Merci à tous les lecteurs qui m'ont suivit jusqu'ici et aussi Breathingisboring pour sa review.
C'est l'avant dernier chapitre, je dois avouer que j'ai eu du mal à l'écrire et que je suis pas entièrement satisfaite du résultat, j'espère qu'il vous plaira quand même.
Enjoy !
Chapitre 14 : Die an another day.
Sherlock se sent étrange. Il est dans les ténèbres, son corps flotte dans les air mais il n'arrive pas à bouger. Ses yeux semblent être collés à la super glu. Où est-ce qu'il est ? Il se souvient que Moriarty a failli l'étriper et qu'il a réussi à s'échapper. Il flotte, serait il encore dans le bassin. Il fait un effort surhumain et finit par ouvrir les yeux.
-Watson, ma loupe ! Marmonne-t-il.
-Sherlock vous êtes enfin réveillé.
Ce n'est pas la voix de son assistante. Le détective tourne la tête et entrevoit une femme. De deux chose l'une, soit Watson a prit 35 ans dans la vue soit...
-Mme Hudson ?
-Oui, Sherlock, vous êtes à l'hôpital. L'inspecteur Lestrade vous a trouvé inconscient dans une piscine en construction. Que s'est-il passé ?
La porte s'ouvre alors et laisse passer l'inspecteur. Il vient tout juste de raccrocher avec son équipe, son portable est toujours dans sa main droite. Les choses ne tournent pas comme il le voudrait, il a le front plisser en signe d'inquiétude.
-Vous vous remettez vite, lance-t-il avant de fourrez ses mains dans ses poches et de se dandiner d'un pied sur l'autre.
-Watson, souffle le détective.
-On a retrouvé des traces de sang qui lui appartienne.
Mme Hudson laisse échapper un petit cri.
-Rien de bien grave, elle doit être blessé au bras ou à la jambe.
-Elle a intérêt, pense Sherlock.
Le détective tente alors de se relever, mes ses membres semble fait de coton.
-Sherlock je crois que vous n'êtes pas en état, dirent en chœur Lestrade et sa logeuse.
-Débrancher moi et j'irais mieux.
Le détective commence à arracher la perfusion. Il enroule ensuite sa main dans le drap pour stopper l'hémorragie provoquer par l'aiguille.
-Je dois trouver le message.
Il se relève péniblement et repoussa les draps. Il prend une grande inspiration et se met debout. Son ventre le tire mais la douleur est supportable. Il cherche ses affaires du regard.
-Quel message ? Demande Lestrade.
-Sherlock, ce n'est pas raisonnable, ajoute Mme Hudson.
-Watson a été kidnappée et celui qui a fait ça m'a forcement laisser un indice. Maintenant poussez vous de mon chemin j'ai un cas à résoudre.
Le détective est enfin arrivé au 221 B et se tient devant la porte. Il introduit sa clé dans la serrure et la tourne tout doucement à l'affût du moindre accroc qui pourrait déclencher un piège. Il repousse ensuite la porte, celle-ci émet un léger grincement. Le détective fait un pas à l'intérieur de la maison. Il n'y a aucun bruit. Sherlock continue sa progression, pas par pas, il monte l'escalier en prêtant attention aux marches et se présente enfin devant la porte du salon fermée. Il colle son oreille contre le battant en bois et essai de percevoir ce qui pourrait se tramer derrière, mais il n'y a que le silence. Il se met alors sur le côté droit du pallier, dos au mur et attrape la poignée qu'il actionne. Une fois la porte ouverte, Sherlock risque un coup d'oeil, il n'y a personne dans la pièce, simplement un buste en céramique posé sur son bureau. Il entre dans la pièce et se dirige immédiatement vers la représentation. C'est une copie d'un buste de Napoléon. Le détective se penche pour l'examiner. La statue ne présente rien en apparence. Il se relève, puis va chercher son revolver qu'il pointe sur la sculpture. L'affaire des Six Napoléons, le message est donc à l'intérieur. L'impacte la fait exploser, projetant des morceaux de plâtre partout dans la pièce. Mme Hudson ne va pas être contente mais qu'importe, il a plus urgent à penser que de faire le ménage. Parmi les éclats, le détective découvre un morceau de papier plier en deux qui se trouvait au cœur de la statuette. Sherlock s'en saisit et le déplie. Il y a un message crypter. Une phrase semble-t-il, écrite avec de petits personnages qui semblent exécuter une danse.
-Et maintenant l'affaire des Hommes Dansants. Il reprend certains cas que j'ai élucidé.
Combien de temps allait durer le petit jeu ? Assez pour qu'Harriet meure ? Le temps des spéculations n'était pas venu. Il fallait qu'il décode le message. Il fallait faire appel à ses souvenirs. Le détective ne fut pas long, le message le laissa pourtant perplexe : « Suis le lapin Blanc ». Sherlock joignit ses mains et commença à réfléchir. Il en était là de ses réflexion lorsque la sonnette du 221 b retentit. Sherlock tourna sa tête en direction de l'escalier et plissa ses yeux. Il n'attendait personne. La sonnette retenti une deuxième fois. Le détective consenti à aller ouvrir mais garda le revolvers. Il descendit au rez-de-chaussée et ouvrit à homme d'une trentaine d'années qu'il connaissait bien.
-Salut Sherlock, on m'a missionné pour te livrer un truc, ce n'est pas ce que tu avais l'habitude de prendre par contre.
L'homme lui tend un sachet transparent qui contenait un unique cachet.
-Qui t'as donné ça ?
-Je ne l'ai pas vu, on m'a passé commande par téléphone.
Le détective baisse le regard et finit par se saisir du sachet.
-Je te dois quelque chose ?
-Non absolument rien, amuse toi bien.
Le détective remonte au salon. Il regarde le cachet d'une couleur blanche gravé d'un lapin. Qu'est-il censé faire avec ? Il connaît déjà la réponse. Le détective ouvre le sachet en plastique et en sort le comprimé. Il le met dans sa main le regarde un instant puis fini par l'avaler. Il lui fallait attendre une demie heure le temps que la drogue fasse effet. Il avait l'impression de perdre son temps et surtout que Moriarty le menait par le bout du nez. Il s'installa dans son fauteuil et posa sa tête sur le dos du siège.
Sherlock regarda sa montre 20 min, il soupira fortement ça commençait à être long. Il y eu alors un flash de lumière qui lui brûla la rétine. Il se couvrit les yeux de sa main en étouffant un juron puis rouvrit les yeux. La lumière du salon semblait plus intense. Il entendit un frôlement, où plutôt un froissement de tissu. Il tourna la tête et aperçut une femme à la silhouette mince et étirée et aux cheveux d'une couleur gris pâle . Elle était envelopper dans un long kimono en soie blanche et se tenait appuyer contre le mur, juste à côté du smiley. Elle fumait une cigarette qui semblait ne jamais se consumer.
-Ca faisait un baille que je ne t'avais pas vu, mon lapin. Je t'ai manqué ?
Sa voix est douce comme une caresse, son sourire rassurant, mais caché sous cette apparence se tient le pire des monstres. Sherlock le sait, et il doit être très prudent pour ne pas retomber dans les filets de cette sirène moderne.
-Pas le moins du monde.
-Quel menteur.
Elle se décolle du mur et s'approche du détective dans un bruissement d'étoffe qui rappelle le froissement du papier. Elle semble glisser sur le sol et chacun de ses mouvements libère une volute de fumée grise.
-Alors qu'est-ce que je peux faire pour toi.
-J'ai besoin de ta claire-voyance.
La jeune femme s'est arrêté près du bureau du détective, elle tire une bouffée de sa cigarette tout en lisant une feuille contenant des notes. Elle se tourne alors à demi et dit:
-Tu ne veux pas jouer un peu avant ?
-Je n'ai pas le temps.
-C'est vrai que tu dois sauver Harriet.
-Comment est-ce que tu l'as connais ?
-Je suis une hallucination Sherlock.
-Donne moi le message et va t'en.
-Oui bien sûr, la petite devinette de Jim Moriarty, toi qui te plaints de t'ennuyer, elle devrait te ravir. « Suis le lapin blanc ».
La jeune femme prend place dans le fauteuil juste en face du détective. Elle tire une autre bouffée sur sa cigarette puis elle rejette longuement la fumée vers lui. L'odeur du tabac l'entour, l'enivre. Elle lui fait un mince sourire et lui tend la cigarette qu'elle tient, mais Sherlock l'ignore. La femme hausse les épaules puis continue.
-Quel lien peut-il y avoir entre Alice au Pays des Merveilles et ton assistante ?
Le détective joint ses mains en dessous de son menton, mais il a du mal à se concentrer, il a envie de sentir ce parfum de tabac qu'elle dégage et la sensation de calme qu'elle procure. La jeune femme se passe lentement la langue sur les lèvres, ses yeux brillent d'une lueur étrange. Elle attend son heure tel le chat devant un trou de souris. Sherlock ferme un instant les yeux, quand il les rouvre le salon du 221 B commence à disparaître, la lumière s'estompe peu à peu pour laisser place aux ténèbres. La jeune femme se trouve à coté de Sherlock, elle fait face à ce qui était encore il y a quelques instants la cuisine. Elle promène ses longs doigts sur le bras du détective tout en avançant lentement jusqu'à se retrouver derrière lui, elle pose ses mains sur le dossier du fauteuil, seul reste de l'ancienne pièce, et se penche en avant pour murmurer à l'oreille du détective.
-Tic Tac.
-Tu es censé m'aider, pas n'énerver.
La jeune femme soupire puis tourne le fauteuil et s'appuie sur les accoudoirs. Son visage est à quelques centimètres de celui du détective. Ses yeux ne sont plus que deux globes d'obsidienne dans lesquels le détective se reflète.
-Concentre toi, je t'ai donné des indices.
Les yeux de la jeune femme sont parcourut de flash, les liens que Sherlock cherche. Auteur, livre, personnages et soudain... Le lapin blanc.
-Le temps.
-Et qu'est-ce qui le représente le mieux à Londres ?
-Big-Ben.
La femme au kimono blanc sourit.
-Ce n'était pas si difficile.
Elle lui donne un léger baiser sur les lèvres puis se recule.
-Je crois que tu n'as plus besoin de moi, bonne chance pour la suite.
Le salon réapparaît soudain. La jeune femme se dirige vers la porte et disparaît dans un nuage de fumée.
Le détective rouvre les yeux, il est toujours assis dans son fauteuil. Il se relève et regarde sa montre, deux heures ont passé, il est temps d'accélérer le mouvement et d'aller chercher Présence Indésirable.
Sherlock arrive enfin au parlement. Il fallait maintenant qu'il pénètre dans le bâtiment, ce qui ne devrait pas posé trop de problème vu la multitude de fenêtres dont il est percé. Il suffit de trouver celle qui apporterait le plus de discrétion. Le détective contourne la tour de Big-Ben et emprunte le chemin adjacent, il passe une première aile et arrive dans une sorte de renfoncement. Il grimpe sur un parterre d'herbe et s'approche du bâtiment. Sherlock regarde autour de lui, personne en vue. Il se plante devant une fenêtre et sort un fin stylet qu'il introduit dans la fente. Il remonte doucement l'outil jusqu'à trouver le loquet. Le détective fait un mouvement de levier et le verrou saute. Il pousse ensuite la fenêtre qui s'ouvre avec un léger grincement. Il jette un coup d'oeil en arrière puis grimpe sur le rebord . Sherlock se retrouve dans le couloir. Il sort une torche électrique et referme derrière lui. Il avançe prudemment au travers des galeries et arrive enfin devant la porte qui abrite l'entrée de la tour.
Harriet arrive enfin au beffroi. Elle avait cru que cette ascension ne finirait jamais. Les muscles de ses jambes sont tétanisés et la blessure qu'elle a la jambe c'est remise à l'élancer . Moriarty fait quelques pas en admirant l'énorme cloche au dessus d'eux.
-Quel magnifique endroit où mourir.
Il y règne un bruit infernal parfait pour couvrir tout ce qui pourrai s'y passer. Harriet prend une grande inspiration. La jeune femme est poussée au milieu de la pièce. Moriarty finit par s'arracher à sa contemplation et se tourne vers eux. Il fait un signe aux deux hommes qui les avaient escorté. Ils disparurent bientôt laissant la Némésis et l'assistante seuls. Harriet pense tout de suite que l'affaire des cuisines ne lui a pas servi de leçon. Un petit point rouge apparaît alors au centre de la poitrine d'Harriet.
-Le sniper n'est qu'une précaution. Je détruits Sherlock Holmes ce soir et je n'ai pas envie qu'un grain de sable vienne enrailler la machine.
-Je ne comprends toujours pas ce que j'ai avoir dans l'histoire.
-C'est simple, Holmes est guidé par des énigmes que j'ai disséminé, il va bientôt arriver jusqu'au parlement, pensant vous trouver en vie, mais vous ne le serez pas, je me serais arrangé pour que vous ayez une balle entre les deux yeux. Cette simple balle marquera la chute de Sherlock Holmes, l'arme porte ses empruntes, et quand la police trouvera votre cadavre elle se dirigera spontanément vers lui.
-Mais pourquoi m'aurait-il tué ?
-Mais parce que vous auriez découvert ça véritable identité.
Harriet fronça les sourcils.
-Oh ! Mlle Watson, qui pensez-vous dissémine tous ses cadavres au travers de Londres ?
-Personne ne vous croira, il a aidé à résoudre des enquêtes inextricable.
-Précisément parce que c'est lui qui les a créé.
-Vous oubliez mon frère.
-Une marionnette entre les mains de Holmes, pour effacer les traces de soupçons.
Moriarty se rapprocha de la jeune femme.
-Arrêtez de vous torturer l'esprit pour essayer de trouver un moyen de le sauver, vous n'êtes pas assez intelligente pour cela.
Harriet pince ses lèvres et esquisse un pas vers Moriarty. Il y a alors une détonation et un bruit métallique juste après. Harriet suspend son geste.
-Que vous avais-je dis ? Bien ce n'est pas que je m'ennuie mais il faut en finir.
Moriarty sort une arme et la pointe sur la jeune femme. Le cœur d'Harriet manque un battement. La porte s'ouvre alors avec fracas la faisant sursauter. Elle se tourne et voit le détective entrer. Moriarty esquisse un rictus puis se rapproche de la jeune femme qu'il saisit par le cou et utilise comme bouclier.
-Vous êtes en avance, pour une fois.
Sherlock fait un pas en avant.
-Je serais vous, je resterais où je suis, une balle perdu est si vite arrivée.
-Laissez la partir ça se joue entre vous et moi.
-Oh ! Vraiment ? Très bien.
Il pousse violemment Harriet sur le côté, celle-ci part en arrière et se cogne dans la rambarde. Elle perd l'équilibre et bascule dans le vide. Moriarty brandit son arme et appuie sur la détente. Le détective bondit sur le côté, prend appuie sur la balustrade en fer, et saute par dessus. Moriarty se précipite et se penche par dessus le parapet, il voit le revers du manteau du détective s'évaporer. Watson, il va la récupérer. Il retourne précipitamment vers l'endroit où était tombée Harriet. Moriarty voit les deux mains de la jeune femme accrocher à la barre de métal. Il se penche en avant et la voit qui se démène pour essayer de remonter. Sherlock Holmes apparaît alors, il est grimpé sur la rambarde et essaye d'attraper son assistante. C'est son jouet maintenant et il n'allait pas se le laisser prendre aussi facilement. Il se plie en deux et réussit à attraper Harriet par les bras. La jeune femme lève la tête et croise le regard noir et froid de la Némésis. Elle se débat pour lui compliquer la tâche mais il réussit à la remonter, la pose un instant sur la barrière puis l'attrape par le dos de son manteau et la fait basculer. Moriarty la relève d'un seul coup puis l'attrape par le col de son manteau puis lui applique le canon du revolver contre le front.
Sherlock tend sa main pour attraper la cheville de son assistante mais elle lui échappe soudain, remontant à l'étage supérieur. Il lève la tête et aperçoit Moriarty. Le détective saute de la balustrade, il sent quelque chose craquer mais pas le temps de savoir ce que c'était. Il remonte les marches et voit Harriet au prise avec sa Némésis. Il court jusqu'à lui et lui saute dessus. Déstabiliser l'homme lâche son arme qui glisse sur le sol. Emporter par l'élan, les deux hommes passent par dessus la balustrade. La jeune femme se précipite à leur suite et se penche par dessus . Elle a du mal à distinguer ce qui se passe en contre bas. Pourvu qu'il ne soit pas mort.
-Holmes !
Il n'y a aucune réponse à part le vacarme du mécanisme. Harriet se retourne et repère le revolver, elle se dirige vers celui-ci et va pour l'attraper lorsqu'elle est arrêtée par un point rouge. Le sniper, elle l'avait oublié, il est juste au dessus d'elle. Elle peut récupérer l'arme en faisant vite et bien. Il y a une cloche à sa droite qui peu lui servir de refuge. Harriet donne un coup de pied dans l'arme qui voltige puis bondit en avant. Un coup de feu retenti et la touche au bras. Par l'impacte la jeune femme perd l'équilibre et tombe sur le sol, elle ne doit pas s'arrêter, elle rampe et fini par attraper l'arme. Elle à atteint l'autre barrière métallique. Harriet laisse s'échapper un soupir, elle est protégée pour l'instant.
Sherlock et Moriarty heurtent de plein fouet l'un des mécanismes commandant l'actionnement d'une des horloges de Big-Ben. Sous l'impacte les deux hommes se séparent. Sherlock sent que ça plaie au ventre se rouvre et il voit une tache rouge sombre s'élargir sur sa chemise. Il se met à genoux et va pour se relever mais quelque chose vient lui enserrer le cou. Moriarty à défait sa cravate et entreprend d'étrangler le détective. Sherlock lui envoi un cou de coude dans les côtes, Moriarty part sur le côté et entraîne le détective avec lui. Allonger sur le dos, sa Némésis lui cale son genoux dans le dos et le soulève de quelques centimètres. Le détective n'a plus de prise et l'oxygène commence à lui manquer. Il se démène et la douleur dans son bas ventre devient plus forte. Sherlock réussit à se mettre de côté, sa Némésis lâche sa cravate, le détective reprend enfin son souffle mais se n'est que de courte durée. Moriarty lui donne un coup de poing dans le ventre. Le détective crache un filet de sang. L'homme en profite pour lui donner un coup au visage. Sherlock est sonné, il sent qu'on le traîne. Moriarty l'a placé à une extrémité de la roue dentée et le maintient à moitié dans le vide. Il a posé son genoux sur le ventre du détective et s'appuie de tout son poids sur lui. Sherlock a le souffle court et sa plaie au ventre a totalement fini de se rouvrir. Il voit la jonction des deux roues qui se rapproche. Il faut qu'il agisse et vite.
-Je prévoyais une manière plus propre de vous tuez, mais tant pis, je vais adorer répandre votre cervelle partout dans la tour.
Le mécanisme avance inexorablement. Sherlock essai de se relever mais impossible. Il y a une détonation et un bruit de ricochet sur du métal. Moriarty se penche en avant instinctivement. Le détective en profite, il l'entoure de ses jambes et après un effort qui semble lui avoir déchirer le ventre en deux, envoi Moriarty par dessus sa tête. L'homme décolle et a le réflexe de se raccrocher au manteau de Sherlock. Ils basculent dans le vide, le détective arrive à se rattraper par les pieds. Il est coincé dans l'un des crans de la roue. Il entend son manteau se déchirer et sent sa Némésis glisser. Il le voit disparaître dans les ténèbres. Le détective n'a pas le temps à la réflexion, il doit remonter au plus vite avant de se faire broyer la jambe et de finir comme sa Némésis. Il prend une grande inspiration et réussit à se plier en deux. Il a l'impression d'avoir le ventre en feu et des gouttes de sueur perle sur son visage. Il sent qu'il va tomber dans les pommes.
-Encore quelques secondes, se convainc t'il.
Il réussit à dégager son pied. Il est maintenant pendu par les bras à roue dentée qui continue sa progression. Après un effort surhumain, le détective réussit à remonter sur le mécanisme, il est épuisé et fini par s'évanouir.
Sherlock s'agite sur la table d'examen sur laquelle on l'a forcé à s'allonger.
-Où est Watson ?!
Le médecin qui essai de le recoudre soupire.
-Je ne sais pas de qui vous voulez parler et arrêter de remuer je dois vous recoudre !
-La jeune femme qui était dans l'ambulance avec moi, où est-elle ?
-Je n'étais pas avec vous,on a sûrement dû l'emmener dans une autre salle.
Sherlock fait mine de se relevez.
-Où est-ce que vous croyez aller !
-Je vais chercher mon assistante.
La porte s'ouvre alors et laisse passer l'inspecteur Lestrade.
-Ah ! Enfin quelqu'un qui va pouvoir répondre à mes questions. Où est Watson ?
-Elle se fait soigner.
-Je vous ai demandé où elle était !
-Dans une salle adjacente.
Le détective se relève pour de bon et sent une légère piqûre dans son bras. Il tourne la tête et voit le médecin qui lui injecte un produit.
-Qu'est ce que...
-Un sédatif, ça soulagera tout le monde.
Pour les énigmes je n'ai pas pris les cas dans l'ordre chronologique dans lequel Doyle les a écrits. J'ai simplement pris les cas car ils étaient intéressants pour le chapitre. Si jamais vous vous étiez posé la question, le mystère est résolu !
