Chapitre 13 : prom!
Hey !
Je poste ce chapitre un peu inquiète : j'ai écris pas mal de chapitres que je posterai d'ici peu et je redoute le moment où j'aurais finis la fic. Et je me suis dis que les OS me permettraient de retarder ce moment. Donc je préfère écrire de bons et longs OS plutôt que de répondre aux questions (qui me prennent énormément de temps l'air de rien)
Donc, pas de réponses aux questions ici MAIS le premier OS d'une série de (minimum) 14 autres!
Réponses aux reviews :
Malya :
Ton OS est en fin de chapitres ;)
Mawion 34 :
Finalement, elle ira ! D'ailleurs vous avez bien fait de me suggérer ça.. ca m'a tellement inspiré : quatre chapitres en une après midi ! C'était pas arrivé depuis longtemps !
Sabriel Thranduiliel :
J'adoooore ton idée d'OS ! Il sera posté semaine prochaine et j'essayerai de le faire assez long ;). Juste.. Mycroft ou Sherlock ?
Lady-Anthea 14 :
En Belgique on a une petite remise de diplôme sur une scène et un bal ensuite x). C'est très bien vu ! Elle ira à Sherrinford, j'ai déjà écris les chapitres et je les ai écris d'une traite!
Mana 2702 :
En fait j'ai vraiment peur de caricaturer Madame Hudson, j'ai du mal à la faire "jouer" dans des situations qui ne sont pas dans la série.. Du coup je l'éclipse un peu (à tort)
Maraudeur girls :
Ce sera sans doute du KidLock parce que je ne connais pas assez les personnages de Dr Who et si je fais le jeu de société.. ce sera sous la même forme que je fais les "Questions-Réponses" + j'irais voir le whoniverse mais je dois t'avouer que j'allume mon pc pour écrire et regarder la série "skam" en ce moment !
Barbara :
Ce sera fait, et merci!
PhoenixCauchemardesque:
Tu m'avais manquée. Je vais essayer le Eurus/Elizabeth mais je ne suis sûre de RIEN.. Tu n'as pas une autre idée ?
Guest :
Je suis désolé pour les questions.. Tu n'as pas une idée de OS ?
Je me recule de Mycroft et lui souris avec douceur, lui murmurant silencieusement "Merci". Il hausse les épaules mais a des difficultés à ne pas sourire. Il se tourne vers moi puis regarde un peu tout le monde, s'attardant sur Papa quelques secondes avant d'annoncer.
- Je dois y aller, je suis venu entre deux rendez vous mais il faut vraiment que je parte.
je pousse un soupire et hausse les épaules.
- Je comprends. A plus tard.
Il me regarde quelques instants, salue les autres d'un hochement de tête et s'en va en compagnie d'Anthea. Je les suis du regard jusqu'ils disparaissent. J'inspire profondément et remarque, mal à l'aise, que Dumstas a capté mon regard.
Je regarde ailleurs et me tourne vers les autres, prenant Rose des bras de Sherlock. Il me jette un regard noir et je fais la moue.
- Dire que je pensais être ta préférée.
- Tu es la préférée de Mycroft, c'est suffisant.
Je le regarde et fais mine de caresser sa joue.
- Et si c'était toi mon préféré ?
- Un suffira Elizabeth, répond sombrement mon cher papounet.
J'éclate de rire.
Un peu plus tard, je les salue un à un, essuyant leurs félicitations même si elles me font plaisir. Je n'ai pas travaillé pendant sx ans, je pouvais quand même faire un effort pour la dernière. Je les regarde partir puis Louis passe son bras autour de mes épaules.
- Mes parents exigent que l'on fasse une séance photo entre amis.
- Tes parents sont des anges tombés du ciel.
- N'exagérons rien, sourit-il.
Nous rejoignons les autres et passons vingt bonnes minutes à faire différentes poses, grimaces et autres joyeuseté devant l'objectif.
Ensuite, nous allons finalement à la petite sauterie organisée par l'école pour l'occasion. Elle se déroule dans le hall d'un hôtel, Johnson a du fric et il est bien déterminé à le montrer. Nous entrons donc dans un hall avec une moquette assez foncé, quelques tables à cocktail, dans un coin de la salle un espèce de café avec des tables et des chaises normales et un bar style vintage.
Pas mal du tout. Les sifflements appréciateurs derrière confirment le fait que je ne suis pas la seule à le penser.
Will me sourit à l'oreille.
- Si il passe "Shape of you", tu m'accordes cette danse ?
Bon, je le reconnais. Je suis faible et comme toute anglaise digne de ce nom j'ai un gros problème avec Ed Sheeran. Et peut être shape of you et supermarket flowers (NDA : supermarket flowers est à propos de la mère d'Ed qui est morte d'un cancer, je trouvais que Elizabeth pourrait se sentir touchée par la chanson)
- On verra si tu es sage.
- Je le suis toujours.
Je lève les yeux au ciel et observe les gens. Ils sont tous là. Tous ces petits crétins prétentieux, hypocrites et arrogants que j'ai haïs au fils des années. Je ne ressens aucune nostalgie à les quitter, eux. Ils n'étaient pas uniques, sont interchangeables avec n'importe quel abruti du même âge. Par contre, certains professeurs me manqueront, l'atmosphère si propre à l'école pourrait me manquer. La drôle de sensation de soulagement quand on termine un examen qui nous faisait stresser, la boule dans la gorge avant un oral, la joie si éphémère de savoir que l'on allait regarder un film en classe.
Mais je suis heureuse de partir. Bien sûr mes amis vont me manquer, et j'ai terriblement peur qu'on se perde de vue. Je ne suis pas assez douée pour me refaire des amis facilement. Je suis contente de quater des cours qui m'intéressaient peu, mais surtout de quitter des gamins stupides, irrespectueux et complétement demeurés.
Je sais que j'aurais toujours dans ma vie à fréquenter des crétins, mais l'école, et principalement le cycle supérieur est comme un espèce d'enclos rassemblant toute sorte d'idiots. Et les quitter me fera du bien.
Evidemment certains me manqueront.
Animée par toutes ses pensées, j'observe les gens dansés. Je décide de finalement mettre mon rouge à lèvre, emportée par la fièvre du samedi soir (bon, on est vendredi mais vous avez compris). Alors que je suis penchée, observant mon visage sur l'écran de mon téléphone j'entends :
- Ca vous fait combien d'années d'écart ? Vingt ? Trente ?
Je me crispe totalement et me tourne vers Dumstas. Chose surprenante, il n'a pas l'air narquois. Au contraire, on dirait qu'il me fait un repproche. Il a rasé ses cheveux blonds et les a coiffé en brosse, étant donné qu'i va rentrer dans l'armée. Il porte un costume blanc avec une cravate noire et des chaussures noires. Il est beau, objectivement parlant.
- Je peux savoir de quoi tu parles ?
Je sais de quoi il parle.
- Holmes. Mycroft, Microsoft là, ça vous fait combien d'années d'écart ? Tu ne penses qu'il profite de toi ?
Je sens une boule dans ma gorge. Dire que j'avais l'espoir utopique de sortir de l'école sans que les gens sachent. Et ce petit merdeux va tout faire foirer. Je dois sauver ça. C'est la première fois que Mycroft est aussi.. Proche de moi en dehors de chez lui, je ne veux pas que ce soit la dernière.
- Bien sûr, Dumstas, il profite de moi. Et en faisant quoi exactement ? Il est venu pour surveiller son frère, espèce de crétin.
Sur cette répartie plutôt décevante de ma part, je rejoins mes amis. Je ne danse pas bien. Honnêtement, je danse très mal. Heureusement, Shannon a un déhancher qui pourrait mettre le feu à Londres tout entier [NDA : petite blague rapport à l'incendie de Londres et je.. Bon je me tais). Et en plus de ça, elle est assez douée pour faire apprendre.
Je décide de suivre ses pas, et d'après les applaudissements de Louis je ne me débrouille pas trop mal. Un slow se met en route, je me crispe totalement. Louis me dit dans mon dos, rendant sa voix plus grave :
- Vous m'accordez cette danse, Miss ?
- Bien entendu, Monsieur.
Je me tourne vers lui, ses bras autour de ma taille, et les miens autour de mon cou. Je le regarde quelques instants. Il a une bonne tête en plus que moi, des cheveux roux assez foncés lisses qui lui tombent en travers du visage, des yeux bruns très clairs, un nez fin et des tâches de rousseur sur le nez et le haut des joues. Il est assez fin, ça lui donne une beauté androgyne qui, à mes yeux, est très séduisante.
Bon, toute amitié mis à part, parce qu'avoir vu quelqu'un percer ses boutons d'acné et demander à sa mère de percer ceux qu'on a dans le dos c'est un tue l'amour de haut niveau.
- Dumstas m'a fait une remarque vis-à-vis de Mycroft.
- C'est vrai qu'il t'observe beaucoup..., souligne Louis. Tu veux qu'on fasse semblant d'être ensemble ?
J'évalue la possibilité puis fais non de la tête.
- Ca n'en vaut pas la peine. On verra plus tard, il sera trop bourré pour faire quoique ce soit. Ou dire.
Il me jette un regard septique auquel je décide de ne pas accorder trop d'attention. On continue notre slow gentiment puis nous retrouvons les autres.
Les professeurs rejoignent notre groupe et une chanson en français arrive. C'est une vieille chanson chantée par une femme. J'entends "rose", je ne cherche pas à comprendre les autres paroles. Je souris à Monsieur Cox.
- Vous accorderez bien une danse à votre élève préférée, non ?
- Vous parlez de vous, j'imagine ?
Je lui souris et fais un tour sur moi-même.
- Je ne sais pas quoi ajouter pour vous convaincre de mes immenses talents de danseuse.
Il éclate de rire.
- Je ne sais pas non plus.
Il n'a rien à ajouter et prend ma main, me faisant gentiment tourner sur moi-même. On danse quelques minutes et quand la musique se termine, je le salue d'une révérence, essoufflée mais très amusée.
Je continue de danser avec les autres, m'arrêtant parfois pour boire un coca. Finalement, je remarque que Louis s'étire le cou à s'en démettre les cervicales. Il observe Hannah, une jeune brune. Elle est loin d'être nouvelle mais ça fait quelques semaines que Louis et elle parlent assez régulièrement.
- Fonce, je le souffle. Va danser avec.
- Tu ne seras pas vexée ?
- Je saurais survivre sans mon cavalier préféré.
Je le regarde s'éloigner et rejoindre Hannah avec le sourire de la maman quii voit son fils grandir. Je reste avec les autres mais un autre slow est lancé et Shannon, Will et Rose vont danser avec leurs amoureux respectifs.
Je retourne donc au bar. Evidemment qui je vois débarquer : Mark.
Youhou.
- Alors Holmes et maintenant Cox ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Je pense qu'au contraire tu vois très bien, siffle-t-il. C'est pour ça qu'il m'avait frappé, hein ? Il couche pourquoi avec toi ? Ton corps ? Tu es un meilleur coup que prévu ou pour se donner l'impression qu'il peut séduire ?
Trop c'est trop je..
Non. Si je réagis il saura que c'est vrai. J'arque un sourcil et le fixe froidement : même si mes mains tremblantes de rage trahissent ma colère.
- Il t'a simplement frappé parce que tu es le dernier des connards, Dumstas.
- Mais bien sûr, susurre-t-il. C'est pour ça que tu le regardes comme ça ? Ou il te paye ? Après tout, ça a bien l'air d'être le dernier des manipulateurs.
Je m'approche, le poing serré.
- Retire immédiatement ce que tu as dis ou je ne promet pas que tu rentreras pas indem chez toi, je dis, glaciale.
Il me regarde, surpris et articule lentement :
- Tu as des sentiments pour lui ? Mais.. Il est tellement vieux, Duncan. Tu as vu la tête qu'il a ? Et franchement qu'est-ce qu'il pourrait bien te trouver ?
C'est pire que des reproches ou des insultes, c'est du jugement. Et pis encore, de l'incompréhension.
- Il est riche, il a une bonne position, il n'a certainement pas besoin d'avoir dans les pattes une lycéenne orpheline de mère incapable de gérer ses émotions correctement.
Je déglutis, mon poing retombant le long de mon corps et le fixe. Il me regarde et me dit, comme dégoûté :
- C'est répugnant.
Je ne dis rien, un peu sonnée. Je ne sais pas comment réagir. Je dois sauver le cul de Mycroft ou il sera dans la merde. Bon. Je n'ai plus le choix.
- N-Non.., je dis d'une voix tremblante.
Je me force à avoir l'air au bord des larmes pour que ce soit plus vrai, mais honnêtement ce n'est pas très difficile.
- Il a pitié de moi..
Il se tourne vers moi. J'en reviens pas de devoir baisser les yeux devant cette pauvre merde.
- J-J'ai.. La fois où il t'a frappé, je lui avouais mes sentiments.. Mais tu as raison, qu'est-ce qu'il pourrait bien me trouver ? Il.. M'a simplement rejeté et de temps en temps il vient me voir pour me faire plaisir.
Je déglutis.
- Il a des sentiments pour une femme du ministère.
J'essuie rapidement mes larmes de crocodile et lève timidement la tête vers lui.
- Bien entendu, crache-t-il. Qu'est-ce qu'il pourrait bien te trouver ? Tu es ridicule. Tu ne fais que t'apitoyer sur ton propre sort ; ta mère est morte, ton père s'occupe de toi que quand Sherlock Holmes va bien, et tu es amoureuse d'un homme qui fait le triple de ton âge.
Je dois partir. Je n'arrive pas à respirer. C'est bon. J'ai sauvé la réputation de Mycroft. J'aimerais sauvé ce qui me reste de dignité. Je fixe Dumstas.
- Heureusement que tu es là pour me remettre sur le droit chemin, hein ?
Je tourne les talons et sors du hall sans prévenir personne. Les larmes qui roulent sur mes joues sont loin d'être des larmes de crocodile. Je les essuie et remarque avec agacement le mascara qui coule sur le dos de ma main. Je retourne dans le centre de Londres et vais sur Picadilly, c'est là que Mycroft me repérera le mieux. Je m'assois sur un banc, et repère une caméra à laquelle je souris. Je dois avoir l'air d'un clown triste, mais ce n'est pas grave. Si ça m'aide à le faire venir, tant mieux.
En effet, une dizaine de minutes plus tard, une berline arrive. Je monte dedans, sans un mot et observe le paysage par la fenêtre. Quand j'arrive chez Mycroft il est dans la salle à manger, face à la fenêtre, un verre de scotch dans la main.
- Qui ? Demande-t-il en m'entendant pénétrer dans la pièce.
Il a retiré sa veste de costume et a dénoué sa cravate. Je le trouve séduisant quand il fait ça.
- Dumstas. J'ai dis que j'avais des sentiments pour toi, que tu m'avais envoyé chier et que je te faisais pitié désormais.
Je vois ses épaules se raidirent. Il se tourne vers moi, m'observant quelques instants avant de reposer son verre et de s'approcher.
- Je n'ai pas envie de te remercier pour avoir dis une chose pareille.
- Je .. je pensais bien faire.
Je ne comprends pas. Ca a déjà été la merde quand il a su que j'avais dis à mes amis avec qui j'étais en couple, alors l'école complète.
- Je ne veux pas que les gens pensent que.. J'ai pitié de toi.
Il articule les derniers mots avec une grimace, la même que lorsqu'on croque dans un citron.
- Je préfère qu'ils pensent ça plutôt que ta réputation soit entachée par ma faute.
- Ta faute ? Répète-t-il. Tu penses être l'unique responsable de ça ?
- "de ça" ?
- De nous, Elizabeth.
J'avais très bien compris mais dire "de nous" est vraiment romantique. Et ça fait toujours besoin.
Il pose doucement ses mains sur mes joues et il essuie les traces de mascara avec ses pouces.
- Il s'est passé autre chose ?
- Rien qui soit d'importance.
- Tu ne pleures pas pour rien, Elizabeth.
- Je pleure à chaque fois qu'on regarde Bridget Jones.
- On ?
- A chaque fois que je regarde Bridget Jones, que tu travailles à côté en grognant contre cette imbécilité, je rectifie.
Il a l'ombre d'un sourire.
- Dis moi, exige-t-il, mais avec douceur.
- Il a parlé de papa et maman, rien d'important. Ma robe te plaît ?
- Bien entendu, dit Mycroft, m'observant avant d'arquer un sourcil. Pourquoi tu as dansé avec ton professeur de français ? C'est celui pour lequel tu as un béguin, non ?
Je lève les yeux au ciel. Très amusée.
OS "dispute + réconciliation" demandé par Malya!
C'est les vacances d'été. J'ai rendez vous avec Mycroft en soirée. Enfin, j'avais. J'ai deux heures de retard, je l'ai prévenu mais vu son absence de réponse je crois qu'il est en colère.
J'y peux rien, moi. Je passe la journée avec Shannon, cette gourde a loupé son avion et j'allais pas la laisser toute seule. Quand Môsieur a ses urgences je le laisse bien s'en tirer. Et je reconnais que c'est pas au niveau gouvernemental mais tout de même.. Cétait une urgence. Point. Et j'espère qu'il va pas trop m'en vouloir, je l'ai prévenu à temps.
J'espère surtout qu'il va pas trop m'en vouloir parce que je passe la nuit chez lui. Et si il m'en veut ça va pas être dingue.
Bref, je suis sur le perron et frappe à la porte. Mycroft m'ouvre, sans un mot et fait demi tour sans même me laisser le temps de lui dire bonsoir. Je fronce les sourcils et lui emboite le pas.
- Mycroft ?
Il ne répond pas.
- Myc' ?
Je sais qu'il n'aime pas ce surnom. Trop américain, trop familiel. Juste trop. Je l'utilise pour le taquiner en général.
- Elizabeth tu sais à quel point j'ai difficile de libérer mon emploi du temps, commence-t-il d'une voix excédée, se servant une rasade de scotch.
Deux cigarettes encore fumantes sont écrasées dans le cendrier. Je grimace. Alcool et clopes, génial.
- Oui je sais. Mais je ne vois pas pourquoi tu me dis ça.
Il se tourne vers moi, un sourcil levé.
- Tu ne vois pas ? Répète-t-il, terriblement dédaigneux.
Je grince des dents. Bordel, je déteste quand il prend ce ton avec moi. Alors que j'adore quand il le fait avec les autres.
- Non, Mycroft, je ne vois pas.
- Et bien, je prends la peine de libérer ma soirée pour que tu ne sois pas disponible à la derrnière minute ?
- Tu.. "prends la peine" ? Comme si c'était une corvée ?
Il me fixe, glacial.
-Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.
-Mais c'est-ce que tu as dis. Et excuse moi, Sa Majesté, mais il m'arrive aussi d'avoir des urgences, d'accord ? Et quand ça t'arrive, je m'adapte et je ferme ma gueule !
- Tu veux essayer de comparer mon travail avec tes petites amitiés ?
J'ai envie de .. RAH !
- Mes petites amitiés ? Ma pote était coincée seule à l'aéroport ! J'allais pas l'abandonner sous prétexte que Princesse Mycroft allait être vexer !
- N'utilise pas ce ton hautain !
- Parce que tu fais quoi, toi ? Sous prétexte que ta profession est plus importante, je devrais me plier en quatre dés que Monsieur daigne de m'honorer de sa présence ?
Il fulmine, son visage est déformé par une grimace contrariée et colérique; Bon sang, je suis certaine qu'enfant Mycroft devait être du genre à faire des caprices monstres.
- N'essaye pas de me faire passer pour le méchant !
-Comme si j'en avais besoin, je siffle, perfidement.
- Je fais des efforts que tu es incapable d'apprécier à leur juste valeur ! J'ai annulé un repas avec le ministre des affaires étrangères pour venir te voir !
- Des efforts ? Passer du temps avec sa petite amie ce sont des efforts !
Il pousse un énième soupire et se laisse choir dans le fauteuil, portant le verre à ses lèvres en avant des gorgées de scotch avant d'attraper son paquet de cigarettes. Je serre un peu plus les dents et m'éclipse dans la cuisine où je grignote, mourant de faim.
C'est bon, hein. C'est pas parce que Monsieur doit attendre une fois que c'est la fin du monde. Ce n'est pas comme si je l'avais prévu exprès pour le contrarier en plus. J'étais juste au mauvais endroit au mauvais moment. Mais bon, ça, il faut qu'il le comprenne.
Et hors de question que j'aille m'excuser. Je ne suis certainement pas responsable. Et j'ai mauvaise le fait qu'il insinue que c'est un cadeau qu'il me fait de prendre le temps de venir me voir. Dans un couple c'est normal..
Non ?
Je m'en fiche de toute façon. Je reste emmurée dans un silence de Reine des glaces. Et Mycroft aussi, et Mycroft est beaucoup plus doué que moi. Je lui jette des coups d'œil furtifs, je suis certain qu'il l'a remarqué. Mais lui est concentré dans son travail ou fait très bien semblant de l'être. Je pousse de longs et dramatiques soupirs mais Monsieur ne fait rien.
Je finis par utiiliser une rus digne de Serpentard. Je vais à l'étage, prendre ma douche et enfiler mon pyjama. Je suis dans la salle de bain, la partie la plus au dessus du salon et je saute sur le sol avant de laisser les shampooings tombés bruyamment.
Je me laisse ensuite tomber, mais plus doucement, sur le sol de la salle de bain, a moitié nue. J'entends des pas affolés dans les escaliers. Mycroft entre, en alerte et me regarde.
- Tout va bie.. Tu l'as fais exprès.
- Tu as peur pour moi, mon cœur ?
J'aime bien l'appeler comme ça. En général il est gêné mais n'aime pas le montrer, du coup il devient bourru. Et, en effet, il pousse un léger grognement.
- Ne fais pas ce genre de blague idiote.
- C'était pour que tu viennes me voir et qu'on mette cette dispute idiote dernière nous.
- Elle n'est pas idiote.
- Je suis désolé de t'avor fait perdre ton temps. Et j'imagine que tu es désolé d'insinuer que passer du temps avec moi est une corvée. Si tu ne réponds rien, je partirai du principe que tu es désolé.
Il me regarde, silencieusement, approuvant donc ce que je dis. Je souris et tends les bras.
- Viens donc m'aider à me relever.
Son visage se détend et il s'approche. Quand il pose ses mains sur ma taille, j'enroule mes bras autour de son cou, l'embrassant et l'obligeant à venir se coucher à mes côtés
