New World
Base : HP
Genre : Mystère, romance, et slash HPDM
Disclamer : Rien ne m'appartient à part la trame que prend l'histoire et les personnages qui viendront se greffer ne faisant pas partie du livre.
Note : Cette histoire va bientôt toucher à sa fin.
Chapitre 14 : L'espoir
Silver volait en direction de l'île, il n'avait pas pu suivre longtemps le bateau sur lequel son maître avait disparu. Il s'était rapidement fait remarquer et l'équipage du capitaine Orlanf l'avait chassé. Voler sans se poser avait fini par lui faire rebrousser chemin. Jamais il n'avait été éloigné de lui. Il piqua vers la plage et s'écrasa aux pieds de Timy. Le garçon se baissa pour le ramasser et soupira. Rapidement il l'amena au Coq. Le cuisinier posa Silver sur la table avant de lui servir une gamelle d'eau. Le perroquet se traîna jusqu'à la gamelle et laissa sa tête reposer sur le bord, son bec dans l'eau.
- Mon pauvre petit, tu dois être fatigué.
- Nous devons faire quelque chose ! On ne peut pas rester comme ça et rien faire, s'exclama Timy.
- Calme-toi gamin.
- Notre capitaine, Rémy, Harry et Draco sont en route pour la capitale, vers l'ennemi, et nous, nous restons là à rien faire.
- Je sais.
Le cuisinier ébouriffa les cheveux de l'enfant. Il le savait et s'en voulait de ne rien pouvoir faire, mais le bateau était en trop mauvais état. Il leur faudrait encore quelques jours pour bien le réparer et espérer qu'il puisse reprendre la mer. Se lancer maintenant c'était comme mettre une brindille sur le chemin d'un cracken.
Elysa arriva avec de nouveaux fruits ramassés le long de la plage. Tout comme pour le navire, les hommes aussi devaient prendre des forces.
- Voilà de quoi nourrir les hommes.
Feyrs choisit ce moment pour arriver à son tour, il était couvert de sueur et sa peau était rouge à cause du soleil.
- Nous n'allons pas tenir longtemps avec ce soleil.
Il regarda le perroquet en train de boire.
- Il s'est fait semer.
- Le pauvre n'a sûrement même pas pu les rejoindre, dit Elysa en lui caressant d'un doigt la tête.
- Préviens les hommes qu'ils pourront bientôt manger, ajouta le cuisinier en prenant les fruits.
- Ils seront ravis.
Feyrs rejoignit les hommes et se remit au travail. Timy courut le rejoindre pour aider. Elysa le regarda faire avant de soupirer et de se mettre à couper les fruits et racines.
- Il a l'impression d'être inutile.
- Comme nous tous. Nous venons de nous faire prendre notre Capitaine et son second. Nous n'avons même pas bougé le moindre orteil.
- Et tant mieux, le bateau aurait été irréparable. Et nous leur serons plus utiles vivants que morts.
- Si nous arrivons à réparer les dégâts avant qu'il ne soit trop tard.
Elysa hocha la tête, oui, avant qu'il ne soit trop tard.
oOo
Morgan fut jeté dans la cellule sans ménagement. Rémy fut le premier à le rejoindre mais n'osa pas le toucher. Il pouvait juste entendre son souffle faible et sentir l'odeur du sang. Dans la cellule d'à côté, Harry et Draco se rapprochèrent des barreaux pour prendre des nouvelles de leur ami. Morgan bougea au bout de quelques minutes, il se redressa doucement, refusant l'aide de Rémy et s'installa contre le mur en grimaçant de douleur.
- Les cons, ils ne m'ont pas épargné.
- Est-ce que ça va, Capitaine ?
- Oui Rémy, ça va. Je suis plus résistant que ça.
Il se racla la gorge et cracha dans un coin de la cellule. Il tourna son visage tuméfié vers Harry et Draco. Nympha profita du fait que plus personne ne se trouvait dans les parages pour aller voleter autour du Capitaine et éclairer ainsi les dégâts : un nez probablement cassé, la lèvre fendue tout comme l'arcade sourcilière, un cocard autour de l'œil et ça ce n'était que la face visible mais il avait probablement une ou deux côtes cassées.
- Retourne te cacher petite luciole, il manquerait plus qu'on te trouve.
Nympha tinta avant de retourner sous la chemise de Draco. Le blond se rapprocha un peu plus de la grille et tendit la main.
- Ne fais pas ça.
- J'aimerais pouvoir apaiser ne serait-ce que la douleur.
Harry passa un bras autour des épaules de son protégé pour le faire revenir en arrière.
- On ne doit pas attirer l'intention.
- Je m'en veux.
- Ce n'est pas le moment pour ça. Nous étions en route pour la capitale, nous y sommes. Bon, ce n'est pas vraiment ce que nous espérions, mais nous y sommes.
- C'est de ma faute tout de même, ce n'est pas la peine de tenter de me remonter le moral. C'est vous qui êtes dans cet état.
Morgan fixa Draco et sourit mais n'ajouta rien. Pas besoin de parler pour lui faire comprendre ce qu'il pensait. Draco était leur espoir. Morgan se tendit et tout le monde se tourna vers la grille. On venait vers eux. Des pas se rapprochaient. Une porte s'ouvrit, les gardes parlèrent puis une personne plus fluette entra portant un plateau. Elle vint se placer devant la grille. La faible lueur des torches l'éclairait mais ils purent voir que ce n'était qu'un serviteur.
- Je vous amène de quoi vous restaurer.
Aucune réponse ne lui parvint alors il fit glisser les bouillons entre les grilles.
- Je m'appelle Artémis. Vous pouvez manger, il n'y a rien dedans. Ce n'est que de la soupe.
- Nous parler ne t'est pas interdit, questionna Rémy s'avançant pour attraper un bol et l'amener à son Capitaine.
- Peut-être. Mais je fais beaucoup de choses interdites.
Artémis sourit avant de ramasser son plateau. Il n'avait pas beaucoup de temps. S'attarder reviendrait à semer le doute chez les gardes.
- Tenez le coup.
Le serviteur disparut et la porte se referma les laissant de nouveau seuls.
- Voilà notre lueur d'espoir, sourit Harry.
- Oui. Espérons que ce n'est pas un novice, soupira Rémy.
Ils se mirent à manger ne sachant pas ce qui se passerait ensuite.
oOo
Narcissa était assise dans la tente du chef, elle avait pu se laver, mettre de nouveaux vêtements mais gardait toujours sa chevelure cachée. Tout le monde dans le campement savait que la princesse était là mais elle ne voulait pas attirer l'attention. Si un intrus venait à s'introduire dans le camp ou même un démon de l'ombre, son physique devait rester anonyme. L'espoir venait de réapparaître dans les yeux de chacun surtout après la démonstration de son pouvoir. Elle en avait bien trop fait. Ciam avait été soigné et se tenait à ses côtés devant la carte du royaume. Laurence était en face d'eux, il n'avait pas encore réussi à entamer la conversation, ne sachant pas vraiment par quel bout l'entreprendre. Soledad était présente aussi, assise dans un coin, attendant que quelqu'un fasse le premier pas. Elle venait de voyager avec la Princesse, non la Reine de Naya, et son cerveau avait encore un peu de mal à joindre les deux bouts. Laurence finit par briser le silence.
- Je ne sais pas par quoi commencer.
- Dans ce cas, commençons par les choses importantes. Votre mouvement rebelle, comment s'organise-t-il ?
- Alors nous avons des hommes un peu partout. Le campement le plus près de la capitale se trouve ici. Il n'est qu'à quelques heures des remparts. Ensuite, nous sommes le second camp le plus important. On se situe ici. A trois jours de marche. Nous avons reçu un message comme quoi un autre mouvement nous rejoignait, il vient de Sylphe. C'était l'un des plus fervents défenseurs de votre père. Alexander devrait nous rejoindre dans quelques jours. Et puis il y a le capitaine Morgan, mais nous n'avons pas eu de nouvelles depuis un moment, c'est un pirate. Je dirais qu'il devrait se trouver dans cette zone.
Narcissa observa la carte, avec toutes les indications qu'on venait de lui fournir elle pouvait organiser un schéma simple, elle enregistra chaque information mais la plus importante à ses yeux n'y était pas. Ciam posa une main sur son épaule et se tourna vers Laurence. Il avait compris le cheminement des pensées de sa compagne.
- Auriez-vous entendu parler d'étrangers ? Deux enfants ?
- Des enfants ? Non. Plus aucun étranger ne vient à Naya depuis longtemps. Le régime fait peur.
- Ils doivent être quelque part. Je sens qu'ils sont là.
Soledad se releva et vint regarder la carte, elle sentait que cette question était importante et se devait de rassurer sa Reine.
- J'ai couvert cette zone ces derniers temps, je n'ai pas entendu parler d'étrangers, mais il se peut qu'ils soient de l'autre côté.
Elle pointa le doigt sur Sylphe et sa côte. Narcissa releva la tête et regarda Laurence.
- Vous avez dit qu'un homme venant de Sylphe allait nous rejoindre.
- Oui. Alexander a décidé de prendre les armes et de nous venir en aide. Il semblerait que quelque chose l'ait fait changer d'avis et quitté son logis pour prendre les armes.
- C'est lui. Oh Ciam, c'est Draco. Faites qu'il soit avec lui. Ce monstre ne doit pas lui mettre la main dessus.
- Calme-toi.
- Qui est Draco ?
Tout le monde se tourna vers Soledad. Elle venait de poser la question. Narcissa sourit faiblement.
- Draco, c'est mon fils. Et il est à Naya avec son protecteur.
- Merde.
Laurence fit quelques pas avant de revenir à la carte et de sortir de la tente. Soledad prit la place du chef et regarda Narcissa et Ciam.
- Les démons de l'ombre pourchassent en ce moment une adolescente étrangère. Nous ne comprenions pas pourquoi mais…
- C'est Draco.
- Mais oui, c'est normal. Pour lui, seule une femme peut utiliser le pouvoir de Naya. Il ne me cherche pas moi, il cherche Draco.
- Mais c'est vrai, un homme ne peut utiliser le pouvoir de Naya.
Narcissa soupira et se massa les tempes fatiguée.
- Pourquoi ça ? Ce n'est pas parce que la lignée était en grande partie féminine qu'il n'y a pas eu des hommes. Un pour être précis. Jiyae.
- Jiyae était très fort. Mais il a eu peur de son propre pouvoir et a influencé Naya pour que ne naissent plus que des filles. Mais Draco n'est pas né ici, termina Ciam avant de se laisser tomber au sol.
Narcissa semblait effrayée par le sort de son fils et Soledad ne pouvait rien dire pour apaiser ces deux amis. Laurence entra de nouveau dans la tente.
- Alexander arrivera dans quatre jours. Il nous apportera les informations qu'ils nous manquent. Si votre fils est bien sur Naya, alors le Roi ne l'a pas encore. Nous l'aurions su sinon. Alors calmez-vous, reprenez des forces et exercez-vous, car nous aurons besoin de vous, ma princesse.
Narcissa sourit. Oui. Draco s'en était sorti jusque-là, il n'y avait pas de raison pour que ça change. Et puis Harry était avec lui. Ce garçon qui avait survécu, qui était si important pour l'autre monde, elle devait avoir confiance en lui, en eux.
Artémis arriva à la taverne, il rentra rapidement, tenant sous son bras un grand rouleau emballé dans du papier. Il le posa dans un coin et vint retrouver Conrad qui servait une boisson à un vieil homme.
- Il faut que je te parle.
Le tavernier fut surpris de l'interruption mais hocha la tête. Artémis semblait pressé et apeuré. Qu'il vienne le voir en pleine journée prouvait qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Il l'emmena dans la réserve et ferma la porte derrière eux.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Le capitaine Morgan est en cellule avec trois de ces hommes.
- Comment ?
- Orlanf les a capturés.
- Comment vont-ils ?
- Pour le moment seul le capitaine Morgan a subi un interrogatoire, mais je ne donne pas cher des autres. Ils y passeront tous.
- Merde, merde, merde.
Conrad fit quelques pas avant de revenir à Artémis.
- Retourne au château. Mélissa doit revenir ce soir du campement, je la renverrai avec les informations. Repasse dans deux jours. Nous verrons ce qu'on peut faire.
Artémis hocha la tête et quitta la réserve, il prit son paquet et retourna au château. Il espérait juste que les prisonniers tiendraient jusque-là.
oOo
Hermione courait plus qu'elle ne marchait. Elle n'arrivait toujours pas à mettre en ordre tout ce qu'elle venait de lire. Ce bouquin était très intéressant. Tellement intéressant qu'elle n'avait pas vu l'heure tourner mais elle ne pouvait pas faire abstraction des dernières lignes. Elle entra dans la salle commune des Gryffondor et trouva Ron, assis en face de Neville. Elle se plaça devant eux. Le rouquin releva la tête, en voyant l'état dans lequel était son amie, il se releva.
- Il faut absolument qu'on se regroupe.
- Tu as vu l'heure.
- Oui.
Ils quittèrent la salle commune, ils se rendirent à la bibliothèque après avoir conjuré un sort pour prévenir leurs nouveaux comparses. Blaise et Pansy arrivèrent peu de temps après. La serpentarde se laissa tomber sur une chaise.
- Pourquoi tant d'empressement ?
- J'ai fait une découverte.
- Tu as retrouvé Draco et Potter ? demanda rapidement la brunette.
- Non, désolée.
Pansy se referma sur elle-même et Blaise porta son regard sur le livre qui trônait au centre de la table.
- Qu'est-ce ?
- Le journal intime d'une sorcière que j'ai trouvée dans la salle sur demande.
- Une sorcière ? demanda Ron qui n'en savait pas plus que les autres.
- Oui. J'ai commencé à le lire doucement, ce n'était qu'un banal livre racontant la vie d'une jeune sorcière à Poudlard. Puis petit à petit, elle a grandi, faisait des cauchemars et...
Elle ouvrit le livre et leur montra la dernière page, celle où un dessin se trouvait au centre. Les coups de crayons étaient rapides, mais on discernait facilement les formes. Il y avait une sorte de sphère lumineuse, devant se trouvait une jeune femme aux longs cheveux dont les doigts essayaient d'atteindre la sphère, elle était retenue par un jeune homme et derrière eux, dans l'ombre, une créature effrayante les observait.
- Et tu nous as fait venir pour ça, soupira Pansy en se laissant de nouveau tomber contre le dossier de sa chaise.
- Pas uniquement pour le dessin, souffla Hermione, irritée que personne n'ait remarqué, mais pour ça.
Elle pointa du doigt une petite ligne dans un coin, comme une signature. Blaise fronça les sourcils en décryptant la signature.
- Non.
- Si.
- Comment s'est-il retrouvé dans cette salle, s'étonna le Serpentard.
- C'est ce que je me demande.
- Et vous n'auriez pas dû l'y trouver.
Les quatre adolescents se tournèrent vers une personne qu'il ne s'attendait pas à voir si vite. Dumbledore souriait en les regardant chacun ainsi que l'ouvrage qui se trouvait au centre de la table. Il le ramassa avant de le feuilleter rapidement. Il se tourna et leur fit signe de le suivre. Ils marchèrent en silence jusqu'au bureau du directeur, là, chacun s'installa dans un siège.
- La salle sur demande récupère tout ce qui est perdu. La jeune Narcissa à l'époque était suivie pour de graves migraines et des cauchemars récurrents. Le traitement par l'écriture avait été préconisé pour que nous puissions lui venir en aide car elle n'arrivait pas à nous en parler. Nous ne comprenions pas ce qui pouvait lui faire aussi peur et lui retirer ses cauchemars pour les analyser grâce à une pensine n'était pas possible. Dès que nous prenions un souvenir, celui-ci s'effaçait. Nous en avons convenu qu'un sortilège très puissant faisait office en elle. Mais ne connaissant pas ce sortilège, nous n'avons pas pu faire quoi que ce soit.
- Et le carnet, questionna Hermione.
- Le carnet... elle le perdit accidentellement ou pas. Poudlard est un château spécial ou certaines pièces décident d'elles-mêmes ce qu'elles doivent protéger, si elles doivent apparaître ou non. Les fondateurs en ont fait une école proche de ses élèves. La salle que le professeur Carim a fait nettoyer à Messieurs Malfoy et Potter n'était apparue que deux fois dans l'histoire de Poudlard. Peut-être était-ce voulu de la part du Professeur Carim, ou pas. La sphère qui se trouve sur cette feuille est la même que celle dans la pièce, nous pensons qu'il s'agit d'un portail. Malheureusement, nous ne pouvons l'actionner.
- Alors, vous voulez dire que ?
- Je veux dire, Miss Parkinson, que pour le moment, nous ne pouvons récupérer vos jeunes amis.
- Nous...
- Monsieur Weasley, vous ne le pourrez pas non plus. Tout ce que vous pouvez faire pour le moment, c'est d'attendre sagement qu'ils rentrent d'eux-même.
Aucune autre question ne fut posée. Dumbledore leur fit comprendre qu'il pouvait disposer, sans le livre. Ils descendirent les escaliers avec un goût amer au fond de leur gorge.
- Attendre...
- C'est la seule solution qu'il nous propose, attendre, bougonna Pansy.
- Harry et Draco sont dans un autre monde, c'est tout ce que nous pouvons savoir. Et nous n'avons aucune solution pour les rejoindre, termina Hermione.
- Il n'y avait rien de marqué dans ton super journal, demanda Ron qui trépignait sur place de ne pouvoir rien faire pour son meilleur ami.
- Non, ce n'était que des brides de souvenirs, de cauchemars. La seule chose qui revenait constamment, c'était cette sphère.
- Et si nous allions la voir ?
Ils se tournèrent tous vers Blaise qui les observait débattre, les yeux pleins de malice.
- Pas ce soir bien évidemment, Dumbledore nous attend au tournant. Mais qu'en pensez-vous ?
Ils hochèrent tous la tête et convinrent d'un rendez-vous la nuit suivante avant de se quitter.
Dans son bureau, Dumbledore feuilletait le journal tout en réfléchissant. Il savait pertinemment que confisquer le journal à ce petit groupe surprenant n'enlèverait rien à leur motivation et qu'ils allaient probablement chercher la salle et la trouver. Mais aucun d'eux ne serait en mesure de l'activer. Cela les occuperait juste un peu.
Harry et Draco avaient des amis qui feraient tout pour eux.
A suivre
Un petit chapitre, le prochain dans deux semaines, juste avant Japan Expo.
Si vous y venez, n'hésitez pas à venir me faire coucou sur le stand du French Kiss Club, j'y serais sous mon pseudo Cendre Elven avec mes premiers romans auto-publiés.
