Note : Voici donc le douzième chapitre de mon histoire.

Bonne lecture à tous, merci pour les quelques reviews (assez rares...) que je reçois, et à bientôt.

Plier bagage

Pansy fit claquer la porte du dortoir alors qu'elle entrait furieuse. Elle plongeait sur son lit et se cacha sous son oreiller pour hurler de colère et pleurer. Quelques secondes plus tôt, Harry et Hermione l'avaient vu traverser la Salle Commune sans s'arrêter et les joues trempées de larmes. Harry n'avait pas pu la suivre, mais Hermione avait tout de suite sauté dans ses pas pour la rejoindre.

-Pansy ?

Pas de réponse, à part les gémissements de colère et les sanglots qui filtraient à travers l'oreiller.

-Pansy, qu'est ce qui s'est passé ? Pansy ?

Hermione tenta de s'asseoir sur le lit et posa sa main sur le bras de son amoureuse mais celle vint alors la pousser d'un coup sec. Enfin, l'ancienne Serpentarde releva la tête et le visage marqué par sa douleur, se mit à hurler sur Hermione.

-Lâche moi !

Hermione reconnu un visage qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps chez Pansy, pas depuis que ses parents étaient venus la chercher pour son mariage. Hermione connaissait assez Pansy pour savoir que malgré ses plaintes, elle avait justement besoin d'elle plus que jamais.

-Pansy, insista t-elle, laisse-moi t'aider !

La jeune fille en larme grogna de mécontentement et se cacha sous sa couette toujours en pleurant. Hermione sentait qu'il fallait peut être lui laisser un peu de temps, elle quitta alors la pièce et rejoignit Harry qui n'avait pas bougé de la petite table de travail de la Salle Commune.

-Alors ? demanda t-il.

-Je ne sais pas, elle n'a rien voulu dire, elle est dans un sale état.

-Bah, tu sais très bien ce que ça veut dire, dit Harry.

-Peut être, peut être, on est pas sûr. Mais si les parents de Pansy veulent absolument la prendre avec eux cet été et l'enfermer, c'est notre devoir de la sauver de là.

-On l'a déjà fait une fois, tu crois qu'ils se laisseront avoir une deuxième ?

-Je crois surtout que Pansy ne passera pas ses vacances enfermée par ses parents dans sa maison sinistre.

Harry approuva et reprit son travail. Hermione elle aussi décida de l'aider et de travailler sur les quelques leçons qu'elle n'avait pas tout à fait terminé. Elle n'arrivait pourtant pas à se concentrer. A chaque instant elle voulait laisser sa plume pour rejoindre Pansy. Hermione était certaine que sa chérie avait besoin d'elle, mais elle savait aussi qu'il lui fallait peut être un certain temps pour se calmer et remettre en place ses émotions. Confuse par toutes ses idées, son parchemin sur les harpies n'avançait pas tellement. Et Harry eut même l'occasion de terminer avant elle, et un essai qui n'était pas si mauvais. Pour Hermione c'était le signe qu'elle n'avait rien à faire ici, elle ne pouvait pas travailler, elle devait rejoindre Pansy immédiatement.

Elle ouvrit timidement la porte du dortoir, mais de l'autre côté, Pansy n'avait pas bougé de place. Elle était allongée sur son lit, la couette en travers sur elle, et la tête sur l'oreiller. D'elle, on ne voyait qu'une jambe et son morceau de fesse, des bras, et des cheveux en pagaille qui semblaient s'échapper de l'oreiller. Des petits sanglots étouffés sortaient de là dessous.

L'image fit sourire Hermione, malgré la situation. On aurait dit une petite fille punie qui se serait mise à bouder. Quand Hermione décida de s'asseoir sur le lit, Pansy arrêta de pleurer. Aucune ne parla. Puis, délicatement, Hermione fit glisser son doigt sur le mollet de Pansy. Elle dessinait sur sa chair nue des arabesques et remonta jusqu'à l'intérieur du genoux, ce qui fit tout de suite réagir Pansy qui donna un coup réflexe avec un petit rire. Hermione continua sur la cuisse, avança jusqu'au plis de la jupe. Elle aussi souriait.

La tête de Pansy n'était toujours pas sortie de l'oreiller. Et toujours sans rien dire, Hermione passa la main sous la jupe de Pansy. De son ongle, elle continuait à glisser sur la peau de la cuisse de la jeune fille, et les petits rires de Pansy s'accentuèrent. La chair de poule commençait à soulever sa peau, et lorsque finalement la main de Hermione fut assez proche de l'élastique de sa culotte et du haut de sa cuisse, Pansy se releva d'un coup sec.

Elle avait les yeux barbouillés de larme, les joues rouges et les cheveux en bataille, mais son sourire était revenu.

-Qu'est ce que tu tentais, dis donc ? Demanda t-elle à Hermione.

-Qu'est ce que tu voulais que je tente ?

-Je suis pas une fille facile, non mais oh !

-J'ai jamais dis le contraire. Et je suis bien placée pour le savoir, avec les difficultés que j'ai eu pour t'avoir.

Pansy s'essaya finalement correctement aux côtés d'Hermione. Celle ci lui prit la main délicatement et fit passer ses doigts à travers ceux de sa chérie.

-Ça va ?

Pansy fit un petit oui de la tête. Attendit un peu, puis fit un non. Elle se pencha et posa sa tête sur l'épaule de sa copine.

-Tu veux en parler ? Tu sais que je ne dirais rien, si tu garder ça secret ou...

-Non, l'interrompit alors Pansy. Il n'y a rien de secret, c'est juste que... Je sais pas.

-C'est à cause de tes parents ? Ils veulent te garder chez eux.

-Oui. J'ai pas envie de retourner là bas. J'ai même pas envie de les voir. Dumbledore ne peut rien faire.

-Comment ça ?

-Je suis mineure et je suis obligée d'aller chez eux. Je ne peux pas décider de là où je vais seule. C'est ce qu'ils ont dit. Que si je tentais de m'échapper, ils enverraient le Ministère de la Magie pour me supprimer ma baguette.

-C'est horrible, s'insurgea Hermione.

-Je sais...

Hermione ne fit pas plus de commentaire, elle savait qu'un peu de silence et de calme étaient parfois plus efficaces que des grandes phrases, et elle se tut donc, et laissa ce moment durer. Les larmes de Pansy séchèrent sur les épaules d'Hermione, leurs mains restaient liées.

Dehors la chaleur du soleil réchauffait tout le monde, la joie, la bonne humeur et l'allégresse régnaient, alors que ce petit dortoir sombre aux fenêtres cerclées de fer froid était dorénavant rempli de tristesse. Regardant dehors, et constatant le temps radieux qui les appelait et les élèves qui célébraient la fin d'année, Hermione ne put s'empêcher d'inviter Pansy à s'y joindre. Peut-être que cela allait lui remonter le moral, se dit-elle.

-Pansy, et si on allait dehors ? On pourrait profiter de la soirée pour se promener ?

-Je sais pas...

-Aller, viens !

Hermione se leva alors et tira Pansy vers elle. Cette dernière se laissa retomber en arrière dans un long râle de mécontentement, mais Hermione ne se laissa pas démonter. Elle lui prit les deux bras et la tira vers elle avec toutes ses forces.

-Qu'est ce que tu es grosse ! Dit-elle en souriant.

-Quoi ? Tu oses ? Éructa Pansy en s'asseyant d'un coup.

-Ouais, tellement grosse que tu peux même pas te lever pour aller te promener.

-C'est ce qu'on va voir.

Pansy se leva d'un bond et poussa d'un coup Hermione qui se retrouva affalée sur son lit. L'ancienne Serpentarde quitta alors le dortoir en descendant les escaliers deux par deux. Hermione tenta de la suivre, en courant.

-Elle va me tuer celle-là.

N'étant plus surprise par les sautes d'humeur soudaines de sa copine, Hermione traversa la Salle Commune alors que Pansy passait dorénavant devant le portrait de la Grosse Dame. Alors qu'elle passait devant Harry, Hermione entendit ce dernier l'interpeller.

-Hermione ? Il se passe quoi là ?

Hermione haussa les épaules et continua de poursuivre Pansy. De son côté Harry se pencha de nouveau sur sa copie en soufflant, et peu motivé.

-Elle est pas un peu bizarre, cette fille ? lui demanda alors un cinquième année.

-Qui ? Pansy ? Un peu, mais elle est gentille, lui répondit Harry.

Harry savait très bien que les autres Gryffondors avaient pris l'arrivée de la nouvelle élève dans leur maison de manière assez négative. Premièrement Pansy n'avait jamais été ce qu'on peut appeler une fille sympa, surtout avec les Gryffondors, et deuxièmement, depuis cette année elle avait été au centre de toute l'attention à cause du drame de sa vie.

Pour les élèves qui ne la connaissait pas, elle en faisait trop, toujours trop. Elle passait du rire aux larmes bien trop souvent, et ça faisait grincer pas mal de dents dans la Salle Commune. Heureusement les septièmes années étaient plus matures et compréhensifs. Ils avaient accueilli Pansy naturellement, et l'avait protégé contre les Serpentards. Ce sont eux qui avaient fait comprendre aux autres qu'une ennemie des Serpentards étaient toujours une amie des Gryffondors, et même si Harry n'était pas toujours en accord sur ce point, il fallait dire que ça facilitait pas mal son intégration.

C'était la première fois que les élèves assistaient à un changement de maison, bien que ce soit déjà arrivé pour les professeurs présents depuis longtemps.

Et malheureusement les rumeurs avaient laissé entendre que si Pansy était venue chez les Gryffondors, c'était uniquement pour être avec sa copine. Ce que les autres trouvaient absolument injuste. Surtout une Serdaigle de septième année, qui voulait absolument être rapprochée de son petit copain Poufsouffle, et qui était devenue la cheffe du groupe des Anti-Pansy.

Sans s'en préoccuper, Hermione et Pansy arrivèrent finalement dehors après une marche endiablée. Elles s'installèrent au pied d'un arbre qui surplombait le lac. La pelouse, coupée avec soin, et magie, par Hagrid, était juste assez haute pour créer une assise confortable et agréable. Hermione se sentait étrange sans son sac et ses livres, presque nue, comme s'il lui manquait quelque chose.

-On ira voir Ron ce soir, demanda alors Pansy ?

-Oui, si tu veux, répondit Hermione qui trouvait encourageant que l'idée vienne de Pansy. Ron et elle n'étaient pas les meilleurs amis du monde pour l'instant, même s'ils s'entendaient plutôt bien, et Hermione aurait bien voulu que leur relation s'améliore, surtout s'il réussissait à faire venir Pansy au Terrier pendant les vacances.

-Au fait, je pensais à un truc. Tu sais à propos de cet été, continua Hermione après une pause.

-Ouais ?

-Et bien, tu sais, si je ne me trompe pas, tu es née à peu près comme Harry non ?

-En juillet oui, merci de t'en souvenir. Le 27 pour être plus précise, répondit Pansy en fronçant les sourcils.

-Ouais, je le savais, mais, ce que je veux dire, c'est que cet été, tu vas avoir 17 ans. Tu sais ce que ça veut dire, non ?

-Euh …

-Ça veut dire que tu vas être majeure aux yeux du Ministère. Donc toutes ses histoires avec tes parents, comme quoi ils ont tout contrôle, ça ne peut durer qu'un mois, au max.

-Ah mais oui, c'est vrai ça. Je serais majeure cet été, je pourrais faire de la magie en dehors de l'école, à la maison, et même me transplaner ?

-Oui, enfin ça c'est plutôt compliqué. Si c'est aussi balèze que ce qu'on a fait ici à Poudlard pendant les présentations du Ministère, je ne tenterais même pas. C'est un coup à se désartibuler.

-C'est vrai, mais bon, si je trouve un moyen de me sauver, mes parents ne pourront rien faire contre ça. De toute manière, il ne faut pas rêver, je les connais, ils vont m'enfermer tellement bien que ça sera impossible de me faire sortir.

-S'il y a bien une chose que tu aurais du apprendre de moi, Harry et Ron, c'est qu'il y a toujours moyen d'arriver à ses fins. Et crois-moi, on est spécialiste du genre, et spécialiste des missions de sauvetage. Tiens, par exemple on pourrait...

La discussion entre les deux filles et les idées fusèrent pendant une bonne partie cette fin d'après-midi jusqu'à ce que le soleil commence à décliner et que les élèves ses décident à rentrer pour aller manger. C'est ce que firent les deux amoureuses. Hermione passa rapidement au dortoir récupérer son sac, se sentant enfin elle-même, et elles prirent Harry avec elles pour descendre dans la Grande Salle.

-Au fait, tu es allé voir Ron, cet après-midi, Harry ? Demanda Hermione.

-Non, mais Ginny y était, et elle m'a dit de venir que ce soir. Apparemment Pomfresh refuse de laisser entrer qui que ce soit, et elle menace d'appeler Miss Weasley si on déroge à la règle. Et j'ai pas envie de me retrouver face à une Miss Weasley en colère.

-Moi non plus, concéda Hermione. De toute manière c'est parfait, Pansy voulait qu'on y aille ce soir, pas vrai Pansy ?

-Ouais, répondit Pansy qui était distraite par un groupe des Anti-Pansy qui faisait signer une pétition dans les couloirs.

-Oh, vraiment ? S'étonna Harry. Bon, donc on ira juste après manger.

Le repas fut plutôt rapide, ils voulaient tous retrouver rapidement leur ami. Le trio sortit de la Grande Salle les premiers. Ils dévalèrent les couloirs vides en slalomant entre les différentes valises qui s'amoncelaient un peu partout. Les professeurs étaient prêts aussi à partir en vacances. Ils passaient alors devant le bureau de Dumbledore quand ils tombèrent sur la seule personne qu'ils ne voulaient pas voir.

-Potter et sa bande, tiens donc !

Draco leur faisait face, tout juste sorti du bureau du directeur, semblait-il. Il était seul et n'en menait pas large face aux trois amis qui avaient déjà leurs baguettes dans la main.

-Malefoy, tu vas payer pour ce que tu as fait à Ron, dit Harry.

Aussitôt, il lança un stupéfix que le Serpentard évita facilement et qui vint se fracasser contre la porte en bois derrière lui, laissant une belle marque. Draco tenta de même avec sortilège de désarmement, mais Harry savait facilement comment le contrer. Il n'eut pas besoin de le faire cependant car Hermione fut plus rapide. Elle se rua devant Harry et cria « Protego ».

-Harry, cria t-elle, ça sert à rien de se battre contre lui, soit au dessus de ça. Ne soit pas violent comme lui. Réfléchis.

-Je réfléchis, et ce connard mérite qu'on lui casse la gueule.

-Je t'entends Potter, et c'est pas toi qui arrivera à me casser la gueule, répondit Draco qui s'était abrité derrière une colonne en pierre.

Une grosse voix les frappa soudainement dans le dos.

-Personne ne cassera quoi que ce soit à quiconque !

Ils se retournèrent pour voir Dumbledore en colère, vraiment en colère. Il se tenait à l'entrée de son bureau, à côté de sa statue de gargouille. Ses sourcils froncés touchaient presque les contours fins de ses lunettes en demi-lune. D'un geste, et sans mots, il fit signe de la main à Harry et celui-ci comprit qu'il allait devoir le suivre dans son bureau pour se faire incendier.

Draco quant à lui, ne se fit pas prier pour s'enfuir rapidement hors de portée de baguette de Hermione et Pansy qui restaient libres. Les deux Gryffondors décidèrent de poursuivre leur chemin et d'aller voir Ron, en espérant que ce dernier allait mieux.

Elle arrivèrent devant la grande porte blanche de l'infirmerie et toquèrent deux coups. La petite tête sévère mais bienveillante de Mme Pomfresh apparu à la lucarne, et elle les laissa entrer.

-Allez-y. Je l'ai changé de place, il est sur un lit plus large maintenant qu'il peut bouger.

-Il va mieux, demanda Pansy ?

-Oui, il s'est réveillé il y a quelques minutes. Entrez.

D'un geste la porte blanche s'ouvrit laissant place à la grande salle chaleureuse où de nombreux lits étaient séparés par long draps blancs qui flottaient dans les airs. Devant l'un de ces draps, Hermione distingua Ginny, le sourire aux lèvres, qui discutaient gaiement.

Les filles la rejoignirent rapidement. Ron était assis sur son lit, encore habillé de ce pyjama de coton une pièce que Mme Pomfresh leur collait par magie. Il mangeait à grande cuillerée un pudding au chocolat. Il en avait partout, et chaque cuillerée semblait le tâcher davantage. Pourtant à chaque fois qu'il plongeait sa cuillère, il fronçait les sourcils et semblait se concentrer comme si sa vie en dépendait.

-Salut Ron ! Dirent Hermione et Pansy en cœur.

-Oh, salut les filles ! Dit-il la bouche pleine.

-Est-ce que ça va ? Demanda Pansy curieuse.

-Ça va super, sauf que... dit-il sans finir sa phrase et en se concentrant pour mettre sa cuillère dans sa bouche. J'ai du mal avec mes gestes, c'est bizarre.

Il fourra la cuillère dans son œil déjà bien abîmé, tapa ensuite sur sa lèvre gonflée et finalement trouva le chemin de sa bouche, satisfait.

-Où est Harry ? Demanda t-il alors en se rendant compte de l'absence de son ami.

-Euh... commença Hermione. Il est avec Dumbledore. Disons qu'il s'est légèrement fait gronder après avoir tenté de punir Malefoy pour ce qu'il t'a fait.

-Malefoy ? Qu'est ce qu'il m'a fait ?

Pansy jeta un regard gêné à Hermione. Ron était-il touché à ce point ?

-Ben ça, dit Pansy en montrant le visage de Ron. Ton état, et tout.

-Mais c'est pas Malefoy, dit alors Ron sous le regard incrédule des deux amoureuses.

-Comment ça ?

Ron posa délicatement son bol de pudding sur son lit et rajusta son oreiller dans son dos. Il semblait fatigué d'un coup, alors qu'il avait l'œil pétillant quelques secondes plus tôt.

-Ce n'est que la troisième fois que je raconte l'histoire, c'est pas grave. Ginny, tu ne veux pas la dire à ma place ? Non ? Bon, je m'y colle. Tout à l'heure, après m'être fait engueuler par McGonagall, je vous ai cherché partout dans la Salle Commune des Gryffondors avant de réaliser que vous étiez partis à Pré-au-Lard. J'ai donc décidé de vous rejoindre en passant par le plus court. J'ai coupé à travers le parc, en passant dans le petit chemin à côté du lac, pas loin de la cabane d'Hagrid. C'est là que je suis tombé sur Crabbe et Goyle. Ils étaient avec un autre type que je connais pas. Un grand. Bref, quand ils m'ont vu, ils m'ont jeté un sort, et delà je me souviens de rien, juste des coups sur la tête après.

-Donc c'est Crabbe et Goyle ?

-Exact, répliqua Ron.

-Mais si c'est eux, alors Draco devait être juste à côté non ? Demanda Pansy. Ils sont toujours à côté de Draco !

-J'en sais rien, mais Dumbledore a dit qu'il s'en occupait.

Dans leur dos, un bruit indiquait que quelqu'un cognait de nouveau à la porte. Miss Pomfresh qui rangeait certains bocaux se leva pour voir, et fit entrer Harry qui se précipita vers son groupe d'amis.

-Ron !

-Harry ! Ria le rouquin en passant du rire à la grimace de douleur. Aïe, je crois que j'ai encore une côte de cassée.

-Dumbledore m'a dit ce que tu avais vu, continua Harry.

-Au moins je n'aurais pas à le raconter une quatrième fois. C'est toujours ça. Alors, il paraît que tu as mis la branlée à Malefoy pour moi ? Même si c'était pas lui, cette fouine le mérite largement.

-J'ai pas vraiment eu le temps de l'amocher, Dumbledore est arrivé alors qu'on commençait juste. Mais par contre je viens de discuter avec le directeur, du coup, et j'ai appris pas mal de choses. Accrochez vous !

Ginny tira une chaise et vint s'asseoir aux cotés de Ron, Hermione fit de même, et Pansy s'installa sur les genoux de la jeune fille.

-Bon je vous passe les détails sur l'engueulade. Mais après, on en est venu à parler de toi et Draco.

-Moi et Draco ? Il n'y a pas de moi et Draco, s'énerva Ron les yeux exorbités.

-Enfin je veux dire ton histoire et en quoi Draco pouvait en être mêlé. Il m'a dit que c'était Crabbe et Goyle, et apparemment, pas moyen de mettre la main sur les deux, ils auraient quittés Poudlard après avoir eu les résultats de l'année. Dumbledore a fait appel au Ministère pou les retrouver puisqu'ils sont mineurs et qu'ils ont attaqué un autre sorcier. Draco est persuadé de ne rien savoir, et jure qu'il est rentré seul à Poudlard pour écrire une lettre à ses parents, à propos de toi, Pansy.

-A propos de moi ? Mais qu'est ce que j'ai encore fait, demanda Pansy.

-J'en sais rien, il n'a rien voulu dire à Dumbledore. Mais il a avoué que Crabbe et Goyle s'éloignaient un peu de lui depuis quelques temps et que les Serpentards ne lui faisaient plus confiance. D'après lui c'est à cause de toi Pansy et Blaise.

-Qu'est ce que Blaise a avoir là dedans, demanda Ginny qui n'avait pas encore parlé depuis l'arrivée des filles.

-Apparemment Pansy le manipulerait pour pourrir la vie à Draco chez les Serpentards et continuer à lui ruiner toutes ses chances de passer en septième année. Dumbledore m'a confirmé qu'il redoublait, ce qui était une première, ce qui a mis Snape vraiment en colère. Bref, tout ça pour dire que Dumbledore ne pense pas que Draco a fait le coup, et cherche les deux gorilles partout. Quant à ce mec que tu as vu, celui que tu n'as pas reconnu, personne ne sait qui c'est. Dumbledore

te fait confiance, mais apparemment les autres profs et Miss Pomfresh penserait que c'est peut-être une hallucination due aux coups dans la tête.

-C'est complètement con, j'ai reçu ces coups après.

-Je sais, et j'ai dis à Dumbledore que tu ne pouvais pas mentir, ou en tout cas que tu avais aucune raison de le faire. Il te croit lui. Sinon, il m'a dit de te dire que ta mère arrivait demain matin. Elle veut te ramener à la maison tout de suite.

-Oh non, se plaignit Ron dans un petit cri pathétique. On quitte Poudlard dans trois jours, elle ne pouvait pas attendre ?

-Ron ! Le gronda Ginny.

La discussion changea ensuite quand Hermione décida qu'il fallait peut-être tenter de remonter le moral de Ron, et elle se moqua notamment de Harry prêt à se lancer corps perdu dans la bataille et le danger dès qu'il rencontrait un Malefoy, mais incapable de dire deux mots devant Luna qui attendait vainement un mot de sa part.

Les joues rouges de Harry ne mentirent pas. Il n'avait pas tellement envie d'évoquer ce sujet devant Ron, qui avait eut un faible pour Luna lui aussi, et surtout devant Ginny qui traînait bien trop souvent avec la Serdaigle.

Ron reprit son bol de pudding et s'y attaqua vigoureusement en tentant d'accorder ses gestes. C'était toujours difficile, mais Hermione l'aidait, et nettoyait d'un coup de baguette les taches de chocolat qui salissaient les draps. Miss Pomfresh alla même jusqu'à proposer un bol de pudding à tout le groupe, et tous acceptèrent. S'en suivit une grande orgie de chocolat pendant presque deux heures.

Mais vers neuf heures, alors que le château se vidait et que les salles communes des maisons se remplissaient, et que le soleil disparaissait derrière les montagnes feuilles qui entouraient le parc, Miss Pomfresh vint demander aux enfants de laisser Ron tranquille et de repartir chez eux. Dans le couloir les torches étaient éteintes, et c'est Ginny qui se mit devant, baguette et Lumos à la main pour les mener aux étages.

Alors qu'ils tournaient dans un long couloir, bordés de salle de classe, ils virent au loin une masse allongée sur le sol. Harry distingua une forme humaine.

-Eh, cria t-il de loin. Ça va ?

La cape de l'élève recouvrait son corps et ne laissait paraître aucun mouvement.

Hermione et Pansy s'avancèrent rapidement, et retournèrent le corps inerte. Les visages des deux filles laissèrent place à l'horreur alors qu'elle se tenait face à Draco Malefoy, le nez en sang, les yeux gonflés, le visage pitoyablement amoché. La bouche ouverte laissait voir des dents déchaussées et un flot de sang sortit alors qu'elles le retournèrent sur le côté.

Fin de chapitre

Note : Fin de ce douzième chapitre, n'oubliez pas de laisser une review. J'en reçois malheureusement trop peu face aux hits des lectures. Et c'est assez démotivant, à vrai dire.