Un gros, que dis-je, une énorme merci à tous ceux qui m'ont laissé une review, je crois que je n'en ai jamais eu autant pour un seul chapitre, je suis aux anges !
C'est pourquoi je publie la deuxième moitié de mon chapitre, qui devient en fait le quatorzième de cette histoire !
Merci encore et j'espère que cette suite vous plaira !
Chapitre 14 : Promenons-nous dans les bois…
Au bout d'un moment, Hermione manqua de souffle et cessa de crier. Tous deux se dévisagèrent en silence, se préparant pour une nouvelle salve de répliques déplaisantes et insultantes.
- C'est bon, vous avez fini de déverser votre bile ? demanda Rogue d'une voix acide.
- Pourquoi faut-il toujours que vous ayez une remarque méprisante à faire ? Remus ne voulait que bien faire.
- Je fais ce qu'il me plait Miss Granger, rétorqua Rogue en croisant les bras sur son torse ?
- Et pourquoi faut-il toujours que vous vous sentiez agressé lorsqu'on fait une simple constatation ? demanda t-elle avec exaspération.
Le professeur de potions se refrogna. Hermione avait l'impression de se retrouver face à un mur. Elle aurait beau crier, frapper ou n'importe quoi d'autre, la paroi resterait intacte, sans aucune faille où s'immiscer. Une surface lisse sans aspérité, sur laquelle elle n'avait aucune prise, rien à quoi se raccrocher.
Hermione jeta un coup d'œil autour d'elle en quête de soutien et s'aperçut qu'ils étaient seuls. Elle se retourna et vit au loin les quatre silhouettes près d'une forêt, la chevelure blonde du Serpentard scintillant sous le soleil ardent.
La Gryffondore hésita entre les rejoindre et rester ici. Ils étaient déjà loin et elle risquait de les perdre dans la forêt. Exaspérée par l'attitude butée de Rogue, elle rentra dans la cuisine d'un pas énervé.
Le maître des potions soupira lorsqu'elle disparut à l'intérieur. Son regard accrocha aussi les silhouettes au loin. Il n'avait aucune envie d'aller se balader en forêt. C'était bien une solution de Gryffondor ça ! Lupin l'énervait avec ses propositions pacifiques : si Potter et Drago avaient envie de se taper dessus, pourquoi les en empêcher ?!
Ça se voyait clairement qu'ils en avaient besoin. Ces deux là ne se sentaient mieux qu'après avoir épuisé leur rage et leur colère sur le corps de l'autre.
Le professeur tiqua au double sens de ses pensées. Maintenant qu'il y réfléchissait, il voyait bien que depuis toujours, les deux ennemis s'étaient cherchés d'une manière ou d'une autre. Verbalement quand ils étaient plus jeunes mais depuis un ou deux ans, le besoin de se battre physiquement s'était manifesté.
Et alors que Drago aurait dû être répugné par ce mode de lutte à la moldue, il semblait en redemander. Il dédaignait le noble art du duel magique pour avoir le plaisir de toucher Potter là où ça faisait mal, concrètement. Et depuis l'année dernière, ce besoin s'était fait de plus en plus présent et apparaissait sous le moindre prétexte.
Rogue grimaça : cette nécessité le dérangeait, il craignait qu'elle ne dissimule quelque chose de plus profond, d'inavoué et d'impensable. Confus, il rentra à son tour.
Lorsqu'il vit la Gryffondore assise dans le salon avec un épais volume sur les genoux, il repensa à ce qu'elle avait dit à Drago et grimaça à nouveau car il sentait là une vérité qui dépassait la simple volonté d'asticoter son filleul. Drago était toujours irascible quand on interrompait ses duels avec Potter, comme si on l'empêchait d'achever quelque chose.
Bon, il ne voulait vraiment plus penser à ça. L'éventualité qu'il puisse exister une sorte d'attirance entre Drago et le Gryffondor n'était pas une idée capable susciter un enthousiasme débordant et une joie incommensurable en lui, pour être poli.
Et puis, il avait d'autres problèmes en tête. Ces deux là étaient bien assez grands pour régler les leurs seuls. Lui, il devait faire face à l'échec cuisant de leur trêve avec la Gryffondore. Tout s'était pourtant bien déroulé la veille, ils étaient parvenus à discuter de manière civilisée et là tout avait volé en éclats.
Le maître des potions soupira, maussade, et se força à aller s'asseoir à côté de la Gryffondore. Il l'observa du coin de l'œil : elle lisait, bien droite, si sage. Quelle façade trompeuse ! Il pouvait presque sentir la colère bouillonner, les mots se bousculer derrière ces lèvres plissées, les idées se multiplier dans sa tête.
Pourquoi fallait-il qu'elle soit si intelligente ? Jusqu'ici, personne n'avait ne serait-ce que tenté s'approcher de lui et elle, elle mettait les pieds en plein dans le plat !
Il savait bien que le Sort de Rencontre y était pour beaucoup dans l'acharnement dont elle faisait preuve, mais cela ne faisait que confirmer les regards scrutateurs et pensifs qu'il avait parfois captés en provenance de la Gryffondore.
Sans comprendre pourquoi il faisait une chose aussi stupide, Rogue relança la conversation :
- Avez-vous fini de bouder, Miss Granger ? demanda t-il d'une voix très professorale.
Hermione se raidit davantage :
- Sachez, professeur, que le fait de ne pas supporter d'être dans la même pièce que vous n'a rien à voir avec ce genre de gamineries.
Elle mentait bien sûr, mais ça Rogue ne le savait pas. Il plissa les yeux, surpris d'être vexé par ces paroles qui n'étaient pas plus dures que d'habitude.
- Eh bien il va falloir vous y habituer. Parce que le Sort de Rencontre ne se contentera pas de nous réunir dans la même pièce, répliqua t-il vertement.
- Que voulez-vous dire ? demanda Hermione en oubliant totalement d'être hargneuse.
Rogue dissimula un sourire : il avait toute son attention et cela parce qu'il suffisait de taper au bon endroit. La Gryffondore était curieuse, pire que curieuse, avide de connaître, et il pourrait sans doute toujours rattraper le coup en titillant son intellect.
- Il m'étonne que vous n'ayez rien lu à ce propos, poursuivit le maître des potions d'un air pompeux.
Hermione se rembrunit un peu :
- Aucun des livres ne mentionnait plus que la réunion des… Enfin vous savez !
Elle ne pouvait vraiment pas prononcer le mot « âmes sœurs » pour parler de Rogue et elle. S'il y avait bien un mot absent du vocabulaire du Serpentard, c'était bien celui-là !
Rogue regarda la légère gêne qui colorait les joues de la Gryffondore et trouva cela amusant. C'est pourquoi il prit plaisir à poursuivre son explication :
- Le Sort de Rencontre ne se contente pas de réunir spatialement les bénéficiaires ou les victimes, comme vous préférez, du sort. Il y a également une dimension physique.
- Physique ? demanda Hermione d'une petite voix.
- Vous voulez peut-être que je vous fasse un dessin Miss Granger ? ricana Rogue.
Et comme prévu, la jeune fille piqua un fard monumental et le regard avec des yeux exorbités :
- Mais…mais c'est affreux ! balbutia t-elle.
Toute la joie de Rogue retomba d'un coup devant ces paroles et cet air horrifié. Blessé dans son amour propre, il se leva, très digne, et partit dans la cuisine pour chercher quelque chose susceptible de lui remonter le moral, nourriture ou boisson, il prenait tout !
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Pendant ce temps-là, dans la forêt…
Le soleil pénétrait doucement sous les arbres, filtré par les ramures verdoyantes. Leurs pas amortis par l'herbe tendre, la mousse colorant le tronc des arbres centenaires, le chant des oiseaux faisant cuicui et l'esprit calculateur et conspirateur de Sirius Black fonctionnant à plein régime.
Les trois Gryffondors marchaient de front alors que Drago suivait un peu plus en retrait, avec cet éternel air de nonchalance désintéressée.
De manière presque anodine, Sirius infléchit tout à coup leur route vers un endroit où pullulaient des bouleaux, les forçant ainsi à marcher seul ou par deux. Il fit mine de s'intéresser à une jolie petite fleur mauve avec un air de biologiste émerveillé. Harry le dépassa sans y faire attention mais Remus s'arrêta, inquiet pour la santé mentale de son compagnon.
Lorsqu'Harry fut à plus de cinq mètres devant eux et hors de portée auditive, le dernier des Black se redressa en retrouvant tout son sérieux, dans la mesure du possible.
- Sirius, qu'est-ce que tu fais ? demanda Remus avec un air de sollicitude compatissant.
- Remettons-nous en marche, je vais t'expliquer, fit le brun en jetant un coup d'œil à son grand cousin marchant les mains dans les poches quelques mètres plus loin.
Le lycanthrope obéit, pas très convaincu. Après quelques pas, il sentit une chose tout à fait incongrue au niveau de son postérieur, à savoir la main de l'animagus. Il tourna la tête vers celui-ci et haussa un sourcil interrogatif. Sirius se pencha immédiatement à son oreille et murmura :
- Tu me suis dans mon plan ? Maraudeur un jour, Maraudeur toujours !
- Qu'est-ce que tu as en tête ? demanda Remus à mi voix, craignant le pire.
- Je fais avancer les choses, histoire de donner un coup demain à Dumby.
- Quoi ? fit le loup garou qui ne comprenait pas les insinuations de l'animagus ;
- Tu vas comprendre. Aie l'air naturel.
Et avant que Remus ait pu dire quoi que ce soit, Sirius se mit à s'égosiller d'une voix lubrique et surprise :
- Quoi mon loup, tout de suite ?
Et bien évidement, les deux plus jeunes du petit groupe sursautèrent et se tournèrent vers eux pour savoir ce qui se passait.
Sirius accentua sa prise sur sa fesse gauche et afficha un immense sourire coquin :
- Tu es vraiment insatiable toi ! s'exclama t-il, béat et ravi.
Remus, qui ne comprenait pas le plan du brun, garda le silence et lui fit un petit sourire gêné pour lui faire passer le message.
Sourire que Sirius saisit au vol :
- Oh, en plus tu es gêné, tu es vraiment trop mignon !
L'animagus retira enfin sa main du postérieur du lycanthrope et se tourna vers Harry et Drago avec un air espiègle :
- Excusez-nous les garçons, on en a pas pour longtemps. Juste le temps de faire deux ou trois trucs cochons avec Remus. Vous savez, le côté animal qui ressort… Insatiable, vraiment !
Et il tira le loup garou paumé et choqué derrière un bosquet d'arbres où un imposant chêne serait à même de les cacher. En trois enjambées, ils se retrouvèrent derrière le gros tronc à l'écorce ciselée.
- Sirius, tu peux me dire ce que tu fabriques ? demanda le châtain un brin exaspéré.
Le brun eut un sourire en coin et jeta un coup d'œil discret pour voir ce qui se passait de l'autre côté du tronc.
Les yeux des deux adolescents étaient tournés vers eux avec étonnement. Manifestement, Remus n'était pas le seul à ne pas avoir compris sa génialissime idée. Il allait devoir être plus expressif. Rien qu'à cette idée, son sourire se fit diabolique.
Sirius revint vers Remus qui eut peur pour ses fesses face à ce sourire qui signifiait toujours des emmerdes et rien de bon pour ceux qui assistaient Sirius dans son plan machiavélique ;
Et il ne mit pas longtemps à savoir que son intuition était malheureusement bonne quand il sentit les mains du brun au niveau de sa braguette, défaisant le premier bouton avec empressement.
Remus ouvrit de grands yeux et s'écria :
- Sirius !!!
Le sourire de celui-ci s'agrandit et il lui jeta un regard démoniaque avant de crier à pleins poumons d'une voix extatique :
- Oh oui mon loulou, crie pour moi !!!
De l'autre côté de l'arbre, Harry et Drago, qui avaient jusqu'ici plus ou moins suivi la situation avec perplexité, écarquillèrent les yeux de surprise et échangèrent un regard de gêne suprême.
- Euh, on devrait peut-être y aller, non ? demanda Harry, très mal à l'aise.
Le Serpentard faillit se moquer de la couleur vermeille qui colorait de plus en plus les joues du Gryffondor mais une nouvelle exclamation de Sirius lui coupa cette envie :
- Quel petit pervers tu fais mon Moony !
- Pour une fois, je suis d'accord avec toi Potter ! lâcha précipitamment Drago qui commençait lui aussi à être embarrassé par cette situation cocasse et ridicule.
Ils s'éloignèrent rapidement du groupe d'arbres et accélérèrent davantage le pas quand Sirius les acheva avec un :
- Oh ouiiii, je sais que tu aimes ça !
Là, ils prirent carrément leurs jambes à leur cou et repartirent en sens inverse sans demander leur reste. Ils commencèrent à ralentir seulement lorsqu'ils furent hors de portée des cris des ex-Gryffondors.
Légèrement essoufflé, Drago se tourna vers Harry avec agacement :
- Quels abrutis ! C'est bien des Gryffondors ça !
Le brun fit la moue :
- Qu'est-ce qu'il y a Malfoy, tu es choqué, c'est ça ?
- Je ne suis pas choqué, Potter, juste abasourdi par leur impudeur.
- Parce que toi tu es pudique ? fit Harry en levant un sourcil.
Les yeux de Drago se rétrécirent :
- Qu'est-ce que tu insinues, Potter ?
Harry prit un air décontracté, fourra ses mains dans ses poches et lâcha avec le ton de celui très à l'aise avec ce genre de sujet :
- Eh bien, si tu savais ce que signifie le mot pudeur, tu t'abstiendrais de faire partager à toute l'école le spectacle aussi peu ragoûtant que celui de Pansy Parkinson en train de te lécher le visage.
Les traits du blond se durcirent et ses poings se serrèrent :
- Et toi, tu crois que tu es mieux avec la belette femelle ?! répliqua t-il avec colère. Vous êtes répugnants avec vos airs enamourés. Ça me donne envie de vomir !
- C'est sûr, tu ne peux pas comprendre ce que signifie être amoureux, toi le Prince des Glaces !
Drago se raidit :
- C'est quoi ce surnom ridicule, Potter ?
- Oh, il ne vient pas de moi. La moitié de l'école est d'accord là-dessus, fit calmement le brun.
- D'accord sur quoi ? demanda le blond qui sentait qu'il n'allait pas aimer la réponse.
- Sur le fait que tu es un mec insensible. Aucune émotion. Un cœur de pierre, ou de glace, comme tu préfères.
Il y eut un silence pendant lequel les deux jeunes hommes se dévisagèrent. Drago avait toujours cherché à montrer qu'il était capable de faire face à n'importe quelle situation, qu'il pouvait affronter tous les problèmes sans broncher. C'est ce qu'on attendait d'un Malfoy : le calme parfait et impassible à tout moment.
Mais dit comme ça, les mots de Potter avaient une résonnance douloureuse. Il se rappela tout à coup la discussion du Gryffondor avec son parrain pendant le déjeuner. Incompréhensiblement, Black l'avait défendu en disant qu'on l'avait éduqué pour être ainsi. Et Potter avait grimacé en disant qu'il n'avait pas l'habitude de voir son visage exprimer quelque chose.
La haine, ça chacun connaissait les traits caractéristiques qui se manifestaient sur le visage de l'autre. La colère aussi. La douleur, physique bien sûr. La manifestation de la douleur psychologique, ils l'évitaient parce que la reconnaître aurait été une preuve d'empathie entre eux. Et entre eux, il ne devait y avoir que de la haine, rien d'autre.
Mais même cette haine, Potter l'avait détruite avec quelques malheureux mots. Rien qu'à cette pensée, Drago sentit une vague de rage le submerger. Il jeta un regard polaire au Gryffondor et lâcha d'une voix dure :
- Tu n'es qu'un abruti, Potter.
Harry le regarda partir, sentant la nervosité grimper en lui au fur et à mesure que le blond mettait de la distance entre eux. Il regarda derrière lui et grimaça à l'idée de trouver Sirius er Remus dans une situation très compromettante.
Malfoy avait encore réussi à l'énerver pour des bêtises et le regard glacial qu'il lui avait lancé avant de partir le mettait mal à l'aise. Depuis quand se sentait-il coupable en disant ses quatre vérités à ce foutu aristo ?
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Quelques dizaines de mètres plus loin, Sirius étouffait tant bien que mal un fou rire. Il se tenait les côtes et des larmes de rire perlaient au coin de ses yeux.
Remus était toujours adossé à ce gros chêne, la braguette ouverte et il commençait à comprendre que l'animagus venait de faire.
- Sirius… fit-il d'une voix dangereusement basse qui n'annonçait rien de bon.
Le brun releva la tête une seconde mais l'air mortellement sérieux du loup garou le relança dans sa crie de fou rire, ce qui ne manqua pas d'agacer encore plus l'autre Gryffondor.
- Sirius ! s'énerva t-il.
L'interpelé se redressa mais les coins de sa bouche étaient encore agités de tremblements, prouvant que Sirius luttait pour ne pas éclater de rire à nouveau.
- Oui ?
- Aurais-tu la lucidité, pour ton propre bien, il s'entend, de m'expliquer ce que tu viens de faire ?
N'importe quel abruti aurait compris la menace à peine voilée contenue dans cette phrase et se serait empressé de répondre en ayant l'air le plus désolé possible pour éviter mes foudres d'un loup garou mécontent.
Mais Sirius n'était pas n'importe quel abruti, c'était Sirius Black et c'était bien suffisant. Et Sirius Black trouvait qu'un Remus Lupin énervé était un pur appel à la luxure. C'est pourquoi il répondit avec son air le plus naïf :
- Mais je te l'ai dit mon loulou, je fais avancer les choses !
Et immanquablement, la tempête se déchaîna :
- Sirius BLACK ! TU VIENS DE ME FAIRE PASSER POUR UNE BÊTE INCAPABLE DE CONTRÔLER SES ENVIES !!!
Le visage du brun se figea un micro quart de seconde, le temps de décider si Remus était vraiment en colère, puis se rapprocha avec un air enfantin :
- Mais c'était pour la bonne cause, Moony…
- Quelle bonne cause ?! Quelle raison serait suffisante pour me faire passer pour un animal qui doit à tout prix assouvir ses pulsions dans l'instant ?!
Une veine palpitait dangereusement dans le cou du loup garou, ce que Sirius trouva tout à fait fascinant. Il eut pourtant la lucidité de ne rien ajouter qui puisse mener à une fin douloureuse et proche. Il sortit son air de chiot triste numéro sept pour faire appel à la clémence de son cher et tendre.
- Oh non Sirius Black, je t'interdis de faire usage de ce regard-là ! s'exclama Remus d'une voix sans appel. Rien de ce que tu pourras trouver pour t'esquiver ne me fera oublier ce que tu viens de faire.
- Mais Moony…je voulais juste…
- Ya pas de Moony qui tienne ! Je suis très en colère contre toi ! l'informa inutilement le lycanthrope.
Immédiatement, tout air coupable disparut du visage de l'animagus. Si Remus prenait la peine de répéter ce que son visage énonçait clairement, c'est qu'il tendait, inconsciemment certes, une perche à Sirius pour se faire pardonner.
Un Remus réellement furieux lui aurait lancé un regard capable de faire Rogue trembler de peur dans es chaussettes et l'aurait laissé en plan dans un refus clair de lui adresser à nouveau la parole.
Ravi, Sirius se rapprocha du loup garou qui, tout à sa colère, n'avait même pas pensé à refermer sa braguette.
- Ah oui, tu es en colère contre moi… minauda Sirius en s'approchant avec cet air de prédateur qui envoyait des frissons d'anticipation le long de la colonne vertébrale de Remus. Et pourquoi l'es-tu réellement ? Ne serait-ce pas plutôt parce que je me suis arrêté en si bon chemin ?
Les yeux du lycanthrope s'élargirent et il recula instinctivement, pas très loin puisque cet énorme chêne lui bloquait toute issue possible.
- Personnellement, je pense plutôt que ton énervement vient d'une cruelle déception, philosopha le brun.
- Tu n'as aucune notion de psychologie Sirius, ne tenta pas de prétendre le contraire, répliqua Remus en tentant de rendre sa remarque la plus acide possible.
- Peut-être, admit le brun, et c'est sans doute ce qui fit le plus peur au loup garou. Par contre, je m'y connais en anatomie, si tu vois ce que je veux dire…
Cette fois, Remus déglutit, sachant qu'il était perdu.
- Et puis, il n'y a pas grand-chose à comprendre face à ça, susurra l'animagus dangereusement près.
Et très lentement, il introduisit sa main dans l'ouverture du pantalon de son vis-à-vis, pour trouver la preuve de ce qu'il avançait. Immédiatement, Remus se figea, la respiration coupée. Le peu de self control qui lui restait l'empêchait de se laisser aller en arrière, les yeux fermés, se mordant la lèvre inférieure pour ne pas gémir. Pourquoi par l'enfer Sirius devait-il être aussi sexy et séduisant ?
Savourant sa victoire, celui-ci défia le loup garou du regard, la main immobile sur la manifestation évidente du désir de Remus. Ils tinrent ainsi quelques secondes mais il suffit que Sirius bouge légèrement le pouce pour que le loup garou abandonne le combat.
Et Sirius fit tout pour l'achever. Il se pencha lentement et murmura à l'oreille du pauvre Remus sans défense :
- J'ai tellement envie de toi, Remus…
Celui-ci ne put qu'émettre un gargouillis incompréhensible : d'aériennes, les caresses de Sirius venaient de passer à plus précises, plus appuyées, insoutenables…
Au moment où Harry se décidait enfin à rentre à l'intérieur du salon, les exclamations factices poussées par Sirius quelques minutes plus tôt laissèrent place aux vrais soupirs et gémissements de Remus, offert au regard ardent de son compagnon.
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Et voilà un petit chapitre de plus, j'espère qu'il vous aura plu ! Pour le prochain, les cours particuliers entre Drago et Harry, j'espère que ça répondra à vos attentes, en tout cas moi je m'éclate en l'écrivant !
Je n'aime pas demander des reviews mais j'avoue que ça me motive énormément pour continuer à écrire, j'adore vos commentaires alors s'il vous plait n'hésitez pas à me laisser un petit mot, je serais ravie de vous répondre !
Merci encore à tous de me lire, et à bientôt !
Angedescieux
