Neville, et ils avaient pris des positions similaires cachés derrière quelques lits. Ce n'était pas aussi recherché que le mur en pierre de Neville, mais les personnes innocentes qui occupaient les lits étaient une raison plus que suffisantes pour ne pas les attaquer violemment.

Prenant une courte pause pour fortifier son mur et renforcer le sort de rebond (qui était quasiment détruit), Neville s'assura aussi que ses parents allaient bien. Tous les deux se trouvaient à un niveau bien plus bas que la hauteur du mur qu'il avait conjuré, et il fut soulagé de voir que pas même les morceaux de murs qui avaient été pulvérisés ne les avaient atteints.

Jusqu'à ce que les mangemorts bougent de derrière leurs barrières humaines, il n'y avait pas beaucoup de choses que Neville pouvait faire à par attendre et se préparer. Déjà il se repassait les séances de l'AD dans sa tête, déterminant quels sorts seraient les plus appropriés à la situation. Il n'avait pas de loin tout l'arsenal de sorts qu'Harry avait à sa disposition, mais il en savait tout de même plus qu'un étudiant de sixième année classique. Se rappelant le sort favori d'Hermione, Neville sauta de derrière sa couverture, et commença à lancer des sacs de haricots (bean bags) à la chaîne.

« Contendo Fabopera! Contendo Fabopera! Contendo Fabopera! Contendo Fabopera"

Neville répéta l'incantation jusqu'à ce que cela devienne un mantra, et le sort fonctionna bien parce que ce n'était pas très dangereux, et il ne pouvait pas être dévié ou réfléchi par des moyens magiques. Oui, il avait par inadvertance touché certaines personnes couchés dans les lits quelques fois, mais ce ne fut que jusqu'à ce qu'il ait ajusté sa visée pour frapper les mangemorts. Les beans bags étaient douloureux ; mais difficilement mortels ; et les victimes sans âmes ne remarqueraient pas leurs blessures.

Une fois que la visée fut bien ajustée, tout ce que Neville eut à faire fut de garder son bras droit, et de bouger légèrement le poignet pour maintenir les deux hommes sous un feu constant. Ses incantations se mêlaient en un long mot, et si Neville avait prit le temps de compter, il aurait réalisé qu'il lançait ses sorts au rythme d'un par seconde.

Il fallut cinq fois ce temps pour que les deux mangemorts ne réalisent qu'ils se faisaient tirer dessus. Se réfugier derrière les malades avaient semblé être un plan parfait parce qu'ils pensaient que personne d'autres que des mangemorts n'auraient assez de cran pour risquer de blesser des malades. Le gamin, maudit soit-il ! Non seulement il se trouvait être plus puissant et plus sûr de lui que ce qu'ils avaient été amenés à croire, mais il se défendait aussi avec plein d'assurance, et aucun d'entre eux ne pouvaient s'approcher assez prêt pour l'atteindre.

Une fois que les bean bags commencèrent à pleuvoir sur eux, il fallut quelques tirs pour qu'ils enregistrent qu'ils étaient de nouveau en désavantage, et qu'ils étaient maintenant coincés par des sorts. Le lit derrière lequel ils se cachaient ne les couvraient pas entièrement et leurs pieds et leurs jambes étaient exposés peu importe combien ils essayaient de s'éloigner de la ligne de tir.

Quand Neville le remarqua, il essaya d'envoyer des sorts de désarmement vers leurs pieds, mais les mangemorts avaient lancés des sorts de protection qui les bloquèrent. Bien qu'ils n'arrivaient pas à bloquer les bean bags (ils n'y pensèrent pas ou ils ne pouvaient pas conjurer une barrière physique), ils étaient quand même assez expérimentés pour se protéger de la magie classique, et ils n'avaient pas l'intention de se laisser avoir aussi facilement. Ne sachant pas quoi faire d'autre, Neville relança ses bean bags, et espéra qu'éventuellement ils frapperaient leurs bras et leurs jambes.

Rodolphus Lestrange été ennuyé, et d'une mauvais façon. Le plan était de simplement attendre à l'affut Harry et son ami demeuré, ça avait semblé si parfait et simple au début, il avait été heureux et excité d'avoir le commandement de la mission. Sa première mission en vérité, après avoir été de nouveau libéré d'Azkaban par son puissant maître. Lestrange savait qu'avec la capture et l'humiliation de Queudver, le comportement lâche de Lucius Malfoy, et sa femme pratiquement folle, il était en très bonne voie pour devenir le serviteur de confiance de son Seigneur. Il lui avait toujours été dévoué, oui ; cela n'avait jamais été remis en question, il avait fièrement admit sa loyauté au Seigneur des Ténèbres aux Aurors qui l'avaient capturés après la torture et la tentative de meurtre des Londubat. Contrairement à tous ceux qui avaient niés et plaidé l'innocence ; avaient donnés des noms et des excuses pour une chance de liberté ; il avait fièrement avoué ses allégeances, sachant qu'un jour son maître ressusciterait encore plus fort qu'avant, et viendrait le libérer.

Puis, il y a un an, cela était arrivé, et tout avait semblé parfait. Son Seigneur avait informé quelques personnes de confiance de son plan d'entrer dans l'esprit d'Harry Potter, et de l'envoyer dans un piège où il serait finalement hors de la protection de Dumbledore. Mais les choses avaient mal tourné, il avait été renvoyé à Azkaban, et il avait presque perdu espoir. Ça n'avait pas été aussi terrible la deuxième fois (avec les détraqueurs partis), mais Rodolphus était de nouveau séparé de sa femme et de son frère. Mais il savait que Voldemort viendrait et le libèrerait de nouveau, et cela arriva.

Puis le jeune Malfoy avait écrit à son père avec une surprenante bonne nouvelle, et un plan avait été mis au point. Bien que Drago Malfoy était peut-être gâté et insupportable comme l'était son père, il avait sans aucun doute un talent pour surprendre les conversations.

Plus tôt dans l'année, il avait entendu Potter parler de la prophétie avec ses amis pendant une sortie hors de l'école, et l'information avait été exactement ce que Voldemort attendait de savoir pour augmenter les attaques publiques. Maintenant, Drago les avait informés que Potter ne resterait pas à Poudlard pendant les vacances, et qu'en fait lui et Dumbledore n'étaient pas dans les meilleurs termes. Personne ne savait même où Potter allait aller ; seulement qu'il emmenait un autre garçon avec eux. Mais Drago savait aussi, grâce à du chantage auprès d'une fille de Poufsouffle qui avait triché à un test (impensable pour une Poufsouffle) ; que Neville rendait visite à ses parents internés à Ste Mangouste chaque année à Noël réglé comme une horloge. Sachant que Potter et Londubat seraient ensemble, et qu'ils étaient certains qu'ils iraient à Ste Mangouste sans la protection de Dumbledore, la tentation était trop forte pour que Voldemort y résiste. Ainsi cinq hommes de confiance s'étaient vus confier la tâche de les capturer, et Rodolphus avait reçu le commandement.

Il n'avait pas imaginé que les deux garçons seraient au courant de leurs présences, et c'était clairement évident vu la vitesse à laquelle ils avaient réagis quand lui et ses hommes s'étaient montrés. On lui avait aussi dit que le gamin Londubat était mauvais dans tous les aspects de la magie, et qu'il était l'enfant le plus proche d'un Crackmol que Poudlard ait jamais accueilli. Mais d'après les sons qui venaient de l'autre côté de la pièce, et le fait que son frère et les autres n'étaient pas encore venus le rejoindre dans son combat contre Potter, Lestrange sut que Neville devait tenir plus de ses parents que le jeune Malfoy l'avait porté à croire. Quel espèce d'imbécile !

Potter à lui seul était intimidant, et les choses ne se passaient pas aussi bien qu'elles le pourraient. Oui, après le sort assommant initial qui avait frappé son frère et Blaycock, il avait pris le dessus et blessé Potter. Mais le gamin avait réussi à reprendre sa baguette, et étonnamment il n'avait aucun problème à la manier avec sa main gauche. Peu de sorciers ; principalement des Aurors et des sorciers de combat (hit wizards), pouvait utiliser les deux mains pour lancer des sorts, mais Lestrange aurait dû savoir qu'on ne devait rien prendre pour acquis avec ce garçon. Il avait déjà survécu à quatre rencontres avec son maître ; un exploit que personne d'autre n'avait réalisé ; et cela ne devait pas être pris à la légère.

Donc, faisant face à Potter uniquement, Lestrange avait pris l'offensive, et utilisait son répertoire entier de sort. Seul le sort de mort n'était pas autorisé, car son maître voulait avoir lui-même ce plaisir. Mais sans autre hésitation, il jeta Endoloris après Endoloris, sort de découpe après sort de Brise-Os, et encore ce maudit Griffondor réussissait à éviter ou à refléter ses sorts, et à lui renvoyer quelques uns des siens.

Lestrange n'avait pas su ce qu'était le premier sort, mais il le découvrit plus tard quand un sort assommant qu'il avait envoyé n'avait pas fonctionné. Mais les autres sorts fonctionnaient normalement, et il n'avait pas le temps de penser à ce qu'il s'était passé.

Rodolphus avait aussi été frappé par un lancer de flamme, qu'il avait réussi à bloquer de justesse. Assailli constamment, son bouclier commença à faiblir, et sa main commença à brûler, avant qu'il ne se jette au sol pour attaquer Potter depuis un autre angle.

Il esquiva un Impédimenta, mais fut frappé plus tard par Mineo Tergum, Skeledestructo et quelques sorts mineurs. Le côté gauche de son torse saignait, son genou droit était brisé à cause du sort de Brise-Os, et il devait déjà contrer un sort d'aveuglement, un sort de silence placé sur ses cordes vocales, ses cheveux qui avaient assez grandis pour le couvrir les yeux, et peut-être le plus ennuyeux de tous, des sorts de collage qui entouraient le sol où il se trouvait. Ne sachant pas où ils étaient, il était sévèrement limité dans ses mouvements, et il avait peur d'être pris dans une de ces plaques collantes.

Il résistait aussi bien qu'il le pouvait. Entre les esquives et les blocages, Lestrange avait réussi à causer quelques dommages à Potter en plus de son bras. Il avait réussi à lancé un sort de coupure bien placé sur ce bras, un sort coup de poing dans l'estomac qui avait fait sortir tout l'air de ses poumons, et il avait lancé un sort de gel vers une jambe d'Harry presque sans un son, et il avait franchit le bouclier magique dressé à la hâte. Tout comme les bean bags, il ne pouvait pas être bloqué par autre chose qu'une barrière physique, et il était passé à travers le bouclier Protego d'Harry comme dans du beurre. Malheureusement, Potter était mieux préparé la seconde fois, car quand Lestrange vit que son sort de glace avait fonctionné, il avait réessayé le sort. Harry était prêt avec un bouclier conjuré cette fois, et il n'eut aucun problème à dévier la glace. Son bouclier faisait à peu près deux pieds de diamètre, et était de forme circulaire, il devait avoir au moins quatre pouces d'épaisseur. C'était un des boucliers avancés qu'Harry avait appris à utiliser, et pour la première fois il l'utilisait en situation réelle.

Harry avait des problèmes, et il était plus inquiet maintenant qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Seul face à un mangemort cette fois, peut-être avait-il été trop confiant dans ses capacités. Il pensait qu'il aurait été capable de désarmer Lestrange en quelques minutes, puis qu'il aurait pu aider Neville, et peut-être que les cinq mangemorts auraient été assommés et ligotés au moment où la sécurité de Ste Mangouste aurait découvert l'attaque. Mais à peine les quelques premières secondes écoulées ; avec son bras tenant habituellement sa baguette frappé et rendu inutile ; les choses avaient pris un changement radical. Maintenant au lieu d'avoir le dessus, Harry essayait de s'accrocher. Seuls ses réflexes rapides l'avaient fait durer aussi longtemps. Déjà il avait été frappé par de multiples sorts sérieux, et il se fatiguait rapidement. Lestrange aussi ralentissait, mais avec de possibles renforts à seulement quelques pieds, Harry savait que le mangemort était dans une meilleure position que lui.

Maintenant, avec un bouclier circulaire conjuré sur son avant-bras pour bloquer les sorts de glace que Lestrange avait été assez chanceux pour qu'ils aient passé son bouclier, Harry se résolut à utiliser un sort avancé pour avec de la chance terminer le combat.

« Parabolas Umbo ! »

Avec son bouclier physique toujours en place sur son avant-bras, un autre type de bouclier se forma au bout de sa baguette. De seulement huit pouces de diamètre ; le bouclier était d'une brillante couleur jaune et de forme concave. Comme son nom l'indiquait, c'était en fait un bouclier en forme de parabole ; il était très difficile à utiliser, mis il pouvait réfléchir même les sorts immensément puissants vers l'attaquant. Tout comme les antennes paraboliques de la technologie moldue qui concentraient les signaux radio et satellite vers un point central, le bouclier qu'Harry avait conjuré réfléchissait également les sorts qu'il capturait vers un seul point. Cette fois cependant, le sort serait renvoyé droit vers l'endroit d'où il venait. Utilisé contre un ennemi, il renvoyait le sort droit vers la pointe de la baguette de l'adversaire.

Le seul inconvénient de ce sort, et la raison pour laquelle il été rarement utilisé autrement que dans des circonstances extrêmes, c'était que le diamètre du bouclier était très petit, il fallait une grande précision et beaucoup de courage pour pouvoir placer le bouclier sur la trajectoire des sorts. Allant contre son instinct, l'utilisateur devait mettre son corps sur la trajectoire directe du sort. Si l'utilisateur échouait de même une fraction de pouce, alors le sort traverserait le bouclier, et il n'y avait pas d'autres défenses. Quand Harry l'avait lu la première fois, il l'avait comparé au sort moldu le baseball. C'était comme essayé d'attraper un sort dans la paume de sa main. Un faux mouvement ou un mauvais calcul et le jeu serait terminé.

Avec un bras hors d'usage, Harry ne savait pas quoi faire d'autre. Quelques minutes de plus de défense normale et il ne serait plus capable de tenir debout, encore moins de lever sa baguette. Avec son bouclier parabole en revanche, Harry pensait qu'il pourrait surprendre et frapper Lestrange avec un de ses propres sorts. Contrairement à tous les autres boucliers qu'il connaissait, celui-là dirigeait les sorts avec une précision de cent pourcent. Il n'y avait aucune chance que le sort soit envoyé trois pied au dessus de la tête de l'adversaire s'il réussissait à placer son petit bouclier argenté directement sur la trajectoire d'un sort. Protéger les patients alités était aussi une de ses préoccupations, et son bouclier assurerait leur sécurité. Maintenant, tout ce qu'Harry avait à faire était de maîtriser sa précision. Rien de moins que la perfection ne serait assez bon. Il avait toujours son bouclier physique sur son avant bras au cas où quelques autres sorts de glace ou des objets conjurés arriveraient de son côté, mais il savait qu'il partirait bientôt. Il continuait aussi à éviter les sorts Endoloris, car il savait que rien ne pouvait les bloquer. Il pourrait être capable de surpasser la douleur s'il était frappé mais Harry n'attendait pas avec impatience que cela arrive. D'une manière ou d'une autre, le duel se terminerait rapidement.

Christopher Parkinson en avait assez de recevoir ces maudits bean bags ! Depuis près de trois minutes maintenant, lui et son compagnon Conrad étaient cachés derrière un groupe de lits et étaient constamment attaqués, et ils n'avaient pas de marge de manœuvre. Chaque fois qu'ils sortaient de derrière leur couverture, ce maudit mur leur renvoyait ce qu'ils réussissaient à lancer. Quoi de plus, chacun d'entre eux avaient été touchés par de petits sorts et portaient une série d'hématomes à cause de ces énervants bean bags.

Fatigué de la situation, Chris eut une idée. C'était drastique, mais on leur avait seulement dit de ne pas tuer Potter. L'autre garçon n'était pas mentionné, même s'il était implicite qu'on le voulait vivant. Mais si le tuer voulait dire qu'ils pourraient sortir de derrière les lits qu'ils utilisaient, et pouvaient ensuite aller aider Rodolphus avec Potter, alors Chris pensait que le risque en valait la peine.

« Conrad, écoute, » murmura-t-il. « J'en ai assez de cette merde. A trois, on va tous les deux se lever et pulvériser ce putain de mur ! L'Avada Kedavra à pleine puissance de tous les deux aura cet effet. Si le garçon meurt, qui s'en souciera ? »

Conrad Jenkins n'était pas trop enthousiaste d'utiliser un sort mortel quand on lui avait spécifiquement dit de ne pas le faire, mais contre un mur au lieu d'une personne vivante, ça ne le dérangeait pas. Lui aussi était fatigué d'être frappé comme un chien par des bean bags, et d'après les sons qui provenaient de l'autre côté de la pièce, Rodolphus pourrait avoir besoin de leur aide.

« Ça me semble bien, » accepta-t-il. « Donnons une leçon à ce garçon ! »

Neville n'avait aucune idée de ce que ses ennemis s'apprêtaient à faire. Donc vous pouvez imaginer la surprise qu'il eut quand à trois, les deux mangemorts se levèrent de leur position, et jetèrent des sorts de couleur vert dans sa direction. Sachant ce que la couleur signifiait, et ayant pu entendre le sort crié clairement, Neville perdit le contrôle de sa vessie alors qu'il se jetait au sol ; espérant que peut-être ses parents seraient encore vivants après l'attaque. Il remercia juste Merlin que sa mort allait être indolore, contrairement à la torture qu'ils avaient subis.

Dans un boom écœurant, son mur de pierre fut pulvérisé en rien de plus que de la poussière et du gravier. Sous la puissance des deux Impardonnables, le mur n'eut aucune chance, même avec son sort de rebondissement. Rien n'était capable de bloquer un Avada Kedavra ! En fait, un aperçu de l'endroit où la barrière s'était trouvé était brûlé il y avait un mur de renfort derrière lequel les parents de Neville étaient laissés exposés. La seule autre chose en vue était la forme affaissée de Neville Londubat. Sa baguette s'était échappée de ses mains, du sang coulait de ses oreilles et à l'observation des deux mangemorts qui étaient venus vérifier, il ne respirait plus.

Neville Londubat était mort.

Voyant qu'ils avaient une menace de moins à faire face, Chris et Conrad ne perdirent pas de temps pour déchirer le mince rideau qui les séparaient d'Harry et de Lestrange. Jusqu'à présent, Harry avait fait un bon travail avec seulement ses deux boucliers sur lesquels s'appuyer pour son attaque et sa défense. Mais face à trois adversaires séparés l'attaquant de trois angles différents, il n'avait aucune chance.

Harry ne dura que trente secondes avant qu'un sort de désarmement ne le frappe par surprise, et sa baguette alla s'envoler dans la main de Conrad. Ne pouvant pas atteindre don deuxième étui avec sa main gauche blessée, Harry était impuissant avec seulement son bouclier physique pour se défendre. Il ne put bloquer qu'un seul sort avant qu'un Reductor ne le frappe, et les mangemorts l'entourèrent.

« Ça va mal maintenant, n'est-ce pas Potter ? Sans tous tes petits tours ? »

« Pas capable de terminer le duel toi-même, Lestrange ? » cracha-t-il. « Si mon bras n'était pas blessé, il aurait été terminé depuis longtemps. »

Faisant un pas en avant Rodolphus eut un sourire vicieux et lança une violente claque à Harry. Elle était tellement forte qu'elle laissa une marque rouge sur son visage. Harry refusait toujours de crier de douleur ou de détourner le regard. Après tout ce qu'il avait fait, le moins qu'il pouvait faire était de mourir comme un homme.

« Tenez-le, » ordonna Lestrange aux deux autres. « Je ne pense pas que notre maître nous en voudra si nous le rudoyons un peu avant de le lui livrer. Après tout le mal qu'il nous a donné, je pense que c'est le moindre de nos droit. »

Conrad et Christopher bougèrent tous les deux pour tenir les bras d'Harry, et plus Harry essayait de résister à leur prise, plus ses douleurs et blessures lui criaient d'arrêter. Sachant qu'il ne pouvait pas les surpasser physiquement, Harry n'eut d'autre choix que d'arrêter sa résistance et de relâcher ses muscles. Et toute pensée d'utiliser son portoloin avait été mise au repos, car Harry n'avait aucune envie d'emmener deux mangemorts avec lui dans son sanctuaire, et de laisser sa baguette et Neville derrière lui. Remarquer que les deux autres étaient seuls amena une autre question à l'esprit d'Harry.

« Où est Neville ? Qu'avez-vous fait à Neville, bande de salauds ? »

« Tu parles de cet autre garçon ? » demanda un des deux qu'Harry ne connaissait pas. Harry hocha la tête, avec du feu dans les yeux.

« Cet imbécile s'est mieux battu que nous ne l'aurions pensés. Le garçon Malfoy nous avait dit qu'il serait facile à battre. Je vais frapper ce garçon si jamais je le revois. Je m'en moque qu'il soit sensé sortir avec ma sœur. Londubat nous a tous les deux arrosé de sorts depuis derrière le mur le mur qu'il a conjuré. Presque un Crackmol, mon cul ! Je vais avoir des ecchymoses pendant des semaines à cause de tous ces putains de bean bags ! Nous avons du nous résoudre à pulvériser le mur simplement pour sortir de l'endroit où nous étions cachés. Nous avons quasiment détruit l'endroit. »

« Qu'est-ce que vous avez utilisés pour terminer ? » demanda Lestrange. « J'ai entendu une énorme explosion, mais j'étais occupé ailleurs. Potter n'est pas mauvais avec une baguette. Dommage qu'il ne doive plus jamais l'utiliser. »

« Nous avons dû lancer un AK contre le mur, pas d'autre choix. Je sais que nous n'étions supposés tuer aucun d'entre eux, mais je ne m'en suis pas préoccupé sur le moment. Potter est toujours vivant de toute façon, et je pense que ça plaira suffisamment au Seigneur des Ténèbres.

« Neville est mort ? » demanda Harry. Non ! Il ne pouvait pas y croire. Pas si peu de temps après Ambre ! Pas après Sirius et Cédric ! Pas un autre de ses amis !

« Il ne respirait plus, » répondit l'autre homme. Il discuta plus avec Lestrange pour l'informer de ce qu'il s'était passé plutôt que de répondre aux questions d'Harry, mais il ne se préoccupa pas de qui entendait. « Je ne sais pas s'il a été blessé par l'effondrement du mur ou non, mais je suppose qu'avec deux Avada Kedavra, il n'avait aucune chance. Le mur a été pulvérisé. Il ne restait rien que de la poussière. »

« Espèce de salauds ! Je vais vous tuer ! » Harry avait complètement perdu le contrôle. Face à une autre mort supprima la culpabilité d'Harry face aux autres qu'il avait perdu, la colère submergea ses sens. Maintenant tout ce qu'il voulait était de mettre hors d'état de nuire quelques unes des personnes qui étaient responsables. Peu importe qu'il vive ou qu'il meurt, tant qu'il emportait quelques mangemorts avec lui.

Harry ne ressentait pas la douleur dans son bras droit alors qu'il le bandait et luttait de toutes ses forces, essayant de s'échapper des prises qui le retenaient. Tout ce qu'il reçut cependant, ce fut un rapide coup de poing dans le bas ventre.

« Arrêtes de lutter ! Ne sais-tu pas quand tu as perdu. » Un autre coup le frappa à l'estomac, et cette fois un coup de poing atteignit durement le visage d'Harry. Des étoiles se formèrent au coin de ses yeux alors qu'il essayait de secouer son apathie.

Quand il retrouva finalement sa concentration, Harry releva fièrement la tête en signe de défi. Sachant qu'il n'avait aucun moyen de liberté, il énerverait au moins ces gars autant que possible.

« Je n'ai pas encore perdu, » leur dit-il. « Une fois que vous m'aurez amenés à Voldemort, il fera une erreur à un moment, et je m'échapperais encore. Je le fais toujours, demandez-lui juste. »

« Montre du respect quand tu parles de tes supérieurs, » cria Lestrange. « Personne n'appelle le Seigneur des Ténèbres par son nom ! Personne ! »

Les quelques moments qui suivirent ne furent que les mouvements flous de coups de poings et de coups de pieds dans le corps d'Harry. Ça ressemblait beaucoup à ce qu'Avery lui avait fait au Chemin de Traverse, seulement cette fois Harry avait trois personnes qui l'attaquaient, aucun d'entre eux utilisaient la magie. Les deux compères de son côté avaient leurs baguettes dans leurs poches pou le tenir avec leurs deux mains, et Rodolphus semblait aimer le battre de manière moldue, peut-être qu'il aimait utiliser sa force et sa taille supérieure face à Harry. Contrairement à leur précédent duel, cette fois, il avait maintenant un avantage décisif.

Ce ne fut pas avant qu'Harry ait eu trois côtes cassées, le nez brisé, deux yeux au beurre noir, et une coupure ouverte à la lèvre et qu'il ait perdu son petit déjeuner après un coup de poing particulièrement violent au bas ventre, que les mangemort firent une pause dans leur attaque. Il était temps d'y aller, dirent-ils, et Lestrange commença à chercher un objet à changer en portoloin. Avant que cela ait pu arriver, un son étrange retentit dans la pièce. Étrange pour les mangemorts du moins. Pour Harry, c'était une lueur d'espoir.

« Hedwige ! »

Sortie de nulle part, elle apparut dans un flash de flammes blanches et dorées, et comme elle l'avait fait avec Malfoy des semaines auparavant, elle commença à plonger vers les mangemorts, utilisant ses serres acérées pour agripper ceux qui tenaient Harry. Mais elle ne s'arrêta jamais de chanter, et son chant était source d'inspiration. Tandis que les douleurs d'Harry diminuaient, il commença à trouver un surplus de force, les trois autres tremblaient de crainte ; ne réfléchissant pas clairement. Chris et Conrad tenaient toujours Harry fermement, mais aucun ne pensa qu'ils pouvaient sortir leurs baguettes. Rodolphus Lestrange était occupé à essayer de parer les attaques de l'amie à plumes d'Harry, car il était sa principale cible. Harry savait qu'il devait faire un effort pour s'échapper rapidement, et il pensa que tout ce qu'il avait à faire c'était d'atteindre Hedwige, et elle pourrait le téléporter au loin. Avant qu'il ait une chance de bouger, quelque chose de tout aussi merveilleux arriva.

Neville sortit en courant, criant comme une banshee de derrière un tas de gravas, il se dirigea tout droit vers Lestrange. Ce qui était encore mieux, c'était qu'il brandissait un morceau de lit comme une batte de batteur, Harry entendit le son qu'il fit quand il entra en contact avec la tête de Lestrange.

« Prends-ça fils de pute ! » cria Neville alors qu'il frappait le mangemort. Le morceau de lit devait avoir été attrapé à la hâte de dessous le lit d'un patient, parce que malheureusement pour Lestrange, bien que inconscient, il était aussi couvert d'un mélange dégeulasse de merde et de pisse. Un peu arriva sur les pieds d'Harry, mais il n'y prêta pas attention.

Sachant qu'une meilleure chance ne se représenterait pas, Harry pressa tout son poids à sa gauche, et il réussit à jeter un des gardes au sol. D'un rapide coup de pied, Harry frappa l'homme au visage. Il s'attendait à être tirer par le dernier mangemort, mais Neville était de nouveau revenu l'aider. N'étant plus armé de son morceau de lit et n'ayant plus sa baguette, Harry attaqua le dernier ennemi de la seule manière qu'il connaissait. Lors des réunions de l'AD, la défense physique n'avait jamais été un des points forts de Neville. Pour Ron et quelques autres cela venait naturellement, mais Neville s'était principalement entraîné avec sa nouvelle baguette. Sa carrure et sa force faisait cependant de lui un formidable adversaire, et Chris Parkinson le découvrit rapidement.

Neville réussit à lui décocher quelques coups avant que Chris relâche sa prise sur Harry et sorte sa baguette. Neville réussit à le frapper une dernière fois avant qu'il perde l'équilibre lors qu'un crochet du droit manqué et tombe à terre. Chris sortit immédiatement sa baguette, et il conjurait des bean bags avec beaucoup de plaisir. Il ne connaissait pas le sort exact pour les lancer à grande vitesse, mais à ce point de rage, Neville était quand même passé à tabac.

« Comment ça te fait, enfoiré ! Pas très plaisant, n'est-ce pas ? »

Chris n'eut pas la chance d'en dire plus. Harry était tombé au sol une fois relâché, et il réussit à atteindre sa botte droite, et son étui de rechange. Maintenant, avec la baguette d'Hedwige en main, Harry ne perdit pas de temps pour arrêter l'attaque.

« Stubefy ! » Puis, se tournant vers Lestrange, et Conrad, il répéta son sort. « Stubefy ! Stubefy ! » Harry n'avait même pas remarqué l'augmentation de la taille et de la puissance du sort, il était tellement soulagé que le combat soit terminé. Il devait avoir des os cassés et des blessures à soigner, mais les cinq mangemorts étaient mis hors d'état de nuire, et Neville était vivant ! Pas mal, tout bien considéré.

« Neville, tu vas bien ? » demanda Harry. Ils se reposèrent tous les deux une bonne minute sur le sol avant qu'ils n'aient assez de souffle pour discuter, mais quand Neville répondit, il avait du soulagement et de la fierté dans la voix.

« Ouais, je vais bien. J'ai eu deux sorts mortels qui ont été lancés contre le mur derrière lequel j'étais caché, et il a été complètement détruit. Je pense que je me suis évanoui, mais je me suis réveillé très faible et j'avais mal. Je les entendais te parler et te frapper, mais je ne pouvais pas me lever. Je suis désolé Harry. Mais quand j'y pense, j'ai entendu Hedwige et soudainement, je me suis sentit bien mieux. Je pouvais me lever, mais je ne pouvais pas trouver ma baguette. Donc j'ai agrippé la première chose que j'ai eu sous la main, et j'ai couru. J'ai vu ce qu'ils te faisaient, et ça m'a beaucoup rappelé ce que mes parents doivent avoir subis. Je ne pouvais pas laisser ça arriver. Je suppose que nous avons eu de la chance, hein ? »

« Tu peux dire ça, » rit Harry. Mais ça faisait trop mal de rire, et bientôt Harry toussa du sang. « Ouch, ne me fait pas rire, Neville. Ça fait trop mal. »

Quelques minutes passèrent avant que les deux garçons ne reprennent leur souffle, et ne soient assez bien pour se lever. Les deux garçons retrouvèrent leurs baguettes égarées. Hedwige fit don de quelques larmes à Harry pour soigner ses blessures sérieuses, et bientôt, Neville mit les cinq mangemorts en tas dans un coin. Harry appela Dobby pour nettoyer la salle pour qu'il n'y ait aucune preuve d'un combat, et puis Harry pensa à comment il pourrait enfermer les cinq mangemorts dans sa prison sans que Neville ne le remarque.

« Harry ? Pourquoi il n'y a personne qui est venu s'inquiéter du bruit qu'on a fait ? Ça fait au moins dix minutes que ça a commencé, et nous devons avoir fait un de ces raffuts ! Je pensais que maintenant la sécurité serait intervenue. »

C'était une bonne question, et de nouveau avec sa baguette normale en main, Harry jeta quelques sorts de détection pour trouver pourquoi ils n'avaient pas encore été interrompus. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il découvre pourquoi. Harry avait oublié que quand le couple blond était sorti de la pièce, un des mangemorts avait verrouillé la porte et avait lancé un sort de silence sur la pièce. La réponse était aussi simple parce que le sort de silence fonctionnait toujours. Avec un autre mouvement de baguette d'Harry, cela fut annulé.

« Je pense que nous devrions appeler la sécurité maintenant Harry, » fit Neville. « Mais qu'allons nous faire avec mes parents ? »

« Qu'est-ce que tu veux sire, Neville ? Ils n'ont pas été blessés, n'est-ce pas ? »

« Non, » répondit-il, « Mais je ne peux vraiment pas les laisser ici ! Tu-Sais-Qui doit avoir découvert que je visitais mes parents aujourd'hui, et que tu serais avec moi. Maintenant que les mangemorts ont échoués, qu'est ce qui l'empêcherait d'envoyer d'autres personnes ? Mes parents sont tout pour moi, Harry ! Peu importe qu'ils ne peuvent pas se rappeler qui je suis ou prendre soins d'eux-mêmes. Tu-Sais-Qui sera énervé par tout ça. Et si j'étais lui, j'enverrais d'autres mangemorts réessayer. Je sais que la maison d'Hermione et le Terrier son bien protégés pendant l'année, mais qu'en est-il d'ici ? Penses-tu que l'Ordre peut jeter quelques sorts de protections, ou peut-être laisser un garde pour les parents ? Parce que s'ils ne sont pas protégés, alors je reste ici, même si je dois dormir dans la même pièce ! »

« Calmes-toi, » le rassura Harry. « Nous imaginerons quelque chose, Neville, je te le promets. Je ne suis pas certain que l'Ordre ait suffisamment de personne pour mettre un garde à plein temps ici. Ils pourraient être déplacés au Quartier Général sauf que je vais vendre l'endroit dans deux jours. »

Puis, Harry eut une idée lumineuse, il sourit. « Et si nous les déplaçons quelque part ? Est-ce que tes parents ont besoin d'un traitement spécial, Nev ? »

« Euh, non, je ne pense pas, » fit-il. « Je sais qu'ils ont besoin d'être tournés plusieurs fois par jour pour qu'ils n'aient pas d'escarres. Et les quelques fois par semaine où ils vont faire une promenade, ils ont besoin d'être surveillés pour ne pas qu'ils se perdent. A par ça, je ne suis pas sûr. Nous devrions demander au Médicomage Bosworth. »

« Alors pourquoi n'irais-tu pas lui demander ? » le poussa Harry. Neville avait réussi à faire partir le sang et la saleté de son visage, et à part quelques tâche sur ses robes et quelques ecchymoses dessous, il ne portait pas de preuves qu'il venait de lutter poussa vie. Harry n'était pas dans le même état. Il avait toujours un trou dans sa jambe où un glaçon l'avait frappé, puis avait fondu. Les saignements avaient stoppés, mais ça faisait toujours très mal. Il avait aussi un bras disloqué, une lèvre fendue, les yeux au beurre noir, le nez cassé, et de multiples coupures sur tout le corps. Harry aurait besoin de quelques temps dans sa réserve de potions et avec Hedwige avant qu'il ne sorte en public.

Neville fut surpris par la demande d'Harry, mais il partit quand même. A la seconde où il franchit la porte cependant, Harry appela Dobby de l'endroit où il lavait le sol. En quelques minutes, l'hôpital avait meilleur allure que d'habitude.

« Dobby, j'ai besoin que tu ailles chercher ma malle à la Cachette très rapidement. Vs-y, et reviens aussitôt ici. D'accord ? »

« Dobby y va tout de suite Mr Harry Potter monsieur, si c'est ce que veut monsieur. » Puis sans attendre de réponse, il claqua des doigts, et revint une minute plus tard. Cette fois, la malle familière d'Harry était là, et Harry ne perdit pas de temps à ouvrir le septième compartiment, et il jeta les mangemorts à l'intérieur. Il devait agir vite avant que Neville ne revienne, donc il ne les mit pas en sécurité dans une cellule. En outre, ils avaient été assommés par son sort assommant personnel, et il n'y avait aucun moyen qu'ils puissent se réveiller jusqu'à ce qu'Harry ne leur lance lui-même le contre-sort.

Une seconde à peine après qu'Harry ait refermé sa malle et qu'il l'ait mise dans sa poche, Neville revint non seulement avec la Médicomage Bosworth, mais aussi avec deux gardes de la sécurité. Neville devait leur avoir parlé des mangemorts.

« Mon dieu ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Neville a dit qu'il y a eu une sorte d'attaque ? »

Harry avait espéré que Neville n'avait pas du tout parlé des mangemorts, mis sans lui dire pourquoi, Harry savait que ce n'était pas une option. Maintenant Harry savait qu'il allait devoir recourir à des mesures draconiennes.

« Hum, nous avons été attaqués, admit Harry, « Mais les mangemorts se sont enfuis. Neville et moi allons bien tous les deux, mais je pense que vous devriez contrôler les parents de Neville. Pendant ce temps, je raconterais ce qu'il s'est passé aux gardes ? »

Neville était sur le point de se plaindre sur le fait que les criminels s'étaient échappés, quand Harry attrapa son regard et le pria de ne rien dire. Neville savait qu'avec son sort assommant personnel, il n'y avait aucun moyen qu'ils aient pu s'échapper. Mais le regard d'Harry était un de ceux qu'on ne pouvait pas mal interpréter. Donc Neville accepta avec réticence ; peut-être parce qu'il avait trop hâte de savoir que ses parents allaient bien.

Tout allait bien pour eux heureusement, ou du moins ils n'avaient rien d'inhabituels. Et tandis que Neville et la Médicomage Bosworth étaient occupés avec les Londubat, Harry prit le temps de dire brièvement aux gardes ce qu'il s'était passé. Cinq mangemorts les avaient attaqués, deux avaient tout de suite été assommés, et après une longue bataille où les deux côtés avaient été blessés, les cinq avaient utilisés un portoloin pour partir avant que la sécurité de Ste Mangouste n'arrive. Ce n'était pas la vérité à vrai dire, mais Harry n'avait pas l'intention de dire à quiconque qu'il était toujours en possession des mangemorts capturés. La situation de sécurité d'Azkaban n'était toujours pas résolue, et Harry n'allait pas laisser con mangemorts de plus ; deux d'entre eux étant les frères Lestrange et donc ils étaient dans le cercle interne de Voldemort ; avoir l'opportunité de s'échapper.

Quand les gardes eurent eu une assez bonne description de ce qu'il s'était passé, ils quittèrent la pièce, probablement pour signaler l'incident au Ministère et pour appeler les Aurors. Harry voulait être parti longtemps avant qu'ils n'arrivent, donc il s'approcha de l'endroit où étaient Neville et Bosworth, toujours en réfléchissant au plan qu'il formait dans sa tête.

« Donc tout va bien ? »

Ça allait. La Médicomage Bosworth aurait un peu de travail à guérir les patients qui s'étaient pris des sorts par ricochets ou qui avaient été frappés par des bean bags mais aucune blessure n'était sérieuse. En fait, aussitôt qu'Harry les rejoignit, elle remarqua immédiatement son bras disloqué et insista pour le guérir. Non seulement son épaule était encore déboitée, mais son coude avait également été touché. L'Extorqueo avait fait du bon travail sur lui, et Harry argumenta quelques minutes avant d'autoriser la Médicomage à remettre ses jointures en place. Soigner cela faisait mal autant que quand ça avait été fait, mais au moins quand elle eut terminé, Harry pouvait de nouveau bouger son bras. Ça faisait encore mal, et ça continuerait à faire mal encore quelques jours, mais le pire était guérit.

Après son bras, Bosworth lui donna aussi une potion de régénération sanguine, et à lui et à Neville des potions antidouleur. Et puis elle apprit que Neville avait été victime de deux sorts mortels et que seul le sort de rebond sur son mur conjuré avait dissipé les Impardonnables suffisamment pour ne pas le tuer directement. Elle confirma que son cœur s'était arrêté de battre pendant une seconde, puis qu'il était reparti peu de temps après. Seul le chant d'Hedwige l'avait suffisamment guéri pour qu'il puisse s'asseoir et bouger. Comme Harry, il serait courbaturé et fatigué pendant quelques jours, mais il se rétablirait complètement.

« D'accord alors les garçons, vous allez rester ici. Vous devez rester en observation cette nuit, mais ça devrait aller mieux demain matin. »

« Médicomage Bosworth, » fit Harry. Si elle était comme Madame Pomfresh, cela n'allait pas être une conversation plaisante. « Si ça ne vous fait rien, je préférerais partir maintenant plutôt que de rester la nuit ici. Ces mangemorts étaient après moi, et je détesterais causer plus de risques à l'hôpital. J'ai deux elfes de maison chez moi qui ont l'habitude de guérir mes blessures, et si je n'ai besoin que de rester en observation, j'aimerais rentrer à la maison où je sais que je serais en sécurité. Neville est le bienvenu pour rester aussi chez moi. »

« Je vais rester avec mes parents, Harry, je te l'ai déjà dit. » Neville ne semblait pas prêt à changer d'avis.

« Je sais Nev, » sourit Harry, « C'est ce dont je voulais parler au Médicomage Bosworth. Je pensais que tes parents pouvaient aussi venir avec nous. Tu sais que j'ai suffisamment de place. Je pense qu'on pourra parfaitement les installer, et Dobby et Winky pourront veiller sur eux. Nous sommes tous les deux inquiets pour leur sécurité ici, et si nous les emmenons avec nous, alors il n'y a aucune chance que les mangemorts puissent les retrouver. »

Harry fut heureux du regard perdu dans les yeux de Neville. Harry connaissait bien ce regard ; il était nostalgique. N'attendant pas l'accord de Neville, Harry retourna son attention vers la Médicomage Bosworth qui semblait sidérée.

« Neville m'a déjà dit qu'ils avaient tous les deux besoin d'être surveillés quand ils étaient hors du lit, et qu'ils devaient être tournés quelques fois par jour pour éviter les escarres. J'ai deux elfes de maison capables, un qui a déjà l'expérience de prendre soin d'un sorcier alité. Dite-moi simplement de quoi d'autre ils ont besoin, et je ferais en sorte qu'ils l'aient. »

Avant que Bosworth ne considère même l'idée de laisser partir les Londubat, elle cita des raisons juridiques et médicales pour lesquelles ce n'était pas possible. Mais les faits restaient qu'autant qu'elle ne voulait pas les voir partir, elle n'avait aucun droit de les garder. Légalement Neville n'était pas en âge de prendre de telles décisions, mais comme sa grand-mère était indisponible et qu'il n'y avait pas d'autre famille pour contrer les décisions, les souhaits de Neville étaient les seuls à compter. Tant que sa grand-mère contactait l'hôpital la semaine prochaine pour approuver le transfert, il n'y avait rien que la Médicomage Bosworth puisse faire.

Avec réticence, elle dit à Harry, Neville et à Dobby encore présent les instructions détaillées sur comment prendre soin des Londubat. Principalement c'était juste les surveiller et assurer leur confort, mais il y avait aussi quelques potions nutritionnelles qu'ils devaient prendre pour leur santé et pour éviter que leur tonus musculaire ne se dégrade d'avantage. Dobby écouta tous les détails pour les répéter à Winky, mais Harry les écrivit lui aussi sur un morceau de parchemin juste au cas où. Non pas qu'il ne faisait pas confiance à Dobby et Winky, mais il y avait une différence entre prendre soin de deux personnes alitées, et balayer le sol deux fois par jour.

Après un long plaidoyer pour qu'ils changent d'avis, la Médicomage Bosworth sortit de la salle après avoir enlacé Neville et lui avoir souhaité bonne chance. Elle appela le premier étage pour organiser le transport des Londubat, mais quand elle revint un moment plus tard, ils étaient partis. Elle ne sut jamais qu'Harry avait transformé un linge de rechange en portoloin, et qu'il l'avait utilisé pour emmener tout le monde y compris les quelques possessions des Londubat à sa Cachette.

Le portoloin arriva au sous sol du bâtiment d'Harry comme d'habitude, et avec un peu de magie d'expansion, tout le monde put entrer dans l'ascenseur. Quand il appuya sur le bouton du treizième étage, Harry se demanda brièvement si les Londubat pouvaient le voir, mais il écarta rapidement cette pensée de son esprit. Neville pleurait de joie, et l'expression sur son visage était assez pour remercier Harry. Il savait qu'il faisait la bonne chose.

« On donc étiez-vous passés tous les deux ? » entendit Harry à la seconde où les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Il savait que c'était Rémus, mais il ne pouvait pas encore le voir. Harry attendit jusqu'à ce que les Londubat aient franchis les portes avant de penser à comment il allait répondre à cette question.

« Neville ? Harry ? Que s'est-il passé ? Ce sont les parents de Neville ? Comment les avez-vous fait sortir de Ste Mangouste ? »

Se tournant vers Rémus, prêt à lui rire au visage, Harry fut stupéfait quand il réalisa qu'il n'était pas le seul qui semblait avoir combattu. Rémus était pâle et fatigué, et si Harry ne l'avait pas su, il aurait pensé que la pleine lui était pour bientôt. Ses robes étaient déchirées plus que d'habitude, et comme Harry et Neville, il y avait des tâches de sang dessus. Apparemment Sainte Mangouste n'avait pas été le seul endroit à être attaqué aujourd'hui.

« Que t'est-il arrivé ? » demanda simplement Harry. « Tu vas bien ? »

« Oui, je vais bien, mais et vous ? » se calma légèrement Rémus, mais il passait toujours nerveusement sa main dans ses cheveux courts. « Après que j'ai eu ta note ce matin, j'ai essayé de te trouvé. Il semble que tes intuitions aient été justes. Nous avons réussis à confirmer que Voldemort avait quelque chose de prévu pour aujourd'hui, donc l'Ordre et le Ministère ont envoyés toutes les personnes disponibles qu'ils pouvaient. Le Chemin de Traverse, Préaulard, le Ministère et Azkaban ont tous été attaqués simultanément cet après-midi. C'était un coup de pure chance que ton avertissement nous ait permis de nous préparer.

« Nous avons réussi à capturer quatre mangemorts à Azkaban avant qu'ils ne lancent l'attaque. Seuls quelques personnes de notre côté ont été sérieusement blessées, et heureusement personne n'est mort. Quelques personnes ont été embrassées à Préaulard, mais ça aurait pu être bien pire. Harry, Dumbledore et l'Ordre t'ont cherchés pendant la dernière heure ! Je n'étais pas inquiet au début, mais quand je suis arrivé ici par cheminette et que personne n'était à la maison ; j'ai paniqué ! Dumbledore a dit que le mieux que je pouvais faire était de rentrer et d'attendre. Puis Dobby est apparu de nulle part, il ne voulait pas me dire ce qu'il se passait, et maintenant tu sembles t'être battu tout comme moi, et tu amènes les Londubat en plus ! Est-ce que l'un d'entre vous va m'expliquer ce qu'il s'est passé ? »

Harry ouvrit sa bouche pour expliquer, mais il ne savait pas par où commencer. La Médicomage Bosworth avait soigné son épaule et lui avait donné quelques potions, mais il avait encore des blessures qui nécessitaient des soins. Il avait aussi trop mal pour ne serait-ce que commencer à essayer d'expliquer, et à la place, il se tourna vers Neville.

« Neville, ça t'embêterait de raconter ce qu'il s'est passé à Rémus ? Je dois prendre quelques potions, et j'ai aussi besoin d'un bain. Je suis fourbu, et je suis sal, et je saigne, et je suis fatigué. Peut-être que Rémus pourra t'aider à installer tes parents ? Dobby et Winky devraient avoir des meubles et des affaires prêts maintenant. Nous pourrons faire une installation plus permanente un autre jour. Je pense que tout cela fait, nous devrons avoir une discussion. J'ai beaucoup de choses à vous expliquer à tous les deux. Ça va être une longue nuit. »

Laissant les deux autres la bouche ouverte en protestation, Harry se dirigea vers sa chambre, et se prépara un bain chaud. Comme si la journée n'avait pas été assez mouvementée, il savait qu'il allait devoir révéler quelques uns de ses secrets à ses deux amis. Ils avaient gagnés sa confiance, et il n'avait plus le choix de toute manière.

J'espère que ce chap vous a plû. Je remercie ceux qui continue à lire ma trad, et encore plus ceux qui prennent le temps de laisser une review. Gros bisous donc à : Lyra Sullyvan, fala (contente que ça t'ait fait plaisir. Je pense qu'ils se verront dans le prochain chap, mais je n'en sais pas beaucoup plus), Demenciae, klaude (on verra peut-être la discussion Mac Go-Dumby dans le prochin chap, honnêtement je ne sais pas.), ep (contente que tu ais aimé), titmo, bachelor49, luffynette, zaika, Isatis et Di castillo de mortes (j'adore la fict l'éveil des Damnés avec Dorian, je le trouve excellent comme perso !)